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  • La création d’une micro-entreprise est gratuite, sauf pour l’agent commercial qui paie 23,21 €.
  • Les cotisations sociales du micro-entrepreneur varient de 12,3 % à 25,6 % du chiffre d’affaires encaissé selon l’activité.
  • La cotisation foncière des entreprises (CFE) est due à partir de la deuxième année, sauf si le chiffre d’affaires ne dépasse pas 5 000 €.
  • Le micro-entrepreneur ne déduit pas ses frais réels, l’administration applique un abattement forfaitaire de 34 % à 71 %.

Les frais micro-entreprise se résument surtout à des prélèvements sociaux proportionnels au chiffre d’affaires, puisque la création elle-même ne coûte rien dans la plupart des cas. Pour autant, plusieurs charges fixes de la micro-entreprise s’ajoutent au fil des années, comme la CFE, l’assurance, le compte bancaire ou l’outil de facturation électronique.

Quels frais pour la création d’une micro-entreprise ?

La création d’une micro-entreprise est gratuite si vous réalisez les démarches vous-même, que l’activité soit commerciale, artisanale ou libérale. La déclaration se fait en ligne sur le guichet unique de l’INPI, sans frais de greffe ni annonce légale. Le coût de création d’une auto-entreprise se limite donc, en pratique, au temps passé sur le formulaire. Confier ces démarches à un professionnel reste toutefois une solution pratique pour éviter les erreurs dans le choix de l’activité ou des options fiscales et sociales. LegalPlace propose par exemple la création d’une micro-entreprise dès 59 € HT (tarifs à destination de professionnels), avec des formalistes dédiés qui vérifient le dossier avant sa transmission.

L’agent commercial fait exception à la gratuité de la création en micro-entreprise. Son inscription au registre spécial des agents commerciaux (RSAC) coûte 23,21 €, même sous le régime de la micro-entreprise.

Le stage de préparation à l’installation (SPI), longtemps imposé aux artisans, est devenu facultatif. Ce stage reste payant pour les créateurs qui choisissent de le suivre, avec un tarif fixé par chaque chambre de métiers et de l’artisanat.

Quelles cotisations sociales paie un micro-entrepreneur ?

Les cotisations sociales constituent la première des charges d’une micro-entreprise. Le micro-entrepreneur les calcule en appliquant un pourcentage fixe à son chiffre d’affaires encaissé. Ce taux unique couvre l’assurance maladie, la retraite, les allocations familiales ainsi que la CSG et la CRDS.

Les taux de cotisations par activité en 2026

Le taux de cotisations sociales du micro-entrepreneur dépend de la nature de l’activité exercée. Les activités commerciales et artisanales relèvent des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), les activités libérales des bénéfices non commerciaux (BNC). Le taux augmente légèrement en cas d’option pour le versement libératoire, qui permet de payer l’impôt sur le revenu en même temps que les cotisations.

Activité Taux de cotisations Taux avec versement libératoire
Vente de marchandises, hébergement 12,3 % 13,3 %
Prestations de services commerciales ou artisanales (BIC) 21,2 % 22,9 %
Professions libérales non réglementées (BNC) 25,6 % 27,8 %
Professions libérales réglementées (Cipav) 23,2 % 25,4 %

Le taux de cotisations des professions libérales non réglementées est passé de 24,6 % à 25,6 % au 1er janvier 2026. Ce relèvement finance de meilleurs droits à la retraite pour les micro-entrepreneurs concernés.

Le calendrier de déclaration et de paiement

Le micro-entrepreneur déclare son chiffre d’affaires et paie ses cotisations sociales chaque mois ou chaque trimestre, selon l’option choisie à la création. La déclaration se fait en ligne auprès de l’Urssaf, au plus tard le dernier jour du mois qui suit la période déclarée. En déclaration trimestrielle, les échéances tombent le 30 avril, le 31 juillet, le 31 octobre et le 31 janvier. Sans encaissement sur la période, le micro-entrepreneur déclare un chiffre d’affaires nul et ne paie aucune cotisation. Un oubli de déclaration expose en revanche à une pénalité forfaitaire.

