Réduire l’IS de sa société : 8 leviers légaux
- Qu’est-ce que l’impôt sur les sociétés (IS) ?
- Tableau récapitulatif des leviers pour réduire l’IS
- Levier 1 : Comment optimiser les charges déductibles ?
- Levier 2 : Pourquoi utiliser la provision pour réduire IS ?
- Levier 3 : Comment bénéficier du taux réduit d’IS à 15 % ?
- Levier 4 : Comment reporter ses déficits fiscaux ?
- Levier 5 : Quels crédits d’impôt activer pour réduire l’IS ?
- Levier 6 : Comment utiliser l’investissement et l’amortissement ?
- Levier 7 : L’épargne salariale pour réduire l’impôt entreprise
- Levier 8 : Quelles sont les exonérations géographiques ?
- Checklist : Actions à réaliser avant votre clôture
- FAQ
- Arbitrage : Réduisez l’impôt sur les sociétés soit en diminuant le résultat imposable (charges, provisions), soit par réduction directe via un investissement spécifique ;
- Taux réduit : Le taux de l’impôt sur les sociétés de 15 % s’applique jusqu’à 42 500 € de bénéfice pour les PME au capital libéré;
- Anticipation : Les actions d’optimisation doivent être validées avant la date de clôture de l’exercice pour être effectives sur l’exercice suivant.
Pour réduire IS en 2026, une gestion active de la fiscalité de l’entreprise est nécessaire : vous devez soit augmenter vos charges déductibles (primes, loyers, provisions) pour abaisser votre bénéfice imposable, soit imputer des crédits d’impôt (CIR, mécénat) directement sur votre facture fiscale. L’objectif stratégique pour une PME est de ramener son résultat imposable sous le seuil des 42 500 € afin de bénéficier du taux réduit de 15 % au lieu du taux normal de 25 %.
Qu’est-ce que l’impôt sur les sociétés (IS) ?
L’IS est l’impôt de référence pour les sociétés de capitaux (SAS, SARL, SA). En 2026, sa gestion demande une rigueur comptable pour éviter les réintégrations fiscales lors d’un contrôle.
Définition et calcul du résultat imposable
L’IS est un impôt prélevé sur le bénéfice annuel des sociétés de capitaux.
Contrairement à l’entreprise individuelle classique, la société possède sa propre personnalité fiscale : elle est imposée sur ce qu’elle “gagne” réellement après avoir payé ses charges, ses salaires et ses investissements. Ce mécanisme est au cœur de la gestion de l’entreprise, car il permet d’arbitrer entre réinvestissement et imposition.
Le calcul de l’impôt ne repose jamais sur votre chiffre d’affaires (le total de vos ventes), mais sur le résultat imposable.
Pour obtenir ce montant, on part du résultat comptable (Produits – Charges) et on lui applique des retraitements fiscaux :
- Le résultat comptable : C’est la différence brute entre ce que vous avez encaissé et ce que vous avez dépensé pour faire tourner l’entreprise.
- Les réintégrations fiscales : Ce sont des dépenses comptabilisées par votre société mais que la loi refuse de déduire fiscalement (ex: amendes, part non déductible d’un véhicule de luxe). Elles s’ajoutent à votre bénéfice.
- Les déductions fiscales : Ce sont des avantages qui viennent diminuer votre bénéfice comptable (ex: certains crédits d’impôt ou exonération d’IS géographique).
Le taux normal et le taux réduit en 2026
Concernant le taux d’IS, en 2026, le taux normal est fixé à 25 %.
Toutefois, les PME bénéficient d’un taux de 15 % sur la tranche allant jusqu’à 42 500 €.
Le paiement de l’impôt s’effectue par quatre acomptes trimestriels, avec une régularisation lors de la déclaration annuelle via la liasse fiscale.
