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      • Pour se former lui-même, l’auto-entrepreneur ne dépend pas d’un OPCO mais d’un fonds d’assurance formation (FAF) : FIF-PL pour les libéraux, AGEFICE pour les commerçants, FAFCEA pour les artisans.
      • Ce droit s’ouvre grâce à la contribution à la formation professionnelle (CFP) versée chaque année à l’Urssaf, un pourcentage du chiffre d’affaires qui varie selon l’activité exercée.
      • Le compte personnel de formation (CPF) est crédité de 500 € par an, dans la limite de 5 000 €, dès lors que l’auto-entrepreneur déclare un chiffre d’affaires positif.

L’OPCO et l’auto-entrepreneur sont souvent amenés à se côtoyer lorsque ce dernier cherche à jouir de ses droits à la formation. En effet, à l’instar des salariés évoluant au sein des entreprises, ce professionnel indépendant, adhérent au régime simplifié, à la possibilité de se former, afin d’être plus performant.

Ces droits lui fournissent l’opportunité d’acquérir de nouvelles connaissances lui permettant de diversifier ses activités. Ils lui fournissent également le moyen de renforcer ses acquis. L’auto-entrepreneur peut se rapprocher des OPCO pour pouvoir se renseigner sur les formalités et pour commencer à les accomplir.

Quel OPCO pour l’auto-entrepreneur ?

Les Opérateurs de compétences sont apparus en 2019 pour remplacer les anciennes structures en place, à savoir les 20 Organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA). Au nombre de 11, les OPCO se sont vus chargés de la gestion du système de financement de formation professionnelle et de l’accompagnement des bénéficiaires. Ces derniers peuvent être soit des salariés ou des indépendants.

En pratique, pour financer sa propre formation, l’auto-entrepreneur ne relève pas directement d’un OPCO mais d’un fonds d’assurance formation (FAF). L’organisme compétent dépend de son activité principale :

  • le FIF-PL pour les professions libérales ;
  • l’AGEFICE pour les commerçants et les dirigeants non salariés du commerce, de l’industrie et des services ;
  • le FAFCEA pour les artisans.

Que doit-on savoir sur le droit à la formation en micro-entreprise ?

Lorsque le micro-entrepreneur déclare son chiffre d’affaires, il doit s’acquitter non seulement de ses cotisations sociales, mais aussi de sa Contribution à la formation professionnelle (CFP). Pour cette dernière, le versement de la cotisation, dont le montant est proportionnel au chiffre d’affaires déclaré, lui permet de jouir d’un droit à la formation.

À l’instar des autres cotisants, l’auto-entrepreneur verse sa contribution à l’Urssaf, en même temps qu’il s’acquitte de ses cotisations sociales. L’organisme reversera le montant à l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (ACOSS). Et cette dernière en transfère ensuite une partie pour alimenter le Compte personnel de formation (CPF). L’autre partie sera envoyée au Fonds d’assurance formation (FAF) concerné.

En conséquence, il est possible de revendiquer des droits à la formation à partir de deux sources différentes, qui jouent le rôle d’OPCO pour l’auto-entrepreneur. Concrètement, le versement des cotisations lui permet de constituer une sorte de cagnotte qui sera utilisée, totalement ou partiellement, pour financer la formation qu’il souhaite suivre.

Le CPF, qu’est-ce que c’est ?

Le Compte personnel de formation (CPF) est un dispositif de financement public destiné à pallier les lacunes du Droit à la formation individuelle (DIF). En effet, si ce dernier n’était réservé qu’aux seuls salariés d’entreprise, son remplaçant étend sa compétence jusqu’aux indépendants.

Historique du CPF

Mis en place dès 2015 grâce à l’initiative du ministère du Travail, le CPF permet de cumuler une certaine somme d’argent. Celle-ci sera utilisée pour assurer le financement total ou partiel du droit à la formation professionnelle des cotisants.

Le dispositif est conçu dans l’objectif de maintenir ce droit tout au long de la vie active des bénéficiaires, même lorsqu’ils traversent des périodes de chômage. Concrètement, le CPF s’adresse à différents types de personnes, comprenant les :

  • Salariés au sein des entreprises privées ;
  • Professionnels libéraux et travailleurs non-salariés (parmi lesquels figurent les auto-entrepreneurs) ;
  • Conjoints collaborateurs ;
  • Demandeurs d’emploi ;
  • Agents publics (s’ils satisfont certaines conditions).
Bon à savoir : le CPF est un compte qui se rattache à une personne, indépendamment de sa situation professionnelle. De ce fait, il continue d’en bénéficier, peu importe qu’elle change d’employeur, de branche d’activité ou même de statut.