L’ACRE, une réduction de cotisations au démarrage

L’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (ACRE) allège les cotisations sociales du micro-entrepreneur pendant les premiers mois d’activité. L’exonération s’applique jusqu’à la fin du troisième trimestre civil qui suit le début d’activité, soit environ un an.

L’ACRE s’adresse notamment aux créateurs suivants :

  • Demandeurs d’emploi, indemnisés ou non ;
  • Bénéficiaires du RSA ou de l’ASS ;
  • Jeunes de 18 à 25 ans, ou jusqu’à 29 ans en cas de handicap ;
  • Créateurs installés dans un quartier prioritaire de la ville ou une zone France Ruralités Revitalisation (ZFRR) ;
  • Titulaires d’un contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE).
Pour les micro-entreprises dont l’activité a démarré à partir du 1er juillet 2026, l’ACRE ne réduit plus les cotisations sociales que de 25 %, contre 50 % auparavant. Un prestataire de services BIC paie ainsi 15,9 % au lieu de 21,2 %. La demande d’ACRE doit être envoyée à l’Urssaf dans les 60 jours suivant le début d’activité, faute de quoi le droit est perdu.

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Quelles taxes s’ajoutent aux cotisations sociales en micro-entreprise ?

Le micro-entrepreneur paie deux prélèvements de faible montant en plus de ses cotisations sociales, réglés en même temps sur la déclaration Urssaf. La contribution à la formation professionnelle (CFP) finance ses droits à la formation. S’y ajoutent les taxes pour frais de chambres consulaires, qui financent la CCI ou la chambre de métiers et de l’artisanat.

Prélèvement Activité concernée Taux sur le chiffre d’affaires
CFP Commerçants 0,1 %
CFP Artisans 0,3 %
CFP Professions libérales 0,2 %
Taxe CCI Vente de marchandises 0,015 %
Taxe CCI Prestations de services commerciales 0,044 %
Taxe CMA Artisans (hors Alsace-Moselle) 0,48 %
Taxe CMA Artisans en double immatriculation 0,007 %

Les professions libérales ne paient aucune taxe pour frais de chambres consulaires. Les commerçants et artisans en micro-entreprise en sont exonérés l’année de création, puis tant que leur chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 5 000 €.

Comment est calculé l’impôt sur le revenu du micro-entrepreneur ?

Le micro-entrepreneur est imposé sur un bénéfice calculé forfaitairement à partir de son chiffre d’affaires. Deux modes de paiement de l’impôt sur le revenu existent, le prélèvement à la source classique ou le versement libératoire.

L’abattement forfaitaire à la place des frais réels

En micro-entreprise, l’administration fiscale considère qu’une partie du chiffre d’affaires couvre les dépenses professionnelles. Elle applique donc un abattement forfaitaire avant de calculer l’impôt. L’article 50-0 du Code général des impôts fixe ces taux pour les activités commerciales et artisanales, l’article 102 ter pour les activités libérales :

  • 71 % pour la vente de marchandises et l’hébergement ;
  • 50 % pour les prestations de services BIC ;
  • 34 % pour les activités libérales (BNC).

L’abattement forfaitaire du micro-entrepreneur ne peut pas être inférieur à 305 €. En contrepartie, aucune déduction des frais réels n’est possible, même si les dépenses dépassent ce forfait.

Le versement libératoire, une option sous condition de revenus

Le versement libératoire permet au micro-entrepreneur de régler son impôt sur le revenu en même temps que ses cotisations, avec un taux fixe appliqué au chiffre d’affaires. Ce taux est de 1 % pour la vente, 1,7 % pour les services BIC et 2,2 % pour les activités libérales. L’impôt est alors soldé, sans régularisation l’année suivante.

Le versement libératoire, prévu à l’article 151-0 du Code général des impôts, n’est ouvert qu’aux foyers dont le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année ne dépasse pas 29 579 € par part de quotient familial. L’option se demande à l’Urssaf avant le 30 septembre pour l’année suivante, ou dans les trois mois qui suivent la création.

