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  • Une société d’ambulance doit disposer d’au moins 2 véhicules, dont un de catégorie A ou C, et d’un équipage diplômé.
  • Chaque ambulance ou VSL doit obtenir une autorisation de mise en service de l’agence régionale de santé (ARS). Le nombre de ces autorisations est plafonné dans chaque département, ce qui pousse souvent les créateurs à racheter une société existante.
  • L’immatriculation de la société se fait sur le guichet unique de l’INPI, par le dirigeant lui-même ou par un mandataire (avocat, expert-comptable, plateforme juridique comme LegalPlace).
  • L’agrément de l’ARS est réputé accordé sans réponse sous 4 mois, et la convention avec la CPAM permet ensuite le remboursement des patients.
  • Au plus tard le 1ᵉʳ janvier 2027, chaque véhicule devra être équipé d’une géolocalisation certifiée et d’une facturation électronique intégrée.

Pour créer une société d’ambulance, il ne suffit pas d’immatriculer une entreprise et d’acheter des véhicules, car le transport sanitaire est une activité réglementée, placée sous le contrôle de l’Agence régionale de santé (ARS). Avant de transporter votre premier patient, vous devez donc réunir des véhicules conformes et un équipage qualifié, obtenir les autorisations de l’ARS, puis signer une convention avec l’Assurance maladie.

Qu’est-ce qu’une société d’ambulance ?

Une société d’ambulance assure le transport de patients à bord de véhicules spécialement équipés, sur prescription médicale ou dans le cadre de l’aide médicale urgente. Cette activité relève du Code de la santé publique et ne peut s’exercer qu’avec un agrément de l’ARS.

Les véhicules sanitaires pouvant être utilisés par une société d’ambulances se répartissent en quatre catégories :

  • La catégorie A regroupe les ambulances de secours et de soins d’urgence (ASSU) ;
  • La catégorie B, celle des véhicules de secours aux asphyxiés et blessés, concerne surtout les sapeurs-pompiers ;
  • La catégorie C correspond aux ambulances classiques ;
  • La catégorie D correspond aux véhicules sanitaires légers (VSL).

Un VSL peut d’ailleurs transporter des produits sanguins, comme des poches de sang destinées à un établissement de santé.

Une société d’ambulance combine le plus souvent des ambulances de catégorie C et des VSL, et c’est le médecin prescripteur qui choisit le mode de transport selon l’état du patient. Ces véhicules sanitaires se distinguent aussi du taxi conventionné, qui relève d’une autre réglementation.

Critère Ambulance (A ou C) VSL (D) Taxi conventionné
Position du patient Allongé ou sous surveillance Assis Assis
Nombre de patients 1 patient Jusqu’à 3 patients Plusieurs en transport partagé
Équipage 2 personnes, dont 1 titulaire du DEA 1 personne qualifiée 1 chauffeur de taxi
Autorisations Agrément ARS et AMS Agrément ARS et AMS Autorisation de stationnement et convention CPAM

Quelles conditions remplir pour ouvrir une société d’ambulance ?

L’agrément de l’ARS repose sur trois conditions cumulatives. Une entreprise de transport sanitaire doit disposer de véhicules conformes, d’un équipage qualifié pour chacun d’eux et d’installations matérielles adaptées.

Des véhicules dédiés et conformes

L’article R6312-13 du Code de la santé publique impose à une entreprise de transport sanitaire de disposer d’au moins deux véhicules, dont au moins un de catégorie A ou C. Ces véhicules servent exclusivement au transport sanitaire, ce qui exclut tout autre usage, personnel ou commercial. Ils respectent aussi les caractéristiques techniques fixées par l’arrêté du 12 décembre 2017.

Chaque véhicule sanitaire doit remplir les conditions suivantes :

  • Être équipé du matériel prévu pour sa catégorie ;
  • Passer un premier contrôle technique un an après sa mise en circulation, puis chaque année ;
  • Porter les feux spéciaux et la croix bleue à six branches ;
  • Afficher le nom commercial de l’entreprise et le nom du titulaire de l’agrément.

Les véhicules sanitaires peuvent être achetés ou loués. En cas de location, le contrat fait partie du dossier d’agrément remis à l’ARS.

Un équipage d’ambulance diplômé

La composition de l’équipage d’un véhicule sanitaire dépend de sa catégorie. Les règles sont les suivantes :

  • Pour une ambulance de catégorie A ou C, deux personnes, dont au moins une titulaire du diplôme d’État d’ambulancier (DEA) ;
  • Pour un VSL, une seule personne titulaire du DEA ou d’une qualification reconnue, comme une formation aux premiers secours, la carte d’auxiliaire sanitaire ou un diplôme de santé ;
  • Pour le conducteur, un permis B détenu depuis plus de 3 ans (2 ans après une conduite accompagnée) et une attestation préfectorale d’aptitude délivrée après un examen médical ;
  • Pour tous les membres d’équipage, une vaccination contre l’hépatite B à jour.

Le diplôme d’État d’ambulancier s’obtient après une formation de 801 heures. Le second membre d’un équipage d’ambulance peut, lui, être auxiliaire ambulancier, une qualification accessible après 70 heures de formation. L’entreprise fournit en outre une tenue professionnelle à son personnel et transmet chaque année à l’ARS la liste à jour de ses équipages.

Les ambulanciers qui composent les équipages d’une société d’ambulance doivent faire partie de son personnel. Dans un arrêt du 28 novembre 2024, la cour administrative d’appel de Lyon a jugé qu’une entreprise agréée ne peut pas intégrer à ses équipages des ambulanciers auto-entrepreneurs, même s’ils sont diplômés.

Des locaux adaptés

Les installations matérielles d’une entreprise de transport sanitaire respectent des normes réglementaires, qui encadrent notamment le stationnement, l’entretien et la désinfection des véhicules. Si les locaux accueillent du public, ils suivent aussi les règles des établissements recevant du public (ERP) en matière de sécurité incendie et d’accessibilité.

Le choix de l’emplacement des locaux d’une société d’ambulance dépend aussi des autorisations disponibles, puisque l’ARS les attribue département par département.

Quel statut juridique choisir pour une société d’ambulance ?

Toutes les formes juridiques permettent d’exploiter une activité d’ambulance. Dans les faits, la plupart des créateurs choisissent une SAS ou une SARL, car l’activité demande des investissements lourds et l’embauche de salariés. Le choix du statut juridique se joue ensuite sur la responsabilité des associés, le régime social du dirigeant et la souplesse de fonctionnement.

Critère SAS ou SASU SARL ou EURL Micro-entreprise
Responsabilité Limitée aux apports Limitée aux apports Limitée au patrimoine professionnel
Régime social du dirigeant Assimilé salarié TNS si gérant majoritaire, assimilé salarié sinon Travailleur indépendant
Annonce légale de création (2026, HT, métropole) 199 € en SAS, 142 € en SASU 148 € en SARL, 124 € en EURL Aucune
Adaptation à l’activité Bonne, statuts très souples Bonne, cadre plus encadré par la loi Faible

Tarifs HT à destination de professionnels.

Entre la SAS et la SARL, la comparaison SAS ou SARL porte surtout sur la liberté d’organisation dans les statuts et sur le coût de la rémunération du dirigeant. Le statut de travailleur non salarié (TNS) ou d’assimilé salarié du dirigeant ne génère en effet ni les mêmes cotisations ni la même protection sociale.

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La micro-entreprise reste peu adaptée à une activité d’ambulance. Ses plafonds de chiffre d’affaires sont vite atteints avec deux véhicules et plusieurs salariés. Surtout, le régime ne permet pas de déduire les charges réelles, alors que les véhicules, le carburant et les salaires pèsent lourd dans les comptes.

