Skip to content
  • Une subvention est une somme versée sans obligation de remboursement, à condition d’utiliser les fonds pour le projet présenté dans le dossier.
  • Les subventions au sens strict viennent surtout de Bpifrance (par exemple la Bourse French Tech, jusqu’à 30 000 €), des régions et des collectivités locales, souvent par des appels à projets.
  • L’ACRE, l’ARCE et les prêts d’honneur ne sont pas des subventions, mais ils peuvent se cumuler avec elles.
  • Le total des aides publiques est plafonné à 300 000 € par entreprise sur 3 ans glissants par le règlement européen de minimis.
  • La plupart des financeurs exigent que la demande soit déposée avant d’engager les dépenses.

Une subvention création d’entreprise finance une partie d’un projet sans remboursement, à condition de respecter les critères de l’organisme qui la verse. Elle peut se combiner avec d’autres dispositifs, comme les exonérations de cotisations, les prêts à taux zéro, les aides de France Travail ou un financement entreprise CII (crédit d’impôt innovation) pour les projets innovants.

Qu’est-ce qu’une subvention de création d’entreprise ?

Avec une subvention de création d’entreprise, un organisme public ou parapublic finance une partie du lancement de votre activité. Vous n’avez pas à rembourser cette somme, tant que vous utilisez les fonds pour le projet présenté dans votre dossier.

L’organisme qui verse la subvention fixe en contrepartie des conditions précises. Il peut s’agir d’un secteur d’activité, d’un territoire, d’un profil de créateur ou d’un type de dépenses (recrutement, matériel, recherche). Le versement intervient d’ailleurs souvent en plusieurs fois, sur justificatifs.

Une subvention de création d’entreprise n’est pas exonérée d’impôt, puisqu’elle entre dans le résultat de l’entreprise. Toutefois, l’article 42 septies du Code général des impôts permet d’étaler l’imposition d’une subvention d’équipement sur la durée d’amortissement du bien financé.

Subvention, prêt d’honneur, exonération : quelles différences ?

Les aides à la création d’entreprise sont souvent toutes appelées « subventions ». Pourtant, elles n’ont pas du tout le même effet sur votre trésorerie. Une subvention vous apporte de l’argent sans contrepartie financière, alors qu’une exonération réduit seulement vos charges et qu’un prêt doit être remboursé.

Type d’aide Remboursable ? Exemple Organisme
Subvention Non Bourse French Tech Bpifrance, régions
Prêt d’honneur Oui, à taux zéro Prêt Initiative France Réseaux associatifs
Microcrédit Oui, avec intérêts Microcrédit Adie Adie, associations habilitées
Exonération Non (charges en moins) ACRE Urssaf
Aide au revenu Non ARCE, maintien de l’ARE France Travail
Garantie bancaire Non (sécurise un prêt) Garantie France Active France Active, Bpifrance

Un plan de financement de création d’entreprise combine, en pratique, plusieurs de ces leviers. Le prêt d’honneur, accordé à taux zéro, a ainsi un effet levier important. Comme il renforce vos fonds propres personnels, il rassure la banque et facilite l’obtention d’un prêt pour la création d’entreprise.

À quelles aides à la création avez-vous droit ?

Lancez le simulateur

Qui finance les subventions à la création d’entreprise ?

Les subventions et aides à la création d’entreprise sont financées par plusieurs acteurs, chacun avec ses propres critères :

  • L’État, à travers les exonérations fiscales et sociales (ACRE, JEI, zones aidées) ;
  • France Travail, qui verse l’ARCE ou maintient les allocations chômage des créateurs ;
  • Bpifrance, qui distribue les bourses et aides à l’innovation ;
  • Les régions, qui pilotent la majorité des subventions et prêts régionaux ;
  • Les intercommunalités et communes, qui proposent des aides à l’implantation ou à l’immobilier d’entreprise ;
  • Les réseaux associatifs (Initiative France, Réseau Entreprendre, France Active, Adie), qui accordent prêts d’honneur, garanties et accompagnement.

Depuis la loi NOTRe de 2015, les régions sont les principaux interlocuteurs pour les aides aux entreprises. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’ancien dispositif national NACRE leur a été transféré en 2017. Les montants et conditions varient donc fortement d’une région à l’autre.

La plupart des organismes financeurs demandent un extrait Kbis ou un numéro SIRET avant de verser une aide. Avec LegalPlace, vous créez votre société en ligne, de la génération des statuts au dépôt du dossier d’immatriculation sur le guichet unique. Vous disposez ainsi plus vite des justificatifs à joindre à vos demandes de subvention.

Quelles subventions pour une start-up ou une entreprise innovante ?

Les projets innovants accèdent aux subventions de création d’entreprise les plus importantes. Bpifrance finance l’amorçage, et l’État soutient la recherche par des exonérations et des crédits d’impôt. Pour une vue d’ensemble, le guide sur le financement d’une start-up complète ces dispositifs avec la levée de fonds.

La Bourse French Tech et les aides de Bpifrance

La Bourse French Tech finance, sous forme de subvention, le démarrage des start-up de moins d’un an et de moins de 50 salariés. Elle couvre de 50 à 70 % des dépenses éligibles, dans la limite de 30 000 €, et jusqu’à 45 000 € pour la Bourse French Tech Émergence, réservée aux innovations de rupture. Son montant ne peut pas dépasser celui des fonds propres de l’entreprise.

Les dépenses éligibles à la Bourse French Tech couvrent notamment les frais de personnel, les études de marché, le design, le prototypage ou la propriété intellectuelle. En revanche, la rémunération du dirigeant n’est pas éligible.

Malik crée une start-up qui développe une application de gestion des déchets pour les restaurants. Il présente 40 000 € de dépenses éligibles sur sa première année. Avec un taux de prise en charge de 70 %, il peut obtenir 28 000 € de subvention, à condition que ses fonds propres atteignent au moins ce montant. Ce calcul illustre le plafonnement de la Bourse French Tech par les fonds propres.

Bpifrance propose aussi, au-delà de la Bourse French Tech, des aides pour le développement de l’innovation (subventions et avances remboursables). Les concours i-Lab et i-Nov récompensent de leur côté les projets technologiques par des dotations pouvant financer une partie du programme d’innovation.

Le statut de jeune entreprise innovante (JEI)

Le statut de jeune entreprise innovante s’adresse aux PME de moins de 8 ans qui consacrent au moins 20 % de leurs charges à la recherche et développement. Défini à l’article 44 sexies-0 A du Code général des impôts, il impose aussi une détention du capital à 50 % au moins par des personnes physiques ou des structures assimilées.

Le principal avantage du statut JEI reste l’exonération de cotisations patronales sur les salaires du personnel de recherche. Les collectivités peuvent aussi exonérer la JEI de CFE et de taxe foncière pendant 7 ans. La loi de finances pour 2026 a d’ailleurs maintenu le seuil de 20 % de dépenses de R&D et créé une variante pour l’économie sociale et solidaire, la jeune entreprise d’innovation à impact.

Les JEI créées depuis le 1er janvier 2024 ne bénéficient plus d’exonération d’impôt sur les bénéfices. Seules les exonérations sociales et, sur décision des collectivités, locales demeurent.

Le crédit d’impôt recherche et le crédit d’impôt innovation

Le crédit d’impôt recherche (CIR) rembourse 30 % des dépenses de recherche jusqu’à 100 millions d’euros. Une jeune PME qui ne paie pas encore d’impôt peut obtenir le versement immédiat du CIR, ce qui en fait une vraie source de trésorerie.

Le crédit d’impôt innovation (CII) concerne, lui, la conception de prototypes ou d’installations pilotes de produits nouveaux. Son taux est passé de 30 % à 20 % pour les dépenses engagées depuis le 1er janvier 2025, et le dispositif est prorogé jusqu’au 31 décembre 2027. Ainsi, une PME qui engage 100 000 € de dépenses éligibles obtient 20 000 € de crédit d’impôt innovation.

Quelles subventions pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs ?

Le statut national d’étudiant-entrepreneur, délivré par les pôles PEPITE implantés dans les universités, permet aux étudiants de mener un projet de création en parallèle de leurs études. Ce statut ouvre l’accès à un accompagnement, à des espaces de travail partagés et, parfois, à un aménagement d’emploi du temps. Il est d’ailleurs possible de cumuler statut d’étudiant et auto-entreprise.

