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Devenir auto-entrepreneur en maçonnerie

Devenir auto-entrepreneur en maçonnerie

L’auto-entrepreneur en maçonnerie est une personne qui souhaite exercer en tant que maçon de manière indépendante. Pour pouvoir accéder à cette indépendance, il doit toutefois accomplir certaines démarches. Un des aspects de ces dernières est de justifier de son niveau de formation et de ses compétences.

Devenir auto-entrepreneur en maçonnerie : les formalités à accomplir

Pour devenir auto-entrepreneur en maçonnerie, le maçon doit suivre la démarche normale de déclaration d’une activité auto-entrepreneuriale. Il faut ainsi remplir le formulaire P0 AE disponible gratuitement en ligne de déclaration d’activité. Le code APE pour un maçon est « 43.99C – Travaux de Maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment ». Ce formulaire doit être accompagné d’une copie d’une pièce d’identité portant la mention suivante « je certifie sur l’honneur l’exactitude de cette pièce justificative d’identité » avec le lieu ainsi que la date de signature.

A la fin de cette procédure, l’auto-entrepreneur obtient son numéro de SIRET lui permettant ainsi d’exercer sa profession. Ce numéro de SIRET est accompagné d’une notification du régime d’imposition auquel il est affilié (à hauteur de 22% du chiffre d’affaires pour un maçon pour un plafond de chiffre d’affaires de 70.000€ par an). L’auto-entrepreneur trouvera également dans cette notification les coordonnées des interlocuteurs fiscaux auprès desquels il peut se tourner en cas de problèmes.

Attention : L’auto-entrepreneur doit également prévoir tout ce qui peut sembler nécessaire à la justification de son niveau de formation et de ses compétences (voir ci-dessous).

Depuis le 19 décembre 2014 et l’entrée en vigueur de la loi 2014-626 du 18 juin 2014 relative à l’Artisanat, au Commerce et aux Très Petites Entreprises, les maçons auto-entrepreneurs doivent être immatriculés au répertoire du Commerce et des Sociétés (RCS).

D’autre part, les auto-entrepreneurs exerçant une activité relevant du domaine artisanal tels que les:

doivent suivre un stage préalable à l’installation (SPI). Ce stage, d’une trentaine d’heures, est à la charge de l’entrepreneur et lui permet d’assimiler l’ensemble des éléments relatif à la gestion d’une entreprise, à sa comptabilité et à ses obligations.

Pour les maçons souhaitant se tourner vers le régime de l’auto-entrepreneur, le label RGE (« Reconnu Garant de l’Environnement ») est une démarche particulièrement intéressante puisqu’elle permet de justifier de la qualité élevée de la prestation ainsi que sa réalisation dans le cadre d’économies d’énergie. Ce dispositif, reconnu par l’Etat, permet au client de l’entrepreneur de se tourner vers des aides et des sources de financement particulièrement intéressantes telles que l’éco-prêt à taux zéro, ou encore des subventions publiques et crédits d’impôt. Pour obtenir ce label, l’entrepreneur doit suivre une formation particulière puis déposer un dossier de certification auprès de l’organisme compétent. Par ailleurs, un audit de contrôle est réalisé sur un chantier de l’entrepreneur dans les 24 mois qui suivent l’obtention du label. Enfin, l’entrepreneur doit veiller à effectuer au moins deux chantiers tous les deux ans dans un domaine d’activité désigné RGE. Cette mention est valable 4 ans et donne lieu à une procédure de renouvellement à la fin de la période.

D’autre part, la loi du 18 juin 2014 (ou loi Pinel), requiert que chaque artisan impliqué dans la construction d’un ouvrage soit dans l’obligation de souscrire une garantie décennale. Cette dernière peut être engagée dans les dix ans suivant la fin d’un chantier. Cette garantie coûte entre 1500€ et 2000€.

Par ailleurs, et bien qu’elle ne soit pas obligatoire, il est très conseillé de souscrire une assurance de Responsabilité Civile professionnelle (RC Pro). Cette responsabilité civile permet de limiter les risques qui peuvent survenir sur un chantier et d’ainsi éviter que la responsabilité personnelle du maçon soit engagée en cas d’accident.

Attention : L’auto-entrepreneur est dans l’obligation de faire apparaître une référence à sa garantie décennale et à sa responsabilité civile dans ses contrats, devis et factures. À noter que certains clients exigent régulièrement une copie de l’attestation d’assurance auto-entrepreneur décennale afin de s’assurer de la véracité des informations recueillies dans le contrat, en particulier dans le cadre de travaux de maçonnerie.

La formation nécessaire pour devenir auto-entrepreneur en maçonnerie

La place du maçon est cruciale dans un chantier : son intervention est l’une des premières au moment de poser les fondations de la construction et de mettre en place les murs et autres éléments porteurs dans la structure. À ce titre, le maçon intervient dans une diversité de chantiers, de la maison individuelle aux ponts en passant par les centres commerciaux.

Il convient donc de réaliser une formation pour être maçon. Un CAP (Certificat d’Aptitudes Professionnels), un BEP (Brevet d’études professionnelles), ou pouvoir justifier d’une expérience d’au moins trois ans dans le domaine sont donc nécessaires.

