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    • L’abattement forfaitaire est une déduction automatique appliquée sur le chiffre d’affaires de l’auto-entrepreneur pour calculer son revenu imposable. Il est de 71 %, 50 %, 34 % ou 30 % selon la nature de l’activité.
    • L’abattement ne s’applique qu’à l’impôt sur le revenu. Les cotisations sociales sont toujours calculées sur la totalité du chiffre d’affaires de l’auto-entrepreneur, sans abattement.
    • Un abattement minimum de 305 € est garanti en micro-entreprise.
    • Il n’est pas possible de déduire ses charges réelles en micro-entreprise. L’abattement forfaitaire les remplace intégralement.
    • Le versement libératoire est une alternative à l’abattement forfaitaire, accessible sous conditions de revenus de l’auto-entrepreneur.

L’abattement forfaitaire permet de calculer le revenu imposable de l’auto-entrepreneur à partir de son chiffre d’affaires, en appliquant un taux de déduction qui varie selon la nature de l’activité. Comprendre son fonctionnement est indispensable pour anticiper sa charge fiscale et choisir le mode d’imposition de l’auto-entrepreneur le plus adapté à sa situation.

Qu’est-ce que l’abattement forfaitaire en micro-entreprise ?

Définition et rôle de l’abattement en micro-entreprise

L’abattement forfaitaire est une déduction fiscale automatique appliquée sur le chiffre d’affaires brut de l’auto-entrepreneur pour déterminer son revenu imposable. Il est calculé en pourcentage du chiffre d’affaires déclaré et vise à tenir compte de façon simplifiée des charges professionnelles supportées par l’auto-entrepreneur, sans avoir à les justifier.

L’abattement réduit le chiffre d’affaires déclaré de l’auto-entrepreneur pour ne retenir qu’une fraction de celui-ci comme revenu imposable. C’est sur ce revenu net, après abattement, que s’applique le barème progressif de l’impôt sur le revenu, dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices non commerciaux (BNC) selon l’activité.

L’abattement forfaitaire ne s’applique qu’à l’impôt sur le revenu (IR). Les cotisations sociales dues à l’URSSAF sont toujours calculées sur la totalité du chiffre d’affaires encaissé, sans aucun abattement. Un auto-entrepreneur qui encaisse 30 000 € de chiffre d’affaires paiera ses cotisations sociales sur 30 000 €, mais ne sera imposé à l’IR que sur 30 000 € moins le taux d’abattement applicable.

Pourquoi l’abattement remplace-t-il les charges réelles en auto-entreprise ?

Le régime de la micro-entreprise repose sur une logique de simplification maximale. Plutôt que d’exiger de l’auto-entrepreneur qu’il tienne une comptabilité complète, justifie l’ensemble de ses charges et dépose une liasse fiscale, le législateur a opté pour un abattement forfaitaire censé représenter le niveau moyen de charges d’une activité donnée. Ce mécanisme permet à l’auto-entrepreneur de s’acquitter de ses obligations fiscales avec un minimum de contraintes administratives.

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Quels sont les taux d’abattement de l’auto-entrepreneur selon l’activité en 2026 ?

Le taux d’abattement applicable dépend de la nature de l’activité exercée en micro-entreprise, soit 71 % pour les activités de vente et d’hébergement, 50 % pour les prestations de services commerciales et artisanales, 34 % pour les activités libérales, et entre 30 % et 50 % pour les locations meublées classées ou non classées (articles 50-0 et 102 ter du Code général des impôts).

En micro-entreprise, les activités sont classées en trois catégories fiscales. Les BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) couvrent les activités commerciales de vente et les prestations de services artisanales. Les BNC (Bénéfices Non Commerciaux) concernent les professions libérales, réglementées ou non. La location meublée constitue une catégorie à part avec ses propres règles. C’est cette classification qui détermine le taux d’abattement applicable.

Abattement pour les activités de vente et d’hébergement (BIC)

Le taux d’abattement le plus élevé en micro-entreprise, 71 %, s’applique aux activités de vente de marchandises, de vente à emporter ou à consommer sur place et de fourniture de logement, à l’exception de la location meublée non professionnelle. Ces activités relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) , l’auto-entrepreneur ne sera imposé que sur 29 % de son chiffre d’affaires.

Ce taux d’abattement élevé pour les activités BIC de l’auto-entrepreneur reflète le niveau de charges généralement important de ces activités (achats de marchandises, stocks, logistique) qui représentent en moyenne une part significative du chiffre d’affaires.