Mariame, ambulancière diplômée d’État depuis 9 ans, s’associe avec Julien, ancien gestionnaire de flotte automobile, pour reprendre une entreprise de 3 véhicules. Tous deux souhaitent pouvoir accueillir plus tard un investisseur et fixer librement les règles de prise de décision. Ils optent donc pour une SAS, dont Nadia devient présidente avec le statut d’assimilé salarié. La SAS leur offre ainsi la souplesse statutaire utile lorsque le capital doit évoluer.

Quelles sont les étapes pour créer une société d’ambulance ?

Créer une entreprise d’ambulance suit un ordre précis, car le dossier d’agrément de l’ARS exige déjà un extrait Kbis (le document officiel qui prouve l’existence de la société) et des véhicules autorisés.

Les 6 étapes pour créer une société d'ambulance

Étape 1 : vérifier les autorisations disponibles et étudier le marché

La première étape consiste à vérifier auprès de l’ARS de votre région si des autorisations de mise en service (AMS) sont disponibles dans votre département. Le nombre de véhicules sanitaires est plafonné selon la population. Lorsque des places se libèrent, l’ARS publie le nombre de nouvelles autorisations et ses critères d’attribution dans un support d’annonces légales. Les candidats disposent ensuite d’au moins un mois pour déposer leur demande.

Une étude de marché permet, en parallèle, de mesurer les besoins locaux d’une future société d’ambulance, comme la présence d’hôpitaux et de centres de dialyse, la part de population âgée ou la concurrence déjà installée.

Lorsque le quota départemental d’autorisations de mise en service est atteint, l’ARS refuse les nouvelles demandes. Reprendre une entreprise d’ambulance existante devient alors la principale porte d’entrée, puisque ses autorisations peuvent être transférées avec l’accord de l’ARS.

Étape 2 : construire le business plan et réunir le financement

Le business plan d’une entreprise de transport sanitaire chiffre l’achat ou la location des véhicules, leur aménagement sanitaire, le rachat éventuel d’autorisations, les salaires et les assurances. Il sert ensuite à convaincre les banques, car un prêt bancaire pour la création d’entreprise finance souvent une grande partie des véhicules.

L’apport personnel des associés et certaines aides à la création d’entreprise complètent souvent le plan de financement du projet. En cas de reprise, le prix de cession s’ajoute à ces projections.

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Étape 3 : immatriculer la société

L’immatriculation de la société d’ambulance intervient avant la demande d’agrément, car l’ARS demande un extrait Kbis dans le dossier. Les formalités se déroulent dans cet ordre :

  1. Générer les statuts, en mentionnant le transport sanitaire dans l’objet social (la description de l’activité de la société) ;
  2. Effectuer le dépôt du capital social sur un compte bloqué ;
  3. Publier l’annonce légale de création dans un journal habilité ;
  4. Déposer le dossier sur le guichet unique de l’INPI, soit soi-même, soit par un mandataire qui agit au nom du dirigeant (avocat, expert-comptable, plateforme juridique comme LegalPlace), pour une inscription au registre national des entreprises.

Un dossier incomplet ou mal rempli est la première cause de rejet au Guichet unique INPI. LegalPlace sécurise chaque étape de votre immatriculation pour éviter les erreurs administratives et les retards dans l'obtention de votre Kbis.

L’activité d’ambulance est artisanale tant que l’entreprise compte au plus 10 salariés. Elle est enregistrée sous le code APE 86.90A « Ambulances » et relève de la convention collective des transports routiers.

Étape 4 : obtenir les autorisations de mise en service

Chaque véhicule sanitaire doit recevoir une autorisation de mise en service (AMS) délivrée par le directeur général de l’ARS. Cette autorisation s’obtient avant la demande d’agrément, puisque le dossier d’agrément porte sur des véhicules déjà autorisés.

Les autorisations de mise en service d’une entreprise rachetée peuvent être transférées au repreneur. Un changement de catégorie, d’implantation ou de titulaire nécessite toutefois l’accord préalable de l’ARS. Cet accord est réputé acquis si l’ARS ne répond pas dans les deux mois. Le remplacement d’un véhicule par un autre de catégorie équivalente se fait, lui, sur simple demande. En revanche, les autorisations dédiées à l’aide médicale urgente ne sont jamais transférables.

Étape 5 : demander l’agrément de l’ARS

L’agrément d’une entreprise de transport sanitaire est délivré par le directeur général de l’ARS, et non par le préfet comme on le lit encore parfois. La demande se dépose en ligne, le plus souvent sur la plateforme Démarches simplifiées, avec les pièces suivantes :

  • Les statuts et l’extrait Kbis de la société ;
  • Un extrait de casier judiciaire (bulletin n°3) du dirigeant datant de moins de 3 mois ;
  • Les cartes grises, les certificats de conformité et, le cas échéant, les contrats de location des véhicules ;
  • La liste des équipements embarqués et les protocoles de désinfection ;
  • La liste des membres d’équipage, avec la copie de leurs diplômes et permis de conduire.

L’agrément de l’ARS est réputé accordé si l’administration ne répond pas dans les 4 mois suivant la demande. Pour une activité de VSL, le dossier doit être déposé au moins 2 mois avant la création ou la reprise de l’entreprise.

Étape 6 : signer la convention avec la CPAM

La convention avec la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) n’est pas obligatoire pour une société d’ambulance. Sans elle, toutefois, les patients ne sont pas remboursés et l’entreprise ne peut pas pratiquer le tiers payant (le patient n’avance pas les frais), ce qui la prive de la plus grande partie de la clientèle.

La CPAM adresse le texte de la convention nationale des transporteurs sanitaires privés à l’entreprise après son installation. Le transporteur dispose alors d’un mois pour y adhérer par écrit, faute de quoi son silence vaut refus. Pour la signer, il fournit notamment l’arrêté d’agrément, les statuts, la liste du personnel, les cartes grises et une attestation Urssaf à jour. Ensuite, il applique les tarifs conventionnés publiés sur ameli.fr et transmet chaque année, au cours du deuxième trimestre, une nouvelle attestation Urssaf.

Combien coûte la création d’une société d’ambulance ?

Le budget de création d’une société d’ambulance dépend d’abord de la façon d’obtenir les autorisations. Une création à la suite d’un appel à candidatures de l’ARS n’engage pas les mêmes montants qu’une reprise, dont le prix intègre la valeur des autorisations et de la clientèle.

Poste de dépense Montant ou repère
Annonce légale de création en SAS 199 € HT (métropole, 2026)
Annonce légale de création en SARL 148 € HT (métropole, 2026)
Annonce légale de création en SASU ou EURL 142 € HT ou 124 € HT (métropole, 2026)
Véhicules et aménagement sanitaire Selon l’achat ou la location, neuf ou d’occasion
Rachat d’une entreprise ou d’autorisations Prix négocié avec le cédant
Assurances professionnelles et flotte Sur devis, selon le nombre de véhicules
Géolocalisation et facturation électronique Selon le prestataire retenu

Tarifs HT à destination de professionnels.

Les véhicules représentent le poste le plus lourd du budget de création, ce qui explique le recours fréquent à la location longue durée ou au crédit-bail. Plusieurs devis permettent d’affiner ce budget avant de l’intégrer au plan de financement d’entreprise, avec les salaires des premiers mois.

Quelles obligations respecter une fois la société d’ambulance ouverte ?

Une fois la société d’ambulance lancée, le travail ne s’arrête pas aux transports : il faut aussi assurer sa part des gardes, regrouper certains patients dans un même véhicule et tenir l’ARS au courant de chaque changement.

