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  • Les associés de SARL comme les actionnaires de SAS peuvent percevoir des dividendes sous certaines conditions (réaliser des bénéfices, report des déficits et constitution de la réserve légale) et que la société soit soumise à l’impôt sur les sociétés.
  • En principe, les dividendes en SARL comme en SAS sont imposés à la flat tax (31,4 %), mais les associés peuvent opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu.
  • La principale différence entre les dividendes en SARL et en SAS concerne l’associé majoritaire de SARL qui doit régler des cotisations sociales en supplément si le montant des dividendes est supérieur à 10 % du capital social de la SARL.

En SARL ou en SAS, les dividendes sont soumis à des prélèvements, mais pas de la même manière. Il s’agit d’un élément déterminant lorsque l’on doit effectuer son choix entre les deux formes juridiques. Une différence existe également dans :

  • La distribution de la part des bénéfices versée à chaque actionnaire ;
  • Le paiement des charges sociales.

Avant de choisir entre SARL et SAS, mieux vaut alors bien s’informer sur les :

  • Règles de distribution de dividendes ;
  • Différences d’imposition sur le versement de dividendes ;
  • Charges sociales payées par les associés.

Le dividende en SARL et SAS, c’est quoi ?

Les dividendes en SARL et en SAS correspondent à la rémunération versée aux actionnaires d’une société à la fin d’une année fiscale en contrepartie de leur investissement au capital social. Les dividendes sont les bénéfices qui ont déjà supporté le coût de l’impôt. En SARL ou SAS, les dividendes sont soumis aux mêmes contraintes juridiques, sauf si les statuts prévoient d’autres dispositions.

On parle de dividendes uniquement dans les SARL et les SAS soumises à l’impôt sur les sociétés où la société déclare et paie l’impôt sur les bénéfices, puis les associés décident de se verser ou non des dividendes. Ce mécanisme n’existe pas dans les sociétés à l’impôt sur le revenu puisque la société est fiscalement transparente. Ce sont les associés qui déclarent et paient l’impôt sur les bénéfices, peu importe qu’ils aient réellement perçu ces sommes ou non.

À quelles règles le partage de dividendes obéit-il en SARL et en SAS ?

En SARL et SAS, les dividendes sont partagés de façon différente aussi bien dans la détermination du montant que les conditions de versement. Par ailleurs, leur distribution est décidée de la même manière.

Conditions de distribution des dividendes en SARL et en SAS

Pour pouvoir distribuer des dividendes, il faut que le résultat de l’exercice social soit bénéficiaire. Ensuite, il faut que l’entreprise constitue les réserves légales qui s’élèvent à 5 % des bénéfices chaque année jusqu’à atteindre 10 % du capital social (article L232-10 du Code de commerce). De plus, il faut déduire du résultat distribuable sous forme de dividendes, le déficit des années précédentes, le cas échéant.

Décision de distribuer des dividendes en SARL et en SAS

C’est à la clôture de l’exercice comptable que les associés de la SARL et la SAS se réunissent en assemblée pour décider de l’affectation du résultat de l’année. Les actionnaires pourront se voir verser des dividendes à l’occasion.

Notons que ces derniers ne sont généralement pas obligatoires. L’assemblée générale des actionnaires décide à la majorité simple la distribution ou non de la part des bénéfices qui leur est destinée. Les dividendes peuvent provenir alors, soit de :

  • Profits antérieurs ;
  • Bénéfices réalisés au dernier exercice clos.

Détermination du montant des dividendes en SARL ou en SAS

En SARL ou SAS, les dividendes sont obtenus à partir du résultat de l’année en matière fiscale. Et la détermination de leur montant obéit aux mêmes règles. La rémunération des actionnaires s’effectue à hauteur de leurs titres financiers.

Quelles sont les différences d’imposition sur le versement de dividendes entre SAS et SARL ?

