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  • Aucun titre de séjour n’est exigé pour les ressortissants de l’Union européenne, de l’EEE, de la Suisse, d’Andorre, de Monaco, de Saint-Marin et du Vatican, qui créent leur micro-entreprise comme un résident français.
  • La carte de séjour « entrepreneur/profession libérale » est valable 1 an, renouvelable puis convertible en carte pluriannuelle de 4 ans, sous réserve de ressources d’activité au moins égales à 1 867,02€ par mois.
  • Une première délivrance coûte 350 euros de timbre fiscal depuis le 1er mai 2026, auxquels s’ajoute une taxe de 300 euros lorsque le demandeur sollicite un visa de long séjour depuis l’étranger.

Solliciter un titre de séjour pour un auto-entrepreneur étranger est impératif s’il souhaite résider en France. Toutefois, les démarches à réaliser varient en fonction de la situation personnelle, du pays d’origine ainsi que du projet de l’entrepreneur individuel. Découvrez les modalités et les alternatives pour créer une entreprise individuelle en tant que ressortissant d’une autre nationalité.

Quelles conditions pour être auto-entrepreneur pour un étranger ?

Le régime de la micro-entreprise est accessible aux citoyens français ainsi qu’aux ressortissants étrangers. Toutefois, les règles pour en bénéficier dépendent du pays d’origine de l’entrepreneur.

Les ressortissants européens

Dès lors qu’il possède une adresse de domiciliation en France, un étranger n’a pas besoin d’obtenir un titre de séjour pour auto-entrepreneur afin de créer son entreprise individuelle s’il est citoyen d’un pays :

  • Membre de l’Union européenne (UE) ;
  • De l’Espace économique européen (EEE), à savoir l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein en plus de ceux de l’UE ;
  • Membre de l’Association européenne de libre-échange (AELE) tel que la Suisse ;
  • Qui dispose d’un statut particulier comme Andorre, Monaco, Saint-Marin et le Vatican.

Les ressortissants non européens

Pour les citoyens originaires d’un pays autre que ceux cités précédemment, ils doivent impérativement détenir un titre de séjour en cours de validité compatible avec la création d’une micro-entreprise. Par exemple :

  • Carte de résident ;
  • Carte de résident permanent ;
  • Carte de résident algérien de 10 ans en vertu de l’accord conclu entre la France et l’Algérie ;
  • Carte de séjour « Vie privée et familiale » ;
  • Carte de séjour ou visa de long séjour valant titre de séjour « recherche d’emploi ou création d’entreprise » (RECE) pour les jeunes diplômés.

En revanche, un titre de séjour étudiant ne permet pas à lui seul de cumuler les statuts d’étudiant et de micro-entrepreneur. Les étudiants étrangers doivent obtenir un changement de statut avant de déclarer leur activité.

Le cas particulier des activités réglementées

Pour exercer une activité réglementée, comme le métier d’avocat, la détention d’un titre de séjour n’est pas la seule condition à satisfaire. En effet, l’accès à ces professions exige de remplir plusieurs critères :

  • Diplôme ou expérience professionnelle avérée ;
  • Capacités financières ;
  • Assurance ;
  • Âge ;
  • Honorabilité, par exemple pour exercer la profession de chauffeur VTC.

Quels titres de séjour ne permettent pas d’exercer en auto-entrepreneur ?

Un titre de séjour en cours de validité ne vaut pas autorisation d’exercer une activité indépendante. Trois cartes très répandues ne permettent pas de créer une entreprise en France sous le statut d’auto-entrepreneur : la carte « visiteur », la carte « étudiant » et la carte « salarié ». Leur titulaire doit obtenir un changement de statut auprès de la préfecture avant de déclarer son activité.

La carte « visiteur » est délivrée à la condition expresse de ne pas travailler en France, que ce soit comme salarié, commerçant, auto-entrepreneur, artisan ou en profession libérale. Le demandeur en prend l’engagement écrit sur l’honneur. La carte « salarié » autorise exclusivement une activité salariée rattachée à un contrat de travail, et tout autre emploi suppose une nouvelle autorisation de travail. Quant au titre de séjour étudiant, il ne permet pas de cumuler les statuts d’étudiant et de micro-entrepreneur.

