Le régime micro-social simplifié
Dernière mise à jour le 22/04/2026
Tout entrepreneur ou auto-entrepreneur doit s’acquitter de ses cotisations et effectuer ses déclarations à temps. Selon le régime et l’activité exercée, il est important d’opter pour la méthode de paiement la plus avantageuse. Ainsi, le régime micro-social simplifié permet de s’acquitter de ses cotisations selon un taux variant en fonction du chiffre d’affaires.
Le régime social simplifié permet d’optimiser la gestion des micro-entreprises. En effet, ce régime micro-social apporte aux auto-entrepreneurs plus de sérénité en regroupant l’ensemble des charges sociales dont ils sont débiteurs, en un même prélèvement forfaitaire basé sur un pourcentage du CA.
Quels principes régissent le régime micro-social simplifié ?
Les entreprises concernées sont soumises à un régime précis, régis par plusieurs grands principes. En premier lieu, il est bon de savoir que le montant dû au titre des cotisations sociales sera calculé selon un pourcentage appliqué au chiffre d’affaires de l’entreprise. Ce dernier peut être pris en compte de façon mensuelle ou trimestrielle.
Ce régime prévoit également que le taux de cotisation à appliquer est spécifique à la nature de l’activité de l’auto-entrepreneur.
Qui sont les personnes concernées par ce régime ?
Les bénéficiaires du régime micro-social simplifié sont les entrepreneurs individuels industriels, commerciaux, artisanaux ou libéraux qui sont soumis à la fiscalité de la micro-entreprise. Ces derniers doivent nécessairement opter pour ce régime.
De plus, les micro-entrepreneurs bénéficiant d’une dispense d’immatriculation au RCS ou RM relèvent nécessairement du régime micro-social simplifié.
Quelles sont les cotisations couvertes par ce régime social ?
Pour le calcul du pourcentage, plusieurs cotisations sont prises en compte. Il y a :
- Les cotisations d’assurance vieillesse des régimes de retraite de base et la complémentaire obligatoire ;
- Les cotisations d’allocations familiales ;
- La contribution sociale généralisée (CSG) ;
- La contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) ;
- La cotisation supplémentaire d’indemnités journalières ;
- La cotisation au régime d’invalidité décès (ici, la cotisation pour la formation professionnelle est également aussi prise en compte) ;
- La cotisation d’assurance maladie-maternité : cette dernière cotisation offre une assurance au travailleur face aux divers risques qu’il encourt dans son travail au quotidien. Elle participe à la couverture des prestations du régime social de sécurité.
Le montant de cotisation du régime micro-social simplifié se calcule selon un pourcentage appliqué au chiffre d’affaires de l’entreprise concernée. Celui-ci peut différer en fonction de l’activité accomplie par l’auto-entrepreneur.
Un taux applicable selon la nature de l’activité de micro-entrepreneur
L’auto-entrepreneur est tenu de respecter le taux de cotisation sociales selon l’activité exercée.
| Nature de l’activité de l’auto entreprise | Taux de cotisations sociales applicable |
| La vente de marchandises ou la vente de denrées à consommer sur place | 12,8 % |
| Les services d’hébergement (BIC) | 12,8 % |
| Les activités de prestation de services commerciales ou artisanales (BIC et BNC) | 22 % |
| Les professions libérales non réglementées | 22 % |
| Les professions libérales réglementées relevant de la CIPAV (BNC) | 22 % |
| La location de logement meublées d’habitation | 22 % |
| La location de logements meublés de tourisme | 6 % |
Des taux supplémentaires de contribution peuvent s’ajouter aux taux susvisés eu égard à la formation professionnelle.
En fonction des activités, les taux sont les suivants:
- Un taux à hauteur de 0,2% du CA pour les prestations de service et les activités libérales,
- un taux de 0,1 % du chiffre d’affaires concernant les activités commerciales;
- Un taux de 0,3 % du chiffre d’affaires pour l’exercice d’une activité artisanale.
Une exonération partielle en cas de bénéfice de l’ACRE
L’ACRE permet aux micro-entrepreneurs éligibles de bénéficier d’un taux minoré de cotisations sociales pendant une durée limitée.
La demande d’ACRE n’est pas automatique. Vous devez :
- Finaliser votre immatriculation sur le guichet des formalités des entreprises ;
- Remplir le formulaire de demande d’ACRE et le transmettre à l’Urssaf via votre espace messagerie, accompagné des justificatifs correspondant à votre situation ;
- Effectuer cette demande dans les 60 jours suivant la date d’ouverture d’activité.
De plus, les auto-entrepreneurs souhaitant en faire la demande doivent répondre au moins à l’une des conditions suivantes :
- Avoir entre 18 et 25 ans ;
- Avoir moins 30 et être reconnu handicapé ;
- Demandeur d’emploi indemnisé ;
- Demandeur d’emploi non indemnisé et inscrit à Pôle emploi depuis plus de 6 mois durant les 18 derniers mois ;
- Salarié ou personne licenciée d’une entreprise soumise à une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire ;
- Bénéficiaire de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ou du Revenu de solidarité active (RSA) ;
- Entrepreneur ayant conclu un contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape) ;
- Création ou reprise d’une entreprise implantée au sein d’un quartier prioritaire de la politique de la ville ;
- Bénéficiaire de la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE).
Toutefois, en fonction du moment de création de l’auto-entreprise, le montant de l’exonération des charges sociales peut varier.
La possibilité d’opter pour le paiement des cotisations minimales
Dans le cas où vous réalisez un chiffre d’affaires faible, vous pouvez choisir d’opter pour le paiement de cotisations minimales. Cela vous permettra de bénéficier d’une meilleure protection sociale. Pour procéder à la demande de l’option pour le paiement des cotisations minimales, l’entrepreneur doit se rapprocher de la SSI (Sécurité Sociale des Indépendants). Cette demande doit être formulée au plus tard le 31 décembre de l’année avant celle au cours de laquelle le régime sera appliqué.
L’auto-entrepreneur peut opter pour l’acquittement des cotisations de base de sorte que leur montant ne soit pas inférieur au montant minimal des cotisations de la Sécurité sociale. Ainsi, pour le cas des professionnels libéraux, il y a :
- Les cotisations de la retraite de base ;
- Les cotisations de la retraite complémentaire ;
- Les cotisations d’invalidité-décès.
Pour les commerçants et artisans, il s’agit des cotisations :
- D’indemnités journalières ;
- De retraite de base ;
- D’invalidité-décès ;
- De retraite complémentaire.
La déclaration de chiffre d’affaires
L’entrepreneur doit réaliser certaines démarches, comme la déclaration du chiffre d’affaires. Toutefois, cette démarche est soumise à une procédure et un délai bien précis qu’il convient de détailler dans ce paragraphe.
Comment déclarer son chiffre d’affaires ?
Pour la déclaration de son chiffre d’affaires, l’entrepreneur a le choix entre un modèle déclaratif mensuel ou trimestriel. Ainsi, à la fin de chaque mois ou chaque trimestre, l’entrepreneur effectue sa déclaration de chiffre d’affaires. Cette dernière peut se faire soit sur le site de l’URSSAF ou par courriel.
Quand faut-il déclarer son chiffre d’affaires ?
Lorsqu’il opte pour une échéance mensuelle, l’entrepreneur devra faire sa déclaration au plus tard le dernier jour du mois suivant. Néanmoins, pour le modèle trimestriel, l’entrepreneur doit procéder à la déclaration du chiffre d’affaires au bout de 3 mois civils après la création ou la reprise des activités de la société.
Quelles sont les conséquences d’un dépassement de chiffre d’affaires ?
Le statut auto-entrepreneur est soumis à une limite de plafond concernant son chiffre d’affaires. Lorsque le montant du chiffre d’affaires excède le plafond légalement prévu, le régime micro-social cesse en même temps que le statut d’auto-entrepreneur.