De nombreux réseaux d’accompagnement proposent par ailleurs des prêts d’honneur dédiés aux jeunes. Les concours d’entrepreneuriat, organisés par les régions, les écoles ou les fondations d’entreprise, récompensent aussi les meilleurs projets par des dotations financières. Le guide sur les aides pour jeune entrepreneur recense les principaux dispositifs.

Quelles subventions pour les femmes qui créent leur entreprise ?

Aucune subvention nationale n’est réservée aux femmes qui créent leur entreprise. En revanche, plusieurs dispositifs leur facilitent l’accès au financement, notamment pour obtenir un prêt bancaire.

France Active propose ainsi une garantie bancaire avec des conditions favorables pour les femmes entrepreneures. Concrètement, cette garantie peut couvrir jusqu’à 80 % du prêt et limite la caution personnelle demandée par la banque. Des réseaux comme Les Premières ou Initiative France accompagnent en outre spécifiquement les créatrices, avec des incubateurs, du mentorat et des prêts d’honneur.

Les appels à projets dédiés à l’entrepreneuriat féminin complètent ces aides. Certaines régions en lancent chaque année, en particulier dans les secteurs où les femmes sont peu représentées (numérique, industrie). Ces aides sont annoncées sur le site de votre région et auprès des chambres consulaires.

Quelles subventions selon le lieu d’implantation ?

Le lieu d’implantation d’une entreprise peut ouvrir droit à des aides supplémentaires, nationales comme locales. C’est pourquoi il vaut la peine de choisir l’emplacement de votre entreprise en tenant compte des dispositifs disponibles.

Les subventions des régions et des collectivités

Chaque région dispose de son propre catalogue d’aides à la création, souvent géré avec les réseaux d’accompagnement. Voici quelques formes courantes :

  • Une subvention d’amorçage pour les premières dépenses ;
  • Un prêt d’honneur régional, parfois couplé à un accompagnement ;
  • Une aide à l’investissement matériel ou immobilier ;
  • Un appel à projets sectoriel (transition écologique, artisanat, économie sociale et solidaire).

La Bretagne propose par exemple le Pass Création, et le Grand Est le programme Be Est Entreprendre. Les intitulés et montants de ces aides régionales évoluent toutefois chaque année. Consultez donc directement le site de votre région ou le portail des aides publiques avant de monter votre dossier.

Les aides publiques à la création d’entreprise sont encadrées par le règlement européen (UE) 2023/2831, dit « de minimis ». Ce règlement plafonne les aides reçues à 300 000 € par entreprise sur 3 ans glissants. Lors de votre demande, l’organisme vous demandera ainsi la liste des aides déjà perçues.

Les zones aidées : ZFRR, QPV et Outre-mer

Les zones France Ruralités Revitalisation (ZFRR et ZFRR+) ont remplacé les anciennes zones de revitalisation rurale depuis le 1er juillet 2024. Une entreprise qui s’y crée peut être exonérée d’impôt sur les bénéfices, de CFE et de taxe foncière pendant plusieurs années. Depuis 2026, l’implantation en ZFRR ouvre aussi droit à l’ACRE.

La création d’entreprise dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) permet, elle aussi, d’accéder à l’ACRE quel que soit votre profil. Les collectivités y proposent en outre des aides à l’installation de commerces de proximité. Les entreprises créées en Outre-mer bénéficient pour leur part de dispositifs spécifiques, notamment des exonérations de charges sociales renforcées (régime dit LODEOM, issu de la loi pour le développement économique des outre-mer), des aides à l’investissement et des réseaux de prêts d’honneur très actifs.

Comment obtenir une subvention de création d’entreprise ?

Obtenir une subvention de création d’entreprise demande de l’anticipation. Les organismes examinent la solidité du projet autant que l’éligibilité du créateur. Voici les étapes à suivre :

  1. Identifier les aides et vérifier son éligibilité. Listez les dispositifs qui correspondent à votre profil, votre secteur et votre territoire, puis comparez leurs critères. Les organismes d’accompagnement à la création d’entreprise (chambres consulaires, réseaux de prêts d’honneur, BGE) peuvent vous orienter.
  2. Préparer un dossier complet. Il repose sur un business plan et un prévisionnel financier sur 3 ans, qui montrent la viabilité du projet et l’usage prévu des fonds.
  3. Déposer la demande avant d’engager les dépenses. La plupart des financeurs refusent de prendre en charge une dépense déjà réalisée.
  4. Respecter les délais et justifier l’utilisation des fonds. Les versements interviennent souvent sur présentation de factures, et l’organisme peut demander le remboursement si les fonds ne servent pas au projet prévu.
La plupart des subventions de création d’entreprise doivent être demandées avant le début des dépenses, voire avant l’immatriculation.