Déclarer sa micro-entreprise au guichet unique des formalités des entreprises sans détenir le bon titre ne régularise pas la situation au regard du séjour. La démarche à engager reste le changement de statut vers la carte « entrepreneur/profession libérale », à déposer en préfecture dans les 2 mois qui précèdent l’expiration du titre en cours.

Un changement de statut n’est jamais automatique. La préfecture apprécie le caractère réel et viable du projet, ainsi que les ressources du demandeur, qui doivent atteindre 22 404,20 euros bruts par an depuis le 1er janvier 2026.

Quelles alternatives si le titre de séjour ne permet pas d’être auto-entrepreneur ?

Rien n’est perdu si le ressortissant étranger dispose déjà d’un titre de séjour, mais que celui-ci ne lui autorise pas la création de sa micro-entreprise. En effet, deux solutions s’offrent à lui pour concrétiser son projet entrepreneurial sur le sol français.

Demander la carte de séjour entrepreneur / profession libérale

La première option pour créer une auto-entreprise consiste à demander l’obtention d’un titre de séjour temporaire portant la mention « Entrepreneur/Profession libérale ». Sa durée initiale se limite à 12 mois, mais il peut être renouvelé.

Les conditions d’éligibilité

Pour pouvoir prétendre à l’obtention de ce titre de séjour, un auto-entrepreneur doit impérativement :

  • Présenter un projet réel, sérieux et viable économiquement de création d’une entreprise individuelle en France ;
  • Démontrer que l’activité envisagée est compatible avec la sécurité, la salubrité et la tranquillité publique ;
  • Prouver qu’il possède suffisamment de ressources pour subvenir à ses besoins ;
  • Ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation ou d’une interdiction d’exercer.

Les formalités à accomplir

Lorsqu’un étranger habite sur le territoire français avec un titre de séjour qui ne lui permet pas de créer une auto-entreprise, il doit demander un changement de situation auprès de la préfecture de son lieu de résidence.

Ainsi, il se voit remettre une carte de séjour temporaire « Entrepreneur/Profession libérale » valable pendant un an. Attention, cette procédure doit impérativement s’effectuer dans les 2 mois qui précèdent l’expiration de son titre de séjour actuel.

Si le demandeur vit à l’étranger, il doit solliciter l’obtention d’un visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) portant la mention « Entrepreneur/Profession libérale » auprès des autorités consulaires de son pays de résidence.

Pour s’assurer de recevoir son titre de séjour dans les temps, il est recommandé de réaliser la démarche au plus tôt dans les 3 mois qui précèdent l’entrée en France. De plus, des formalités supplémentaires s’imposent après l’entrée sur le sol français :

  • Validation en ligne du VLS-TS sur la plateforme de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII) ;
  • Convocation à une visite médicale obligatoire.
Les familles qui accompagnent les créateurs d’entreprise étrangers ne bénéficient pas d’une procédure simplifiée. Ainsi, deux options s’offrent à elles : solliciter un titre de séjour autonome ou effectuer une demande de regroupement familial.

Les pièces justificatives indispensables

Quelle que soit la situation personnelle du demandeur, toute démarche pour l’obtention d’un VLS-TS « Entrepreneur/profession libérale » nécessite de fournir à l’administration chargée de l’étude du dossier :

  • Formulaire de demande du titre de séjour ;
  • Passeport en cours de validité ;
  • 3 photographies d’identité récentes ;
  • Justificatifs d’état civil comme une copie intégrale d’acte de naissance ;
  • Extrait de casier judiciaire ;
  • Preuves que le dirigeant possède au moins l’équivalent d’un SMIC annuel brut pour subvenir à ses besoins, soit 22 404,20 euros depuis le 1er janvier 2026.

En cas de résidence en France, le chef d’entreprise doit également joindre à sa demande un justificatif de domicile de moins de 6 mois ainsi qu’un bordereau de situation fiscale.

Par ailleurs, s’il souhaite devenir auto-entrepreneur et créer une entreprise individuelle pour exercer une activité artisanale, commerciale ou industrielle, le ressortissant étranger doit démontrer la viabilité de son projet. Pour ce faire, il réalise une présentation sur papier libre documentée avec un :

De plus, le demandeur doit fournir un justificatif de l’engagement de cautionnement pris par un établissement de crédit ou une entreprise d’assurance agréée ayant leur siège en France ainsi que la copie de l’un des justificatifs suivants :

  • Promesse de bail ;
  • Contrat de sous-location qui indique l’activité ;
  • Contrat de domiciliation.

Si le demandeur souhaite exercer une profession libérale, comme ostéopathe ou architecte d’intérieur, la délivrance d’un titre de séjour pour auto-entrepreneur requiert de produire des documents supplémentaires :

  • Attestation d’immatriculation ;
  • Preuves que l’activité envisagée permet de dégager des revenus mensuels au moins égaux à 1 867,02€ ;
  • Autorisation d’exercice ou inscription à l’ordre concerné pour la pratique d’une profession réglementée, par exemple le métier d’expert-comptable.
L’entrepreneur étranger peut également opter pour la reprise d’un fonds de commerce. Dans ce cas, il doit absolument joindre une copie de la promesse ou du contrat de vente du fonds de commerce à sa demande de titre de séjour pour auto-entrepreneur.

Le coût de la démarche

Lorsqu’il procède à la validation de son dossier en ligne, l’entrepreneur étranger doit s’acquitter d’un timbre fiscal de 350 euros pour une première délivrance, composé d’une taxe de 300 euros et d’un droit de timbre de 50 euros. Ces montants s’appliquent depuis le 1er mai 2026, en application de l’article 128 de la loi de finances pour 2026.

De plus, le travailleur doit s’acquitter d’une taxe de 300 euros dans le cadre d’une demande de visa de long séjour s’il ne réside pas sur le territoire français.

Par conséquent, le coût pour une demande de carte de séjour entrepreneur/profession libérale varie selon sa situation personnelle. Ainsi, un ressortissant étranger qui souhaite bénéficier du statut de l’auto-entrepreneur verse :

  • 350 euros s’il vit en France ;
  • 650 euros s’il requiert une autorisation d’entrée dans l’Hexagone.
Un enfant autorisé à entrer en France dans le cadre du regroupement familial avant sa majorité profite d’un tarif minoré pour l’obtention d’un titre de séjour dans l’année de ses 18 ans. En effet, le coût de cette démarche se limite à 150 euros au lieu de 350 euros.

Le renouvellement de la carte de séjour entrepreneur/libéral

La carte de séjour entrepreneur/libéral a une durée de validité de 12 mois à l’issue de sa délivrance. Si l’auto-entrepreneur souhaite prolonger son séjour en France, il doit solliciter son renouvellement dans les 2 mois qui précèdent la date d’expiration auprès de la préfecture de son lieu de résidence.

Pour voir sa requête acceptée, le travailleur indépendant doit prouver :

  • Qu’il satisfait toujours les critères d’éligibilité ;
  • Que son auto-entreprise poursuit son activité ;
  • Que les revenus déclarés par son entreprise individuelle dépassent le montant du SMIC sur les 12 derniers mois.

Dès lors qu’il remplit toutes ces conditions, le dirigeant peut demander la délivrance d’une carte de séjour pluriannuelle d’une durée de 4 ans.

Le renouvellement d’une carte temporaire donne lieu à un timbre fiscal de 250 euros, contre 350 euros pour la délivrance d’une carte pluriannuelle.

Obtenir le passeport talent « Créateur d’entreprise »

S’il justifie d’un diplôme au moins équivalent au master ou d’une expérience professionnelle de plus de 5 ans, un étranger peut solliciter l’obtention d’un titre de séjour pour auto-entrepreneur spécifique : le passeport talent « Créateur d’entreprise », dont la mention officielle est aujourd’hui « Talent – porteur de projet », parcours création d’entreprise.