Karim vend des produits artisanaux en ligne et réalise un chiffre d’affaires annuel de 40 000 €. Après application de l’abattement de 71 %, son revenu imposable s’élève à 40 000 € × 29 % = 11 600 €. C’est sur cette somme que s’applique le barème progressif de l’IR dans la catégorie des BIC.

Abattement pour les prestations de services commerciales et artisanales (BIC)

Le taux d’abattement de 50 % s’applique aux activités de prestations de services relevant des BIC en micro-entreprise (artisans, prestataires commerciaux, auto-entrepreneurs dans les métiers de service non libéraux). L’auto-entrepreneur sera imposé uniquement sur la moitié de son chiffre d’affaires.

Sophie est plombière en micro-entreprise et réalise 30 000 € de chiffre d’affaires annuel. Après abattement de 50 %, son revenu imposable s’élève à 15 000 €. C’est cette somme qui sera intégrée dans son foyer fiscal et soumise au barème progressif de l’IR.

Abattement pour les activités libérales et assimilées (BNC)

Le taux d’abattement le plus faible, 34 %, s’applique aux professions libérales relevant des bénéfices non commerciaux (BNC) , qu’elles soient réglementées ou non réglementées. L’auto-entrepreneur sera imposé sur 66 % de son chiffre d’affaires.

Ce taux plus faible des activités BNC en micro-entreprise reflète le niveau de charges généralement moins élevé des activités intellectuelles et de conseil, dont les principaux coûts sont le temps et les compétences du prestataire plutôt que des charges matérielles importantes.

Thomas est consultant en stratégie en micro-entreprise et réalise 50 000 € de chiffre d’affaires annuel. Après abattement de 34 %, son revenu imposable s’élève à 50 000 € × 66 % = 33 000 €. C’est cette somme qui sera intégrée dans sa déclaration de revenus dans la catégorie des BNC.

Abattement pour la location meublée non professionnelle (LMNP)

Depuis la loi de finances pour 2024, les règles applicables à la location meublée non professionnelle (LMNP) ont été modifiées. Pour les locations meublées classiques, l’abattement forfaitaire est désormais de 50 % en 2026 (contre 71 % en 2025). Pour les meublés de tourisme non classés, l’abattement a été réduit à 30 % en 2026 (contre 50 % en 2025) avec un plafond de chiffre d’affaires abaissé à 15 000 €. Au-delà de ce seuil, l’auto-entrepreneur bascule automatiquement vers le régime réel d’imposition et perd le bénéfice de l’abattement forfaitaire. Les meublés de tourisme classés conservent un abattement de 71 % dans la limite de 203 100 € de chiffre d’affaires.

Box exemple : 

Julie loue un appartement meublé classique à Paris et perçoit 18 000 € de loyers annuels. Avant la réforme, elle bénéficiait d’un abattement de 71 %, ce qui ramenait son revenu imposable à 5 220 €. Depuis 2025, l’abattement est de 50 %. Son revenu imposable s’élève donc à 9 000 €, soit une augmentation significative de sa base imposable. En revanche, si Julie avait obtenu le classement meublé de tourisme pour son appartement, elle aurait conservé l’abattement de 71 % et un revenu imposable de 5 220 €.

Comment calculer son revenu imposable avec l’abattement en auto-entreprise ?

Le calcul de l’abattement de l’auto-entrepreneur

Le calcul du revenu imposable d’un auto-entrepreneur repose sur la formule suivante :

Revenu imposable = Chiffre d’affaires annuel × (1 – taux d’abattement applicable)

Soit concrètement :

  • Activité de vente : CA × 29 %
  • Prestation de services BIC : CA × 50 %
  • Activité libérale BNC : CA × 66 %
Activité de vente (abattement 71 %) : Karim revend des produits artisanaux en ligne et réalise 40 000 € de CA annuel. Montant de l’abattement : 40 000 € × 71 % = 28 400 €. Revenu imposable : 40 000 € – 28 400 € = 11 600 €.
Prestation de services BIC (abattement 50 %) : Sophie est électricienne et réalise 30 000 € de CA annuel. Montant de l’abattement : 30 000 € × 50 % = 15 000 €. Revenu imposable : 30 000 € – 15 000 € = 15 000 €.
Activité libérale BNC (abattement 34 %) : Thomas est consultant et réalise 50 000 € de CA annuel. Montant de l’abattement : 50 000 € × 34 % = 17 000 €. Revenu imposable : 50 000 € – 17 000 € = 33 000 € .

