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  • La création d’une SASU en autonomie permet de limiter les dépenses aux seuls frais légaux obligatoires.
  • Le parcours administratif de création d’une SASU s’effectue désormais exclusivement de manière dématérialisée via le Guichet unique INPI.
  • La rédaction des statuts est l’acte juridique fondateur qui définit les règles de fonctionnement de votre SASU.
  • Le capital social minimum de la SASU est fixé à 1 euro mais un montant plus élevé renforce votre crédibilité bancaire.

Pour créer sa SASU soi-même en 2026, il vous suffit de rédiger vos statuts, de déposer votre capital, de publier une annonce légale (142 € HT) et de valider votre dossier sur le Guichet unique. Bien que la gestion directe de ces formalités soit possible, LegalPlace vous permet de sécuriser chaque étape grâce à nos conseillers dédiés, vous garantissant l’obtention de votre numéro SIRET rapidement sans erreur administrative.

Qu’est-ce qu’une SASU et pourquoi la créer soi-même ?

La SASU est une forme juridique permettant à un entrepreneur seul de piloter une véritable société commerciale tout en protégeant ses biens.

Définition de la SASU

La SASU ou Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle est une société commerciale qui ne compte qu’un seul actionnaire, lequel peut être une personne physique ou une personne morale.

La SASU dispose d’une personnalité juridique propre, ce qui signifie qu’elle possède son propre nom, son propre patrimoine et son propre domicile indépendant de celui de son créateur.

La particularité majeure de la SASU réside dans sa souplesse statutaire. Contrairement à d’autres formes sociales comme l’EURL, la loi laisse à l’associé unique une grande liberté pour organiser le fonctionnement de sa société via les statuts.

Avantages de la SASU : responsabilité limitée, imposition flexible, crédibilité commerciale

Le principal atout de la SASU réside dans la séparation des patrimoines qui protège vos économies personnelles des risques professionnels. La SASU permet aussi de choisir entre l’impôt sur les sociétés (IS) ou l’impôt sur le revenu (IR) pendant 5 ans pour optimiser votre fiscalité selon vos besoins.

Quand choisir la SASU plutôt que micro-entrepreneur ou EURL ?

Le choix de la SASU repose sur la création d’une personnalité morale qui garantit une étanchéité entre vos actifs personnels et les engagements de la société. Contrairement au micro-entrepreneur dont le patrimoine peut être engagé par les dettes professionnelles, l’associé unique de SASU limite contractuellement sa responsabilité au montant de ses apports. Si cette protection juridique est identique à celle de l’EURL, la SASU se distingue par une souplesse de gestion supérieure pour piloter son activité au quotidien.

Lucas crée une SASU avec un capital de 2 000 €. Suite à un impayé client, sa société doit 15 000 € à un fournisseur. Grâce à la responsabilité limitée, Lucas ne perd que ses 2 000 € de capital : son compte personnel et ses meubles ne peuvent pas être saisis pour payer le solde de la dette.

Sur le plan fiscal, la SASU permet de déduire l’intégralité de vos charges réelles, comme le loyer ou le matériel, avant d’être imposé sur le bénéfice net. En micro-entreprise, l’imposition est calculée sur le chiffre d’affaires brut, ce qui s’avère pénalisant dès que vos frais d’exploitation augmentent. Concernant l’EURL, bien qu’elle puisse aussi opter pour l’impôt sur les sociétés afin de piloter votre revenu personnel, la SASU reste privilégiée pour la distribution des dividendes.

L’arbitrage sur les revenus constitue l’avantage majeur de la SASU face à l’EURL. En EURL, les dividendes versés au gérant sont assujettis aux cotisations sociales des travailleurs indépendants, soit environ 45 %, dès qu’ils dépassent 10 % du capital social. À l’inverse, les dividendes en SASU ne supportent aucune cotisation sociale et sont uniquement soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 %. Ce statut est donc idéal pour l’entrepreneur qui souhaite maximiser ses revenus nets annuels en combinant un maintien de salaire et un versement de dividendes optimisé.

