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  • Seul un expert-comptable inscrit à l’Ordre des experts-comptables peut tenir la comptabilité d’une entreprise pour le compte d’autrui.
  • La loi ne vous oblige jamais à prendre un expert-comptable. En revanche, une société doit établir des comptes annuels chaque année, les faire approuver dans les 6 mois et les déposer au greffe.
  • Les honoraires de l’expert-comptable sont libres. Pour une petite société sans salarié, comptez en général entre 900 et 2 000 € HT par an.
  • L’expert-comptable doit signer avec vous une lettre de mission écrite avant de commencer. Elle fixe le périmètre, le prix et les conditions de résiliation.

Vous venez de créer votre société, ou vous y pensez, et la question de la comptabilité arrive vite. Faut-il passer par un expert-comptable, et pour quel budget ? Ce professionnel du chiffre intervient bien au-delà de la saisie des factures. Il établit vos comptes annuels, prépare vos déclarations fiscales et vous accompagne dans vos décisions de gestion. Choisir le bon interlocuteur vous fait gagner du temps et vous évite des erreurs qui coûtent cher.

Qu’est-ce qu’un expert-comptable ?

L’expert-comptable vous décharge de la gestion comptable, fiscale et sociale de votre entreprise et en garantit la conformité. Ce professionnel libéral exerce seul ou au sein d’un cabinet comptable, après avoir obtenu un diplôme de niveau bac+8. Près de 23 000 experts-comptables sont inscrits en France à l’Ordre des experts-comptables (22 685 en 2025), répartis dans plus de 21 000 cabinets.

Une profession réglementée par l’Ordre

Le métier d’expert-comptable est encadré par l’ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945, qui a créé l’Ordre des experts-comptables. Pour porter le titre, il faut être titulaire du diplôme d’expertise comptable (DEC). Il faut ensuite être inscrit au tableau de l’Ordre et avoir prêté serment devant le conseil régional.

Ce statut réglementé s’accompagne d’obligations qui vous protègent. Le professionnel doit souscrire une assurance de responsabilité civile professionnelle. Il est tenu au secret professionnel et respecte un code de déontologie. Il doit aussi appliquer les règles de lutte contre le blanchiment, ce qui explique qu’il vous demande des pièces d’identité et des justificatifs à l’ouverture du dossier.

Un monopole sur la tenue des comptes pour autrui

Seul un expert-comptable inscrit peut tenir, réviser ou présenter la comptabilité d’une entreprise dont il n’est ni le dirigeant ni le salarié. C’est ce qu’on appelle le monopole de la profession.

Ce monopole ne vous empêche pas de tenir vous-même vos comptes. Un comptable salarié de votre entreprise peut aussi s’en charger. Ce qui est interdit, c’est qu’une personne non inscrite tienne de façon habituelle la comptabilité de plusieurs entreprises, en son nom et sous sa responsabilité.

Tenir de façon habituelle la comptabilité d’autres entreprises sans être inscrit à l’Ordre constitue un exercice illégal de la profession. L’ordonnance de 1945 en fait un délit, puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. Avant de signer avec un prestataire, vérifiez son inscription sur l’annuaire en ligne de l’Ordre des experts-comptables.
Xavier de Labarrière Expert-comptable, président de ComptaPlace Xavier de Labarrière

Le piège, c’est d’appeler son expert-comptable une fois la décision prise. Acheter un véhicule au nom de la société ou à titre personnel, se verser une rémunération chaque mois ou d’un coup en fin d’année… Ces choix pèsent directement sur l’impôt et les cotisations. Une fois l’opération faite, il ne reste souvent plus qu’à l’enregistrer.

Comptable, expert-comptable, commissaire aux comptes : quelles différences ?

Le comptable, l’expert-comptable et le commissaire aux comptes travaillent tous sur les chiffres de l’entreprise, mais leur statut et leur rôle sont très différents.

