Le résultat opérationnel
Dernière mise à jour le 24/06/2026
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- Le résultat opérationnel mesure la performance économique tirée des activités courantes de l’entreprise, indépendamment des résultats financiers et exceptionnels.
- Le résultat opérationnel se calcule en soustrayant les charges d’exploitation (comptes de classe 60 à 65, hors comptes 655 et 681) aux produits d’exploitation (comptes de classe 70 à 75, hors comptes 755, 781 et 791).
- Un résultat opérationnel positif indique que l’entreprise dégage des bénéfices sur son activité principale. Un résultat opérationnel négatif signale des pertes à analyser rapidement.
- Le résultat opérationnel se distingue du résultat opérationnel courant (EBITA), qui exclut en plus les amortissements des écarts d’acquisition, pour une vision plus pure de la rentabilité réelle.
- Le résultat opérationnel constitue généralement la composante la plus importante du résultat net, sauf pour les structures à fort résultat financier comme les sociétés de placement.
Le résultat opérationnel compte parmi les principaux indicateurs de la santé économique et de la comptabilité de l’entreprise au même titre que le résultat financier et le résultat exceptionnel. Il représente le plus souvent la part la plus importante du résultat global de la structure. À ce titre, dans la majorité des cas, cette unique variable donne la possibilité de savoir si une entreprise, peu importe sa forme juridique, réussit à réaliser des bénéfices ou non.
Résultat opérationnel : de quoi s’agit-il ?
En comptabilité française (PCG), le résultat opérationnel correspond au résultat d’exploitation, qui figure dans le compte de résultat obligatoire de toute entreprise soumise aux règles comptables françaises. Dans les normes IFRS, il prend le nom de résultat opérationnel et peut intégrer des éléments légèrement différents selon le référentiel retenu.
Cet indicateur traduit le volume monétaire dégagé des activités courantes de l’entreprise en tenant compte des charges opérationnelles (telles que les charges d’ exploitation, les charges de personnel, les charges de gestion, les différentes charges financières, etc.).
Il apparaît dans le compte de résultat et figure parmi les soldes intermédiaires de gestion que les dirigeants manipulent le plus souvent.
Ce chiffre représente une part non négligeable du résultat de la plupart des structures. Dès lors que l’entreprise tire son chiffre d’affaires des ventes de marchandises, des ventes de produits ou des prestations offertes à ses clients, le résultat d’exploitation permet déjà d’appréhender le résultat net de l’exercice.
S’il est positif, l’établissement arrive à dégager des bénéfices. S’il est proche de 0, l’entreprise approche d’une situation d’équilibre.
Enfin, s’il est négatif, il faut s’attendre à des pertes plus ou moins importantes.
Auprès de la plupart des entreprises, ces indicateurs de performance traduisent donc la performance économique et donc la performance globale de l’établissement.
Parce que les éléments qui le composent concernent les facteurs de production, il donne également des pistes d’audit, surtout concernant l’emploi des ressources essentielles à la poursuite des activités.
D’une année à l’autre, à travers le compte de résultat, l’analyse comparative du résultat opérationnel des différents exercices aide le dirigeant à prendre les bonnes résolutions.
Pour cela, il peut consulter les documents détaillant les produits ou les charges d’exploitation.
Comment calcule-t-on le résultat opérationnel ?
D’une manière générale, cet indicateur se calcule en retranchant les charges d’exploitation aux produits d’exploitation, le but étant de savoir si les recettes couvrent l’essentiel des dépenses de fonctionnement. Cette opération requiert naturellement une consultation des pièces comptables afin de prendre connaissance des montants encaissés ou décaissés pour le bon déroulement des activités.
Produits d’exploitation
Les produits d’exploitation rassemblent les opérations courantes qui entraînent une hausse du chiffre d’affaires. Toutefois, il faut exclure les revenus tirés des placements.
Dans la majorité des cas, ces recettes doivent provenir du cœur d’activité de l’entreprise. On peut aussi parler de provision d’exploitation.
Il est ainsi d’usage de classer parmi les produits d’exploitation les sommes encaissées grâce à :
- La vente de marchandises ;
- Les prestations de service ;
- La production stockée ou immobilisée ;
- Les subventions d’exploitation.
Le produit d’exploitation s’obtient en faisant la somme des comptes de classe 70 à 75 hormis les comptes 755, 781 et 791. Il apparaîtra sur le compte de résultat et peut également faire l’objet d’une prévision.
Charges d’exploitation
Les charges d’exploitation correspondent à tous les décaissements essentiels pour l’exercice des activités principales.
Il s’agit des dépenses nécessaires :
- Au cycle d’approvisionnement ;
- À la rémunération du personnel ;
- Aux dotations aux amortissements.
