Quelles sont les charges, taxes et cotisations d’un auto-entrepreneur en 2026 ?
Dernière mise à jour le 22/05/2026
- Tableau récapitulatif : quelles sont les charges d’un auto-entrepreneur ?
- Quelles cotisations sociales un auto-entrepreneur doit-il payer en 2026 ?
- Comment est imposé l’auto-entrepreneur sur son revenu en 2026 ?
- Qu’est-ce que la CFE pour un auto-entrepreneur ?
- Qu’est-ce que la contribution à la formation professionnelle (CFP) pour un auto-entrepreneur ?
- Qu’est-ce que la taxe consulaire pour un auto-entrepreneur ?
- FAQ
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- Les charges d’un auto-entrepreneur comprennent principalement les cotisations sociales, l’impôt sur le revenu (IR), la CFE, la contribution à la formation professionnelle (CFP) et les taxes consulaires selon l’activité.
- Les cotisations sociales sont calculées sur la totalité du chiffre d’affaires encaissé. Si le chiffre d’affaires est nul, aucune cotisation n’est due.
- L’impôt sur le revenu est calculé après abattement forfaitaire de 71 %, 50 %, 30 % ou 34 % selon l’activité, ou via le versement libératoire sous conditions.
- L’ACRE permet de réduire les cotisations sociales de l’auto-entrepreneur la première année d’activité.
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Créer une micro-entreprise, c’est aussi accepter un certain nombre d’obligations fiscales et sociales. Cotisations URSSAF, impôt sur le revenu, CFE, TVA, taxes consulaires… les taxes d’un auto-entrepreneur sont multiples mais restent globalement simples à calculer grâce au régime micro-social.
Tableau récapitulatif : quelles sont les charges d’un auto-entrepreneur ?
Un auto-entrepreneur est soumis à des charges sociales obligatoires calculées sur son chiffre d’affaires, des impôts et taxes fiscales selon son activité et son niveau de revenus, et des charges de fonctionnement variables selon la nature de l’activité. Il s’agit notamment des cotisations sociales versées à l’URSSAF, de l’impôt sur le revenu (IR), de la contribution à la formation professionnelle (CFP), des taxes pour frais de chambre consulaire pour les artisans et commerçants, et de la CFE. Le tableau ci-dessous récapitule l’ensemble de ces prélèvements à prévoir en 2026 pour un auto-entrepreneur.
| Charge | Nature | Coût à prévoir en 2026 |
| Cotisations sociales URSSAF | Sociale | 12,3 % à 25,6 % du CA selon l’activité |
| Impôt sur le revenu (régime classique) | Fiscale | Barème progressif 0 % à 45 % après abattement |
| Versement libératoire IR (option) | Fiscale | 1 %, 1,7 % ou 2,2 % du CA selon l’activité |
| Contribution à la formation professionnelle (CFP) | Sociale | 0,10 % à 0,30 % du CA selon l’activité |
| Taxes pour frais de chambre consulaire | Fiscale | 0,015 % à 0,48 % du CA (artisans et commerçants uniquement) |
| Cotisation foncière des entreprises (CFE) | Fiscale | Variable selon la commune – exonération possible |
Les cotisations sociales d’un auto-entrepreneur s’élèvent à 12,3 % du chiffre d’affaires pour les activités de vente, 21,2 % pour les prestations de services BIC, 23,2 % pour les professions libérales affiliées à la CIPAV et 25,6 % pour les professions libérales affiliées à la SSI. Calculées directement sur le chiffre d’affaires encaissé, elles couvrent l’assurance maladie-maternité, la retraite de base et complémentaire, l’invalidité-décès, les allocations familiales et la CSG/CRDS.
Aucune cotisation sociale sans chiffre d’affaires en micro-entreprise
Le régime micro-social de la micro-entreprise repose sur le principe que si le chiffre d’affaires déclaré de l’auto-entrepreneur est nul, aucune cotisation sociale n’est due. L’auto-entrepreneur ne paie des charges sociales que sur ce qu’il encaisse réellement, ce qui constitue l’un des principaux avantages du régime par rapport à d’autres statuts où des cotisations minimales sont dues même en l’absence de revenus.