Comparaison rapide : SASU vs micro-entrepreneur vs EURL vs SAS

Choisir la bonne structure entre la SASU, l’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée), la micro-entreprise et la SAS nécessite de comparer les coûts de fonctionnement et la protection offerte en 2026 par ces quatre formes juridiques.

Structure Coût création (frais légaux) Responsabilité Imposition Comptabilité
SASU environ 195€ HT Limitée IS (option IR) Complète
Micro-entrepreneur Gratuit Illimitée (sauf résidence) IR (Forfait) Simplifiée
EURL environ 177€ HT Limitée IR (option IS) Complète
SAS environ 252€ HT Limitée IS (option IR) Complète

SASU : responsabilité limitée au capital apporté

En tant qu’associé unique en SASU, vous bénéficiez d’une séparation stricte entre votre patrimoine personnel et celui de la société. En cas de faillite, votre perte est limitée au montant de votre apport au capital (minimum 1€).

Sur le plan social, le président de la SASU est “assimilé-salarié“, ce qui lui offre une protection proche de celle d’un cadre (retraite, sécurité sociale), bien qu’il ne cotise pas à l’assurance chômage.

Micro-entrepreneur : simplicité mais responsabilité exposée

Le régime de la micro-entreprise n’est pas une société, mais un régime de l’entreprise individuelle (EI) rattachée directement à la personne physique de l’entrepreneur.
Contrairement à la SASU, il n’y a pas de création d’une “personne morale” distincte de vous. Vous et votre entreprise ne faites qu’un sur le plan juridique.

Si le régime de la micro-entreprise permet une comptabilité ultra-réduite (simple journal des recettes), il présente des risques, la responsabilité est en principe totale sur vos biens personnels. De plus, vous ne pouvez pas déduire vos frais réels (loyer, matériel, déplacements), car l’impôt est calculé sur votre chiffre d’affaires brut après un abattement forfaitaire, ce qui peut devenir pénalisant si votre activité nécessite des investissements importants

EURL : le régime du travailleur non-salarié (TNS)

L’EURL est une SARL (société à responsabilité limitée) à associé unique.

Contrairement à la SASU, le gérant de l’EURL est rattaché à la Sécurité Sociale des Indépendants (ex-RSI). Les cotisations sociales sont moins élevées que dans une SASU (environ 45% du salaire net contre 75% en SASU), mais elles s’appliquent sur une partie des dividendes, ce qui limite les stratégies d’optimisation fiscale en fin d’année.

L’EURL est une structure très encadrée par la loi, laissant moins de liberté que la SASU dans la rédaction des statuts.

SAS : la structure évolutive pour s’associer

La SAS (Société par Actions Simplifiée) fonctionne exactement comme la SASU, mais avec deux associés ou plus. C’est la structure préférée des startups car elle permet d’intégrer facilement de nouveaux investisseurs. Pour les statuts de la SAS vous pouvez définir librement les règles de prise de décision, de sortie d’un associé ou de répartition des pouvoirs. Elle offre la même protection du patrimoine et le même statut d’assimilé-salarié pour ses dirigeants.

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Pourquoi créer sa SASU soi-même ?

Choisir de créer sa SASU soi-même est une décision stratégique qui permet de s’impliquer dès le premier jour dans la structure juridique de son projet mais cette décision peut comporter des risques.

Les avantages de créer sa SASU soi-même

Le premier moteur de l’auto-création de la SASU est l’économie substantielle réalisée sur les frais de conseil. En évitant de mandater un cabinet pour la rédaction personnalisée des statuts, un entrepreneur économise entre 500 € et 1 500 €.
Cette démarche permet également de s’approprier le fonctionnement interne de sa société et de comprendre les rouages du Guichet unique. En maîtrisant chaque étape, de la publication de l’annonce légale au dépôt du capital, le dirigeant gagne en agilité pour les futures prises de décisions de son entreprise.

Les risques de créer sa SASU soi-même

Toutefois, l’absence d’accompagnement comporte des risques réels pour le calendrier de lancement de la SASU. La rédaction des statuts de SASU étant libre, un manque d’expérience peut mener à l’oubli de clauses essentielles ou à l’insertion de mentions contradictoires. Toute erreur de saisie sur le portail de l’INPI ou une pièce justificative non conforme entraîne le rejet du dossier par le greffe. Ces blocages administratifs génèrent des retards de plusieurs semaines pour l’obtention du Kbis et des coûts supplémentaires, notamment pour la publication d’annonces légales rectificatives.

Utiliser une plateforme comme LegalPlace constitue un compromis efficace pour sécuriser son projet à moindre coût.

Le saviez-vous ? LegalPlace vous accompagne de A à Z dans la création de votre entreprise : génération des statuts, publication de l'annonce légale, dépôt du dossier au Guichet unique INPI. Vous répondez à quelques questions, LegalPlace gère toutes les formalités.

Quels coûts réels prévoir pour créer une SASU soi-même en 2026 ?

Même en gérant vos formalités de création en autonomie, la création d’une SASU a un coût, vous devez vous acquitter de frais légaux incompressibles.

Frais incompressibles obligatoires en 2026 : l’immatriculation légale

Les frais incompressibles de création d’une SASU couvrent trois étapes :

  • La publication de l’annonce légale de création de votre SASU ;
  • L’inscription au Registre du commerce et des Sociétés (RCS);
  • L’enregistrement obligatoire au Registre des Bénéficiaires Effectifs (RBE).

Le règlement des frais incompressibles de création d’une SASU s’effectue lors de la validation de votre dossier sur le portail du Guichet unique.

Détail des montants : le budget minimum de 195,16 € HT

Poste de dépense France Métropolitaine & autres DOM La Réunion & Mayotte Utilité de la démarche
Annonce Légale (forfait) 142 € HT 167 € HT Publicité officielle de la création
Immatriculation RNE & RCS 33,83 € 33,83 € Inscription aux registres de l’État
Bénéficiaires Effectifs (RBE) 19,33 € 19,33 € Identification de l’actionnaire unique
TOTAL (HT) 195,16 € 220,16 € Budget légal minimum

Coûts optionnels : protection et domiciliation de votre activité

Au-delà des frais obligatoire pour la création de votre SASU, vous pouvez choisir d’investir dans des services complémentaires pour renforcer votre structure.

Le dépôt de votre marque auprès de l’INPI (190 € pour une classe)  peut être utile pour protéger votre nom commercial.

De même, si vous ne souhaitez pas domicilier votre SASU à votre adresse personnelle, un contrat de domiciliation commerciale (dès 20 €/mois) permet de séparer vie privée et vie professionnelle tout en bénéficiant d’une adresse prestigieuse.

Le saviez-vous ? Avec LegalPlace, domiciliez votre entreprise en ligne en quelques minutes : pas de paperasse, pas de déplacement. Vous obtenez une adresse de siège social conforme pour votre immatriculation au Guichet unique INPI.

Comparatif création en autonomie vs accompagnement : quel gain financier ?

Le choix de la méthode de création dépend de l’équilibre que vous souhaitez trouver entre votre budget et votre besoin de sécurité juridique. En choisissant de créer sa SASU vous-même ou via une plateforme comme LegalPlace, vous réalisez une économie immédiate sur les honoraires de conseil, qui s’élèvent généralement entre 800 € et 1 500 € chez un professionnel. Ce gain de trésorerie est précieux pour financer vos premiers outils de gestion ou renforcer votre capital social.