Ce revenu imposable de l’auto-entrepreneur est ensuite intégré dans le revenu global du foyer fiscal et soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu, dont les tranches s’échelonnent de 0 % à 45 % selon le niveau de revenus.

Le minimum d’abattement de 305 € garanti à l’auto-entrepreneur

Un abattement minimum de 305 € est garanti par la loi à l’auto-entrepreneur, quelle que soit l’activité exercée et quel que soit le chiffre d’affaires réalisé de sa micro-entreprise. Cela signifie que même si le chiffre d’affaires de l’auto-entrepreneur est très faible (inférieur au montant qui résulterait de l’application du taux d’abattement normal), il bénéficiera toujours d’une déduction minimale de 305 €.

Julie est auto-entrepreneuse et réalise un chiffre d’affaires annuel de 500 € dans une activité libérale. L’application normale de l’abattement de 34 % donnerait une déduction de 170 €. Grâce au minimum garanti de 305 €, son revenu imposable sera de 500 € – 305 € = 195 € au lieu de 330 €.

L’intégration dans la déclaration de revenus de l’auto-entrepreneur

Votre revenu en tant qu’auto-entrepreneur est à déclarer chaque année sur le formulaire 2042 C-PRO, dans la section dédiée aux revenus des indépendants. L’auto-entrepreneur y reporte son chiffre d’affaires brut, et non le revenu après abattement, qui est calculé automatiquement par l’administration fiscale. Le montant total du chiffre d’affaires annuel à déclarer correspond à l’ensemble des sommes encaissées au cours de l’année civile, déclaré selon la catégorie applicable à son activité (BIC ventes, BIC prestations de services, BNC ou LMNP).

Abattement forfaitaire ou versement libératoire : quelle différence pour l’auto-entrepreneur ?

La différence entre l’abattement forfaitaire et le versement libératoire pour l’auto-entrepreneur est que l’abattement forfaitaire réduit le chiffre d’affaires pour calculer un revenu imposable qui est ensuite soumis au barème progressif de l’IR en fin d’année, tandis que le versement libératoire permet de payer l’impôt directement sur le chiffre d’affaires à un taux fixe et réduit, en même temps que les cotisations sociales à l’URSSAF, sans passer par le barème progressif.

Fonctionnement du versement libératoire en auto-entreprise

Le versement libératoire est un dispositif fiscal alternatif à l’abattement forfaitaire, qui permet à l’auto-entrepreneur de s’acquitter de son impôt sur le revenu en même temps que ses cotisations sociales, directement auprès de l’URSSAF. Le taux du versement libératoire est appliqué directement sur le chiffre d’affaires encaissé, sans abattement préalable. Les taux applicables sont de 1 % pour les activités de vente (BIC), 1,7 % pour les prestations de services (BIC) et 2,2 % pour les activités libérales (BNC).

Claire est rédactrice web en micro-entreprise et réalise 3 000 € de chiffre d’affaires par mois. Avec le versement libératoire à 2,2 %, elle paie chaque mois 3 000 € × 2,2 % = 66 € d’impôt sur le revenu directement à l’URSSAF en même temps que ses cotisations sociales. En fin d’année, elle n’a rien de plus à payer au titre de l’IR. Le versement libératoire a définitivement soldé son impôt. Avec l’abattement forfaitaire de 34 %, son revenu imposable annuel aurait été de 36 000 € × 66 % = 23 760 €, soumis au barème progressif de l’IR, ce qui, selon sa tranche marginale d’imposition, aurait pu représenter une charge fiscale bien supérieure.

Conditions d’éligibilité au versement libératoire en auto-entreprise

Le versement libératoire n’est pas accessible à tous les auto-entrepreneurs. Pour en bénéficier, le revenu fiscal de référence du foyer fiscal de l’année N-2 ne doit pas dépasser 29 315 € par part fiscale en 2026 (référence sur les revenus 2024). Par ailleurs, l’option pour le versement libératoire doit être exercée au plus tard le 30 septembre de l’année précédant celle au titre de laquelle elle s’applique, ou dans les 3 mois suivant la création de l’activité.

Le versement libératoire est irrévocable pour l’année en cours. Une fois l’option exercée, il n’est pas possible de revenir à l’abattement forfaitaire avant l’année suivante.

Pourquoi opter pour le versement libératoire en auto-entreprise ?