La principale différence entre les dividendes en SARL et en SAS concerne la fiscalité applicable. En effet, dès règles spécifiques s’appliquent au gérant majoritaire de la SARL, qui n’existent pas en SAS.

L’imposition des dividendes en SARL

Par principe, les dividendes en SARL sont imposés à la flat tax au taux forfaitaire de 31,4 % qui comprend 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.

Cependant, si le gérant de la SARL est également un associé majoritaire, alors il relève du régime social des travailleurs non-salariés (TNS). Dans ce cas, dès lors que le montant des dividendes perçus par le gérant majoritaire de la SARL excède 10 % du capital social, il doit en plus s’acquitter de prélèvements sociaux (article 123 bis du Code général des impôts). Il doit donc payer la flat tax plus les prélèvements sociaux de 45 % environ.

Les associés de la SARL peuvent opter pour l’imposition des dividendes selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu si cela leur ait plus favorable, notamment quand leur taux d’imposition est inférieur à 12,8 %. Ils bénéficient alors d’un abattement forfaitaire de 40 % et doivent régler les 18,6 % de prélèvement sociaux sur l’ensemble des sommes perçues.</div>

L’imposition des dividendes en SAS

En SAS, l’impôsition des dividendes est plus simple puisque soit les actionnaires choisissent la flat tax (31,4 %), soit ils optent pour le barème progressif de l’impôt sur le revenus avec abattement forfaitaire et paiement des prélèvements sociaux (18,6 %). Aucun autre coût n’est à prévoir.

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Pourquoi les dividendes peuvent-ils être plus intéressants dans une SARL ?

Au premier abord, les charges sociales semblent moins faibles en SARL. Mais, en réalité, dans les SAS et SASU, les prélèvements sociaux inclus dans le PFU sont retenus par la société qui les reversera au fisc.

Par ailleurs, dans les SARL et EURL, les charges sociales sont payées par la société et non par l’associé. Elles sont calculées sur les dividendes et la rémunération de gérance. Le net perçu par l’associé est alors plus élevé qu’en SAS.

Que paient réellement les associés de la SARL ou de la SAS comme charges sociales ?

En SARL ou SAS, dans le cadre du versement de dividendes, la fiscalité et les charges sociales de l’associé dirigeant peuvent être optimisées. Pour prendre les bonnes décisions, mieux vaut se faire accompagner par un expert-comptable ou un autre spécialiste dans le domaine.

Les charges sociales en SARL

L’évaluation des dividendes que l’on peut se verser fait partie des éléments de pilotage des charges fiscales et sociales de l’associé de la SARL. Ce dernier supporte généralement plus de cotisations, mais elle inclut des points de retraite. Dans le cas où la rémunération de la gérance ne serait pas suffisante, cela permet même l’accumulation de trimestres de retraite.

En s’acquittant des cotisations sociales sur ses dividendes, le gérant associé de la SARL peut cotiser plus avec un système par capitalisation, ce qui lui donne la possibilité de se constituer une pension de retraite plus importante. Cette solution permet en même temps d’économiser de l’impôt sur les cotisations.

Les charges sociales en SAS

L’associé s’acquitte par ailleurs de 18,6 %  de prélèvements sociaux sur ses dividendes en SAS. Il s’agit de la :

  • CSG ou Contribution sociale généralisée (qui est à la fois une cotisation sociale et un impôt) ;
  • CRDS ou Contribution au remboursement de la dette sociale.

Dividendes en SARL et en SAS : tableau comparatif

SARL SAS
Conditions de distribution
Prérequis Résultat bénéficiaire · Réserve légale constituée (5 % des bénéfices/an jusqu’à 10 % du capital) · Déficits antérieurs reportés
Régime fiscal requis Impôt sur les sociétés (IS) obligatoire, pas de dividendes en régime IR (société transparente)
Décision Assemblée générale des associés · Vote à la majorité simple · Annuelle à la clôture de l’exercice
Montant Proportionnel aux titres détenus par chaque associé/actionnaire
Fiscalité des dividendes
Régime par défaut Flat tax (PFU) : 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % prélèvements sociaux) Flat tax (PFU) : 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % prélèvements sociaux)
Option barème progressif IR Possible · Abattement de 40 % · + 18,6 % de prélèvements sociaux sur le total Possible · Abattement de 40 % · + 18,6 % de prélèvements sociaux sur le total
Cas spécifique gérant majoritaire Si dividendes > 10 % du capital social : flat tax + cotisations sociales TNS (~45 %) sur la part excédentaire Aucune cotisation sociale supplémentaire
Charges sociales
Prélèvements sociaux inclus dans la flat tax 18,6 % (CSG + CRDS) retenus par la société et reversés au fisc 18,6 % (CSG + CRDS) retenus par la société et reversés au fisc
Cotisations TNS ~45 % sur la part de dividendes excédant 10 % du capital (gérant majoritaire uniquement) Non applicable
Avantage retraite Les cotisations sociales sur dividendes ouvrent des droits à la retraite (trimestres + points) Les prélèvements sociaux (CSG/CRDS) n’ouvrent pas de droits à la retraite
Synthèse
Associé minoritaire / non dirigeant Flat tax 31,4 % uniquement Flat tax 31,4 % uniquement
Gérant / dirigeant majoritaire Flat tax + cotisations TNS si dividendes > 10 % du capital (coût plus élevé mais droits retraite) Flat tax uniquement (pas de droits retraite)
Pour les associés minoritaires ou non dirigeants, SARL et SAS fonctionnent de façon identique : flat tax à 31,4 % par défaut, avec option pour le barème progressif. La vraie différence concerne le gérant majoritaire de SARL, car dès que ses dividendes dépassent 10 % du capital social, il doit s’acquitter de cotisations TNS (~45 %) en supplément. C’est contraignant financièrement, mais cela ouvre des droits à la retraite, un avantage que l’on n’a pas en SAS.
    Dès lors que la société est imposée à l’impôt sur les sociétés et que l’entreprise réalise des bénéfices, le versement de dividendes en SARL et en SAS est envisageable. Il faut cependant veiller à respecter plusieurs conditions imposées par la loi, notamment la constitution de la réserve légale. La différence majeure entre les dividendes de SARL et de SAS concerne le gérant majoritaire de la SARL, qui en tant que TNS, doit s’acquitter de cotisations sociales en plus si les dividendes qu’il perçoit sont supérieurs à 10 % du capital social de la société. Enfin, en SAS et en SARL, les dividendes sont imposés à la flat tax par défaut au taux de 31,4 % en France en 2026. Ils peuvent toutefois opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu si cela est plus intéressant au regard de leurs situation personnelles respectives.

FAQ

Quelle est la principale différence entre la SARL et la SAS ?

Ces deux formes juridiques possèdent des caractéristiques proches. Mais, le fonctionnement de la SAS est particulièrement souple. C’est en grande partie les associés qui le prévoient. Pour la SARL, il est très encadré par la loi. Par ailleurs, le montant des charges sociales payées sur la rémunération du chef d’entreprise est généralement moins élevé, notamment si celle-ci est importante.

Quelle différence entre SAS et SASU ?

La SASU se distingue de la société par actions simplifiée par son caractère unipersonnel. Elle compte ainsi un seul et unique associé, mais peut basculer en SAS dès l’entrée de nouveaux actionnaires. Il convient de noter que les dividendes qu’elle verse ne supportent pas les cotisations sociales.

Dans quels cas opter pour une SARL, SAS, EURL ou SASU ?

Dans le cas où l’on prévoirait à terme de se verser une rémunération de moins de 25 000 euros, mieux vaut choisir la SAS ou la SASU. Mais, si celle-ci devait être supérieure à cette somme, il est préférable d’opter pour la SARL ou l’EURL.
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Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 27/05/2026

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Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris