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Comment devenir graphiste auto-entrepreneur

Comment devenir graphiste auto-entrepreneur

Le graphiste auto-entrepreneur est un graphiste qui a fait le choix d’être à son compte. Le statut juridique de l’auto-entrepreneur graphiste peut varier en fonction de son domaine d’activité : libéral ou artisan.

Graphiste auto-entrepreneur, libéral ou artisan ?

Avant toute chose, il est important de souligner que la profession de graphiste n’est pas une profession réglementée. Il est ainsi possible de s’installer et d’exercer en tant que graphiste sans aucune condition de diplôme. Toutefois, il est naturellement nécessaire de disposer de nombreuses compétences et de maîtriser de nombreux outils avant de pouvoir opérer en tant qu’artisan auto-entrepreneur. La majorité des professionnels disposent d’une formation importante et il faut garder à l’esprit que la formation reste un critère de facturation important au moment de fixer vos prix, et ce plus particulièrement au moment de lancer votre activité.

L’une des questions qui se pose pour le graphiste au moment de devenir auto-entrepreneur est de choisir entre l’exercice de son activité en tant que libéral ou artisan. Ce choix peut être particulièrement important car il a des conséquences concernant le calcul des cotisations sociales et la validation des trimestres pour l’assurance vieillesse (retraite). Ainsi, il est nécessaire de mettre en lumière la différence entre un graphiste auto-entrepreneur en profession libérale et un graphiste auto-entrepreneur exerçant en tant qu’artisan.

Le graphiste auto-entrepreneur en profession libérale est un graphiste qui exerce au travers d’une activité de conseil et propose des services intellectuels et conceptuels. Dans ce cas, le graphiste ne se contente pas uniquement d’appliquer les volontés de ses clients et de suivre leur cahier des charges. Il apporte une véritable expertise et dispose de compétences pour aider l’entreprise à tirer une certaine valeur ajoutée de créations graphiques dans la poursuite d’objectifs commerciaux propres.

Ainsi, l’auto-entrepreneur n’est pas seulement graphiste mais travaille comme un véritable consultant en communication auprès de ses clients. De fait, le graphiste aura le statut d’auto-entrepreneur libéral et le centre de formalités des entreprises (CFE) compétent pour son activité sera l’URSSAF.

A noter : le graphiste auto-entrepreneur en profession libérale peut faire le choix, à sa convenance, d’évoluer vers un autre type d’entreprise individuelle ou vers une société (SASU ou EURL par exemple).

En ce qui concerne le photographe graphiste, c’est-à-dire la personne assurant à la fois des clichés photos, leur retouche et leur montage dans un objectif de satisfaire une demande du client, il sera davantage orienté vers le statut d’artisan. Dans ce cas, et à l’instar de ses collègues électriciens, plombiers, auto-entrepreneur maçonnerie ou encore photographes d’illustration, le professionnel devra s’orienter vers la Chambre des Métiers et de l’Artisanat (CMA). Il est bon de préciser que rien ne l’empêche de choisir le statut d’auto-entrepreneur mais que les règles applicables à ce statut seront légèrement différentes. Il sera nécessaire pour lui de suivre un stage à son installation afin d’obtenir son nouveau statut.

Graphiste auto-entrepreneur : les domaines d’activités

Le graphiste auto-entrepreneur travaille dans la communication. Son rôle essentiel réside dans la conception de supports visuels dédiés à la communication. Pour cela, il utilise des formes graphiques pour faire passer au mieux le message qui lui ait transmis par son client. Le graphiste met en forme le message et aide son client à le faire passer à la cible envisagée. Il s’agit d’un rôle primordial car il contribue à la réputation de la marque, les créations du graphiste étant souvent le premier contact entre le prospect et l’entreprise.

Par ailleurs, le graphiste a de nombreuses compétences dans la typographie (art de choisir et de créer des polices d’écriture), l’usage d’images ou encore la mise en page. Le graphiste auto-entrepreneur doit être polyvalent et rigoureux tant il peut être amené à travailler pour des clients variés sur des tâches très diverses. Cette polyvalence doit également s’exprimer dans sa capacité à livrer des créations dédiées à différents supports : imprimé (supports print, édition), digital (internet, réseaux sociaux), illustration ou encore motion design (animation). À titre d’exemple, le graphiste peut être amené à créer une infographie pour la diffuser dans un prospectus et, en même temps, à l’adapter dans le but de la publier sur des réseaux sociaux ou sur un blog.