Le répertoire national des certifications (RNCP) dresse une liste de l’ensemble des professionnels étant en capacité de démontrer leurs compétences, et ainsi de se déclarer maçon. On trouve trois titres pour le maçon : le titre maçon, le titre maçon du bâti ancien et le titre chef d’équipe gros œuvre. En outre, le métier de maçon est difficile et requiert une capacité d’adaptation importante et une excellente condition physique. Au cours de sa formation, le maçon acquiert un sens de la géométrie et de l’organisation important. Par ailleurs, il est censé être doté de rigueur, d’un esprit d’équipe exacerbé et d’un sens des responsabilités important.

À noter : l’obtention d’un CAP pour se déclarer maçon est bornée à certaines certifications : le CAP Maçonnerie, le CAP Constructeur en Béton Armé du Bâtiment ou le CAP Constructeur en Ouvrages d’Art. À l’issue de ces formations, il est possible de se diriger vers un Brevet Professionnel (BP) ou un bac professionnel. On enchaîne alors sur un BP Maçon à la suite d’un CAP Maçon, mais aussi, dans le même domaine, un BP Métiers de la Pierre, un brevet professionnel portant sur les métiers de la piscine, un bac professionnel « Technicien du Bâtiment » ou encore un bac professionnel intitulé « Interventions sur le Patrimoine Bâti ».

Enfin, il est possible, pour une personne voulant se déclarer maçon d’obtenir un titre professionnel. Ce dernier est acquis à la suite de la réalisation d’un parcours de formation professionnelle ou par la voie d’une démarche de validation des acquis de l’expérience (VAE).

Quel est le salaire moyen d’un auto-entrepreneur en maçonnerie ?

Le revenu moyen d’un auto-entrepreneur en maçonnerie dépend d’une variété de facteurs :

  • Région d’activité ;
  • Expertise et réputation dans la région ;
  • Expérience et nombre d’années d’activité dans le domaine ;
  • Nature des travaux à accomplir, ainsi que le matériel et les consommables nécessaires à l’accomplissement de ceux-ci.

Naturellement, un maçon ayant le statut d’auto-entrepreneur base sa rémunération sur le nombre d’heures travaillées sur un chantier. Dans la majorité des cas, les maçons appliquent un tarif horaire compris entre 40€ et 60€ de l’heure. En se basant sur une journée de 7 heures, un maçon auto-entrepreneur peut alors demander entre 280€ et 420€ par jour de travail sur un chantier.

Toutefois, dans le cas de certaines tâches, il est possible que le maçon auto-entrepreneur applique un tarif forfaitaire. Ce cas de figure est habituel dans le cas de la construction de fondations ou dans la construction d’un mur (tarif au mètre carré dans ce cas). Une telle possibilité permet ainsi au client d’avoir une idée précise du coût de construction et le rassure en évitant les surcoûts par exemple.

Les tarifs forfaitaires dépendent de la nature des travaux qu’il faut accomplir. Ainsi, pour la construction d’un mur, il faut compter entre 40€ et 60€ par mètre carré. La construction d’une dalle de béton est généralement plus chère : de 45€ à 70€ par mètre carré. Pour les fondations d’une maison, il faut généralement prévoir entre 100€ et 200€ par mètre cube. Pour finir, l’ouverture d’un mur porteur, travail de gros œuvre important, coûte de manière générale entre 2500€ et 4000€. Bien sûr, ces tarifs sont à titre indicatif mais vous permettent de vous faire une idée de la rémunération d’un maçon auto-entrepreneur. Dans tous les cas, tarif horaire ou forfaitaire, il est nécessaire de demander un devis faisant apparaître l’ensemble des coûts de la construction.

D’autre part, d’autres coûts entrent en considération au moment de l’établissement de la facture comme le déplacement (généralement entre 20€ et 40€), les consommables (briques, sacs de ciments, sable, etc.) ou encore le matériel utilisé. Prendre en compte l’ensemble de ces coûts dans sa facturation permet à l’auto-entrepreneur en maçonnerie d’augmenter ses revenus et donc sa rémunération finale.

Avantages et inconvénients du statut d’auto-entrepreneur en maçonnerie

À l’instar de ses collègues auto-entrepreneurs en bâtiment, le principal avantage de l’auto-entrepreneur en maçonnerie réside dans sa flexibilité. Plus particulièrement, en étant libre de fixer ses tarifs, l’auto-entrepreneur peut faire varier son temps de travail en fonction de ses besoins. L’auto-entrepreneur n’est par ailleurs pas contraint de prendre part à un chantier et peut ainsi sélectionner les travaux qui présentent l’intérêt le plus élevé pour lui, que ce soit à titre personnel ou à titre financier.

Toutefois, l’auto-entrepreneur en maçonnerie fait face à un problème important : il facture généralement le temps qu’il passe à travailler. Cela dit, ce serait oublier qu’il passe beaucoup de temps à effectuer un gros travail administratif (suivi de la comptabilité, déclarations, suivi des stocks de consommables, commandes, etc.) et de prospection qu’il ne peut facturer. De la même manière, le temps que l’auto-entrepreneur souhaite prendre comme vacances doit être pris en compte par ce dernier.

Pour en savoir plus sur les différents métiers artisanaux exerçables en tant qu’auto-entrepreneur :

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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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