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  • L’apport en nature est un bien, autre qu’une somme d’argent, qu’un associé apporte à la société en échange de parts sociales ou d’actions. Il peut s’agir d’un bien matériel (machine, véhicule, immeuble) ou immatériel (brevet, fonds de commerce, logiciel).
  • Sa valeur doit être estimée avec précision, parfois par un commissaire aux apports lorsque l’apport dépasse 30 000 € ou que les apports en nature représentent plus de la moitié du capital.
  • L’apport en nature doit être remis en totalité dès la création de la société.
  • Il peut générer une imposition sur la plus-value, sauf à bénéficier d’un régime de report.

Quand vous créez une société, vous n’êtes pas obligé d’apporter uniquement de l’argent. Vous pouvez aussi mettre à disposition un bien que vous possédez déjà, comme du matériel, un véhicule ou un local. On parle alors d’apport en nature. Cet apport compte dans le capital social et vous donne droit à des parts ou des actions. Voyons ce qu’il recouvre, comment l’évaluer, le comptabiliser et quelle fiscalité s’applique.

Qu’est-ce qu’un apport en nature ?

Définition de l’apport en nature

L’apport en nature est un bien, autre qu’une somme d’argent, qu’un associé transfère à la société pour participer à son capital. En échange, il reçoit des parts sociales ou des actions. Ce bien peut être corporel (un ordinateur, une voiture, un immeuble) ou incorporel (un brevet, une marque, un fonds de commerce).

Les trois types d’apports en société

Lorsque vous constituez le capital d’une entreprise, vous et vos associés pouvez réaliser trois sortes d’apports :

  • L’apport en numéraire, c’est-à-dire une somme d’argent versée au capital social ;
  • L’apport en nature, qui porte sur un bien meuble ou immeuble, corporel ou incorporel ;
  • L’apport en industrie, qui consiste à mettre à disposition de la société un savoir-faire, des compétences ou un travail. Il ne rentre pas dans la valorisation du capital.

Réunis, ces apports forment le capital social et déterminent les droits sociaux de chaque associé, notamment son nombre de parts ou d’actions.

L’apport en nature, une alternative aux apports en argent

L’apport en nature présente un atout concret pour la société. Elle obtient un bien dont elle a besoin pour exercer son activité sans avoir à sortir d’argent pour l’acheter.

Pour être valable, l’apport en nature doit remplir deux conditions. Le bien doit pouvoir être évalué financièrement. Il doit aussi être transféré à la société, soit en pleine propriété, soit en jouissance.

Vous pouvez apporter un bien en nature dès la création de la société, mais aussi plus tard, lors d’une augmentation de capital. Une fois la société immatriculée, les associés peuvent en effet apporter de nouveaux biens pour renforcer le capital.

Quelles sont les formes d’un apport en nature ?

Un apport en nature peut prendre trois formes selon les droits que vous transférez réellement à la société. En effet, vous pouvez apporter le bien en pleine propriété, en jouissance ou en usufruit. Le mode de transfert de la propriété change qui reste propriétaire et ce que la société peut faire du bien.

Forme Principe Effet principal
Pleine propriété Le bien est transféré définitivement à la société La société devient propriétaire, l’associé perd la propriété mais reçoit des parts ou actions
Jouissance Le bien est mis à disposition pour une durée déterminée La société utilise le bien pendant cette durée, l’associé reste propriétaire
Usufruit La société reçoit l’usage du bien et ses revenus L’associé conserve la nue-propriété du bien
Pour apporter un bien en nature, vous devez prouver que vous en êtes bien propriétaire. Une facture, un titre de propriété ou un acte notarié sont demandés selon la nature du bien.

Quelles conditions pour réaliser un apport en nature ?

Deux garanties principales encadrent l’apport en nature. L’associé doit pouvoir disposer librement du bien, et la valeur de ce bien doit être estimée correctement. Ces deux points protègent la société et les autres associés.

L’apporteur d’un bien doit à la société les mêmes garanties qu’un vendeur. Il garantit le bien contre les vices cachés, prévus par l’article 1641 du Code civil, c’est-à-dire les défauts non visibles qui rendent le bien inutilisable. Il garantit aussi la société contre l’éviction, autrement dit contre le risque qu’un tiers revendique le bien.

Disposer librement du bien

L’associé doit être en droit de céder le bien qu’il apporte. Il ne peut pas apporter un bien qui ne lui appartient pas ou qui fait l’objet d’une mesure l’empêchant d’en disposer.

Grâce aux garanties contre les vices cachés et l’éviction, la société peut utiliser le bien normalement et en disposer en toute tranquillité. Si l’usage normal du bien devient impossible, la société peut demander une indemnisation à l’apporteur.

La libération intégrale immédiate

L’apport en nature doit être libéré en totalité dès la signature des statuts de la société. Concrètement, le bien est remis immédiatement et entièrement à la société, sans possibilité d’étaler la remise dans le temps. C’est une différence majeure avec l’apport en numéraire. En SARL, par exemple, l’argent peut être versé pour 20 % à la création, puis complété dans les 5 ans. Pour un bien apporté en nature, aucun échelonnement n’est admis. Si l’apport n’est pas effectivement transféré dès la constitution, la formation du capital social peut être remise en cause.

Quand un commissaire aux apports est-il obligatoire ?

Le commissaire aux apports n’est pas toujours obligatoire. Tout dépend de la forme de la société et de la valeur des biens apportés. Dans certains cas, vous pouvez vous en dispenser, mais vous engagez alors votre responsabilité.

Le rôle du commissaire aux apports

Le commissaire aux apports est un professionnel indépendant, extérieur à la société, le plus souvent un commissaire aux comptes. Sa mission consiste à vérifier la valeur des biens apportés et à rédiger un rapport d’évaluation. Ce rapport est ensuite annexé aux statuts de la société.

Son intervention rassure les associés et les tiers. Elle évite qu’un bien soit surestimé et que le capital affiché ne corresponde pas à la réalité.

Les seuils d’obligation selon la forme de société

Dans une SARL, une EURL, une SAS ou une SASU, vous pouvez vous dispenser du commissaire aux apports à la création de la société si deux conditions sont réunies en même temps. Aucun apport en nature ne doit dépasser 30 000 €. La valeur totale des apports en nature ne doit pas représenter plus de la moitié du capital social. Si une seule de ces conditions n’est pas remplie, le commissaire aux apports devient obligatoire.

Forme de société Commissaire aux apports
SARL et EURL Facultatif si aucun apport > 30 000 € et apports en nature ≤ moitié du capital, sinon obligatoire
SAS et SASU Mêmes règles que la SARL depuis la loi du 9 décembre 2016 (loi Sapin II)
SA Toujours obligatoire
SNC Aucune obligation légale
Cette dispense ne vaut qu’à la création de la société. En cas d’apport en nature lors d’une augmentation de capital en nature, le commissaire aux apports reste en principe nécessaire.

La responsabilité des associés en cas de dispense

Quand vous décidez de vous passer du commissaire aux apports, vous ne supprimez pas le risque, vous le prenez à votre charge. Les associés restent solidairement responsables de la valeur attribuée aux biens pendant 5 ans, à l’égard des tiers.

Cette responsabilité joue aussi si vous retenez une valeur différente de celle proposée par le commissaire aux apports. En cas de surévaluation, vous pouvez être amené à compléter le capital sur vos fonds personnels.

Comment évaluer la valeur d’un apport en nature ?

Vous devez estimer la valeur réelle du bien, c’est-à-dire le prix auquel il pourrait être échangé dans des conditions normales de marché. Plusieurs méthodes existent selon le type de bien :

  • La comparaison de marché, en vous basant sur le prix de biens similaires, par exemple pour du matériel ou un véhicule ;
  • La valeur vénale, c’est-à-dire le prix de vente probable du bien dans des conditions normales ;
  • L’expertise spécifique, utile pour un fonds de commerce, un brevet ou un logiciel dont la valeur est plus difficile à mesurer.
Julien crée une SAS de transport et apporte son camion utilitaire, acheté 28 000 € deux ans plus tôt. En se basant sur les prix du marché de l’occasion, il l’évalue à 18 000 €. Comme aucun apport ne dépasse 30 000 € et que ce bien reste sous la moitié du capital, il peut se passer du commissaire aux apports. Il reste toutefois responsable de cette évaluation pendant 5 ans.
Vous souhaitez créer votre société et y apporter des biens matériels ou immatériels ? LegalPlace vous accompagne pendant toute la création de votre entreprise. Vous remplissez un questionnaire en ligne, vous transmettez vos pièces justificatives, et nos formalistes s’occupent de vos démarches.

Comment comptabiliser un apport en nature ?

Le bien apporté doit figurer à la fois dans les statuts et dans la comptabilité de la société. Sur le plan comptable, il est inscrit à l’actif du bilan, dans la catégorie correspondant à sa nature :

  • Les immobilisations corporelles pour les biens matériels comme les machines, les ordinateurs, les véhicules ou les immeubles ;
  • Les immobilisations incorporelles pour les biens immatériels comme un brevet, un logiciel, un fonds de commerce ou une marque.

En contrepartie, le capital social augmente du montant de l’apport. Une écriture comptable est passée. Le compte d’immobilisation correspondant au bien est débité. Le compte « capital social » est crédité pour la même valeur.

