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Comment devenir taxi

Comment devenir taxi

Devenir chauffeur de taxi peut sembler simple mais il est nécessaire d’effectuer quelques démarches et formations car cette profession est réglementée. Après l’obtention du permis de conduire, un examen de capacité professionnelle attend le conducteur. Dès réception de sa carte professionnelle, il doit choisir entre deux options pour exercer son activité : indépendant ou salarié ?

L’expansion des nouvelles technologies invite en outre à se pencher sur une étude approfondie du marché. En effet, il semblerait que ce dernier soit de plus en plus investi par les chauffeurs ayant choisi de devenir VTC.

Comment devenir chauffeur de taxi ?

Quelles études ou formations pour devenir taxi ?

Certificat de capacité professionnelle

L’obtention de ce certificat nécessite la réussite à l’examen organisé par la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA). L’inscription aux épreuves coûte 195 euros.

L’inscription s’effectue via un formulaire disponible directement à la préfecture dont dépend le futur chauffeur de taxi ou sur son site Internet. Pour compléter le dossier d’inscription, il convient de fournir les pièces suivantes :

  • Une photocopie recto/verso de la carte grise et du permis de conduire de catégorie B ;
  • Une photocopie recto/verso de la carte nationale d’identité ou du passeport en cours de validité ;
  • Un titre de séjour autorisant l’exercice d’une activité professionnelle en France pour les ressortissants d’un État non membre de l’Union Européenne ;
  • Un justificatif de domicile de moins de 3 mois ;
  • Une photo d’identité récente.

Après avoir renseigné un certain nombre d’informations et avoir fourni les justificatifs demandés, le candidat passe deux types d’épreuve :

  • L’épreuve d’admissibilité comporte essentiellement des questions de connaissances en sept parties. Il s’agit principalement de vérifier que le candidat connaît le territoire, la réglementation relative à l’activité de taxi, les règles de sécurité routière et maîtrise le français et l’anglais.
  • Une fois admissible, le candidat doit passer un examen pratique : un parcours de 20 minutes doit être préparé, sécurisé et effectué. Ensuite, l’examinateur vérifie la capacité du candidat à donner des informations touristiques et à facturer le client.

Carte professionnelle

La carte VTC est essentielle à l’exercice de l’activité de taxi et elle envoyée par la préfecture environ 3 mois après la réussite à l’examen du certificat de capacité professionnelle. Elle permet de travailler uniquement dans un département précis. Cela s’explique par le fait que l’examen nécessite des connaissances spécifiques sur le territoire. Dès lors, si le chauffeur souhaite exercer sa profession dans un autre département, il doit effectuer un stage de 14h dans un centre agréé.

Obtention d’une autorisation de stationnement de taxi (ADS)

L’ADS, plus connue sous le nom de “licence de taxi”, est obligatoire pour exercer mais relativement difficile à obtenir. Pour pallier le problème, de nombreux conducteurs décident de louer une licence.

Pour ceux qui souhaitent posséder leur propre licence, deux possibilités leur sont offertes :

  • L’obtenir gratuitement en s’inscrivant sur une liste d’attente : il risque alors de devoir patienter quelques mois voire plus d’un an car les licences sont en nombre limité par secteur. Valable pendant seulement un an, l’inscription doit être renouvelée si nécessaire. Si la demande est acceptée, l’ADS est délivrée par le maire ou par le préfet de police lorsqu’elle est demandée à Paris et reste valide pendant 5 ans.
  • Choisir d’acheter l’autorisation de stationnement à un autre titulaire : il faut toutefois savoir que le prix peut être très élevé selon les régions, entre 30 000 et 300 000 euros.
Bon à savoir : Une licence obtenue gratuitement en mairie ne peut pas être vendue avant 15 ans. En ce qui concerne les licences achetées à un tiers, il est impossible de la vendre avant 5 ans d’utilisation continue. En outre, les licences obtenues après le 1er octobre 2014 ne sont pas cessibles.

Quel statut juridique choisir ?

Contrairement aux chauffeurs de taxi salariés, les conducteurs titulaires d’une licence deviennent des travailleurs indépendants. Plusieurs choix sont disponibles en matière de statuts juridiques. Il est notamment possible de s’orienter vers le statut d’auto-entrepreneur. Toutefois, la plupart des chauffeurs de taxi indépendants préfère créer son entreprise. En effet, différentes formes juridiques sont envisageables et les statuts de SASU ou d’EURL sont très répandus.

  • Le statut SASU ou Société par actions simplifiées unipersonnelle : la création de ce type de société s’effectue seul. Ce statut juridique implique une responsabilité limitée aux apports. Affilié au régime général de la sécurité sociale, le président de la SASU bénéficie de la même protection sociale qu’un salarié.
  • Le statut EURL ou Entreprise Unipersonnelle à responsabilité limitée : ce statut juridique implique aussi la création de la société sans associé. La responsabilité de l’associé unique est aussi limitée aux apports. En ce qui concerne le régime fiscal de l’EURL, le chauffeur de taxi doit choisir entre l’impôt sur le revenu (IR) ou l’impôt sur les sociétés (IS). Il est rattaché au régime de la sécurité sociale des indépendants. L’associé unique se charge de définir le montant du capital dans les statuts. Il est possible de déposer ce capital en apport en nature, en numéraire ou en industrie.