La franchise en base de TVA

La franchise en base de TVA dispense le micro-entrepreneur de facturer et de reverser la TVA tant que son chiffre d’affaires reste sous certains seuils. En 2026, ces seuils sont de 85 000 € pour la vente et de 37 500 € pour les prestations de services. Le projet de seuil unique à 25 000 € a été abandonné. Les factures portent la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Le micro-entrepreneur ne récupère pas non plus la TVA payée sur ses achats, ce qui renchérit ses frais de matériel et de fournitures.

Combien coûte la CFE pour un micro-entrepreneur ?

La CFE des auto-entrepreneurs est une taxe locale due chaque année par toute personne qui exerce une activité professionnelle non salariée. Son montant varie d’une commune à l’autre, car chaque commune vote son taux et fixe une base minimum d’imposition.

Un micro-entrepreneur dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 5 000 € est totalement exonéré de CFE. Cette exonération de CFE s’applique automatiquement, sans démarche particulière.

Le calendrier de la CFE pour un créateur de micro-entreprise se présente ainsi :

  1. L’année de création, le micro-entrepreneur est exonéré, à condition de déposer le formulaire 1447-C-SD avant le 31 décembre.
  2. L’année suivante, la base d’imposition de la CFE est réduite de moitié.
  3. À partir de la troisième année, la CFE est due à taux plein, avec un paiement avant le 15 décembre.

La base minimum de CFE, encadrée par l’article 1647 D du Code général des impôts, est fixée par chaque commune entre 250 € et 597 € pour un chiffre d’affaires inférieur ou égal à 10 000 €. La CFE réellement payée correspond à cette base multipliée par le taux communal.

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Quels frais de fonctionnement prévoir au quotidien ?

Les frais de fonctionnement d’une micro-entreprise regroupent toutes les dépenses courantes qui s’ajoutent aux prélèvements obligatoires. Ces dépenses ne sont pas déductibles du chiffre d’affaires, mais elles pèsent directement sur le revenu final. Pour une activité de services sans local, elles représentent souvent quelques centaines d’euros par an.

Le compte bancaire dédié à la micro-entreprise

Un compte bancaire dédié devient obligatoire pour le micro-entrepreneur dont le chiffre d’affaires dépasse 10 000 € pendant deux années civiles consécutives. Un compte personnel séparé suffit, un compte professionnel n’est pas exigé. Ce compte sert uniquement aux encaissements et aux dépenses de l’activité, ce qui facilite le suivi du chiffre d’affaires à déclarer. Les offres en ligne démarrent autour de quelques euros par mois, quand les banques traditionnelles facturent souvent davantage.

L’assurance et l’outil de facturation électronique

L’assurance responsabilité civile professionnelle est obligatoire pour certains micro-entrepreneurs, comme ceux du bâtiment ou des professions réglementées. Pour les autres activités, cette assurance reste vivement conseillée. Son prix dépend du métier et du niveau de garanties, de moins de 100 € à plusieurs centaines d’euros par an.

Depuis le 1er septembre 2026, tout micro-entrepreneur doit être en mesure de recevoir des factures électroniques, même s’il bénéficie de la franchise de TVA. À partir du 1er septembre 2027, le micro-entrepreneur devra aussi émettre ses factures entre professionnels sous ce format. Chaque facture non conforme expose à une amende de 15 €, plafonnée à 15 000 € par an.

La facture électronique en micro-entreprise suppose de passer par une plateforme agréée. La plupart des offres de facturation électronique coûtent entre 0 et 30 € HT par mois selon le volume de factures.

Avec LegalPlace, créez vos devis et factures conformes en quelques clics grâce à un logiciel de facturation intuitif. Numérotation automatique, mentions obligatoires, calcul de la TVA : tout est intégré.

Les dépenses liées à l’activité du micro-entrepreneur

Les frais professionnels liés à l’activité du micro-entrepreneur dépendent de son métier et ne sont jamais déductibles du chiffre d’affaires. Ces frais représentent souvent une part importante de son budget :

  • Frais de déplacement et de carburant ;
  • Achat de matières premières ou de marchandises ;
  • Constitution d’un stock ;
  • Rémunération d’un sous-traitant ;
  • Location d’un local ou d’un espace de coworking ;
  • Abonnements téléphone, internet et logiciels.

Exemple chiffré des frais d’une micro-entreprise de services

Camille est graphiste en profession libérale non réglementée. Elle a créé sa micro-entreprise il y a trois ans et encaisse 30 000 € de chiffre d’affaires par an. Son revenu fiscal de référence lui permet d’opter pour le versement libératoire. Elle paie la CFE à taux plein, dispose d’un compte dédié et d’une assurance RC Pro, et utilise une plateforme de facturation électronique. Son cas montre le poids réel des prélèvements proportionnels dans les frais d’une micro-entreprise.

Poste de dépense Calcul Montant annuel
Cotisations sociales 25,6 % × 30 000 € 7 680 €
Contribution à la formation professionnelle 0,2 % × 30 000 € 60 €
Versement libératoire de l’impôt 2,2 % × 30 000 € 660 €
CFE (estimation, selon la commune) Forfait 300 €
Compte bancaire dédié 10 € × 12 mois 120 €
Assurance RC Pro Forfait 200 €
Plateforme de facturation électronique 10 € × 12 mois 120 €
Total des frais 9 140 €

Après 9 140 € de frais annuels, Camille conserve environ 20 860 € par an, soit près de 1 740 € par mois, avant ses éventuels frais de matériel et de déplacement. Pour une activité libérale non réglementée avec versement libératoire, les prélèvements proportionnels absorbent à eux seuls 28 % du chiffre d’affaires, avant tout frais fixe.

Que paie un micro-entrepreneur sans chiffre d’affaires ?

Un micro-entrepreneur sans chiffre d’affaires ne paie ni cotisations sociales, ni CFP, ni impôt, puisque ces prélèvements sont calculés sur les sommes encaissées. Certains frais continuent pourtant de courir. Le coût de l’auto-entrepreneur sans chiffre d’affaires comprend principalement la CFE à partir de la deuxième année, sauf si le chiffre d’affaires reste sous 5 000 €. Il inclut aussi les frais bancaires, l’assurance et les abonnements en cours. Une absence de chiffre d’affaires pendant deux années consécutives entraîne par ailleurs la perte du statut de micro-entrepreneur auprès de l’Urssaf.

Quand les frais rendent-ils la micro-entreprise moins intéressante ?

L’abattement forfaitaire de la micro-entreprise part du principe que les frais représentent une part fixe du chiffre d’affaires. Si les dépenses réelles dépassent durablement ce forfait, le micro-entrepreneur est imposé sur un bénéfice supérieur à celui qu’il dégage réellement. Les cotisations sociales, elles, restent calculées sur le chiffre d’affaires brut, quel que soit le niveau des dépenses.

Activité Abattement forfaitaire Frais réels à partir desquels un régime réel peut être étudié
Vente de marchandises 71 % Plus de 71 % du chiffre d’affaires
Prestations de services BIC 50 % Plus de 50 % du chiffre d’affaires
Activités libérales BNC 34 % Plus de 34 % du chiffre d’affaires

Lorsque les frais réels dépassent l’abattement forfaitaire, une entreprise individuelle au régime réel permet de déduire les dépenses réellement engagées. Ce changement de régime entraîne en revanche une comptabilité plus lourde et souvent le recours à un expert-comptable ComptaPlace ou à un autre professionnel du chiffre. Une simulation chiffrée reste le meilleur moyen de comparer les deux options.

Combien coûte la fermeture d’une micro-entreprise ?

La fermeture d’une micro-entreprise est gratuite. La déclaration de cessation se fait sur le guichet unique de l’INPI, dans les 30 jours qui suivent l’arrêt de l’activité. Le micro-entrepreneur déclare ensuite son dernier chiffre d’affaires à l’Urssaf pour régler les cotisations correspondantes, puis le reporte sur sa déclaration de revenus. La CFE de l’année de fermeture reste due en totalité en cas de cessation en cours d’année.

Les frais d’une micro-entreprise reposent d’abord sur des prélèvements proportionnels au chiffre d’affaires, qui vont de 12,3 % à 25,6 % pour les cotisations sociales. La CFP, l’impôt sur le revenu et, pour les commerçants et artisans, les taxes consulaires s’y ajoutent. La création et la fermeture sont gratuites dans la plupart des cas. Il faut toutefois anticiper la CFE dès la deuxième année ainsi que les frais fixes de fonctionnement, qui restent dus même sans chiffre d’affaires.

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Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 06/10/2026

FAQ

Quels sont les frais à prévoir en tant qu'auto-entrepreneur ?

Un auto-entrepreneur paie des cotisations sociales, la contribution à la formation professionnelle et l’impôt sur le revenu, tous calculés sur son chiffre d’affaires. S’y ajoutent la CFE à partir de la deuxième année, ainsi que des frais de fonctionnement comme le compte bancaire, l’assurance ou l’outil de facturation électronique.

Quelles sont les charges d'un micro-entrepreneur la première année ?

La première année, le micro-entrepreneur ne paie ni CFE ni taxe pour frais de chambres consulaires. Ses cotisations sociales restent dues sur le chiffre d’affaires encaissé, avec une réduction de 25 % s’il bénéficie de l’ACRE pour une activité démarrée depuis le 1er juillet 2026.

Combien coûte une micro-entreprise par mois ?

Le coût mensuel d’une micro-entreprise dépend directement du chiffre d’affaires encaissé. Une graphiste en profession libérale qui facture 2 500 € par mois verse environ 700 € de cotisations, de contribution à la formation et d’impôt en versement libératoire. Il faut y ajouter une soixantaine d’euros de frais fixes et la CFE annuelle.

Peut-on déduire ses frais en micro-entreprise ?

Non, le micro-entrepreneur ne peut déduire aucun frais réel. L’administration applique à la place un abattement forfaitaire de 71 %, 50 % ou 34 % selon l’activité, avec un minimum de 305 €. Les cotisations sociales restent calculées sur le chiffre d’affaires sans aucune déduction.

Quelles taxes paie une micro-entreprise ?

Une micro-entreprise paie la CFE, une taxe locale due à partir de la deuxième année. Les commerçants et artisans versent aussi une taxe pour frais de chambres consulaires, entre 0,007 % et 0,48 % du chiffre d’affaires. Tant que la franchise en base s’applique, la micro-entreprise ne facture pas de TVA.

Quel chiffre d'affaires faut-il pour se verser 2 000 € net par mois ?

Pour un micro-entrepreneur en activité libérale non réglementée avec versement libératoire, les prélèvements atteignent environ 28 % du chiffre d’affaires. Il faut donc encaisser près de 33 400 € par an pour conserver 24 000 €, avant la CFE et les frais de fonctionnement. Le montant varie selon l’activité et le mode d’imposition choisi.

Faut-il un logiciel de facturation en micro-entreprise ?

Oui, le micro-entrepreneur a besoin d’un outil de facturation électronique avec la réforme en cours. Depuis le 1er septembre 2026, il doit pouvoir recevoir des factures électroniques. À partir du 1er septembre 2027, il devra émettre ses factures entre professionnels via une plateforme agréée.

Sources de l'article

28 Commentaires
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Bonjour,

En tant que salarié dans le privé, si je créé mon statut micro-BIC revente de biens, est-ce que lors de la déclaration d’impôts l’abattement fiscal de 71% est bien appliqué sur mon CA déclaré sur le feuillet complémentaire lié à mon entreprise, ou est-ce que le fait d’être salarié annule automatiquement cet abattement? Merci pour votre retour.

Bonjour, En tant que salarié exerçant une activité complémentaire de micro-entrepreneur en achat-revente (BIC), vous bénéficiez du régime micro-fiscal, lequel prévoit un abattement forfaitaire de 71 % sur votre chiffre d’affaires brut. Cet abattement représentatif de vos frais professionnels est appliqué directement par l’administration fiscale sur le montant déclaré via le formulaire n°2042-C PRO. Le cumul d’une activité salariée et d’une micro-entreprise ne remet aucunement en cause l’application de ce taux forfaitaire ; vos revenus salariaux et vos revenus non salariaux (après abattement) seront simplement additionnés pour déterminer votre revenu net imposable global soumis au barème progressif de l’impôt sur… Lire la suite »

Bonjour, j’ai ouvert une micro entreprise y’a un peux plus de 1 ans. Mais j’ai pas trop trouvé de chantier. Don j’ai trouvé 1 ans pour un patron en CDI. Là je viens de quitter mon CDI, j’ai droit à pôle emploi et à l’acre ou l’arse? Moi j’avais touché tout mon pôle emploi en deux fois quand j’avais crée en 2024. Là j’ai eu une rupture conventionnelle je peux refaire une demande pour reprendre avec ma micro actuelle?

Bonjour, Votre demande suppose l’analyse d’une situation personnelle. Nous ne pouvons l’examiner. À titre général, l’ARE est régie par les articles L5422-1 et suivants du Code du travail. L’ARCE est prévue à l’article L5424-25 C. trav. et suppose l’ouverture de droits à l’ARE. L’ACRE est régie par l’article L131-6-4 du Code de la sécurité sociale et peut être accordée sous conditions lors d’une création ou reprise d’activité. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat en droit du travail afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons… Lire la suite »

Bonjour,
J’ai déjà une activité principale de salarié, je souhaite avoir une activité complémentaire en auto entrepreneur. comment dois je préciser que je souhaite conserver ma couverture sociale liée à mon activité principale, et est ce que ça modifie le pourcentage des cotisations du coup?
merci à vous

Bonjour,

En principe, lors de la déclaration de début d’activité sur le guichet unique de l’INPI, vous devez indiquer que vous exercez déjà une activité salariée principale. Cela permet à l’URSSAF de vous rattacher à votre régime social principal, sans modification de votre couverture maladie.

En vous souhaitant une agréable journée.

L’équipe LegalPlace

Bonjour,

En suite à ces échanges, si je suis salarié et que je créé mon statut micro-BIC revente de biens, est-ce que lors de la déclaration d’impôts l’abattement fiscal de 71% est bien appliqué sur mon CA déclaré sur le feuillet complémentaire lié à mon entreprise, ou est-ce que le fait d’être salarié annule automatiquement cet abattement? Merci pour votre retour.

Bonjour, Le cumul d’une activité salariée et d’une micro-entreprise n’annule en principe pas le bénéfice de l’abattement forfaitaire. En tant que micro-entrepreneur en achat-revente (BIC), l’abattement fiscal de 71 % est systématiquement appliqué par l’administration fiscale sur le chiffre d’affaires brut que vous déclarez via le formulaire complémentaire n°2042-C PRO. Vos revenus de salarié et vos revenus de micro-entrepreneur (après déduction de l’abattement) sont simplement cumulés pour constituer votre revenu net imposable global. L’abattement reste acquis quel que soit votre statut principal, car il est propre au régime micro-BIC et vise à couvrir vos frais de fonctionnement de manière forfaitaire.… Lire la suite »

Bonjour, Je viens de créer ma micro-entreprise de vêtements pour femme (achat-revente) et je suis un peu perdue concernant la TVA. Je ne la paie pas donc ne la facture pas, ça j’ai bien compris mais dans le cas de mes frais de port ? Le tableau des frais de port Colissimo est fournit HT et TTC. Si un client commande sur mon site une robe, une fois arrivée au panier il devra sélectionner le mode de livraison. J’ai indiqué manuellement mes frais de port via Shopify, mais dois-je les indiquer HT ou TTC ? Puisque dans le cas d’un… Lire la suite »

Bonjour,
Même si vous facturez les frais de port en même temps que la vente, ils ne sont pas inclus dans la base d’imposition de votre marchandise. Concrètement, vous allez toujours appliquer une TVA à 20% sur les frais de port, même si vous facturez vos articles avec une TVA à 5.5% ou 10%.
En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace.