Tableau récapitulatif des leviers pour réduire l’IS
| Levier | Mécanisme Clé | Impact sur l’Impôt (IS) | Bénéfice Trésorerie / Patrimoine |
| Charges & Immobilier | Prime dirigeant, loyer bureau à domicile, frais réels. | Déduction du bénéfice avant calcul de l’impôt. | Passage du taux de 25 % à 15 % ; revenus perso optimisés. |
| Provisions & Dépréciations | Constater une perte future (litige) ou une baisse de valeur (stocks). | Réduction immédiate du résultat imposable (charge “sèche”). | Protection de la trésorerie sans sortie d’argent réelle. |
| Taux Réduit (15 %) | Respecter le plafond de 42 500 €de bénéfice (CA < 10 000 000 €). | Gain net de 10 % sur la tranche basse du bénéfice. | Économie directe de 4 250 € par an. |
| Reports de Déficits | Carry-forward (futur) ou Carry-back (passé). | Annulation du bénéfice taxable ou remboursement d’impôt. | Récupération de cash immédiate (Carry-back) ou bouclier futur. |
| Crédits d’Impôt | CIR (30 %), CII (30 %), Mécénat (60 % du don). | Soustraction directe du montant du chèque à l’État. | Remboursement en cash par l’État si le crédit dépasse l’IS. |
| Investissements | Amortissement dégressif et Suramortissement Vert (140 %). | Bonus fiscal de 40 % sur les achats écologiques. | Financement de la transition via l’économie d’impôt. |
| Épargne Salariale | Intéressement, Participation et Abondement PEE/PER. | Charge déductible et exonération de forfait social (< 11 sal.). | Transfert de fonds vers le patrimoine personnel sans charges. |
| Zones Exonérées | Implantation en ZFR (rural) ou ZFU (urbain). | Exonération totale (100 %) pendant 5 ans. | Suppression totale de la charge fiscale sur le lancement. |
Levier 1 : Comment optimiser les charges déductibles ?
La méthode la plus courante pour optimiser votre fiscalité et plus précisément les charges déductibles consiste à augmenter les dépenses qui viennent diminuer le bénéfice net de l’entreprise.
Rémunérations, primes et arbitrage fiscal
Le pilotage de la rémunération du dirigeant est l’un des leviers les plus souples pour moduler le bénéfice de l’entreprise.
Contrairement aux dividendes, qui sont une distribution du bénéfice après impôt, les salaires et les primes sont considérés comme des charges d’exploitation. Ils viennent donc diminuer le résultat imposable avant le calcul de l’IS.
En 2026, il est stratégique d’arbitrer : si votre bénéfice dépasse les 42 500 €, vous pouvez vous verser un complément de salaire pour rester dans la tranche à 15 %.
| Critère de comparaison | Option 1 : Versement d’une prime | Option 2 : Maintien en bénéfice (IS) |
| Mécanisme fiscal | Charge déductible du résultat imposable. | Soumis à l’impôt sur les sociétés (IS). |
| Taux d’imposition | 0 % d’IS sur la somme versée. | 25 % d’IS (taux normal 2026). |
| Impact sur le résultat | Permet de baisser impôt de manière légale. | Conserve un bénéfice net après impôt. |
| Patrimoine dirigeant | Flux direct vers le revenu personnel. | Sortie via dividendes (Flat Tax 30 %). |
| Coût social | Cotisations sociales (selon statut). | Prélèvements sociaux sur dividendes. |
| Objectif stratégique | Utilise 100 % du plafond à 15 %. | Renforce les capitaux propres. |
Frais professionnels et mise à disposition immobilière
L’optimisation du résultat imposable passe par une identification rde toutes les dépenses liées à l’exploitation de l’entreprise. Lorsqu’une dépense est classée comme charge déductible, elle est soustraite de votre chiffre d’affaires avant que l’État ne calcule votre impôt.
La gestion des frais professionnels au quotidien
Chaque achat effectué pour les besoins de la société réduit mécaniquement le montant de l’IS.
En 2026, veillez à ne négliger aucune catégorie :
- Frais de déplacement et repas : Les indemnités kilométriques et les frais de bouche lors de déplacements professionnels sont intégralement déductibles ;
- Petit équipement : L’achat de mobilier de bureau, de matériel informatique ou de fournitures (si l’unité est inférieure à 500 € HT) peut être passé en charges immédiatement;
- Frais de formation : Les dépenses engagées pour monter en compétences sont déductibles et ouvrent souvent droit à un crédit d’impôt supplémentaire.
La mise à disposition d’une partie de votre résidence principale
Une technique efficace consiste à formaliser l’utilisation d’un bureau dédié chez vous. La société verse alors un loyer au dirigeant, ce qui constitue une charge pour l’entreprise.