Le versement libératoire permet à l’auto-entrepreneur de payer son impôt sur le revenu au fur et à mesure des encaissements, en même temps que ses cotisations sociales à l’URSSAF, plutôt que de recevoir une régularisation fiscale en fin d’année. C’est avant tout un outil de simplicité et de gestion de trésorerie. L’impôt est lissé sur l’année et ne réserve pas de mauvaise surprise au moment de la déclaration.

Sophie est graphiste en micro-entreprise et réalise 2 000 € de chiffre d’affaires par mois. Avec le versement libératoire à 2,2 %, elle paie chaque mois 44 € d’impôt en même temps que ses cotisations sociales, soit 528 € sur l’année. Sans versement libératoire, elle ne paierait rien pendant l’année mais recevrait en fin d’année un avis d’imposition à régler en une fois, ce qui peut peser sur la trésorerie si la somme n’a pas été provisionnée.

Peut-on déduire ses charges réelles à la place de l’abattement en micro-entreprise ?

Il n’est pas possible de déduire ses charges réelles en micro-entreprise. L’abattement forfaitaire est le seul mécanisme de déduction disponible dans ce régime. Il remplace intégralement la déduction des charges réelles. Aucune dépense professionnelle (loyer, matériel, déplacements, formation) ne peut être déduite en supplément de l’abattement forfaitaire.

Cette impossibilité de déduire ses charges réelles en micro-entreprise est la contrepartie directe de la simplicité du régime. Si les charges réelles d’une activité dépassent l’abattement forfaitaire applicable (ce qui peut être le cas pour des activités nécessitant des investissements importants), le régime de la micro-entreprise devient fiscalement désavantageux. Dans ce cas, un passage au régime réel d’imposition via une entreprise individuelle (EI) classique ou une société permet de déduire l’intégralité des charges professionnelles réellement engagées.

Claire est graphiste en micro-entreprise et réalise 35 000 € de CA annuel. Elle supporte 15 000 € de charges réelles (logiciels, matériel informatique, loyer d’un bureau partagé). L’abattement forfaitaire de 34 % lui permet de déduire 11 900 €, soit moins que ses charges réelles de 15 000 €. En passant au régime réel, elle pourrait déduire l’intégralité de ses charges et réduire significativement son revenu imposable.
    L’abattement forfaitaire est le mécanisme fiscal central du régime de la micro-entreprise. Il s’élève à 71 % pour les activités de vente, 50 % pour les prestations de services BIC, 30 % pour la location meublée non professionnelle (LMNP), et 34 % pour les activités libérales BNC. Il ne s’applique qu’à l’impôt sur le revenu. Les cotisations sociales restent calculées sur la totalité du chiffre d’affaires. Il ne peut pas être remplacé par la déduction des charges réelles. Le versement libératoire constitue une alternative intéressante pour les auto-entrepreneurs dont le taux marginal d’imposition est élevé, sous réserve de respecter les conditions de revenus applicables.

FAQ

L'abattement forfaitaire change-t-il si on a plusieurs activités ?

Oui, si un auto-entrepreneur exerce plusieurs activités relevant de catégories différentes au sein d'une même micro-entreprise, chaque activité bénéficie de son propre taux d'abattement. Le chiffre d'affaires de chaque activité est déclaré séparément sur le formulaire 2042 C-PRO, et l'abattement correspondant est appliqué à chacun. L'activité principale, celle qui génère le plus de chiffre d'affaires, détermine le plafond global applicable à la micro-entreprise.

L'abattement s'applique-t-il aussi aux aides CAF comme l'APL ou la prime d'activité ?

Non, l'abattement forfaitaire ne s'applique pas au calcul des aides CAF. La CAF utilise le chiffre d'affaires brut de l'auto-entrepreneur comme base de calcul, auquel elle applique son propre abattement de 10 % pour estimer un revenu net théorique, indépendamment de l'abattement fiscal applicable à l'IR. Les deux mécanismes sont distincts et ne se cumulent pas.

Peut-on cumuler l'abattement forfaitaire avec d'autres déductions fiscales ?

Non, l'abattement forfaitaire ne peut pas être cumulé avec d'autres déductions de charges professionnelles. Il remplace intégralement la déduction des charges réelles. En revanche, l'auto-entrepreneur peut bénéficier d'autres avantages fiscaux sans lien avec ses charges professionnelles (réductions d'impôt pour dons aux associations, crédits d'impôt pour emploi à domicile…) qui s'appliquent au niveau du foyer fiscal et non au niveau de l'activité professionnelle.

L'abattement est-il le même pour une micro-entreprise en activité secondaire ?

Oui, le taux d'abattement est identique que la micro-entreprise soit exercée à titre principal ou secondaire. La seule différence tient à l'intégration du revenu imposable dans le foyer fiscal. En activité secondaire, le revenu après abattement s'ajoute aux autres revenus du foyer, ce qui peut faire monter le taux marginal d'imposition et rendre le versement libératoire plus attractif.

Que se passe-t-il si on dépasse les plafonds de la micro-entreprise ?

Si les plafonds de chiffre d'affaires sont dépassés pendant deux années consécutives (203 100 € pour les activités commerciales et 83 600 € pour les prestations de services en 2026), l'auto-entrepreneur bascule automatiquement vers le régime de l'entreprise individuelle au régime réel. Il peut alors déduire ses charges réelles mais doit tenir une comptabilité complète et déposer une liasse fiscale.

L'abattement auto-entrepreneur s'applique-t-il aux cotisations sociales ?

Non, l'abattement forfaitaire ne s'applique pas aux cotisations sociales. Celles-ci sont toujours calculées sur la totalité du chiffre d'affaires encaissé, sans aucun abattement préalable. Seul l'impôt sur le revenu bénéficie de l'abattement forfaitaire. C'est l'une des distinctions importantes entre la fiscalité et le régime social de la micro-entreprise.
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Camille

Juriste spécialisée en droit des affaires, Camille Rougeau transforme des notions juridiques complexes en contenus clairs et accessibles chez LegalPlace, pour que chaque entrepreneur puisse comprendre ses droits.

Dernière mise à jour le 20/05/2026

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Bonjour
Auto entrepreneur depuis cette année, je suis un peu perdu dans les démarches.
Surtout au sujet de l’abattement de 70% : quand je fait par exemple 1000€ de CA que dois je déclarer à l’URSSAF ? 1000€ ou 300€ ?
Et même question pour la CAF pour la prime pour l’emploi ?

Bonjour,
En tant qu’auto-entrepreneur, vous devez toujours déclarer à l’URSSAF le chiffre d’affaires réel encaissé, donc 1000 € dans votre exemple, sans appliquer vous-même l’abattement. L’URSSAF calcule vos cotisations sociales sur ce montant.

Pour la CAF, vous devez aussi déclarer le chiffre d’affaires brut, et c’est elle qui applique l’abattement forfaitaire (ex. : 71 % pour la vente, 50 % ou 34 % pour les services selon l’activité) afin d’estimer vos revenus professionnels pour la prime d’activité.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour, l’activité des deux premiers trimestres de ma première année a généré un CA de 34701 € (activité commerciale). Quel est l’abattement que je dois produire (ou non) et le taux de cotisations URSSAF pour ma déclaration d’auto-entrepreneur ? Merci.

Bonjour,

Un auto-entrepreneur pratiquant une activité commerciale bénéficient d’un abattement de 71% pour les activité de vente sur le CA avant impôt et d’un taux de :
– 12,3 % pour les activités d’achat-vente de marchandises (BIC)
– 21,2 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales (BIC).
En espérant avoir su répondre à vos interrogations.
L’équipe LegalPlace

Bonjour, mon conjoint est autoentrepreneur depuis 1 an déja et l’abattement de 50 pour cent n’y est plus ? est ce normal car il me semblait que c’était pendant 2 ans ?

Bonjour,
En effet, pendant les deux premières années d’activité en tant qu’auto-entrepreneur, l’abattement de 50% est appliqué de manière automatique. Cela signifie que la moitié de votre chiffre d’affaires est exonérée d’impôts et de cotisations sociales.
En vous souhaitant une agréable journée,
L’équipe LegalPlace

Bonjour,
En moment de notre déclaration au impôts dois t’on appliquer l’abbattement forfaitaire sur le CA (cad faire le calcul soit même) avant de le mettre dans la case prevue a cet effet où bien doit on mettre directement notre CA puis l’abattement sera considéré par l’administration de manière automatique ? Merci

Bonjour,
Lors de votre déclaration d’impôts, vous devez indiquer votre chiffre d’affaires brut, c’est-à-dire le montant total de vos recettes. L’abattement forfaitaire applicable sera ensuite calculé par l’administration fiscale de manière automatique, en fonction de votre activité.
En vous souhaitant une agréable journée,
L’équipe LegalPlace

Bonjour,

Question sur la retraite complémentaire
Il se peut qu’à l’avenir je travaille par périodes comme consultant (auto entrepreneur).
J’ai cru comprendre qu’on cotisait en même temps pour la retraite de base et pour la complémentaire.
– Comment peut-on calculer le nombre de points obtenus en fonction du CA réalisé ?
– Peut-on verser à l’URSSAF un complément de cotisations afin d’obtenir des points de retraite supplémentaires ?
Je souhaiterais juste obtenir au minimum le même nb de points que j’avais avec mon job salarié.