Dans ce contexte, les éléments suivants font partie des charges d’exploitation :
- Achats de matières premières et de marchandises ;
- Variations de stocks ;
- Impôts et les taxes ;
- Rémunération du personnel ;
- Charges sociales ;
- Autres charges telles que les charges exceptionnelles (dans le cas d’événements exceptionnels par exemple).
Pour calculer la charge d’exploitation qui apparaîtra sur le compte de résultat, il faut additionner les comptes de classe 60 à 65 hormis les comptes 655 et 681. Il ne reste plus qu’à retrancher le tout au produit d’exploitation pour obtenir le résultat opérationnel.
Que faut-il savoir d’autre sur le résultat opérationnel ?
Avant tout, il faut bien faire la distinction entre le :
- Résultat d’exploitation ;
- Résultat opérationnel courant.
Cette dernière notion, proche du terme anglo-saxon “Earnings before interest, taxes and amortization (EBITA)”, désigne le résultat d’exploitation avant que l’on ne déduise les amortissements des écarts d’acquisition.
Cet indicateur financier se concentre sur les charges et les recettes qui affectent directement la trésorerie. Il sert alors à mesurer les capacités réelles de l’entreprise à créer de la valeur indépendamment :
- De ses revenus d’exploitation financiers ;
- Des produits exceptionnels ;
- De la pression fiscale subie par l’établissement.
Écarts d’acquisition
L’écart d’acquisition également appelé survaleur correspond à la différence entre :
- La valeur comptable d’une entreprise ;
- Sa valeur réelle.
Qu’il soit excédentaire ou déficitaire, les différents acteurs seront amenés à prendre en considération cet écart lors de la fusion ou de la reprise de la société. Dans certains cas, la survaleur naît tout simplement de la volonté d’un concurrent de racheter la structure. Le repreneur doit ainsi débourser la somme demandée afin d’occuper une place plus importante sur le marché concerné.
Quoi qu’il en soit, ce surcoût pèsera par la suite sur le résultat de la société après son rachat. Il convient donc de le retrancher en calculant l’EBITA afin de mieux apprécier la rentabilité réelle des activités.
Amortissement des écarts d’acquisition
Les écarts d’acquisition sont amortis habituellement en deux décennies sous forme d’un amortissement linéaire.
Celui-ci s’ajoutera à la perte de valeur des actifs de l’entreprise, quel que soit le type, causée par leur usure dans le temps.
Le résultat opérationnel est l’un des indicateurs clés du compte de résultat. Il traduit la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices à partir de ses activités courantes, en soustrayant les charges d’exploitation aux produits d’exploitation. Positif, il confirme la rentabilité du cœur d’activité. Négatif, il appelle une analyse approfondie des charges et des produits pour identifier les leviers d’amélioration. Sa comparaison d’un exercice à l’autre permet de suivre l’évolution de la performance économique et d’orienter les décisions stratégiques du dirigeant. Pour aller plus loin, sa distinction avec le résultat opérationnel courant (EBITA) est utile notamment dans les contextes de fusion ou d’acquisition, où les écarts d’acquisition pèsent sur le résultat.
FAQ
Comment calculer le résultat opérationnel ?
Pourquoi calculer le résultat opérationnel ?
Quand calculer le résultat d’exploitation ?
Comment interpréter le résultat d’exploitation ?
Dernière mise à jour le 24/06/2026
Connexion
bonjour, j’ai lu dans un accord d’interessement entre le groupe Michelin et les syndicats que l’interessement se calcul à partir d’un ratio resultat operationnel sur le chifre d’affaire avec l’application d’un coeficient. veuillez vous m’expliquer comment calculer cet interessement svp?
le lien de cet accord:
https://www.cgtmichelin.fr/wp-content/uploads/2022/12/Interessement_Collectif_France_MFPM_-_2017_06_07_Accord_Interessement_France_2017_a_2019.pdf
Bonjour, Le nouvel accord d’intéressement signé le 28 avril 2023 entre le groupe Michelin et les organisations syndicales pour la période 2023-2024 a introduit un nouveau mode de calcul visant une répartition plus équitable de l’intéressement entre les salariés. Ce dispositif maintient le plafond global de l’intéressement à 5,65 % de la masse salariale. Les principales modifications apportées par cet accord sont les suivantes : – Révision de l’assiette de référence : l’objectif est de corriger les disparités entre les établissements qui ne résultaient pas des critères de performance, mais de différences structurelles dans les rémunérations, notamment le niveau moyen… Lire la suite »
EBITDA stands for “earnings before interest, taxes, depreciation and amortization”.
L’amortissement de goodwill n’est pas applicable sous US GAAP et IFRS. Par contre, le goodwill devait être “tested for impairment”.