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    • Le conjoint d’un auto-entrepreneur qui participe régulièrement à l’activité doit obligatoirement être déclaré. À défaut, cela peut être assimilé à du travail dissimulé.
    • Les trois statuts possibles pour le conjoint de l’auto-entrepreneur sont le statut salarié, collaborateur ou associé. Ce dernier étant incompatible avec le régime de la micro-entreprise.
    • Le statut de conjoint collaborateur est le plus avantageux pour une micro-entreprise car il n’y a pas de rémunération à verser, de couverture sociale et de droits à la retraite.
    • Le conjoint collaborateur de l’auto-entrepreneur doit être marié ou pacsé. Le concubinage ne permet pas d’accéder à ce statut.
    • La déclaration du statut du conjoint de l’auto-entrepreneur s’effectue sur le guichet unique de l’INPI, lors de la création ou à tout moment en cours d’activité.

Travailler en couple au sein d’une micro-entreprise soulève rapidement la question du statut à donner au conjoint qui participe à l’activité. C’est un cas particulier en micro-entreprise car le choix du statut aura des conséquences directes sur la protection sociale du conjoint, les cotisations dues et l’organisation financière de la structure. Et surtout, ne rien déclarer n’est pas une option. Faire travailler son conjoint sans le déclarer expose l’auto-entrepreneur à des sanctions pour travail dissimulé.

Qu’est-ce que cela implique d’être auto-entrepreneur en couple ?

Travailler en couple dans une micro-entreprise implique d’arriver à imposer une certaine harmonie, de planifier minutieusement la répartition des tâches, de bien séparer le travail et la vie de couple afin d’éviter de ramener des soucis de travail à la maison, et d’éviter d’établir une hiérarchie, mais de mettre en place une relation d’entraide et de conseil. Il convient de souligner que le fait de taire l’aide régulière que lui fournit son conjoint constitue une infraction, susceptible d’entraîner une pénalisation, car cela pourra être assimilé à un travail dissimulé. La logique de cette mesure est simple. Il s’agit déjà d’une participation professionnelle active et effective dans l’entreprise, peu importe l’activité qu’il a réalisée.

La détermination de la nature régulière ou non de ladite activité du conjoint de l’auto-entrepreneur s’effectuera grâce au calcul du nombre d’heures journalier ou mensuel passé au service de l’auto-entreprise. Le statut que prendra le conjoint se devra d’être déclaré au plus tôt auprès du guichet unique géré par l’INPI. À défaut d’avoir été faite lors de l’immatriculation de l’auto-entreprise, cette déclaration peut se faire à tout moment. Elle est pourtant soumise à une condition essentielle, d’être accompagnée d’une attestation sur l’honneur en bonne et due forme que le conjoint aurait pris soin de remplir et de signer, afin de confirmer le choix du statut social.

L’adoption d’un statut par le conjoint du micro-entrepreneur, concubin, marié ou partenaire pacsé, lui permet de bénéficier des droits à la retraite, en contrepartie de son activité dans l’entreprise.

Quel statut choisir pour le conjoint de l’auto-entrepreneur ?

La participation régulière aux activités de l’entreprise permet au conjoint (ou partenaire pacsé) du commerçant, de l’artisan, d’un professionnel libéral ou de tout autre auto-entrepreneur en couple de bénéficier d’un statut qui lui est propre au sein de l’auto-entreprise exploitée par son partenaire. Ce statut s’accompagne de la pleine jouissance des avantages qui y sont rattachés.

En règle générale, le conjoint du chef d’entreprise peut librement choisir entre les statuts de conjoint salarié, conjoint collaborateur et conjoint associé.

Statut du conjoint salarié

En principe, opter pour le statut de conjoint salarié d’un auto-entrepreneur est tout à fait possible. Toutefois, ce choix se révèle des plus contre-productifs. En effet, il implique que le conjoint soit considéré comme tous les autres employés, bénéficiant d’un salaire en contrepartie du travail exercé au sein de l’auto-entreprise.

Au sein du régime du micro-entrepreneur, les rémunérations versées aux salariés ne peuvent être déduites du total du chiffre d’affaires. L’adoption du statut de conjoint salarié ne génère aucun profit pour l’auto-entrepreneur en couple, et ce, même s’il frôle déjà le seuil de chiffre d’affaires autorisé en micro-entreprise. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles il est rarement choisi par l’auto-entrepreneur en couple.

Statut de conjoint collaborateur

Des trois statuts s’offrant au choix du conjoint de l’auto-entrepreneur, celui de conjoint collaborateur est sans conteste celui qui présente le plus d’avantages et d’intérêts, répondant favorablement aux besoins des auto-entrepreneurs. Pour pouvoir en bénéficier, les conjoints doivent se soumettre à quelques règles strictes. Il faut qu’ils soient mariés ou, le cas échéant, liés par un Pacs. Une simple relation en concubinage ne saurait être suffisante.

D’autre part, il faudra apporter également les preuves que le conjoint contribue activement et régulièrement à la réalisation des activités exercées au sein de l’auto-entreprise, sans percevoir la moindre forme de rémunération (qui pourra être considérée comme étant le salaire perçu par un employé).