Les taux de cotisations sociales par catégorie d’activité en micro-entreprise
Le taux de cotisations sociales applicable à l’auto-entrepreneur dépend uniquement de la nature de l’activité exercée. Il est identique quel que soit le montant du chiffre d’affaires réalisé. Voici les taux applicables.
| Catégorie d’activité | Taux 2026 | Exemple de calcul |
| Vente de marchandises (BIC ventes) | 12,3 % | Karim encaisse 5 000 € de CA au trimestre → 5 000 € × 12,3 % = 615 € |
| Prestations de services artisanales et commerciales (BIC services) | 21,2 % | Sophie est électricienne et encaisse 4 000 € de CA mensuel → 4 000 € × 21,2 % = 848 € |
| Professions libérales affiliées à la CIPAV | 23,2 % | Julie est psychologue et encaisse 5 000 € de CA mensuel → 5 000 € × 23,2 % = 1 160 € |
| Professions libérales affiliées à la SSI | 25,6 % | Thomas est consultant et encaisse 6 000 € de CA mensuel → 6 000 € × 25,6 % = 1 566 € |
Comment bénéficier de l’ACRE en tant qu’auto-entrepreneur ?
L’ACRE (Aide à la Création et à la Reprise d’Entreprise) permet aux auto-entrepreneurs éligibles de bénéficier d’une exonération partielle de cotisations sociales au démarrage de leur activité. Elle constitue un coup de pouce significatif pour les premiers mois, pendant lesquels les revenus sont souvent encore faibles.
Voici un tableau récapitulatif des taux de cotisations sociales applicables au régime micro-social :
| Catégorie d'activité | Sans ACRE (taux normal) | Avec ACRE à 50% avant le 1er juillet 2026 | Avec ACRE à 25% après le 1er juillet 2026 |
| Vente de marchandise (BIC) | 12,30% | 6,15% | 9,23% |
| Prestations de services commerciales/artisanales (BIC) | 21,20% | 10,60% | 15,90% |
| Prestations de services libérales (BNC) | 25,60% | 12,80% | 19,20% |
| Professions libérales CIPAV (BNC) | 23,20% | 11,60% | 17,40% |
| Location de meublés de tourisme classés | 6,00% | 3,00% | 4,50% |
Comment est imposé l’auto-entrepreneur sur son revenu en 2026 ?
L’auto-entrepreneur est soumis à l’impôt sur le revenu soit via le régime micro-fiscal classique, qui s’applique par défaut, soit via le versement libératoire, accessible sous conditions.
Le régime micro-fiscal classique : abattement forfaitaire et barème progressif
Le régime micro-fiscal est le régime d’imposition de droit commun en auto-entreprise. Il repose sur l’application d’un abattement forfaitaire sur le chiffre d’affaires déclaré. Le taux d’abattement applicable dépend de la nature de l’activité exercée en micro-entreprise, soit 71 % pour les activités de vente et d’hébergement, 50 % pour les prestations de services commerciales et artisanales, 34 % pour les activités libérales, et entre 30 % et 50 % pour les locations meublées classées ou non classées (articles 50-0 et 102 ter du Code général des impôts). Un abattement minimum de 305 € est garanti quelle que soit l’activité.
Le revenu imposable après abattement en micro-entreprise est intégré dans le revenu global du foyer fiscal et soumis au barème progressif de l’IR, dont les tranches s’échelonnent de à 45 %. Depuis la mise en place du prélèvement à la source, des acomptes mensuels ou trimestriels sont prélevés automatiquement et régularisés lors de la déclaration annuelle.
Le versement libératoire de l’impôt sur le revenu (IR)
Le versement libératoire permet à l’auto-entrepreneur de payer son impôt sur le revenu au fur et à mesure des encaissements, en même temps que ses cotisations sociales à l’URSSAF, à un taux fixe appliqué directement sur le chiffre d’affaires. Le taux du versement libératoire est appliqué directement sur le chiffre d’affaires encaissé, sans abattement préalable. Les taux applicables sont de 1 % pour les activités de vente (BIC), 1,7 % pour les prestations de services (BIC) et 2,2 % pour les activités libérales (BNC). C’est avant tout un outil de simplicité et de gestion de trésorerie. L’impôt est lissé sur l’année et ne réserve pas de mauvaise surprise en fin d’année.