Les critères à respecter

La délivrance d’un passeport talent « Créateur d’entreprise » est réservée aux demandeurs qui remplissent l’intégralité des conditions suivantes :

  • Détenir un diplôme d’un grade au moins équivalent à un master ou avoir une expérience professionnelle de plus de 5 années d’un niveau comparable ;
  • Présenter un projet de création de micro-entreprise pérenne et sérieux ;
  • Avoir la capacité d’investir au minimum 30 000 euros dans son activité, sur ses ressources personnelles ou à l’aide d’un emprunt ;
  • Posséder des moyens financiers supérieurs à un SMIC annuel pour subvenir à ses besoins, soit 22 404,20 euros depuis le 1er janvier 2026.

Les démarches à réaliser

La procédure pour la délivrance d’un passeport talent « Créateur d’entreprise » d’un ressortissant étranger qui vit dans un autre pays varie en fonction de la durée envisagée pour son séjour en France.

Ainsi, si le dirigeant prévoit de rester moins de 12 mois dans l’Hexagone, il doit demander un VLS/TS qui porte la mention « Passeport talent » auprès du consulat de son lieu de résidence. Puis, il dispose d’un délai de 3 mois à compter de son entrée sur le territoire pour le faire approuver.

Pour un séjour supérieur à 12 mois, le micro-entrepreneur devra se rapprocher de la préfecture à son arrivée en France afin qu’elle traite son dossier et détermine la durée de validité de son titre de séjour.

S’il vit en France et possède déjà un titre de séjour, le travailleur indépendant doit solliciter un changement de statut. Pour ce faire, il effectue ses démarches en ligne sur le site de la direction générale des étrangers en France entre 2 et 4 mois avant l’expiration de son titre de séjour actuel.

À l’instar de l’ensemble des étrangers qui s’installent en France, le titulaire d’un titre de séjour pour auto-entrepreneur doit impérativement s’enregistrer auprès de sa commune de résidence.

La liste des documents à fournir

Qu’il réside en France ou à l’étranger, le dirigeant qui souhaite bénéficier du passeport talent « Créateur d’entreprise » doit fournir le formulaire Cerfa n° 13473*01 accompagné des pièces justificatives suivantes :

  • Formulaire de demande de visa long séjour (Cerfa n° 14571*05) ;
  • Récépissé France-Visas ;
  • Passeport en cours de validité ;
  • 3 photographies d’identité récentes ;
  • Justificatifs d’état civil comme un acte de naissance avec filiation ;
  • Documents qui démontrent qu’il dispose de plus de 30 000 euros pour financer son projet ;
  • Diplôme équivalent au grade de master ou la preuve qu’il possède une expérience professionnelle de plus de 5 ans ;
  • Preuve de son affiliation au régime de la Sécurité sociale des indépendants ;
  • Présentation de son projet de création d’auto-entreprise ;
  • Attestation du caractère réel et sérieux de son projet délivrée par une plateforme dédiée ;
  • Extrait de casier judiciaire ou bordereau de situation fiscale pour les résidents français ;
  • Preuves que le dirigeant possède des moyens financiers suffisants pour vivre, soit au moins 22 404,20 euros.

En cas de résidence en France, le dirigeant doit également joindre à sa demande un justificatif de domicile de moins de 6 mois. Ce document peut prendre la forme d’une attestation d’hébergement chez un particulier ou dans un établissement hôtelier.

De plus, le demandeur doit fournir une preuve de l’engagement de cautionnement pris par un établissement de crédit ou une entreprise d’assurance agréée ayant son siège en France ainsi que la copie de l’un des justificatifs suivants :

  • Promesse de bail ;
  • Contrat de sous-location qui indique l’activité ;
  • Contrat de domiciliation.

Le coût du titre de séjour pour un auto-entrepreneur

Pour pouvoir bénéficier du passeport talent « Créateur d’entreprise », le travailleur indépendant doit s’acquitter du versement d’une taxe de 300 euros auprès de l’OFII lors de la remise de son titre de séjour.

De plus, un droit de timbre d’un montant de 50 euros sur les cartes de séjour se greffe systématiquement à la taxe précédente. Par conséquent, l’obtention d’un titre de séjour pour un auto-entrepreneur qui réside en France s’élève à 225 euros.

Dans le cas d’un demandeur qui vit à l’étranger, la taxe due pour un visa de long séjour autorisant l’entrée sur le sol français s’ajoute à ces frais administratifs : 300 euros. Ainsi, le coût de son passeport talent « Créateur d’entreprise » grimpe à 650 euros.