La loi de Finance pour 2020 a revalorisé ces plafonds qui s’appliquent désormais au 1er janvier 2020, et ce pour trois ans :
| Activité exercée | Plafond de Chiffre d’Affaires 2023 |
| Activités libérales | 77 700 € HT |
| Prestations de services | 77 700 € HT |
| Activités commerciales | 188 700 € HT |
| Activités de logement | 188 700 € HT |
Quelles sont les sanctions en cas de non-déclaration du chiffre d’affaires ?
L’entrepreneur encourt des pénalités en cas de non-déclaration de son chiffre d’affaires. En effet, le montant de la pénalité équivaut à 1,5 % du seuil par mois pour chaque mois non déclaré.
Enfin, pour sanctionner le chef d’entreprise qui ne déclare pas son chiffre d’affaires, le montant de ses cotisations est majoré de 15 % pour les déclarations trimestrielles et de 5 % pour les mensuelles.
En principe, le régime micro-social est appliqué durant une année civile complète puis est renouvelé dans le cadre de la reconduction du statut d’auto-entrepreneur.
Cependant, le régime social cessera si l’entrepreneur renonce au statut mais également s’il déclare un chiffre nul durant 24 mois ou 8 trimestres civils consécutifs. Enfin, ce régime micro-social prend fin si l’entrepreneur choisit l’option d’un régime réel d’imposition ou bien s’il dépasse le plafond de chiffre d’affaires propre au statut.
FAQ
Qu'est-ce que le régime micro-social simplifié ?
Comment opter pour le régime micro-social ?
Où déclarer les revenus de votre micro-entreprise ?
Quel est le taux de cotisation sociale d'une micro-entreprise ?
Quels sont les plafonds de chiffres d’affaires en 2023 ?
Comment effectuer une demande d'ACRE ?
Dernière mise à jour le 22/04/2026
Connexion
Bonjour,
Nous vous recommandons de vous rapprocher des services de l’URSSAF pour des informations plus précises.
En espérant que vous passez une agréable journée,
L’équipe LegalPlace.
Bonjour, moi je suis sous la forme juridique d’entrepreneur individuel avec le régime micro social simplifier, je voudrais savoir quel est le plafond du chiffre d’affaires a ne pas dépasser, et est ce que je dois payer la TVA ?
Merci beaucoup legalplace!!!!
Bonjour, Les plafonds de chiffre d’affaires à ne pas dépasser afin de bénéficier du régime de la franchise en base de TVA (permettant de ne pas récolter, déclarer et payer la TVA) sont les suivants : – 91 900€ pour les activités de vente ou de prestations de service : – 36 800€ pour les activités de prestation de service. En cas de dépassement, la 1ère année, une période de tolérance existent mais passé cette année de tolérance vous devenez redevable de la TVA selon le taux applicable : réduit ou normal. Si besoin, n’hésitez pas à contacter un professionnel… Lire la suite »
Puis-je vous poser une question ?
Je clôture mon EI car j’ai été affectée à une activité libérale relevant de l’URSSAF et de la CIPAV avec une double activité l libérale et commerciale. Je viens de clôturer mon E.I. (libéral) mais souhaite poursuivre mon activité commerciale; je suis déjà inscrite au RSAC pour cela en tant qu’agent commercial. Puis-je sur la même année fiscale déclarer un régime E.I. et en micro entreprise sur les 4 derniers mois ou non ? En effet, sur les 4 derniers mois de l’année 2020, j’aimerais pouvoir facturer…
Merci pour votre aide;
Cordialement,
Catherine
Bonjour,
Si vous avez clôturer votre entreprise individuelle, vous pouvez recréer une micro-entreprise sans délai. Toutefois, vous devrez, au titre de votre micro-entreprise d’agent commercial, vous immatriculer de nouveau au RSAC. Lors de votre déclaration d’impôt, il conviendra simplement de distinguer vos chiffres d’affaires respectifs afin de bénéficier du régime micro-fiscal pour les quatre derniers mois.
En espérant que cette réponse vous sera utile.
L’équipe LegalPlace