Critères Seul (en autonomie) LegalPlace Avocat / Expert-comptable
Prix  0 € ( + frais administratifs) À partir de 0 € (+ frais administratifs) > 800 € à 1 200 €
Frais obligatoires Frais administratifs seuls Frais administratifs seuls Frais administratifs + Honoraires
Rapidité > 1 semaine (risques d’erreurs) Dossier prêt en 24 heures > 1 semaine (selon disponibilité)
Complexité Statuts et documents à rédiger seul Formulaire intuitif en 5 minutes Allers-retours par e-mails
Gestion du Greffe Allers-retours fréquents Prise en charge totale du dépôt Gestion complète par le cabinet
Services inclus Aucun Assistance, RBE, Annonce légale Conseil juridique et comptabilité
Profil adapté Projet ultra-simple, budget zéro Entrepreneur pressé, besoin de sécurité Projet complexe, levée de fonds

Checklist avant de créer sa SASU soi-même

Avant de lancer les procédures administratives de création de votre SASU sur le Guichet unique, vous devez valider les éléments structurants de votre projet pour garantir la solidité de votre dossier :

  • Dénomination sociale ;
  • Domaine d’activité ;
  • Capital social;
  • Siège social;
  • Régime d’imposition;

Dénomination sociale : vérification de l’unicité et de la disponibilité

Le nom de votre SASU est son identité officielle.Avant de rédiger vos statuts, vous devez vérifier sur la base de données de l’INPI que le nom choisi n’est pas déjà utilisé par une autre entreprise dans un secteur d’activité similaire ou protégé par une marque.

Attention : Si vous utilisez un nom pour votre SASU déjà pris pour une autre société, vous vous exposez à des poursuites pour concurrence déloyale ou contrefaçon.

Domaine d’activité : définition de l’objet social et code NAF

L’objet social décrit l’ensemble des activités que votre SASU compte exercer. Il doit être rédigé avec précision mais rester suffisamment large pour permettre à votre entreprise d’évoluer sans avoir à modifier les statuts plus tard. C’est à partir de cette description que l’INSEE vous attribuera votre code NAF (Nomenclature d’Activités Française), qui détermine notamment votre convention collective et votre régime de risque professionnel.

Bon à savoir :Une rédaction trop vague de l’objet social de la SASU expose votre dossier à un rejet immédiat par le greffe. Si votre objet social est jugé non conforme, vous devrez modifier vos statuts et payer à nouveau des frais de publication d’annonce légale pour corriger l’erreur.
Sophie souhaite lancer une activité de rédaction web. Si elle rédige son objet social de SASU de manière trop restrictive en indiquant uniquement « rédaction d’articles de blog », elle devra payer des frais pour modifier ses statuts dès qu’elle voudra proposer des prestations de formation ou de conseil en stratégie digitale. Elle rédige donc un objet social plus large incluant « la création de contenus sous toutes ses formes, le conseil en communication et la formation ». Grâce à cette précision, l’INSEE lui attribue le code NAF 70.21Z (Conseil en relations publiques et communication), parfaitement adapté à son évolution future.

Capital social : montant minimal et types d’apports en 2026

Le capital social de la SASU représente les ressources apportées à la société lors de sa création pour financer son démarrage. Bien qu’un montant de 1 € soit légalement acceptable, un capital trop faible peut freiner l’obtention de crédits bancaires ou la confiance de vos fournisseurs.

Pour constituer le capital de votre SASU vous pouvez réaliser des apports en numéraire (argent) ou des apports en nature (matériel, brevet). Pour les apports en argent, la loi impose de verser au moins 50 % de la somme dès l’immatriculation.

Siège social : choix de l’adresse et justificatifs d’occupation

Le siège social est l’adresse administrative et juridique de votre SASU qui détermine sa nationalité et le tribunal compétent en cas de litige.
Vous pouvez domicilier votre société à votre domicile personnel (sous réserve des règles du bail ou de copropriété et dans la limite de 5 années), dans un local commercial ou via un contrat de domiciliation.

Bon à savoir : Un justificatif de jouissance des locaux (facture d’énergie, bail ou attestation d’hébergement) de moins de 3 mois est indispensable pour votre dossier de création de SASU.

Régime d’imposition : arbitrage entre impôt sur le revenu ou sur les sociétés

Le choix du régime fiscal de la SASU est une décision stratégique qui impacte directement votre rentabilité. Par défaut, la SASU est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS), mais vous pouvez opter pour l’impôt sur le revenu (IR) pour une durée de 5 ans maximum sous certaines conditions.
À l’IS, c’est la société qui est taxée sur son bénéfice, alors qu’à l’IR, les résultats sont imposés directement au niveau de votre déclaration de revenus personnelle.

Étape 1 : Rédaction des statuts de la SASU

La rédaction des statuts est l’étape juridique la plus complexe lorsque vous décidez de créer votre SASU vous-même.

Que sont les statuts de la SASU ?

Les statuts de la SASU sont un acte écrit (sous seing privé ou par acte notarié) qui organise le fonctionnement de la société et régit les rapports entre l’associé unique, le président et les tiers (banques, clients, État). C’est ce document qui donne naissance à la “personne morale”. Ils doivent être rédigés et paraphés avant même de pouvoir solliciter l’ouverture d’un compte professionnel pour le dépôt du capital.

Mentions obligatoires dans les statuts de la SASU

Pour être valides en 2026, les statuts de la SASU doivent mentionner :

  • La forme juridique (SASU) ;
  • La dénomination sociale ;
  • L’adresse exacte du siège social ;
  • La durée de la société (qui ne peut excéder 99 ans) ;
  • Le montant du capital social ;
  • L’objet social, qui définit les limites de l’activité légale de votre entreprise.
Attention : L’omission d’une seule de ces mentions dans les statuts de la SASU peut entraîner le rejet pur et simple de votre immatriculation par le Guichet unique.

Clauses librement négociées : restrictions et pouvoirs

La force de la SASU réside dans sa souplesse. L’associé unique dispose d’une grande liberté pour organiser la direction. Vous pouvez insérer des clauses spécifiques sur les modalités de nomination et de révocation du président, l’étendue de ses pouvoirs vis-à-vis des tiers, ou encore les règles relatives à la transmission des actions si vous envisagez d’accueillir des associés plus tard.
Vous pouvez également prévoir des clauses de “préemption” ou d’agrément, indispensables pour garder le contrôle sur l’entrée de futurs investisseurs.

Bon à savoir : La clause de préemption permet à l’associé actuel d’être prioritaire pour racheter les actions qu’un autre associé souhaiterait vendre à un tiers. La clause d’agrément, quant à elle, impose d’obtenir l’accord préalable de l’associé (ou d’un organe de direction) avant qu’un nouvel arrivant ne puisse entrer au capital.
Maxime souhaite créer sa SASU soi-même pour lancer sa start-up de biotechnologie. Il anticipe l’entrée d’investisseurs l’année prochaine et insère dès la rédaction des statuts une clause de « préemption ». Cette clause lui garantit qu’en cas de future levée de fonds, il sera prioritaire pour racheter les actions si un investisseur souhaite partir, évitant ainsi qu’un inconnu ne prenne le contrôle de sa société. Il ajoute également une clause limitant ses propres pouvoirs de président pour les achats supérieurs à 50 000 €, une sécurité rassurante pour ses futurs partenaires financiers.

Utiliser un modèle de statuts vs rédiger sur mesure : avantages et inconvénients

Utiliser un modèle fiable est la solution la plus rapide et économique pour créer sa SASU soi-même sur des activités standards (conseil, commerce, services). Un modèle de qualité garantit le respect des dernières réformes de 2026.

Bon à savoir : Retrouvez notre modèle de statuts de la SASU ici.

Une rédaction des statuts par un professionnel peut être préférable pour des projets complexes, comme les sociétés technologiques avec des besoins spécifiques en propriété intellectuelle, mais elle engendre des coûts d’honoraires importants qui peuvent freiner le lancement.

Étape 2 : Dépôt du capital social de la SASU

Le capital social représente la caution de votre société face à ses partenaires. Pour créer sa SASU soi-même, il est impératif de bloquer ces fonds sur un compte temporaire jusqu’à l’immatriculation définitive.

Où ouvrir un compte professionnel ?

Pour créer votre SASU vous-même, vous avez le choix entre une banque traditionnelle ou une solution de paiement moderne comme LPpro.

LegalPlace Pro est conçu pour accélérer votre immatriculation grâce à plusieurs avantages clés.

  • Vous pouvez effectuer le dépôt de votre capital en seulement 5 minutes directement en ligne ;
  • Vous recevez votre certificat de dépôt de fonds 12h après la réception de votre virement ;
  • Cette solution vous permet de gagner environ 7 jours sur le délai classique constaté en banque de réseau ;
  • Vous profitez d’un IBAN français, d’une carte Mastercard et d’un outil complet pour gérer vos devis ainsi que votre comptabilité ;
  • Vos fonds sont protégés à hauteur de 100 000 € car ils sont cantonnés dans une grande banque européenne.

Le saviez-vous ? Avec LegalPlace, ouvrez votre compte bancaire professionnel en ligne rapidement et sans démarches complexes. Une solution pensée pour les entrepreneurs qui veulent séparer leurs finances personnelles et professionnelles dès la création.

La procédure du dépôt de capital social de la SASU

La procédure de dépôt de capital de la SASU consiste à transférer les fonds (le montant indiqué dans vos statuts) sur un compte bloqué ouvert au nom de la “société en formation”. Une fois l’argent réceptionné, l’établissement financier vous délivre une attestation de dépôt de capital qu’il faudra remettre au Guichet Unique.

Bon à savoir : Une fois le Kbis de la SASU reçu, les fonds sont débloqués et deviennent disponibles sur le compte courant de la SASU pour financer vos premières dépenses.

Apports en nature en SASU

Si vous ne disposez pas de liquidités, vous pouvez apporter des biens à votre SASU (matériel informatique, brevet, véhicule professionnel). Ces apports doivent être listés dans les statuts avec une valeur précise.

En 2026, si la valeur totale des apports en nature en SASU dépasse 30 000 € ou si elle représente plus de la moitié du capital social, vous devez obligatoirement nommer un commissaire aux apports pour certifier cette évaluation.

Attention : Une surévaluation délibérée des apports en nature pour gonfler artificiellement le capital de la SASU peut engager votre responsabilité personnelle pendant 5 ans vis-à-vis des tiers et des créanciers de la société.
Thomas lance une activité de production audiovisuelle et apporte son matériel de tournage d’une valeur de 5 000 € à la SASU.  Il a rédigé un rapport d’évaluation annexé aux statuts pour justifier ce montant, évitant ainsi de devoir décaisser cette somme en numéraire.

Étape 3 : Publication de l’annonce légale de création de la SASU

La création d’une personne morale est un acte public qui doit faire l’objet d’une parution officielle pour informer les tiers (concurrence, créanciers, administration).

Où publier l’annonce légale de création de la SASU ?

La publication de l’annonce légale de création de la SASU doit être effectuée dans un support habilité à recevoir des annonces légales (SHAL) situé dans le département où vous fixez votre siège social. Il peut s’agir d’un journal papier traditionnel ou d’un service de presse en ligne (SPEL). L’essentiel est d’obtenir l’attestation de parution, qui est le document numérique à joindre à votre dossier INPI.

Combien ça coûte en 2026 ?

Le tarif de l’annonce légale pour créer sa SASU est forfaitaire. Pour l’année 2026, le montant est de 142 € HT dans la majorité des départements et de 167 € HT pour La Réunion et Mayotte.

Contenu obligatoire de l’annonce de création de la SASU

Pour être conforme aux exigences du Greffe en 2026, l’annonce légale de création de la SASU  doit mentionner :

  • La dénomination sociale de la SASU ;
  • La forme juridique (SASU) ;
  • L’objet social de la SASU ;
  • La durée de la SASU ;
  • L’adresse du siège social ;
  • Le montant du capital social de la SASU ;
  • L’identité du dirigeant ;
  • L’indication du greffe où sera immatriculée la SASU.

Étape 4 : Dépôt du dossier de création de la SASU au Guichet unique INPI

Le dépôt de création de la SASU au Guichet Unique est l’étape de validation finale où vous transmettez l’intégralité de vos justificatifs pour obtenir votre existence légale.