Pour être éligible au versement libératoire, le revenu fiscal de référence du foyer fiscal de l’année N-2 de l’auto-entrepreneur ne doit pas dépasser 29 315 € par part fiscale. L’option doit être exercée au plus tard le 30 septembre de l’année précédant celle au titre de laquelle elle s’applique, ou dans les 3 mois suivant la création de l’activité. Une fois exercée, elle est irrévocable pour l’année en cours.
Qu’est-ce que la CFE pour un auto-entrepreneur ?
La cotisation foncière des entreprises (CFE) est un impôt local dû par toutes les entreprises, y compris les micro-entreprises. Elle est calculée sur la valeur locative des biens immobiliers utilisés dans le cadre de l’activité professionnelle. Son montant varie selon la commune et le chiffre d’affaires de l’entreprise. Elle est déclarée et payée directement sur impots.gouv.fr, généralement en décembre.
Plusieurs cas d’exonération de la cotisation foncière des entreprises sont prévus par la loi. Ainsi, toutes les micro-entreprises bénéficient d’une exonération automatique de CFE l’année de leur création. Les auto-entrepreneurs dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 5 000 € en sont également exonérés. Des exonérations géographiques existent pour les entreprises implantées dans certaines zones prioritaires (QPV, ZFU, ZRR, ZTE) certaines de droit, d’autres soumises à délibération de la collectivité territoriale.
Qu’est-ce que la contribution à la formation professionnelle (CFP) pour un auto-entrepreneur ?
La contribution à la formation professionnelle (CFP) est une cotisation prélevée en supplément des cotisations sociales de l’auto-entrepreneur, directement sur le chiffre d’affaires déclaré à l’URSSAF. Elle ouvre des droits à la formation professionnelle pour les auto-entrepreneurs ayant déclaré un chiffre d’affaires non nul pendant plus de 12 mois consécutifs, permettant notamment de financer des formations via le Compte Personnel de Formation (CPF) ou les fonds d’assurance formation (FAF).
Les taux applicables de la CFP en micro-entreprise varient selon la nature de l’activité et la caisse d’affiliation. Il est de 0,10 % pour les commerçants, de 0,30 % pour les artisans, de 0,10 % pour les professions libérales relevant de la SSI et de 0,20 % pour les professions libérales relevant de la CIPAV.
Qu’est-ce que la taxe consulaire pour un auto-entrepreneur ?
Les taxes pour frais de chambre consulaire concernent uniquement les artisans et les commerçants auto-entrepreneurs. Les professions libérales en sont exonérées. Elles sont prélevées en même temps que les cotisations sociales à l’URSSAF, directement sur le chiffre d’affaires déclaré, sans démarche supplémentaire.
Pour les commerçants auto-entrepreneurs, la taxe pour frais de chambre de commerce et d’industrie (CCI) s’élève à 0,015 % du chiffre d’affaires pour les activités de vente de marchandises, restauration et hébergement, et à 0,044 % pour les prestations de services commerciales. Pour les artisans, la taxe pour frais de chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) correspond à un droit fixe dont le montant varie selon le département, dans la limite d’un plafond de 154 € par an fixé par CMA France. Les deux taxes sont exonérées lorsque le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 5 000 €.
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- Les charges d’un auto-entrepreneur comprennent les cotisations sociales calculées sur le chiffre d’affaires (12,3 % à 25,6 % selon l’activité), l’impôt sur le revenu calculé après abattement forfaitaire ou via le versement libératoire, la CFE, la contribution à la formation professionnelle et les taxes consulaires pour les artisans et commerçants. L’ACRE permet de réduire les cotisations la première année sous conditions. Toutes les déclarations s’effectuent en ligne sur autoentrepreneur.urssaf.fr et impots.gouv.fr.
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FAQ
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Dernière mise à jour le 22/05/2026
Sources de l'article
- Article 50-0 du CGI – Régime micro-BIC
- Article 102 ter du CGI – Régime micro-BNC
- Article 293 B du CGI – Franchise en base de TVA
- Impots.gouv.fr – Déclaration 2042 C-PRO
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