Critère Comptable Expert-comptable Commissaire aux comptes
Diplôme BTS, DCG ou équivalent DEC, de niveau bac+8 DEC ou parcours spécifique
Inscription Aucune Tableau de l’Ordre Liste des commissaires aux comptes
Tenue des comptes d’une autre entreprise Non, sauf comme salarié de celle-ci Oui, en monopole Non, incompatible avec sa mission
Mission principale Saisie et suivi au quotidien Comptes annuels, déclarations, accompagnement Certification des comptes
Quand y recourir En interne, quand l’activité le justifie Dès la création, pour déléguer la comptabilité Au-delà des seuils légaux

Le comptable travaille le plus souvent comme salarié d’une entreprise ou d’un cabinet. Un comptable en freelance peut intervenir ponctuellement, mais il ne peut pas tenir de façon habituelle la comptabilité de ses clients s’il n’est pas inscrit à l’Ordre.

Le commissaire aux comptes ne tient pas les comptes. Il les contrôle et certifie qu’ils sont sincères. Sa nomination est obligatoire dans une SARL ou une SAS qui dépasse deux des trois seuils fixés par l’article D221-5 du Code de commerce. Ces seuils sont de 5 000 000 € de total de bilan, 10 000 000 € de chiffre d’affaires hors taxes et 50 salariés en moyenne. La plupart des petites entreprises n’ont donc pas besoin de commissaire aux comptes, alors qu’elles font très souvent appel à un expert-comptable.

Quelles sont les missions de l’expert-comptable ?

L’expert-comptable prend en charge tout ou partie de la gestion comptable, fiscale et sociale de votre entreprise. Ses missions fonctionnent à la carte. Vous pouvez lui confier uniquement le bilan annuel ou lui déléguer l’ensemble de la comptabilité, de la paie et des déclarations. Le périmètre exact est fixé par la lettre de mission, que la réglementation de la profession rend obligatoire. Une mission large coûte plus cher, mais elle libère une bonne partie du temps que vous passiez sur l’administratif.

Tenir la comptabilité et établir les comptes annuels

La tenue de la comptabilité est le cœur du métier. À partir de vos relevés bancaires, factures et justificatifs, le cabinet enregistre les opérations de l’exercice comptable, contrôle les soldes et procède aux écritures de clôture. Il produit ensuite les documents de fin d’année, qui comprennent :

  • Le bilan, qui décrit le patrimoine de l’entreprise à la date de clôture ;
  • Le compte de résultat, qui montre si l’année se solde par un bénéfice ou une perte ;
  • L’annexe, qui détaille les méthodes comptables et les informations complémentaires ;
  • La liasse fiscale, transmise aux impôts pour calculer l’impôt dû.

En société, ces comptes annuels doivent être approuvés par les associés dans les 6 mois qui suivent la clôture. L’expert-comptable peut refuser de valider des comptes qui ne donnent pas une image fidèle de la situation de l’entreprise. Cette exigence fait la valeur de sa signature auprès des banques et des investisseurs.

Gérer les déclarations fiscales et sociales

Le cabinet comptable peut prendre en charge l’ensemble des déclarations fiscales et sociales que votre entreprise doit remplir dans l’année :

  • Les déclarations de TVA, mensuelles, trimestrielles ou annuelles selon votre régime ;
  • La déclaration de résultat et le calcul de l’impôt sur les sociétés ou de l’impôt sur le revenu ;
  • La cotisation foncière des entreprises et les autres impôts locaux ;
  • Les bulletins de paie et la déclaration sociale nominative (DSN) si vous avez des salariés.

Déléguer ces déclarations vous évite les oublis de dates. Un dépôt tardif entraîne en principe une majoration de 10 % de l’impôt dû, sans compter les intérêts de retard.

Accompagner la création et le pilotage de l’entreprise

L’expert-comptable intervient souvent avant même l’immatriculation de l’entreprise. Il peut établir un compte de résultat prévisionnel, généralement sur trois ans, pour convaincre votre banque. Il vous aide aussi à comparer les statuts et les régimes fiscaux selon votre rémunération et vos projets. Son rôle lors de la création d’entreprise consiste surtout à sécuriser vos premiers choix, qui sont difficiles à modifier ensuite.

Une fois l’activité lancée, le cabinet suit vos indicateurs. Il peut mettre en place des tableaux de bord mensuels, analyser votre marge ou préparer un dossier de financement.

Assurer des missions juridiques à titre accessoire

La réglementation de la profession autorise l’expert-comptable à réaliser des travaux juridiques, à condition qu’ils restent liés à sa mission comptable. En pratique, il prépare souvent les documents de l’approbation des comptes, à organiser dans les 6 mois suivant la clôture. Il s’agit notamment du procès-verbal d’assemblée générale et du rapport de gestion. Il peut aussi s’occuper des formalités de dépôt au greffe. Pour une opération plus lourde, comme une cession de titres ou une transformation de société, il vous orientera vers un avocat.

La réforme de la facturation électronique impose, depuis le 1er septembre 2026, à toutes les entreprises de pouvoir recevoir leurs factures sous forme électronique, via une plateforme agréée. L’obligation d’émettre des factures électroniques s’appliquera aux PME, TPE et micro-entreprises à partir du 1er septembre 2027. Beaucoup de cabinets accompagnent leurs clients dans ce passage à la facturation électronique.

Un expert-comptable est-il obligatoire ?

Faire appel à un expert-comptable n’est pas obligatoire, quelle que soit la forme de votre entreprise. Aucun texte ne l’impose, que vous soyez micro-entrepreneur, gérant de SARL ou président de SAS. Vous pouvez tenir votre comptabilité seul, avec un logiciel ou avec un salarié. Cette liberté a toutefois deux limites. Votre entreprise doit respecter des obligations comptables qui dépendent de son statut. Et si vous confiez vos comptes à une personne extérieure, celle-ci doit être inscrite à l’Ordre.

Aucune obligation légale d’avoir un expert-comptable, mais des obligations comptables à respecter

L’absence d’obligation de recourir à un expert-comptable ne dispense pas l’entreprise de tenir des comptes. L’article L123-12 du Code de commerce impose à tout commerçant, personne physique ou société, d’enregistrer ses opérations, de dresser un inventaire et d’établir des comptes annuels. Si vous décidez de confier cette tâche à quelqu’un d’extérieur, la règle change. Ce prestataire doit alors être un expert-comptable inscrit, car la loi réserve à la profession la tenue de la comptabilité pour le compte d’autrui.

Les obligations comptables selon votre statut

Les obligations comptables d’une entreprise dépendent avant tout de son statut juridique.

Statut Comptabilité à tenir Comptes annuels et dépôt
Micro-entreprise Livre des recettes, plus un registre des achats pour la vente Aucun bilan à établir ni à déposer
Entreprise individuelle au réel Comptabilité complète, ou de trésorerie pour les professions libérales Comptes annuels sans dépôt au greffe
EURL et SARL Comptabilité d’engagement complète Approbation sous 6 mois et dépôt au greffe
SASU et SAS Comptabilité d’engagement complète Approbation sous 6 mois et dépôt au greffe

La comptabilité d’engagement enregistre chaque facture à sa date d’émission, et non à la date de son paiement. Le micro-entrepreneur a les obligations les plus légères. Un simple livre des recettes suffit, tant que le chiffre d’affaires reste sous les plafonds du régime. En 2026, ces plafonds sont de 203 100 € HT pour la vente de marchandises et de 83 600 € HT pour les prestations de services. En société, les comptes doivent être approuvés dans les 6 mois qui suivent la clôture. Le dépôt des comptes annuels au greffe intervient ensuite dans le mois qui suit, ou dans les 2 mois en cas de dépôt en ligne.

Thomas est graphiste en micro-entreprise. Deux années de suite, son chiffre d’affaires dépasse 83 600 €. Il sort donc du régime et décide de créer une SASU. Du jour au lendemain, il doit tenir une comptabilité d’engagement, collecter et déclarer la TVA, établir un bilan et déposer ses comptes au greffe. Il estime qu’il y passerait une dizaine d’heures par mois, sans être certain de ne pas se tromper. Il préfère confier son dossier à un cabinet pour environ 130 € HT par mois et consacrer ce temps à ses clients. Le passage de la micro-entreprise à la société est souvent le moment où l’expert-comptable devient rentable.

Pour un micro-entrepreneur, le besoin de recourir à un expert-comptable reste limité tant que le chiffre d’affaires ne dépasse pas 83 600 € HT en services ou 203 100 € HT en vente. Un expert-comptable en micro-entreprise intervient alors surtout de façon ponctuelle, par exemple au moment de passer au régime réel ou de créer une société. En société, la comptabilité d’une SASU ou d’une SARL demande une vraie technicité, et la plupart des dirigeants la délèguent.