Garde départementale et transport partagé

Les entreprises de transport sanitaire agréées pour l’aide médicale urgente et les transports sur prescription participent à la garde départementale, selon leurs moyens. Ce dispositif assure une réponse ambulancière la nuit et le week-end.

Le transport partagé s’impose pour certains soins réguliers comme la dialyse, la chimiothérapie, la radiothérapie, la réadaptation ou l’hospitalisation de jour. Le transporteur sanitaire propose alors un trajet commun en VSL dès que l’état de santé des patients le permet. Le détour reste limité à 10 km par patient supplémentaire, dans la limite de 30 km, et l’attente totale ne dépasse pas 45 minutes.

Assurances et déclarations à l’ARS

L’article L1142-2 du Code de la santé publique impose à toute société d’ambulance de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle. Au-delà de cette assurance, plusieurs obligations s’appliquent tout au long de l’activité :

  • Assurer chaque véhicule pour son usage professionnel ;
  • Transmettre chaque année à l’ARS la liste à jour du personnel et de ses qualifications ;
  • Signaler à l’ARS tout changement d’équipage, de véhicule ou d’implantation ;
  • Faire passer le contrôle technique annuel de chaque véhicule.

Géolocalisation et facturation électronique au 1er janvier 2027

La loi du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales impose d’équiper chaque véhicule de transport sanitaire d’un système de géolocalisation certifié par l’Assurance maladie. Elle exige aussi un système de facturation électronique intégré, qui reporte sur la facture la distance réellement parcourue. Ces obligations entreront en vigueur à une date fixée par décret, au plus tard le 1er janvier 2027.

La facturation électronique des transports sanitaires suppose d’obtenir d’abord une carte professionnelle de santé (CPE ou CDE) auprès de l’Agence du numérique en santé. Un transporteur qui lance cette démarche dès la création de sa société est prêt à l’échéance de 2027.

Ces nouveaux outils changent aussi la gestion quotidienne d’une entreprise de transport sanitaire, puisque chaque facture pourra être rapprochée du trajet enregistré par la géolocalisation.

Mehdi Ouchallal Avocat expert en droit des sociétés Mehdi Ouchallal

Avec la géolocalisation et la facturation électronique, la marge d’une société d’ambulance va se jouer de plus en plus sur l’organisation des tournées. Les entreprises qui s’équipent dès le départ abordent les contrôles bien plus sereinement.

Une société d’ambulance est-elle rentable ?

La rentabilité d’une société d’ambulance dépend d’abord du taux d’occupation des véhicules et de l’équilibre entre ambulances et VSL. Les gardes, les transports réguliers vers les centres de dialyse ou de chimiothérapie et les partenariats avec les établissements de santé apportent une activité plus stable. À l’inverse, un véhicule immobilisé ou un équipage incomplet pèse vite sur la trésorerie, car les charges fixes restent élevées.

Le contexte réglementaire de 2025 et 2026 invite les créateurs d’entreprises d’ambulance à la prudence. D’une part, le protocole d’accord approuvé par arrêté en septembre 2025 vise 150 millions d’euros d’économies sur les transports en ambulance et en VSL, notamment grâce au transport partagé et au contrôle des factures. D’autre part, depuis le 1er octobre 2026, une affection de longue durée (ALD) non exonérante ne justifie plus, à elle seule, la prise en charge d’un transport. De plus, le refus d’un transport partagé par le patient réduit désormais son remboursement.

La participation des assurés aux frais de transport sanitaire augmentera à partir du 1er janvier 2027, avec une fourchette réglementaire relevée de 45 à 55 % à 50 à 60 %. Pour les transporteurs sanitaires, ces évolutions plaident pour des hypothèses de volume prudentes et des tournées organisées de façon à limiter les trajets à vide.