Bonjour
J’ai créé mon statut d’auto-entrepreneur pour la menuiserie. Pourriez-vous énumérer mes déductions fiscales avec un exemple simple ? J’achète des fenêtres en Europe (avec code TVA international) sans TVA à 10000€. Après les avoir installés, j’émets une facture globale au client à 20000€(HT). Le client bénéficie d’une remise sur la TVA (10%) lors de l’exécution de travaux énergétiques. La facture finale est de 22000€. Quelles taxes et combien dois-je payer dans cet exemple ? Est-il rentable de travailler en tant qu’auto-entrepreneur dans ce cas ? Ou est-il préférable d’avoir un statut juridique différent ?
Cordialement
Aleksei

Bonjour,
En tant que micro-entrepreneur, vous êtes soumis au régime fiscal de la micro-entreprise et vous êtes imposé sur votre chiffre d’affaires ou vos recettes bruts (c’est-à-dire encaissés) et non sur votre résultat. Vous ne pouvez donc déduire aucune charge professionnelle pour un montant réel.
En vous souhaitant une agréable journée,
L’équipe LegalPlace

Bonjour je viens de créer ma micro entreprise en coiffure à domicile j’ai fait un virement de mon compte perso à mon compte pro pour avance de trésorerie comment dois-je faire pour le mettre dans mon cahier dépense recette ? Et j’ai le complément de pôle emploi comment faire pour pas que ça soit dans mes revenus étant donné que c’est une avance personnelle ? Merci pour votre retour bonne soirée

Bonjour,
Le livre des recettes désigne un cahier dans lequel un auto-entrepreneur enregistre de façon chronologique toutes les recettes encaissées au cours d’une année comptable.
Vous pouvez tenir votre livre sur un livre en format papier en vente dans le commerce, un document officiel téléchargeable sur Internet, un logiciel de gestion, comme un logiciel de facturation.
Votre pole emploi arrive sur votre compte personne, et non sur le compte de l’entreprise, si vous souhaitez l’ajouter sur votre compte professionnel vous le pouvez, cela n’aura aucune incidence.
En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace.

Bonjour est ce que l’ont peu déduire les frais de port du chiffre d’affaire ?
En e-commerce, j’envoie un colis le client paie les frais de port, sa rentre dans le chiffre d’affaire ?
Est-ce que c’est deductible? Car je gagne rien sur des frais de port et il faudrait que je paie un % dessus, pas normal sa !! J’ai besoin d’explication pour sa s’il vous plais.
Merci

Bonjour,

En tant qu’auto-entrepreneur, vous ne pouvez déduire aucune charges professionnelles de votre chiffre d’affaires.

En vous souhaitant une agréable journée,
L’équipe LegalPlace.

Retraité je suisinscrit avec un siret: (en micro société), Je loue un gite de vacances 2 mois l’été.
Je veux développer une activité d’animation de grand jeux en bois durant l’été.
Dois je me déclarais en auto-entrepreneur avec un nouveau siret?? ou je peux utiliser le siret de mes locations ?
comment faire ?

Bonjour,

Une personne physique ne peut avoir qu’une seule auto-entreprise. Toutefois, il est tout à fait possible de cumuler 2 activités distinctes au sein d’une seule et unique micro-entreprise même si elles n’ont aucun lien entre elles.

Ce cas de figure nécessite tout de même de veiller au respect de certaines règles détaillées dans l’article suivant : https://www.economie.gouv.fr/entreprises/micro-entreprise-cumul-exercer-plusieurs-activites

En espérant avoir pu répondre à vos interrogations,

L’équipe Legalplace

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Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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