Ce n’est que lorsque ces conditions auront été cochées que le conjoint collaborateur pourra être inscrit au Registre du commerce et des sociétés, pour les commerçants, ou au Répertoire des métiers, dans le cas des artisans.

Comme cité précédemment, en se voyant accorder ce statut particulier, le conjoint obtient les avantages qui y sont automatiquement rattachés. Le conjoint collaborateur de l’auto-entrepreneur est notamment soumis au RSI. En effet, dès que les cotisations du partenaire collaborateur commencent à être versées, il pourra jouir d’une couverture sociale, impliquant la validation des trimestres pour la retraite, la mise en disposition des allocations de congé maternité ou paternité et la jouissance journalière des indemnités d’arrêt maladie (sous certaines conditions).

En outre, ce conjoint aura la possibilité de devenir le représentant de son partenaire. Il a également toute latitude pour agir au nom de l’entreprise et peut bénéficier des droits relatifs à la formation professionnelle continue.

Statut du conjoint-associé

Le statut du conjoint associé de l’entrepreneur mérite d’être étudié lors de la phase de création de l’entreprise, pour déterminer la forme à choisir. Cependant, ce statut se révèle incompatible avec le régime de l’auto-entrepreneur. Se lancer dans une activité avec le conjoint-associé n’est possible qu’au sein des sociétés.

Quels sont les avantages et inconvénients de créer une auto-entreprise en couple ?

Pour un couple, se lancer ensemble en auto-entreprise peut générer autant d’avantages que d’inconvénients, que ce soit sur le plan humain ou financier. Pour les avantages, se mettre à deux pour un projet auto-entrepreneurial semble un choix logique parce que le conjoint est censé être la personne la mieux placée pour vivre une telle aventure. Partenaires en amour et en affaires, tous les deux auront la possibilité de développer chacun leurs compétences. Cependant, les disputes et les mésententes peuvent se répercuter sur les deux facettes de leur vie, privée et professionnelle, nuisant à leur harmonie. Le risque financier est aussi présent, car le couple aura tendance de mettre tous leurs œufs dans le même panier.

    • Un auto-entrepreneur peut tout à fait travailler avec son conjoint, mais la participation régulière de ce dernier doit impérativement être formalisée pour éviter toute requalification en travail dissimulé. Les trois statuts possibles sont ceux de conjoint collaborateur, de conjoint salarié et de conjoint associé. En micro-entreprise, le statut de conjoint collaborateur est le plus adapté. Il offre une couverture sociale complète sans alourdir les charges de l’entreprise. Il est réservé aux couples mariés ou pacsés. La déclaration s’effectue sur le guichet unique de l’INPI.

FAQ

Le conjoint d'un auto-entrepreneur doit-il obligatoirement avoir un statut ?

Oui, dès lors que le conjoint participe régulièrement à l'activité de la micro-entreprise, il doit obligatoirement être déclaré avec un statut officiel. Ne pas le faire peut être assimilé à du travail dissimulé, passible de sanctions pénales et financières. La régularité est appréciée en fonction du nombre d'heures consacrées à l'activité chaque jour ou chaque mois.

Quel est le meilleur statut pour le conjoint d'un auto-entrepreneur ?

Le statut de conjoint collaborateur est généralement le plus adapté à la micro-entreprise. Il permet au conjoint de participer activement à l'activité sans percevoir de salaire, ce qui évite des charges non déductibles, tout en bénéficiant d'une couverture sociale complète : retraite, maternité, indemnités journalières et formation professionnelle. Il est réservé aux couples mariés ou pacsés.

Un concubin peut-il avoir le statut de conjoint collaborateur ?

Non, le statut de conjoint collaborateur est réservé aux couples mariés ou liés par un PACS. Un concubin ne peut pas accéder à ce statut. S'il participe régulièrement à l'activité de la micro-entreprise, il devra être déclaré comme salarié, ce qui implique le versement d'un salaire et le paiement de charges sociales non déductibles.

Le statut de conjoint associé est-il compatible avec la micro-entreprise ?

Non, le statut de conjoint associé est incompatible avec le régime de la micro-entreprise, qui ne peut avoir qu'un seul titulaire. Pour s'associer pleinement, le couple devra changer de forme juridique et créer une société (SARL, SAS ou autre) dans laquelle chacun peut détenir des parts.

Le conjoint collaborateur bénéficie-t-il de droits à la retraite ?

Oui, le statut de conjoint collaborateur ouvre des droits à la retraite via la SSI. Les trimestres sont validés en contrepartie de la participation à l'activité, sans qu'il soit nécessaire de percevoir un salaire. C'est l'un des principaux avantages de ce statut par rapport à une participation informelle et non déclarée.

Comment déclarer le statut du conjoint d'un auto-entrepreneur ?

La déclaration du statut du conjoint s'effectue en ligne sur le guichet unique de l'INPI, lors de la création de la micro-entreprise ou à tout moment en cours d'activité. Elle doit être accompagnée d'une attestation sur l'honneur signée par le conjoint confirmant son choix de statut social.
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Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Dernière mise à jour le 12/05/2026

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Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.