Pour faire sa déclaration d’auto-entrepreneur, il est nécessaire choisir un domaine d’activité. Pour cela, il faut d’abord effectuer la distinction entre l’auto-entrepreneur graphiste exerçant une activité libérale et l’auto-entrepreneur graphiste exerçant en tant qu’artisan. Dans la majorité des cas, le graphiste sélectionne le domaine d’activité « Techniques Autres que relevant de l’Artisanat » et obtient donc d’être dans le domaine libéral. L’ensemble des règles du domaine s’applique alors à lui.

Quel statut juridique pour graphiste auto-entrepreneur en 2018 ?

L’auto-entrepreneur graphiste dispose du même statut juridique que l’ensemble des auto-entrepreneurs. Il fait ainsi face aux mêmes obligations de déclaration de chiffre d’affaires : mensuellement ou trimestriellement en fonction du choix qui lui convient le mieux.

Par ailleurs, l’auto-entrepreneur graphiste fait face à l’obligation de payer des cotisations sociales sur le chiffre d’affaires qu’il réalise et doit payer l’impôt sur le revenu (IR) au titre des bénéfices qu’il réalise. Pour cela, il peut choisir le paiement classique de l’impôt sur le revenu ou le prélèvement libératoire. Dans le dernier cas, il paiera l’équivalent de l’impôt sur le revenu au moment du paiement de ses cotisations sociales.

Les étapes pour devenir graphiste auto-entrepreneur

Pour devenir graphiste auto-entrepreneur, il est nécessaire d’accomplir certaines démarches avant de débuter son activité. Ainsi, il faut d’abord remplir le formulaire P0 AE disponible gratuitement en ligne et qui sert à déclarer son activité d’auto-entrepreneur. Cette déclaration doit obligatoirement être accompagnée d’un scan ou d’une photocopie d’un justificatif d’identité agrémenté de la mention : « Je certifie sur l’honneur l’exactitude de cette pièce justificative d’identité » et d’une signature précédée de la date et du lieu.

Une fois cette démarche accomplie, l’auto-entrepreneur graphiste recevra son numéro SIRET ainsi qu’une notification quant à son régime d’imposition. À la réception de cette dernière, l’auto-entrepreneur graphiste peut commencer à exercer son activité et ainsi établir des devis ou factures pour les prestations qu’il souhaite réaliser auprès de ses clients. En outre, la notification qui est envoyée à l’auto-entrepreneur est aussi accompagnée des coordonnées de ses différents interlocuteurs fiscaux issus du centre des impôts dont il dépend.

Enfin, il convient de souligner qu’en fonction du domaine d’activité de l’auto-entrepreneur (profession libérale ou artisanat), il peut être nécessaire de procéder à une inscription au sein de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat pour valider sa déclaration d’auto-entrepreneur. Une telle inscription est conditionnée à un stage d’aide à l’installation qui dure environ une semaine et qui est à la charge de l’auto-entrepreneur.

A quoi ressemble un contrat de graphiste auto-entrepreneur ?

Le contrat de graphiste freelance est particulièrement important car les créations de ce dernier ont un impact important auprès de ses clients. Ainsi, il convient de porter une attention particulière à certains points avant de le signer.

La première chose à faire est de régler la question de la cession des droits d’auteur. Quand l’auto-entrepreneur graphiste créé un visuel, il est possible que des droits d’auteurs y soient attachés, en particulier si le travail du graphiste respecte le critère de l’originalité. Ainsi, pour protéger le client et l’auto-entrepreneur graphiste, le contrat doit prévoir la question de la cession des droits d’auteur. Ces derniers peuvent être cédés gratuitement ou de manière payante en fonction du niveau de diffusion de la création par exemple. Dans les deux cas, il est important d’inclure ce point dans le contrat. De même, la question du droit à l’image doit être traitée.

Enfin, il faut veiller à inclure la validation du bon à tirer (BAT). Le bon à tirer est un document reprenant la création de l’auto-entrepreneur. Son client valide ce bon à tirer qui sert alors de référence pour évaluer la conformité des éléments imprimés. Le BAT doit être signé par le client avant qu’une impression ne soit livrée. Une fois l’ensemble de ces éléments validé, le contrat de graphiste freelance contient les éléments essentiels.

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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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