Qu’en est-il pour l’auto-entrepreneur ?

Concernant l’auto-entrepreneur, il doit d’abord verser sa Cotisation de formation professionnelle (ce qui n’est possible que s’il enregistre un chiffre d’affaires supérieur à 0 euro) pour qu’une partie de son montant vienne créditer son CPF.

Autrement dit, le prélèvement au profit du CPF n’a lieu que lorsque cet indépendant enregistre un résultat économique positif.

Le taux de la CFP dépend de la catégorie d’activité exercée. Il est fixé à :

  • 0,10 % du chiffre d’affaires pour une activité commerciale ;
  • 0,20 % pour une activité libérale (prestations de services et professions libérales) ;
  • 0,30 % pour une activité artisanale.

L’alimentation du compte s’effectue au mois d’avril, pour les cotisations de l’année précédente. L’auto-entrepreneur qui est resté actif durant l’année peut percevoir 500 euros. S’il a commencé ses activités au cours de l’année, le montant de ses droits CPF est calculé suivant la durée desdites activités. Dans un cas comme dans l’autre, il ne peut pas excéder 5000 euros.

À quel FAF l’auto-entrepreneur doit-il s’adresser pour la prise en charge d’une formation ?

Le Fonds d’assurance formation (FAF) correspond à l’OPCO des auto-entrepreneurs. Il regroupe plusieurs organismes, chacun se spécialisant dans un type d’activité spécifique. Concrètement, ils sont chargés de la gestion des cotisations et de la proposition des formations.

Les cotisants peuvent bénéficier d’un remboursement, qu’il soit total ou partiel, selon la formation choisie et le montant des droits. L’auto-entrepreneur devra alors se tourner vers le FAF responsable du secteur d’activité concerné.

L’Association de gestion du financement de la formation des chefs d’entreprise (AGEFICE) prend en charge les commerçants et les dirigeants non salariés du commerce, de l’industrie et des services. Le Fonds interprofessionnel de formation des professionnels libéraux (FIF-PL) couvre, lui, l’ensemble des professions libérales, qu’elles soient réglementées ou non. Les professions libérales médicales relèvent d’un fonds distinct, le FAF-PM.

Deux FAF différents se chargent des artisans qui choisissent de se mettre en auto-entreprise. Le Fonds d’assurance formation des Chefs exerçant une activité Artisanale (FAFCEA) est responsable de toutes les formations présentant un lien direct avec la profession exercée. Le Conseil de la Formation (CDF) du CMA régionale sera responsable des autres types de formation, ayant pour objectif de développer des compétences dans d’autres domaines.

Le Fonds d’assurance du commerce, de l’industrie et des services (AGEFICE) est le FAF responsable des professions libérales non réglementées alors que le Fonds interprofessionnel de formations des professionnels libéraux (FIFPL) se charge des professions libérales réglementées.

Lorsqu’un indépendant s’est enregistré à la fois en tant qu’artisan et commerçant (ce qui implique une immatriculation au Répertoire des métiers et au Registre du commerce et des sociétés), le FAF responsable du financement de ses formations est le FAFCEA. Il peut également s’adresser à la chambre régionale des métiers.

Comment effectuer une demande de financement de formation auprès d’un FAF ?

Avant d’entamer les démarches, l’auto-entrepreneur doit bien déterminer le type de formation qu’il souhaite entreprendre. Cette étape est essentielle du fait qu’elle peut parfois être déterminante dans l’identification du FAF compétent.

Le choix de la formation dépend en grande partie du type de compétence qu’il veut acquérir, peu importe que celle-ci soit axée sur la profession elle-même, la gestion de sa structure ou divers autres domaines. Néanmoins, il devra vérifier sur le site officiel du FAF si cette formation est éligible. Dans l’affirmative, il pourra alors utiliser ses crédits CPF disponibles.

Afin de connaître le type de demande à réaliser, l’auto-entrepreneur doit identifier clairement le FAF compétent. Pour le FAFCEA, la demande en ligne doit être adressée au point d’accueil départemental un mois avant la formation, à partir de l’extranet entreprise.