Créer une société d’ambulance suppose de réunir au moins deux véhicules conformes, dont un de catégorie A ou C, ainsi qu’un équipage diplômé et salarié de l’entreprise. La société est ensuite immatriculée sur le guichet unique de l’INPI, par le dirigeant ou par un mandataire comme LegalPlace, le plus souvent sous forme de SAS ou de SARL. Elle obtient ensuite une autorisation de mise en service pour chaque véhicule, puis l’agrément de l’ARS. Comme le nombre d’autorisations est plafonné par département, la reprise d’une entreprise existante reste souvent la voie la plus accessible. Enfin, la convention avec la CPAM permet le remboursement des patients, et la géolocalisation des véhicules devient obligatoire au plus tard le 1er janvier 2027.

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Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 03/11/2026

FAQ

Faut-il être ambulancier pour créer une société d'ambulance ?

Le dirigeant d’une société d’ambulance n’a pas besoin d’être ambulancier diplômé. Les diplômes sont exigés des membres d’équipage, pas du dirigeant. Celui-ci doit toutefois fournir un extrait de casier judiciaire et ne pas être frappé d’une interdiction de gérer. S’il n’est pas lui-même diplômé, il recrute au moins un titulaire du diplôme d’État d’ambulancier pour chaque ambulance en service.

Peut-on devenir ambulancier à son compte ?

Un ambulancier peut exercer à son compte uniquement en créant sa propre entreprise de transport sanitaire agréée par l’ARS, avec au moins deux véhicules et des équipages conformes. En revanche, un ambulancier auto-entrepreneur ne peut pas travailler en sous-traitance pour une entreprise agréée. La cour administrative d’appel de Lyon l’a jugé le 28 novembre 2024, car les membres d’équipage doivent faire partie du personnel de l’entreprise.

Combien de véhicules faut-il au minimum pour ouvrir une société d'ambulance ?

Une société d’ambulance doit disposer d’au moins deux véhicules, dont au moins un de catégorie A (ASSU) ou C (ambulance). Le second peut être un VSL. Chaque véhicule doit disposer d’une autorisation de mise en service de l’ARS et servir exclusivement au transport sanitaire.

Combien de temps faut-il pour obtenir l'agrément de l'ARS ?

L’ARS dispose de 4 mois pour répondre à une demande d’agrément de transport sanitaire, et son silence vaut accord. À ce délai s’ajoutent l’obtention des autorisations de mise en service, qui dépend des appels à candidatures publiés par l’ARS, puis le mois prévu pour adhérer à la convention avec la CPAM.

Peut-on ouvrir une société d'ambulance en micro-entreprise ?

La micro-entreprise n’est pas interdite pour une activité d’ambulance, mais elle convient mal à ce métier. L’entreprise doit disposer de deux véhicules et employer des ambulanciers salariés, ce qui fait vite dépasser les plafonds de chiffre d’affaires. De plus, la micro-entreprise ne permet pas de déduire les charges réelles, comme les véhicules et les salaires.

Peut-on racheter une société d'ambulance pour obtenir ses autorisations ?

Le rachat de société d’ambulance permet de reprendre ses autorisations de mise en service, et c’est souvent la seule solution quand le quota départemental est atteint. Le transfert des autorisations nécessite l’accord de l’ARS, réputé acquis en l’absence de réponse sous deux mois. Les autorisations dédiées à l’aide médicale urgente ne sont pas transférables.

La convention avec la CPAM est-elle obligatoire ?

La convention avec la CPAM n’est pas obligatoire pour une société d’ambulance. Sans elle, les patients ne sont toutefois pas remboursés par l’Assurance maladie et l’entreprise ne peut pas pratiquer le tiers payant. Dans les faits, presque toutes les sociétés d’ambulance la signent dès leur installation.

Quelle est la différence entre une ambulance et un VSL ?

L’ambulance transporte un patient allongé ou nécessitant une surveillance, avec un équipage de deux personnes dont un ambulancier diplômé d’État. Le VSL transporte jusqu’à trois patients assis, avec une seule personne qualifiée à bord. C’est le médecin prescripteur qui choisit le mode de transport selon l’état de santé du patient.

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Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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