- L’intérêt fiscal : Si votre société est taxée à 25 %, un loyer annuel de 4 000 € vous permet d’économiser 1 000 € d’impôt sur les sociétés.
- Le remboursement de frais : En plus du loyer, la société peut rembourser au prorata de la surface occupée les factures d’électricité, d’assurance et de chauffage de votre résidence principale.
Levier 2 : Pourquoi utiliser la provision pour réduire IS ?
La provision permet de “constater” une perte ou une charge dès l’exercice en cours, même si l’argent ne sortira qu’au cours de l’exercice suivant.
Provisions pour risques et litiges en cours
Si, à la date de clôture, votre société est engagée dans une procédure judiciaire (litige prud’homal ou conflit fournisseur), vous pouvez provisionner le montant probable des indemnités.
Cela permet de baisser impôt immédiatement sur la base d’une charge future mais certaine dans son principe.
Dépréciation de créances et de stocks
La dépréciation intervient lorsque la valeur d’un élément de l’actif (ce que possède l’entreprise) diminue à la date de clôture.
Contrairement à une charge classique, il n’y a pas de sortie de trésorerie immédiate, mais cette perte de valeur “latente” vient diminuer le résultat imposable.
- Le stock obsolète : Si une société détient un stock acheté 10 000 € dont la valeur de marché tombe à 2 000 € (obsolescence technique ou dégradation), elle constate une dépréciation de 8 000 € ;
- La créance douteuse : Si un client doit 5 000 € à l’entreprise mais fait l’objet d’une procédure de sauvegarde ou de redressement, la société peut provisionner la perte probable de cette créance.
En inscrivant ces pertes de valeur dans la déclaration fiscale, l’entreprise réduit son bénéfice de 13 000 € (8 000 + 5 000). Pour une société imposée au taux normal de 25 %, cette écriture comptable génère une économie de 3 250 € d’impôt immédiate.
Ce mécanisme permet de baisser impôt en s’assurant que la société ne soit pas taxée sur des actifs qui ont perdu leur valeur réelle.
Levier 3 : Comment bénéficier du taux réduit d’IS à 15 % ?
Ce taux est un avantage de plein droit, mais il nécessite de respecter les critères de la législation fiscale en vigueur.
Les conditions de chiffre d’affaires et de bénéfice
Pour bénéficier du taux réduit de l’impôt sur les sociétés votre chiffre d’affaires doit être inférieur à 10 000 000 € en 2026. Le taux de 15 % s’applique sur la fraction du bénéfice inférieure à 42 500 €.
Au-delà de ce montant, le taux de 25 % s’applique automatiquement sur le surplus.
L’obligation de libération du capital social
Pour y avoir droit, le capital social doit être intégralement libéré (versé par les associés) et détenu à 75 % au moins par une personne physique.
Si vous n’avez pas encore versé la totalité de vos apports, faites-le avant la clôture pour activer ce levier d’optimisation fiscale entreprise.
Levier 4 : Comment reporter ses déficits fiscaux ?
Si votre exercice est déficitaire, ce n’est pas une “perte sèche”. C’est une réserve d’économie fiscale pour l’avenir.
Le report en avant (Carry-forward)
Les déficits subis sont considérés comme une charge des exercices suivants.
Le report en avant est illimité dans le temps et permet de réduire votre résultat imposable futur jusqu’à épuisement de la dette fiscale, dans la limite de 1 M€ par an.
Le report en arrière (Carry-back)
Le carry-back permet d’imputer le déficit sur le bénéfice de l’année précédente. Cela génère une créance d’impôt immédiate auprès de l’État, ce qui est idéal pour récupérer de la trésorerie et réduire acompte IS dès le début de l’année.
Levier 5 : Quels crédits d’impôt activer pour réduire l’IS ?
Les crédits d’impôt sont de meilleurs outils que les charges car ils se déduisent du montant d’impôt après son calcul.
Le Crédit d’Impôt Recherche (CIR) et Innovation (CII)
Le crédit d’impôt recherche (CIR) et le crédit d’impôt innovation (CII) sont des aides fiscales calculées sur la base de vos dépenses. Contrairement à une simple charge déductible, ces dispositifs sont “soustractifs” : ils s’imputent sur la sommes finales adressée à l’administration fiacles.
Le CIR permet de récupérer 30 % des dépenses de recherche (salaires de chercheurs, brevets). Pour les PME, le CII (Crédit d’Impôt Innovation) couvre 30 % des frais de conception de prototypes.
Le mécénat et les dons d’entreprise
Soutenir une association permet une réduction d’IS de 60 % du montant du don à l’association.
Un don de 1 000 € ne coûte réellement que 400 € à l’entreprise, tout en réduisant directement la facture fiscale finale de l’exercice.
Autres crédits sectoriels (Corse, apprentissage, etc.)
La législation fiscale prévoit d’autres dispositifs spécifiques pour répondre à des enjeux géographiques ou sociaux :
- Le Crédit d’Impôt Corse : Pour les investissements productifs réalisés par des PME en Corse, avec un taux de réduction pouvant atteindre 20 %.
- Le Crédit d’Impôt Apprentissage : Bien qu’en constante évolution, il permet de compenser une partie des coûts de formation des apprentis pour certains secteurs spécifiques.
- Le Crédit d’Impôt Famille : Pour les entreprises finançant des crèches ou des aides aux salariés parents.
Levier 6 : Comment utiliser l’investissement et l’amortissement ?
L’investissement productif est le moteur de la croissance et de l’optimisation fiscale entreprise.
L’investissement productif comme levier fiscal
L’investissement consiste à acquérir un actif (machine, logiciel, véhicule) qui restera plusieurs années dans votre entreprise.
Contrairement à une simple charge, l’achat d’une machine de 50 000 € ne se déduit pas en une seule fois de votre bénéfice, mais s’étale sur sa durée de vie via l’amortissement.
Amortissement dégressif et productivité
L’amortissement classique (linéaire) déduit la même somme chaque année.
À l’inverse, l’amortissement dégressif permet de comptabiliser une charge beaucoup plus lourde dès la première année d’utilisation.
Le suramortissement vert en 2026
Le suramortissement vers est un mécanisme exceptionnel de la fiscalité actuelle : pour encourager la transition écologique, l’État vous autorise à déduire plus que le prix réel d’achat de votre résultat imposable. Le suramortissement vous permet de déduire 140 % de la valeur du bien de votre résultat imposable.
En 2026, ce mécanisme concerne principalement trois catégories d’investissements :
- Le transport propre : L’achat de véhicules utilitaires lourds (plus de 2,6 tonnes) fonctionnant à l’électricité, à l’hydrogène, au gaz naturel (GNV) ou au biométhane. Cela exclut les voitures de fonction classiques.
- L’équipement industriel “bas-carbone” : Les machines de production moins énergivores, les systèmes de récupération de chaleur fatale ou les équipements remplaçant des énergies fossiles (gaz, fioul) par des énergies renouvelables ;
- La rénovation énergétique : Certains dispositifs d’isolation ou de chauffage performants pour les locaux industriels, permettant de réduire drastiquement la consommation de l’entreprise.
Levier 7 : L’épargne salariale pour réduire l’impôt entreprise
L’épargne salariale est un outil “gagnant-gagnant” pour le dirigeant et ses équipes.
Participation et intéressement
Ces deux dispositifs permettent de sortir de l’argent de l’entreprise avant le calcul de l’impôt, ce qui en fait des leviers majeurs de fiscalité en 2026.
- La Participation (Obligatoire dès 50 salariés) : C’est une redistribution légale d’une quote-part du bénéfice net. L’État considère que les salariés ont droit à une partie des fruits de la croissance.
- L’Intéressement (Facultatif) : C’est un contrat interne beaucoup plus souple. On fixe des objectifs (ex: hausse du chiffre d’affaires, baisse du gaspillage). Si l’objectif est atteint, une prime est versée.
Ces sommes sont des charges déductibles : si vous versez 10 000 € de prime, votre bénéfice imposable baisse de 10 000 €, économisant ainsi jusqu’à 2 500 € d’IS.
Pour les PME de moins de 11 salariés (et jusqu’à 250 pour l’intéressement), le forfait social est supprimé. Cela signifie que la société ne paie quasiment aucune taxe patronale sur ces sommes, contrairement à un salaire classique.
L’abondement sur PEE ou PER
L’abondement est un versement complémentaire de l’entreprise qui vient s’ajouter à l’épargne personnelle du bénéficiaire (salarié ou dirigeant). C’est un mécanisme de fiscalité incitatif pour encourager l’épargne de court ou long terme.