Documents à préparer pour un dossier complet

Pour que votre dossier soit traité sans délai par l’administration, vous devez réunir :

  • Un exemplaire des statuts datés et signés par l’associé unique ;
  • L’attestation de parution de l’annonce légale ;
  • Le certificat de dépôt des fonds délivré par votre banque ;
  • Un justificatif de siège social (bail, facture d’électricité ou attestation d’hébergement) ;
  • Une déclaration de non-condamnation et une attestation de filiation signées par le Président.

Dépôt en ligne via le Guichet unique

Le portail de l’INPI est désormais l’unique interface pour immatriculer votre SASU. Bien que dématérialisée, la saisie reste technique et la moindre erreur peut bloquer votre dossier. Pour sécuriser cette étape, l’accompagnement LegalPlace permet de simplifier le processus en quelques étapes clés. Vous renseignez vos informations via un questionnaire intuitif pour générer votre dossier. Le dépôt des pièces justificatives sur le Guichet est entièrement pris en charge et vous recevez votre numéro SIRET et votre inscription au RNE sous quelques jours.

Étape 5 : Déclaration des bénéficiaires effectifs de la SASU

Obligation légale de déclarer les bénéficiaires effectifs (RBE)

Le registre des bénéficiaires effectifs identifie la personne physique qui exerce le contrôle final sur la SASU. Même si vous avez choisi de créer votre SASU vous-même et que vous détenez 100 % des actions, vous devez formellement déclarer cette détention. Le but est de lutter contre l’opacité des montages financiers et le blanchiment d’argent.

Procédure de déclaration des bénéficiaires effectifs : coût et délai

La déclaration des bénéficiaires effectifs se remplit directement sur l’interface du Guichet unique lors de la création. En 2026, les frais de greffe pour cette inscription sont de 19,33 €.

Schéma sur création d'une SASU

Quelles sont les démarches administratives après l’immatriculation de la SASU ?

Une fois votre extrait Kbis en main, votre SASU existe légalement, mais elle n’est pas encore totalement opérationnelle.

Après l’immatriculation de la SASU il est nécessaire de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro) afin de couvrir les dommages que vous pourriez causer à des tiers dans le cadre de votre métier.

Le saviez-vous ? Un sinistre non couvert peut mettre en péril votre activité. Avec LegalPlace, vous êtes orienté vers les bonnes garanties (responsabilité civile, protection juridique, multirisque) pour anticiper les risques et exercer en toute tranquillité.

Après l’immatriculation de la SASU vous devez également mettre en place des outils de facturation certifiés qui respectent les dernières normes de facturation électronique obligatoires.

Le saviez-vous ?Avec LegalPlace, créez vos devis et factures conformes en quelques clics grâce à un logiciel de facturation intuitif. Numérotation automatique, mentions obligatoires, calcul de la TVA : tout est intégré.

La comptabilité de la SASU post-création : quand faire appel à un expert-comptable ?

La SASU impose une rigueur comptable et une transparence financière bien supérieures à celles de l’entreprise individuelle.

Obligations comptables minimales de la SASU

La gestion d’une SASU vous oblige à une tenue rigoureuse de vos comptes tout au long de l’année.

  • Vous devez tenir quotidiennement un livre-journal qui répertorie l’ensemble des mouvements financiers de l’entreprise par ordre chronologique ;
  • Vous avez l’obligation de maintenir un grand livre regroupant toutes les opérations par compte comptable spécifique ;
  • Chaque année, vous devez établir des comptes annuels comprenant un bilan, un compte de résultat et une annexe simplifiée.
Bon à savoir : Les documents comptables de la SASU doivent être déposés au Greffe après avoir été approuvés par l’associé unique lors d’une décision formelle.

Tenue des comptes : logiciel de gestion vs expert-comptable

Pour ceux qui ont choisi de créer leur SASU eux-mêmes, la gestion quotidienne peut être largement simplifiée par la technologie.

Vous pouvez utiliser un logiciel de comptabilité en ligne pour automatiser la saisie des flux bancaires simples et le suivi de vos dépenses de la SASU.