Les conditions à respecter

Le métier de chauffeur de taxi fait partie des professions réglementées. Cela signifie qu’un certain nombre de conditions assez strictes sont à respecter pour obtenir le droit d’exercer. Avoir un casier judiciaire vide est un prérequis. En effet, le chauffeur ne doit pas avoir été condamné :

  • Pour un délit donnant lieu à un retrait de 6 points sur le permis de conduire ;
  • Pour avoir conduit sans permis ;
  • À une peine criminelle ou correctionnelle d’au moins 6 mois d’emprisonnement ;
  • À un retrait définitif de la carte professionnelle du conducteur de taxi moins de 10 ans avant la réinscription à l’examen ;
  • À une exclusion pour fraude à l’examen moins de 5 ans avant la réinscription.

En outre, pour obtenir le certificat de capacité professionnelle, il est nécessaire d’avoir obtenu :

  • Le permis de conduire de la catégorie B ;
  • Un avis médical justifiant de l’aptitude à exercer la profession ;
  • Le diplôme PSC1 (Prévention et secours civiques de niveau 1) depuis moins de deux ans.

En quoi consiste le métier de conducteur de taxi ?

Le conducteur de taxi a pour objectif de transporter les personnes dans le secteur dans lequel il a droit d’exercer. Dès lors, il peut travailler le jour ou la nuit ou encore les jours fériés et le dimanche. Cependant, le temps de travail journalier de ce professionnel ne doit pas dépasser les dix heures pour des raisons de sécurité. Le véhicule doit être doté de huit places assises au maximum selon l’article L.3121-1 du Code des transports. Pour exercer son métier, le chauffeur de taxi conduit une voiture ou un minivan doté des équipements nécessaires à sa profession, à savoir un compteur horokilométrique, un indicateur lumineux de tarif, un GPS, un système de communication radio, un système d’information trafic, des outils de téléphonie mobile ainsi qu’un terminal de paiement.

Il dispose d’une formation d’Etat qui atteste de sa capacité à prendre en charge ses clients. Sa première qualité est la prudence, la sécurité des clients étant en jeu. En outre, être soigneux est indispensable car la voiture doit toujours être impeccable pour accueillir les personnes. Afin de tenir la conversation avec les passagers, certaines aptitudes relationnelles s’avèrent nécessaires. Il doit également montrer une culture particulière sur le territoire où il exerce dans la mesure où il sera amené à renseigner les touristes sur son patrimoine et les sites d’exception.

Au cours de son service, le chauffeur de taxi peut choisir lui-même un lieu de départ (aéroport, gare…) ou attendre un client en un point de rendez-vous donné. Dans ce second cas, le conducteur de taxi reçoit les appels téléphoniques directement de ses clients ou de l’agence pour laquelle il travaille pour fixer un rendez-vous. Si besoin, le chauffeur de taxi doit fournir une assistance au client (déposer les bagages dans le coffre, aider une personne âgée à s’installer dans le véhicule…). Pour transporter des voyageurs handicapés, posséder des qualifications professionnelles complémentaires est nécessaire.

À noter : Le chauffeur est responsable de l’entretien technique de son véhicule.

Quel est le salaire moyen d’un conducteur de taxi en 2019 ?

Bien que le métier de taxi soit particulièrement réglementé, le salaire est relativement difficile à quantifier. En effet, de nombreux paramètres influent sur la rémunération. Le statut du chauffeur de taxi constitue l’un des paramètres à prendre en compte. En effet, le salaire est différent selon que le conducteur est freelance indépendant ou salarié. Dans ce dernier cas, le chauffeur est rémunéré par une société de taxi. En revanche, lorsqu’il exerce sa prestation de service de manière indépendante, il perçoit tous les bénéfices de ses courses. Le salaire d’un chauffeur de taxi varie aussi selon qu’il travaille de jour ou de nuit, en ville ou en milieu rural. D’autres facteurs entrent en considération dans le calcul du salaire d’un chauffeur de taxi, notamment le secteur de travail, l’expérience ou encore l’âge.

Les frais annexes comme le carburant, le paiement de la licence ainsi que l’entretien du véhicule doivent aussi être pris en compte. À noter que le métier de conducteur de taxi est exercé majoritairement par des hommes. En ce qui concerne le salaire, un chauffeur de taxi travaillant à temps plein gagne en moyenne 2 220 € net par mois en 2018, soit 34 154 € bruts par an. Les conductrices de taxi perçoivent en moyenne 1 941 € net par mois alors que les hommes touchent 2 269 € net par mois. Pour optimiser leur salaire, ces professionnels peuvent s’orienter vers d’autres options comme la mise en place de services supplémentaires (service à bord du véhicule, découverte en taxi des monuments…).

Le travail de nuit ainsi que lors des jours fériés constitue une autre solution pour augmenter le salaire. Par ailleurs, il convient de définir une stratégie de transport pour ne pas perdre son temps à attendre un passager.

Devenir taxi : combien ça coûte ?

Il est difficile d’estimer un véritable coût dans la mesure où comme précédemment, différents facteurs sont à prendre en considération notamment le secteur d’exercice et le statut. Devenir conducteur de taxi peut parfois coûter très cher surtout si le chauffeur choisit d’être indépendant.

Pour récapituler, certains frais sont essentiels au démarrage de l’activité :

  • Le permis B s’il n’en dispose pas déjà : 1000 euros environ ;
  • Les frais d’examen : 195 euros ;
  • Le prix de sa voiture de fonction et de ses équipements : plusieurs milliers d’euros selon le modèle choisi ;
  • Les frais d’entretien : réparation, essence, etc. ;
  • Le prix de la licence : entre 30 000 euros et 300 000 euros selon les communes.

Si le chauffeur de taxi choisit de signer un contrat de travail, il ne paie pas la voiture et les frais occasionnés ni le prix de la licence, il sera alors rémunéré par une quote part sur le chiffre d’affaires réalisé. Une autre solution consiste à louer le véhicule à la journée.

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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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