Bonjour,
Votre situation est complexe et nécessite l’avis d’un professionnel.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat, qui saura vous renseigner.
En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace.

bonjour,
je suis auto entrepreneur, je travaille pour UBER entre autre. La CAF me demande mes revenus trimestriels pour le calcul de la prime d’activité. Ils ont changé leur mode de collecte d’informations et demandent maintenant le revenu après abattement fiscal. Me concernant dois-je appliquer le taux de 71% en abattement fiscal, vis à vis de mon activité ?
Si j’ai un chiffre d’affaires de 1000, après abattement fiscal cela fait 290, OK ?
Merci de votre aide

Bonjour,
Si vous exercez une activité de chauffeur/taxi, votre activité relève donc des activités de prestations de services BIC. Le taux d’abattement applicable sera alors de 50%.
En vous souhaitant une agréable journée,
L’équipe LegalPlace

Bonjour, Pour être sûr d’avoir bien compris, si je réalise un chiffre d’affaire de disons 10 000 € en profession libérale non réglementée, ce que je reporte aux impôts c’est bien 10 000 – les 34 % d’abattement ? Soit 10 000 – 3 400, donc 6600 ? Et ce serait là-dessus que sont ensuite déduits toutes les cotisations et impôts sur le revenu ? Dans le cas de figure où je suis aussi salarié en CDI à côté, et donc que j’ai déjà un revenu fiscal, c’est bien le montant de 6 600 € qui se rajoute ? Merci… Lire la suite »

bonjour Les cotisations sociale seront calculées sur le chiffre d’affaire total sans abattement D’ou les déclarations mensuelles ou trimestrielles a l’URSSAF (22% environ) Ensuite, sur ce même chiffre d’affaire (total), on applique l’abattement forfaitaire ce qui défini le montant pris en compte pour l’imposition sur le revenu… Ex : j’ai 10 000€ de C.A j’aurai payé tout les mois ou trimestres mes 22% 10 000€ – 2200€ = 7800€ En fin d’année je déclare mon C.A soit : 10 000€ l’abattement forfaitaire est appliqué sur ce chiffre d’affaire – disons 34% 10 000€ – 3400€ = 6600 cela donne la… Lire la suite »

Bonjour,

Le micro-entrepreneur doit déclarer le chiffre d’affaires réalisé. Par la suite, c’est l’administration qui appliquera l’abattement applicable à votre activité afin d’obtenir le bénéfice imposable.

En espérant que notre réponse vous sera utile.
L’équipe LegalPlace

bonjour,
lorsque vous indiquez le seuil de 9675 € de CA pour prétendre à l’acquisition de 4 trimestres pour la retraite, me confirmez-vous que ce montant et abattement déduit soit un CA réel d’environ 14660€
Vous en remerciant

Bonjour,

Le chiffre d’affaires utilisé pour la validation des trimestres sous le régime de la micro-entreprise n’est pas le chiffre d’affaires réel, mais correspond à son montant après abattement.

Nous espérons avoir su répondre à vos interrogations et vous souhaitons bon courage dans vos démarches.

L’équipe LegalPlace

Bonjour,
En micro-entreprise, j’ai besoin d’un document officiel, destiné à l’assurance maladie pour indemnités journalières, où apparait mon revenu annuel après abattement forfaitaire (et non mon CA annuel !). L’URSSAF me communique uniquement le relevé de situation avec mon CA et mon montant cotisé…
Merci pour votre aide !

Bonjour,
Nous vous conseillons de contacter directement votre URSSAF afin de le leur demander.
En vous souhaitant bon courage dans vos démarches.
L’équipe LegalPlace

Rédigé par

Camille

Juriste spécialisée en droit des affaires, Camille Rougeau transforme des notions juridiques complexes en contenus clairs et accessibles chez LegalPlace, pour que chaque entrepreneur puisse comprendre ses droits.