- L’abondement sur PEE (Plan d’Épargne Entreprise) : L’argent est bloqué pendant 5 ans. C’est idéal pour se constituer un capital de projet (achat de résidence principale, par exemple).
- L’abondement sur PER (Plan d’Épargne Retraite) : L’argent est bloqué jusqu’à la retraite. C’est un outil de prévoyance à long terme avec une fiscalité encore plus avantageuse à la sortie.
L’intérêt pour votre entreprise est que cet argent est considéré comme une charge déductible. Contrairement à un dividende, l’abondement sort des caisses avant que l’État ne calcule votre bénéfice.
Levier 8 : Quelles sont les exonérations géographiques ?
L’endroit où vous travaillez peut vous permettre une exonération d’IS totale pendant plusieurs années.
Zones France Ruralités (ZFR) et ZFU
S’implanter dans une zone ZFR ou une Zone Franche Urbaine (ZFU) permet de bénéficier d’une exonération d’IS pendant 5 ans.
Il s’agit d’un levier important car il porte sur 100 % du bénéfice généré localement, sans plafonnement complexe.
Dispositions spécifiques pour les DOM-TOM
Les entreprises situées dans les DOM-TOM bénéficient d’abattements spécifiques sur leur bénéfice (souvent 35 %) et de crédits d’impôt majorés pour compenser les coûts logistiques liés à l’éloignement.
Checklist : Actions à réaliser avant votre clôture
- Arbitrage rémunération : PV de primes rédigé avant le dernier jour de l’exercice pour valider la déductibilité.
- Libération du capital : Appelez les fonds restants auprès des associés pour valider le taux réduit de 15 %.
- Audit des créances : Identifiez les clients douteux ou en faillite pour passer vos provisions pour dépréciation.
- Investissements : Réceptionnez vos nouvelles machines ou serveurs avant le 31 décembre pour lancer l’amortissement.
- Mise à disposition : Signez le bail de sous-location pour votre résidence principale afin de déduire vos loyers.
- Maximisez vos charges déductibles (primes, loyers, intérêts) pour abaisser l’assiette fiscale ;
- Exploitez les crédits d’impôt (CIR, CII, mécénat) qui s’imputent directement sur l’impôt dû;
- Anticipez vos investissements productifs pour bénéficier du suramortissement;
- Vérifiez l’éligibilité au taux de 15 % (libération du capital).
FAQ
Comment réduire l'impôt sur les sociétés (IS) ?
Pour réduire l'impôt sur les sociétés (IS), la stratégie la plus pérenne consiste à combiner l'augmentation des charges déductibles (comme les primes de fin d'année ou la mise à disposition de bureaux) et l'activation de crédits d'impôt (mécénat, CIR). L'objectif est d'abaisser le résultat imposable sous le seuil des 42 500 € pour profiter au maximum du taux réduit de 15 %.
Comment faire baisser le bénéfice d'une entreprise individuelle ?
Pour faire baisser le bénéfice d’une entreprise individuelle, vous devez déduire l'intégralité de vos frais réels (téléphone, abonnement, formation, déplacements). Si vos bénéfices sont élevés, l'option pour l'IS peut devenir plus avantageuse que l'impôt sur le revenu (IR), car elle permet de piloter la rémunération et de réinvestir les bénéfices à un taux plafonné de 15 ou 25 %.
Comment payer moins d'impôts sur les sociétés en France ?
La clé pour payer moins d'impôts sur les sociétés en France réside dans l'anticipation fiscale. Une fois la date de clôture passée, vos leviers sont quasi nuls. Il faut donc investir dans du matériel éligible au suramortissement, optimiser l'épargne salariale et, si possible, implanter votre siège social dans une zone bénéficiant d'une exonération d'IS (ZFR ou ZFU).
Comment déclarer une location afin de réduire l'IS ?
Pour déclarer une location afin de réduire l'IS, vous devez signer une convention de mise à disposition entre vous (propriétaire ou locataire principal) et votre société. Le loyer doit être fixé au prix du marché pour la surface occupée. Ce loyer devient une charge déductible pour l'entreprise, ce qui diminue son bénéfice imposable, tout en constituant un revenu pour vous (imposable en revenus fonciers ou BNC).
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