Combien coûte un expert-comptable ?

Le prix d’un expert-comptable n’est pas réglementé. Chaque cabinet fixe ses tarifs selon le volume de pièces à traiter, votre statut juridique, le nombre de salariés et les missions confiées.

Des honoraires libres fixés à l’avance

Les honoraires d’expert-comptable sont fixés librement par chaque cabinet. Les règles de la profession l’obligent toutefois à vous les annoncer à l’avance et à les inscrire dans la lettre de mission. La plupart des cabinets proposent un forfait mensuel ou annuel. D’autres facturent au temps passé, surtout pour les missions ponctuelles.

Les honoraires de succès sont autorisés depuis la loi PACTE de 2019. Une partie de la rémunération dépend alors du résultat obtenu, par exemple une levée de fonds. Ces honoraires de succès restent interdits pour la tenue des comptes et pour le calcul de vos impôts et cotisations.

Les tarifs moyens selon votre structure

Le tarif d’un expert-comptable va d’environ 300 € HT par an pour une micro-entreprise à plus de 5 000 € HT pour une société avec salariés. Ces tarifs, à destination de professionnels, sont des ordres de grandeur constatés sur le marché en octobre 2026. Les écarts entre cabinets peuvent être importants.

Structure ou prestation Fourchette indicative HT Ce qui fait varier le prix
Micro-entreprise 300 à 900 € par an Accompagnement ponctuel ou suivi annuel
EURL ou SASU sans salarié 900 à 2 000 € par an Nombre de factures, TVA, activité
SARL ou SAS avec salariés 2 000 à 5 000 € par an ou plus Nombre d’associés, de salariés, de flux
Bulletin de paie 15 à 30 € par bulletin et par mois Complexité de la convention collective
Bilan seul, sans tenue 1 200 à 1 500 € par an Qualité des pièces transmises
Un cabinet en ligne affiche en général des prix plus bas qu’un cabinet de proximité. L’écart vient surtout de l’automatisation de la saisie et d’une relation plus dématérialisée.

Les frais de comptabilité sont-ils déductibles ?

Les frais de comptabilité sont déductibles du résultat de l’entreprise. Ils constituent une charge, comme le loyer ou l’assurance. Ils viennent donc réduire le bénéfice soumis à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu. Pour une société imposée au taux de 25 %, 1 500 € d’honoraires réduisent ainsi l’impôt d’environ 375 €.

La réduction d’impôt pour frais de comptabilité, plafonnée à 915 € par an, a été supprimée en 2025. Elle concernait les petits entrepreneurs individuels adhérents d’un organisme de gestion agréé. Elle s’est appliquée pour la dernière fois aux revenus de 2024.

Comment choisir son expert-comptable ?

Le bon expert-comptable connaît votre activité, répond vite et vous explique clairement ce qu’il fait. Le prix compte, mais il ne devrait pas être votre seul critère. Un forfait bas qui exclut la paie, le juridique annuel ou les déclarations de TVA peut finir plus cher qu’une offre complète. Demandez au moins deux ou trois devis détaillés et comparez-les sur un périmètre identique avant de vous engager.

Les critères à vérifier avant de signer la lettre de mission d’un expert-comptable

Avant de signer avec un cabinet, vérifiez au moins ces cinq points :

  • Son inscription au tableau de l’Ordre, consultable en ligne ;
  • Son expérience de votre secteur. La comptabilité d’un restaurant, par exemple, demande de maîtriser plusieurs taux de TVA et la gestion des avantages en nature ;
  • Le contenu exact du forfait, pour savoir si la paie, le juridique annuel ou les déclarations sont inclus ou facturés en plus ;
  • Les outils proposés, comme la synchronisation bancaire, l’envoi des justificatifs par photo ou la compatibilité avec votre logiciel de comptabilité ;
  • Ses délais de réponse et la présence d’un interlocuteur dédié qui suit votre dossier.

La réputation d’un cabinet d’expertise comptable compte aussi. Le bouche-à-oreille d’autres entrepreneurs de votre secteur reste une bonne source d’information.

Avec ComptaPlace, l’offre de comptabilité de LegalPlace, la tenue de vos comptes, vos déclarations fiscales et vos comptes annuels sont pris en charge et signés par un expert-comptable ComptaPlace, inscrit à l’Ordre. Le suivi se fait en ligne, avec un forfait connu à l’avance.

Expert-comptable en ligne ou cabinet de proximité ?

L’expert-comptable en ligne et le cabinet de proximité sont tous deux inscrits à l’Ordre et soumis aux mêmes règles. Ils se distinguent surtout par la relation et le prix, comme le montrent les fourchettes constatées en octobre 2026 pour une clientèle de professionnels.

Critère Expert-comptable en ligne Cabinet de proximité
Prix Forfaits souvent compris entre 30 et 150 € HT par mois Honoraires généralement plus élevés
Relation Échanges par téléphone, mail ou visio Rendez-vous en personne possibles
Outils Plateforme, synchronisation bancaire, justificatifs dématérialisés Variables selon le cabinet
Dossiers complexes Adapté aux activités standards Plus à l’aise avec les situations particulières
Ancrage local Faible Bonne connaissance du tissu économique local

Un expert-comptable en ligne convient bien à un indépendant ou à une petite société de services. Un cabinet local se justifie davantage si votre activité est réglementée, si vous avez plusieurs établissements ou si vous préférez voir votre interlocuteur.

La lettre de mission

L’article 151 du décret du 30 mars 2012 impose à l’expert-comptable de signer avec chaque client un contrat écrit. Ce document, appelé lettre de mission, doit préciser :

  • La nature et l’étendue des missions confiées ;
  • Les honoraires et leurs modalités de paiement ;
  • La durée du contrat et ses conditions de renouvellement ;
  • Les modalités de résiliation et le préavis applicable ;
  • La répartition des tâches entre vous et le cabinet, par exemple la date limite d’envoi des pièces.

Relisez la lettre de mission attentivement avant de signer. Ce document servira de référence en cas de désaccord sur le prix ou sur une tâche non réalisée.

Comment changer d’expert-comptable ?

Vous pouvez changer d’expert-comptable à tout moment, en respectant les conditions de la lettre de mission. Beaucoup de contrats prévoient un préavis de l’ordre de trois mois avant la date de clôture de l’exercice. Le plus simple est donc de faire coïncider le changement avec la fin d’un exercice comptable. Les étapes sont les suivantes :

  1. Relisez votre lettre de mission pour connaître la durée du préavis et la date d’échéance du contrat ;
  2. Choisissez votre nouveau cabinet et signez avec lui une nouvelle lettre de mission ;
  3. Résiliez par écrit le contrat avec votre cabinet actuel, idéalement par lettre recommandée avec accusé de réception ;
  4. Laissez le nouveau cabinet prendre contact avec son prédécesseur, comme l’imposent les règles de confraternité de la profession ;
  5. Récupérez vos documents comptables, le fichier des écritures comptables (FEC) et les identifiants de vos espaces en ligne.
Lors d’un changement de cabinet comptable, l’ancien cabinet peut vous réclamer les honoraires correspondant aux travaux déjà réalisés. Réglez-les avant le transfert pour éviter un litige qui retarderait la reprise de votre dossier par le nouveau cabinet.

Seul l’expert-comptable inscrit à l’Ordre peut tenir la comptabilité d’une entreprise pour le compte d’autrui. Il n’est jamais obligatoire, mais une société doit établir, faire approuver et déposer ses comptes chaque année, ce qui pousse la plupart des dirigeants à déléguer cette tâche. Ses honoraires sont libres et figurent dans une lettre de mission écrite. Pour une petite société sans salarié, ils tournent en général entre 900 et 2 000 € HT par an. Pour bien choisir, vérifiez l’inscription à l’Ordre, l’expérience de votre secteur et le contenu exact du forfait. Le commissaire aux comptes, lui, ne devient obligatoire qu’au-delà de seuils élevés.

Devis d'expertise comptable

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 05/10/2026

FAQ

Peut-on faire sa comptabilité soi-même ?

Oui, tout dirigeant peut tenir lui-même la comptabilité de son entreprise, avec ou sans logiciel. Tenir sa comptabilité seul reste assez simple en micro-entreprise, où un livre des recettes suffit. En société, la tâche demande davantage de technicité. Il faut maîtriser les écritures de clôture, la liasse fiscale et les déclarations de TVA. Une erreur ou un retard peut entraîner une majoration de 10 % de l’impôt dû, voire un redressement fiscal.

Un expert-comptable est-il obligatoire pour une SASU ou une EURL ?

Non, une SASU ou une EURL n’est pas obligée de faire appel à un expert-comptable. La société doit en revanche tenir une comptabilité complète, établir des comptes annuels, les faire approuver dans les 6 mois suivant la clôture et les déposer au greffe. Si le dirigeant ne s’en charge pas lui-même, seul un professionnel inscrit à l’Ordre peut le faire à sa place.

Combien coûte un expert-comptable par mois ?

Un expert-comptable coûte en général entre 75 et 170 € HT par mois pour une SASU ou une EURL sans salarié. Les offres en ligne se situent plutôt dans le bas de la fourchette. Le prix augmente avec le nombre de factures, la présence de salariés et les missions annexes. Un bulletin de paie, par exemple, est souvent facturé entre 15 et 30 € par mois.

Comment vérifier qu'un expert-comptable est bien inscrit à l'Ordre ?

L’Ordre des experts-comptables met à disposition un annuaire en ligne gratuit. Une recherche par nom ou par ville suffit pour vérifier qu’un professionnel ou un cabinet est inscrit au tableau. Faire cette vérification avant de signer vous protège contre l’exercice illégal de la profession, un délit puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.

Peut-on changer d'expert-comptable en cours d'exercice ?

Changer d’expert-comptable en cours d’exercice est possible, à condition de respecter le préavis prévu par la lettre de mission, souvent de l’ordre de trois mois. Un changement en cours d’année reste toutefois plus compliqué. Le nouveau cabinet devra reprendre des écritures commencées par un autre et pourra facturer ce travail. Quand c’est possible, il est plus simple de changer à la clôture d’un exercice.

Un expert-comptable en ligne est-il aussi fiable qu'un cabinet ?

Un expert-comptable en ligne offre les mêmes garanties qu’un cabinet traditionnel. Il est inscrit à l’Ordre et soumis aux mêmes obligations d’assurance, de déontologie et de lettre de mission. La différence tient surtout au mode de relation et au prix, avec des forfaits souvent compris entre 30 et 150 € HT par mois. La formule en ligne convient bien aux activités simples. Pour un dossier complexe, un interlocuteur que vous pouvez rencontrer peut être plus adapté.

L'expert-comptable est-il responsable en cas d'erreur ?

L’expert-comptable est responsable des fautes qu’il commet dans l’exécution de sa mission, par exemple un oubli de déclaration. La réglementation de la profession l’oblige à souscrire une assurance de responsabilité civile professionnelle pour couvrir ce risque. Sa responsabilité s’apprécie au regard des missions fixées dans la lettre de mission et des pièces que vous lui avez transmises.

Quelle est la différence entre un expert-comptable et un commissaire aux comptes ?

L’expert-comptable tient et présente vos comptes, prépare vos déclarations et vous accompagne dans votre gestion. Le commissaire aux comptes contrôle les comptes de l’extérieur et certifie qu’ils sont sincères. Dans une SARL ou une SAS, sa nomination n’est obligatoire qu’au-delà de deux des trois seuils légaux, fixés à 5 M€ de bilan, 10 M€ de chiffre d’affaires et 50 salariés. Un même professionnel ne peut pas cumuler les deux missions pour la même entreprise.

Comment devenir expert-comptable ?

Le parcours dure au minimum huit ans après le bac. Il faut obtenir le DCG (bac+3), puis le DSCG (bac+5), effectuer trois ans de stage en cabinet et réussir le DEC. Il faut ensuite s’inscrire à l’Ordre des experts-comptables et prêter serment. Depuis 2026, une réforme des diplômes s’applique progressivement. Côté salaire, un expert-comptable salarié gagne généralement entre 33 000 et 65 000 € bruts par an.

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Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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