Selon les aides, les organismes financeurs demandent en général les pièces suivantes :

  • Le business plan et le prévisionnel financier ;
  • Les devis des investissements à financer ;
  • Les statuts de la société et l’extrait Kbis, ou l’avis de situation Sirene pour une entreprise individuelle ;
  • Un justificatif de situation personnelle (attestation France Travail, RSA, carte d’étudiant) ;
  • L’attestation des aides de minimis déjà perçues.

LegalPlace vous accompagne de A à Z dans la création de votre entreprise : génération des statuts, publication de l'annonce légale, dépôt du dossier au Guichet unique INPI. Vous répondez à quelques questions, LegalPlace gère toutes les formalités.
Une subvention de création d’entreprise ne se rembourse pas. Elle reste toutefois réservée à certains projets, notamment innovants, ou à certains territoires. Les principaux financeurs sont Bpifrance, les régions et les collectivités, souvent via des appels à projets. Pour maximiser vos chances, déposez votre demande avant d’engager les dépenses, avec un dossier chiffré, et vérifiez le plafond de minimis.

Créer mon entreprise

Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Dernière mise à jour le 06/10/2026

FAQ

Peut-on obtenir une subvention pour créer son entreprise sans apport ?

Oui, certaines subventions ne sont pas conditionnées à un apport, notamment des aides régionales d’amorçage ou des dotations de concours. D’autres, comme la Bourse French Tech, sont plafonnées par les fonds propres de l’entreprise. Dans ce cas, un prêt d’honneur peut servir à constituer cet apport. Le guide créer son entreprise sans argent détaille ces solutions.

Une subvention de création d'entreprise est-elle imposable ?

Oui, une subvention de création d’entreprise entre dans le résultat imposable de l’entreprise l’année où elle est acquise. Pour une subvention d’équipement, l’imposition peut toutefois être étalée sur la durée d’amortissement du bien financé.

Un micro-entrepreneur peut-il obtenir une subvention ?

Oui, un micro-entrepreneur peut obtenir de nombreuses subventions régionales ou locales, ainsi que des dotations de concours. En revanche, certaines subventions à l’innovation, comme la Bourse French Tech, sont réservées aux sociétés. Le guide sur les aides pour les auto-entrepreneurs liste les autres dispositifs accessibles.

Combien de temps faut-il pour obtenir une subvention ?

Le délai d’obtention d’une subvention de création d’entreprise varie de quelques semaines à plusieurs mois. L’Urssaf répond à une subvention régionale ou Bpifrance, sous 2 à 4 mois entre la demande et le premier versement.

Faut-il rembourser une subvention si l'entreprise ferme ?

Une subvention de création d’entreprise n’a en principe pas à être remboursée si les fonds ont bien servi au projet prévu, même en cas de fermeture. Toutefois, l’organisme peut exiger un remboursement total ou partiel si les engagements de la convention ne sont pas respectés, par exemple en cas d’arrêt d’activité avant une date fixée ou d’utilisation des fonds à d’autres fins.

L'ACRE est-elle une subvention ?

Non. L’ACRE est une exonération partielle de cotisations sociales pendant la première année d’activité. Elle est ramenée à 25 % depuis le 1er juillet 2026. Elle allège vos charges mais ne vous verse aucune somme. La demande se fait auprès de l’Urssaf dans les 60 jours qui suivent le début d’activité.

L'ARCE est-elle une subvention ?

Non. L’ARCE est un capital issu de vos droits au chômage, égal à 60 % des droits ARE restants et versé par France Travail en deux fois. Pour l’obtenir, il faut bénéficier de l’ACRE. Elle ne se cumule pas avec le maintien de l’ARE.

Un prêt d'honneur est-il une subvention ?

Non. Le prêt d’honneur est un prêt personnel à taux zéro, sans garantie, que vous devez rembourser. Il sert souvent à constituer l’apport demandé par la banque ou par certains financeurs, comme Bpifrance pour la Bourse French Tech.

Sources de l'article

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien
Nous suivre sur Google

Rédigé par

Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Créer mon entreprise