Un associé apporte à une SAS un véhicule évalué à 15 000 €. Ce montant est inscrit à l’actif, dans le compte « matériel de transport », et au passif, dans le capital social. Le véhicule est ensuite amorti sur sa durée d’utilisation prévue.
Quand le bien apporté est amortissable, comme du matériel informatique ou un véhicule, la société pratique un amortissement comptable chaque année. Cet amortissement réduit le résultat imposable de la société.

Quelle fiscalité pour l’apport en nature ?

Apporter un bien à une société n’est pas un acte neutre sur le plan fiscal. L’opération est traitée comme une cession et peut entraîner une imposition pour l’apporteur. Des règles particulières permettent toutefois d’alléger ou de différer cette imposition.

L’imposition de la plus-value d’apport

Quand vous apportez un bien, vous êtes considéré comme si vous l’aviez vendu. Si le bien a pris de la valeur depuis son acquisition, vous réalisez une plus-value qui peut être imposée. Sur les plus-values des particuliers, les prélèvements sociaux s’élèvent à 17,2 %. Après abattement (abattements pour durée de détention, abattements exceptionnels temporaires), le taux d’imposition à l’impôt sur le revenu est de 19 %.

Des régimes de report existent pour éviter de payer l’impôt immédiatement. L’article 150-0 B ter du Code général des impôts permet de différer l’imposition en cas d’apport de titres à une société soumise à l’impôt sur les sociétés que vous contrôlez. L’article 151 octies du même code s’applique à l’apport d’une entreprise individuelle à une société. Dans ces cas, l’imposition est repoussée jusqu’à un événement futur, comme la vente des titres reçus.

Les droits d’enregistrement

L’apport peut aussi donner lieu à des droits d’enregistrement, des taxes perçues par l’administration fiscale lors de l’opération. Les apports purs et simples, rémunérés uniquement par des parts ou actions, sont en principe exonérés lorsque la société est soumise à l’impôt sur les sociétés.

Des droits restent dus dans certains cas, notamment pour l’apport d’un immeuble ou d’un fonds de commerce par une personne non soumise à l’impôt sur les sociétés, sauf engagement de conserver les titres reçus pendant 3 ans.

La fiscalité de l’apport en nature dépend du type de bien et du régime fiscal de la société. Avant d’apporter un bien de valeur, faites le point sur votre situation pour anticiper l’imposition éventuelle.

L’apport en nature vous permet de constituer ou de renforcer le capital de votre société avec un bien plutôt qu’avec de l’argent. Vous recevez en échange des parts ou des actions, calculées sur la valeur du bien apporté. Cette valeur doit être estimée avec soin, parfois sous le contrôle d’un commissaire aux apports au-delà de 30 000 € ou si les apports en nature dépassent la moitié du capital. Le bien doit être remis en totalité dès la création, inscrit à l’actif du bilan, et l’opération peut générer une imposition sur la plus-value. LegalPlace vous accompagne dans la création de votre société et l’intégration de vos apports.

FAQ

Comment justifier un apport en nature ?

Pour justifier un apport en nature, vous devez prouver que vous êtes propriétaire du bien, à l’aide d’une facture, d’un titre de propriété ou d’un acte notarié. Vous devez aussi fournir une évaluation chiffrée du bien, parfois validée par un commissaire aux apports. Cette évaluation est annexée aux statuts.

Comment récupérer son apport en nature ?

Un associé qui a apporté un bien en nature peut en obtenir la restitution lorsqu’il quitte la société, à condition que ce bien existe toujours dans l’actif social. La récupération dépend des statuts et de la forme de l’apport, en pleine propriété ou en jouissance.

Qu’est-ce qu’un apport en usufruit ?

Lors d’un apport en usufruit, la société reçoit le droit d’utiliser le bien et d’en percevoir les revenus pour une durée déterminée. L’associé conserve la nue-propriété, c’est-à-dire la propriété du bien sans le droit d’en jouir pendant cette période.

Un fonds de commerce peut-il faire l’objet d’un apport en nature ?

Oui. Un fonds de commerce peut être apporté en nature, au même titre qu’un bien mobilier ou immobilier. Son évaluation nécessite souvent une expertise, compte tenu de sa valeur immatérielle.

L’apport en nature doit-il être évalué en HT ou en TTC ?

La valeur d’un bien apporté en nature s’estime en principe hors taxes, lorsque la société peut récupérer la TVA. Si la société ne peut pas récupérer la TVA, le bien est évalué toutes taxes comprises. Cette règle permet de refléter fidèlement la valeur réelle de l’apport.

Le commissaire aux apports est-il toujours obligatoire ?

Non. Dans une SARL, une EURL, une SAS ou une SASU, vous pouvez vous en dispenser à la création si aucun apport ne dépasse 30 000 € et si les apports en nature restent sous la moitié du capital. En SA, il est toujours obligatoire. En cas de dispense, les associés sont responsables de la valeur des apports pendant 5 ans.

Peut-on faire un apport en nature lors d’une augmentation de capital ?

Oui. Vous pouvez apporter un bien en nature après la création, lors d’une augmentation de capital. Dans ce cas, le commissaire aux apports reste en principe nécessaire, même si l’apport est inférieur à 30 000 €.

Quelle différence entre apport en nature et apport en numéraire ?

L’apport en nature porte sur un bien, alors que l’apport en numéraire est une somme d’argent. L’apport en nature doit être libéré en totalité dès la création, tandis que l’apport en numéraire peut être libéré en partie, puis complété dans les 5 ans.
Créez votre entreprise

Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Dernière mise à jour le 19/06/2026

Sources de l'article

20 Commentaires
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Bonjour, est-il possible possible que sont EURL rachète du matériel à son fondateur et ainsi éviter le CAC?
Merci d’avance pour votre réponse

Bonjour, Légalement, une EURL peut racheter du matériel à son fondateur. Toutefois, si la valeur de ce bien dépasse 30 000 € ou représente plus de la moitié du capital social, l’opération constitue un apport en nature déguisé soumis au régime des conventions réglementées prévu à l’article L223-19 du Code de commerce. Dans ce cas, un commissaire aux apports est obligatoire, sauf dispense si le gérant associé unique l’a expressément prévue dans les statuts conformément à l’article L223-1, alinéa 3. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage. En espérant que notre réponse… Lire la suite »

Bonjour la valeur des matériaux pour l’apport en nature doit-elle être en HT ou en TTC ? Merci

Bonjour,
La valeur des matériaux apportés en nature à une société doit en principe être évaluée hors taxes (HT), sauf si la société bénéficiaire ne peut pas récupérer la TVA. En effet, dans le cadre d’un apport en nature, la valorisation s’effectue généralement selon la valeur réelle des biens, hors TVA déductible, pour refléter fidèlement leur contribution au capital social. Cette règle permet d’assurer une évaluation cohérente des apports, conforme aux principes comptables en vigueur.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

JE SUIS TRES RECONNAISSANT ENVERS VOUS POUR CET ARTICLE ENCOMIASTIQUE

Bonjour, merci pour cet article. Un appartement loué mis en vente (par une agence pas encore reçu d’offre), peut être mis en apport en nature pour la création d’une sasu immobilière jusqu’à sa vente? Si oui comment le mettre en juissance ou autre? Quel conséquances au cas de vente (sachant que l’a vente c’est pour acheter un autre bien meuilleur avec crédit bancaire)? Merci

Bonjour,

En principe, il est possible d’apporter un appartement loué en nature à une SASU immobilière. Cela nécessite une évaluation par un commissaire aux apports et la rédaction de statuts appropriés. Une fois l’apport réalisé, la SASU devient propriétaire du bien et perçoit les loyers. Cependant, en cas de vente de l’appartement, la SASU pourra réinvestir les fonds dans un nouveau bien immobilier, tout en respectant les obligations fiscales liées à la plus-value.

En espérant avoir su répondre à vos interrogations, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace

Bonjour,
Nous ne sommes pas certains d’avoir compris votre question. Pouvez-vous nous expliquer avec plus de précisions votre demande ? L’équipe LegalPlace

Bonjour, pouvez vous me préciser. J’ai effectuer énormément de travaux sur un bien acheté en commun, gros œuvre, murs, charpente, couverture, isolation, électricité, plomberie… Je n’ai gardé qu’un seul travail alimentaire pour être dans ces travaux. Après séparation je demande une créance au titre de mon apport en industrie qu’elle conteste. Suis je dans mon droit?
Merci.
Cordialement.

Est-il possible de faire par exemple un apport en nature de 1 tonne d’essence dans une SARL ?

Bonjour,
Les associés de SARL ont la possibilité d’effectuer les trois types d’apports suivants : apports en numéraire, apports en nature et apports en industrie. Il s’agit ici d’un apport en nature, alors vous avez la possibilité d’apporter 1 tonne d’essence dans une SARL.

En vous souhaitant une agréable journée,
L’équipe LegalPlace

Bonjour,

Merci pour cet excellent article.
Je suis actuellement en instance de divorce et propriétaire de 70% de ma résidence familiale.
Est-il possible que j’apporte mes 70% actuels de bien en apport en nature d’une SCI à créer avec ma compagne, en vue du rachat des 30% restants détenus par la future ex-femme ?

Merci pour votre aide.

Bonjour,
Le bien ne peut etre mis partiellement à disposition de la SCI. Celui-ci doit etre transmis à 100% en SCI. Vous devez d’abord racheter ses parts de la résidence principale avant de la mettre en SCI.
En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace.

Rédigé par

Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.