Le saviez-vous ? Toute entreprise a des obligations comptables (bilan, compte de résultat, déclarations fiscales…). ComptaPlace vous accompagne pour rester conforme aux exigences légales en toute tranquillité, et éviter les sanctions en cas de contrôle fiscal.

L’accompagnement par un expert-comptable en SASU peut  être utile pour valider vos choix fiscaux et optimiser votre rémunération entre salaire et dividendes. L’expert-comptable sécurise vos déclarations annuelles de TVA et de l’impôt sur les sociétés afin d’éviter tout risque d’erreur face à l’administration fiscale. Ce professionnel vous apporte également un conseil stratégique lors de la clôture de l’exercice pour arbitrer sur le report à nouveau des bénéfices.

Bon à savoir : L’absence de tenue d’une comptabilité régulière et sincère est considérée comme une faute de gestion grave. Elle peut entraîner la responsabilité personnelle du président sur ses propres biens en cas de difficultés financières de la société.
    Pour réussir à créer sa SASU soi-même en 2026, la clé réside dans une préparation rigoureuse des statuts et le respect du calendrier administratif. En prévoyant un budget d’environ 195 € HT pour les frais légaux et en déposant votre capital auprès d’un établissement réactif, vous pouvez obtenir votre Kbis en une dizaine de jours via le Guichet unique. Des solutions comme LPPro ou ComptaPlace restent à votre disposition pour simplifier ces étapes techniques et sécuriser votre comptabilité, vous permettant ainsi de vous lancer sereinement.

FAQ

Quel est le capital social minimum pour créer une SASU ?

Le capital social minimum légal pour créer une SASU est fixé à 1 euro. Toutefois, pour garantir la crédibilité de votre entreprise auprès des banques et des partenaires commerciaux, il est souvent nécessaire de déposer un capital d'au moins 500 à 1 000 euros.

Combien de temps faut-il pour créer une SASU soi-même ?

Le délai moyen constaté pour créer une SASU soi-même est d'environ 8 jours ouvrés à compter du dépôt du dossier complet sur le Guichet unique. Ce temps inclut le traitement par l'INPI et l'attribution de vos numéros d'identification par l'INSEE.

Puis-je créer une SASU avec un associé au lieu d'être seul ?

Non, par définition la SASU est unipersonnelle. Si vous souhaitez créer une société avec au moins un associé, vous devez opter pour la forme juridique de la SAS (Société par Actions Simplifiée) classique, dont les formalités de création restent très proches.

La SASU est-elle soumise à la TVA obligatoirement ?

La SASU est assujettie à la TVA par principe. Cependant, si votre chiffre d'affaires reste inférieur aux seuils de la franchise en base de TVA, vous pouvez être dispensé de la facturer et de la déclarer, ce qui simplifie votre gestion quotidienne.

Puis-je modifier les statuts après l'immatriculation ?

Il est tout à fait possible de modifier vos statuts tout au long de la vie de la SASU pour changer d'adresse, d'objet social ou augmenter le capital. Ces modifications nécessitent une décision formelle de l'associé unique et une inscription modificative au RNE.

Quelles sont les différences entre SASU et EURL ?

La différence majeure entre SASU et EURL réside dans le statut social du dirigeant : le président de SASU est assimilé-salarié (mieux protégé mais plus coûteux), tandis que le gérant d'EURL est travailleur non-salarié (TNS). La SASU offre également plus de liberté contractuelle dans ses statuts.

Suis-je obligé de faire appel à un avocat pour créer une SASU ?

Aucune disposition légale n'oblige à passer par un avocat ou un notaire pour fonder une SASU. Vous pouvez parfaitement réaliser l'intégralité des démarches seul ou vous faire accompagner par une plateforme spécialisée pour sécuriser vos documents juridiques.

Puis-je créer une SASU à distance, en télétravail ?

Toutes les démarches de création de SASU en 2026 sont intégralement dématérialisées. Vous pouvez piloter votre projet depuis votre domicile, de la signature électronique des statuts jusqu'au dépôt final du dossier sur le portail du Guichet unique.
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Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Dernière mise à jour le 15/04/2026

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Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.