Pour le FIFPL, la demande doit être envoyée au plus tard 10 jours après le début de la formation, à travers l’espace adhérent. Et pour l’AGEFICE, elle sera adressée au point AGECIF départemental un mois avant le début de la formation. Notons que l’auto-entrepreneur doit veiller à confirmer sa participation dans les trois jours après sa clôture (le justificatif obtenu par l’organisme de formation pouvant servir à prouver cette participation).

Depuis le 1er septembre 2025, le montant de la prise en charge accordée à un micro-entrepreneur exerçant une activité libérale dépend du niveau de cotisations qu’il a versées.

Enfin, seuls les coûts pédagogiques sont remboursés, y compris pour les formations à distance ; les frais de repas, d’hébergement et de transport en sont exclus.

L’auto-entrepreneur employeur : quel rôle pour l’OPCO ?

Le financement de la formation d’un alternant ou d’un salarié

L’OPCO intervient réellement lorsque l’auto-entrepreneur devient employeur. Un micro-entrepreneur peut en effet recruter un salarié ou un alternant. Dans ce cas, c’est l’OPCO de sa branche professionnelle qui finance les coûts pédagogiques du contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, selon les niveaux de prise en charge fixés par France compétences. Ce financement passe par l’OPCO, et non par le FAF, qui ne couvre que la formation du chef d’entreprise lui-même.

Comment l’auto-entrepreneur identifie son OPCO d’employeur

Pour connaître son OPCO d’employeur, l’auto-entrepreneur se réfère à son code APE et au service en ligne de France compétences (quel-est-mon-opco). Chaque branche professionnelle est rattachée à l’un des 11 OPCO. L’opérateur accompagne ensuite l’employeur dans le montage du dossier et le versement des aides liées à l’alternance.

Rappel : qu’est-ce qu’un OPCO ?

Auparavant, les 20 Organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) étaient les responsables de la gestion des Comptes personnels de formation des actifs et des fonds de financement des contrats d’apprentissage. Toutefois, ces entités ne s’occupaient que des salariés des entreprises. Elles ont été remplacées par les 11 Opérateurs de compétences (OPCO) en 2019.

Ces nouveaux acteurs s’occupent non seulement d’assurer l’accès à des formations aux salariés, mais également aux indépendants.  Leur compétence s’étend à l’ensemble des branches professionnelles. Leur compétence s’étend à 329 branches professionnelles différentes. Ils ont été créés dans l’objectif d’aider les bénéficiaires à se former. De ce fait, ils encouragent l’apprentissage et soutiennent l’élaboration de certifications professionnelles. L’OPCO pour l’auto-entrepreneur poursuit le même but.

    • Pour se former, l’auto-entrepreneur ne s’adresse pas à un OPCO mais à un fonds d’assurance formation, déterminé par son activité : le FIF-PL pour les libéraux, l’AGEFICE pour les commerçants et le FAFCEA pour les artisans. Ce droit s’ouvre grâce à la contribution à la formation professionnelle versée chaque année à l’Urssaf, et alimente un crédit CPF plafonné à 5 000 €. L’OPCO, quant à lui, n’entre en jeu que si l’auto-entrepreneur embauche un salarié ou un alternant, pour financer la formation de ce dernier.

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Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 29/06/2026

FAQ

Comment trouver son OPCO en tant qu'auto-entrepreneur ?

Pour identifier l’organisme qui finance sa formation, l’auto-entrepreneur se réfère à son activité principale, c’est-à-dire à son code APE. Une activité libérale relève du FIF-PL, une activité commerciale de l’AGEFICE et une activité artisanale du FAFCEA. L’attestation de versement de la CFP, téléchargeable sur l’espace Urssaf, précise le fonds compétent.

Salarié et travailleur non salarié versent-ils la même cotisation pour la formation professionnelle ?

Non. Le salarié ne verse pas lui-même de cotisation : c’est son employeur qui s’acquitte de la contribution à la formation professionnelle. Le travailleur non salarié, lui, paie directement sa CFP à l’Urssaf, calculée en pourcentage de son chiffre d’affaires (de 0,10 % à 0,30 % selon l’activité).

Comment se faire financer une formation en tant qu'auto-entrepreneur ?

L’auto-entrepreneur doit d’abord être à jour du paiement de sa CFP. Il télécharge son attestation sur son espace Urssaf, puis dépose une demande de prise en charge auprès du FAF dont il dépend, idéalement au moins un mois avant le début de la formation. Seuls les coûts pédagogiques sont remboursés.

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Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris