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Devenir photographe auto-entrepreneur

Devenir photographe auto-entrepreneur

Le métier de photographe auto-entrepreneur peut se révéler être d’une grande polyvalence, notamment en tant qu’auto-entrepreneur. Un photographe peut en effet choisir de travailler au service de particuliers, mais aussi au service d’entreprises, en studio, ou en extérieur. Il doit faire preuve de créativité et d’originalité et composer avec les modèles, les décors et l’environnement extérieur, tout en ayant la maîtrise parfaite de son matériel.

Comment devenir auto-entrepreneur photographe en 2018 ?

Il existe trois métiers distincts pour une personne exerçant la photographie. Selon le métier choisi, il est possible ou non de se déclarer auto-entrepreneur.

  • Un photographe peut être « photographe auteur », aussi appelé « photographe d’art ». Le photographe auteur photographie ainsi les sujets de son choix, qu’il s’agisse de modèles vivants, d’objets ou de paysages. Il dépend du régime de sécurité sociale des artistes auteurs, l’AGESSA. Cette profession ne peut être exercée sous le statut d’auto-entrepreneur, mais il est tout à fait possible de cumuler cette activité avec celle de photographe d’illustration qui, elle, est compatible avec le statut d’auto-entrepreneur.
  • Un photographe peut aussi avoir une activité de « photographe de presse ». Il travaille alors pour la presse, qu’il s’agisse de la presse papier ou de la presse en ligne, mais peut également travailler pour les agences de presse. Le photographe de presse dépend du régime social général et ne peut donc pas avoir accès au statut d’auto-entrepreneur.
  • Enfin, un photographe peut pratiquer la photographie « sociale », et ainsi être « photographe d’illustration ». Cette activité correspond à une prestation de service. Les photos prises n’appartiennent alors pas au photographe mais à ses clients. En tant que photographe d’illustration, le photographe est considéré comme un artisan et, à l’image de ses collègues électriciens, plombiers, auto-entrepreneur en maçonnerie ou encore graphistes, peut avoir le statut d’auto-entrepreneur.
À noter : Il est tout à fait possible de cumuler deux ou trois de ces métiers. Il est par exemple envisageable d’avoir une activité auto-entrepreneuriale en tant que photographe d’illustration, et de compléter ses revenus en étant photographe salarié. Cependant, si un photographe exerce une activité mixte, telle que la prestation de services et la vente de produits, il devra en informer le CFE, ou Centre des Formalités des Entreprises. Dans ce cas particulier, le chiffre d’affaires du photographe sera plafonné annuellement à un montant de 82.000€, dont 33.200€ pour les prestations de services.

Devenir auto-entrepreneur requiert d’accomplir certaines démarches. Ainsi, les démarches à accomplir pour les photographes auto-entrepreneurs sont les mêmes que pour l’ensemble des personnes souhaitant accéder au statut d’auto-entrepreneur. Il suffit de remplir la déclaration de statut d’auto-entrepreneur se fait en quelques minutes à l’aide du formulaire P0 AE. Il faut y joindre une copie d’une pièce d’identité signée et comportant la mention « je certifie sur l’honneur l’exactitude de cette pièce justificative d’identité » accompagnée de la date et du lieu de signature. A l’issue de cette procédure, le photographe reçoit son numéro de SIRET, une notification quant à son régime d’imposition et les coordonnées des différents interlocuteurs fiscaux vers lesquels il est possible de se tourner.

Quel est le tarif moyen d’une prestation d’un auto-entrepreneur photographe ?

Le tarif moyen d’une prestation d’auto-entrepreneur photographe peut varier grandement en fonction de plusieurs critères. Il faut compter environ 100€, en moyenne, pour des photos portrait, mais le tarif moyen pour des photos de mariage peut s’élever à 1500€.

À noter : les tarifs de chaque prestation peuvent varier en fonction de l’expérience et de la notoriété du photographe, mais aussi selon les exigences des clients, ou encore de la qualité du matériel de photographie utilisé pour la prestation.
Attention : En tant que photographe auto-entrepreneur, il est important de préciser qu’il existe un plafond de chiffre d’affaires qu’il ne faut pas dépasser, et qui s’élève à 70.000€. Au-delà de ce plafond, il est impossible pour le photographe d’exercer en tant qu’auto-entrepreneur. Il devra alors se tourner vers d’autres types de structures comme une entreprise individuelle ou une société (SASU ou EURL). Par ailleurs, une fois ce plafond dépassé, le photographe auto-entrepreneur ne sera plus en franchise de TVA.

Enfin, à noter qu’un photographe auto-entrepreneur devra payer des cotisations sociales équivalentes à 22,2% du chiffre d’affaires réalisé.

L’activité d’auto-entrepreneur photographe : choisir entre BIC ou BNC

Les BNC, ou Bénéfices Non Commerciaux, correspondent aux revenus des libéraux. Une activité libérale, telle qu’elle fut définie en 2012 dans l’article 29-1 de la loi n° 2012-387 du 22 mars 2012 relative à la simplification du droit et à l’allègement des démarches administratives, est une activité impliquant une prestation de nature intellectuelle, technique, et/ou professionnalisée, pratiquée de manière indépendante et sous sa propre responsabilité. Le photographe auteur ne peut ainsi générer que des Bénéfices Non Commerciaux.

A l’inverse, les BIC, ou Bénéfices Industriels Commerciaux, correspondent aux artisans. Une activité artisanale consiste en un travail de fabrication, de transformation, de réparation, ou de prestation de service (liste fixée selon l’INSEE par le décret n° 98-247 du 2 avril 1998, JO numéro 79 du 03 avril 1998), elle peut être exercée à titre principal ou uniquement à titre accessoire.

Le photographe auto-entrepreneur, en tant que photographe d’illustration, est un artisan, et est donc sous le régime d’imposition des Bénéfices Industriels Commerciaux.

Les clauses à insérer dans un contrat d’auto-entrepreneur photographe

Quel que soit l’objet photographié, le photographe professionnel doit veiller à ce que les modalités d’exécution de sa prestation soient bien encadrées.

Ainsi, un contrat d’auto-entrepreneur photographe doit comprendre :

  • Les tarifs de la prestation ;
  • Les prérogatives du droit d’auteur et du droit de propriété intellectuelle ;
  • Les conditions du droit de rétractation et d’annulation du contrat ;
  • La nature de l’obligation contractuelle qui lit le photographe et son client.

L’ensemble de ces clauses peuvent figurer sur un contrat spécifique comme par exemple sur des CGV entre professionnels édité pour chaque nouvelle transaction, mais elles peuvent aussi être transmises pour acceptation via des Conditions Générales de Vente (CGV).

En effet, il est important de préciser que la photographie inclut une prestation de services, le fait de photographier, ainsi qu’une fourniture de biens, qui correspond à la mise à disposition des photos sur support numérique ou imprimé. Ainsi, dans la mesure où le photographe conditionne l’accès à son offre en échange d’une contrepartie financière, il est considéré comme un vendeur, et est donc soumis au régime de droit commun des conditions générales de ventes (pour photographe) prévu par le Code de la Consommation.

Choisir le statut d’auto-entrepreneur en tant que photographe : avantages et inconvénients

Le statut d’auto-entrepreneur est un statut particulièrement prisé par les photographes débutants. Il est donc important pour une personne démarrant une activité de photographe professionnel de faire preuve de persévérance afin de se faire connaître et se détacher de la concurrence. Cela vient avec le temps, l’expérience et la qualité des prestations.

Il est ainsi intéressant pour un photographe débutant de démarrer sa carrière avec le statut d’auto-entrepreneur car celui-ci lui permet d’exercer sa passion tout en cumulant un emploi salarié.

En tant qu’auto-entrepreneur photographe, il est possible d’être photographe « d’illustration », aussi appelé photographe « social ». Ces photographes peuvent ainsi réaliser plusieurs prestations :

  • Photographie d’identité, photographie de mariage, photographie de classe, photographie de grossesse ou de naissance, shooting, photographie publicitaire, photographie d’édition, photographie touristique, photographie immobilières, photographie de mode, photographie aérienne ;
  • Formation de photographie ;
  • Réalisation de vidéos pour divers événements, tels que des mariages ou des séminaires ;
  • Traitement de films, comprenant le développement, le tirage et l’agrandissement de photographies ou de films, le montage de diapositives, la copie, la restauration et la retouche de photographies.

Cependant, contrairement à un photographe d’art ou un photographe auteur, les photographies prises dans ce cadre n’appartiennent pas au photographe, mais à ses clients, car il s’agit dans ce cas de prestations de services.

À l’inverse, les photographes auteurs, qui ne peuvent pas avoir le statut d’auto-entrepreneur, sont reconnus artistes photographes, et leur rémunération consiste majoritairement à des droits d’auteur, dont ils fixent les montants, et qu’ils touchent après avoir céder la propriété de leurs œuvres.

Le statut d’auto-entrepreneur permet également de cumuler différentes prestations, notamment la prestation de services et la vente de produits. Il est ainsi possible d’être un photographe « social », ou photographe « d’illustration », et dans le même temps, de vendre des photos pour des reproductions commerciales, telles que des cartes postales, en tant que photographe « auteur ». Rappelons toutefois qu’un photographe optant ainsi pour une activité mixte doit en informer le CFE, Centre des Formalités des Entreprises ; et son chiffre d’affaires ne devra pas dépasser la somme de 82.000€ par an, dont 33.200€ pour les prestations de services.

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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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ElisaJoëlle Verbrugge Auteurs de commentaires récents
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Joëlle Verbrugge
Invité
Joëlle Verbrugge

Bonjour,
Attention à ce que vous indiquez… le régime fiscal de micro-entrepreneur n’est absolument pas accessible aux auteurs photographes, qui ont un statut d’artiste….
Ces derniers ne peuvent choisir qu’entre Micro-BNC ou Régime de déclaration contrôlée.

Cordialement,

Joëlle Verbrugge (auteure de « Vendre ses photos », Ed. KnowWare, 5ème éd. 2018)

Elisa
Éditeur
Elisa

Bonjour,
En effet, comme indiqué dans notre article, votre remarque est parfaitement juste. Un photographe auteur ou un photographe de presse ne peuvent pas exercer sous le statut d’auto-entrepreneur à la différence du photographe illustrateur. A ce titre, le photographe auteur ne peut opter que pour le régime fiscal micro-BNC ou bien le Régime de déclaration contrôlée en fonction du montant de son chiffre d’affaires.
En espérant que cette remarque vous sera utile.
L’équipe LegalPlace