Dans le cadre de la procédure simplifiée « Famille accompagnante », le conjoint et les enfants mineurs du créateur d’entreprise reçoivent une carte de séjour pluriannuelle « Talent – famille ». Chaque titre délivré donne lieu au timbre fiscal de droit commun, soit 350 euros en première délivrance.

Le prolongement du séjour en France

La durée de validité maximale d’un passeport talent « Créateur d’entreprise » s’élève à 4 ans. Par conséquent, son bénéficiaire doit solliciter son renouvellement pour poursuivre son activité indépendante au plus tôt 4 mois et au plus tard 2 mois avant la fin de sa validité.

La reconduction de ce titre de séjour pour auto-entrepreneur nécessite que son détenteur produise les mêmes pièces justificatives que lors de sa demande initiale.

De plus, il fournit le bilan comptable de sa micro-entreprise pour prouver que ses revenus dépassent le montant du SMIC annuel sur l’exercice écoulé.

En cas de dépôt d’une demande de renouvellement hors délai, le dirigeant doit s’acquitter d’un droit de visa de régularisation de 300 euros, dont 100 euros non remboursables dus au dépôt de la demande, en plus du coût de la carte de séjour.

Comment cumuler études et auto-entreprise pour un ressortissant étranger ?

S’il n’est pas soumis à l’obligation de posséder un titre de séjour, un étranger peut cumuler le statut d’étudiant et d’auto-entrepreneur. Dans le cas d’un ressortissant qui nécessite une carte de séjour, deux options s’offrent à lui.

Changer de statut

S’il désire débuter son activité sans attendre la fin de son cursus scolaire, un étudiant doit solliciter un changement de situation en vue d’obtenir un titre de séjour « Entrepreneur/Profession libérale ».

Dans ce cas, il s’expose à un refus lors de sa demande de renouvellement dans les cas suivants :

  • Son entreprise individuelle ne dégage pas des revenus suffisants pour être viable ;
  • Il souhaite changer de statut une seconde fois pour bénéficier à nouveau d’un visa étudiant.

Attendre l’obtention de son diplôme

S’il patiente jusqu’à la fin de ses études pour créer son auto-entreprise, un ressortissant étranger peut solliciter :

  • Une carte de séjour « Entrepreneur/Profession libérale » ;
  • Un titre de séjour portant la mention « Passeport talent » ;
  • Une carte de séjour « recherche d’emploi ou création d’entreprise » (RECE) d’une validité d’un an et non renouvelable.

Les modalités d’obtention des deux premières options ont été évoquées précédemment dans cet article.

Quant à la délivrance de cette carte, elle requiert que le demandeur :

  • Possède une licence professionnelle ou un diplôme au moins équivalent à un master ;
  • Être originaire d’un pays avec lequel la France a conclu un accord sur les flux migratoires, par exemple le Sénégal ou l’Inde ;
  • Crée une auto-entreprise dans un domaine d’activités en lien avec sa filière universitaire.

Est-il possible de créer une auto-entreprise sans résider en France ?

S’il souhaite s’affranchir d’une demande de titre de séjour pour auto-entrepreneur, un étranger peut créer une micro-entreprise en France sans vivre sur le territoire français.Aucun visa ni titre de séjour n’est exigé tant qu’il ne séjourne pas en France plus de 90 jours par an sur une période de 180 jours.

Dans ce cas, il doit nécessairement domicilier son entreprise à une adresse en France. Pour ce faire, plusieurs options s’offrent à lui :

De plus, le créateur d’entreprise doit impérativement déclarer le début de son activité sur le guichet unique de l’INPI pour ouvrir son entreprise individuelle dans l’Hexagone.

Le titre de séjour pour un auto-entrepreneur dépend de la nationalité et du projet. Les ressortissants européens créent leur micro-entreprise sans formalité de séjour particulière. Les autres doivent détenir un titre qui autorise l’activité indépendante, comme la carte de résident, la carte « vie privée et familiale », la carte « entrepreneur/profession libérale » ou le passeport talent. Les cartes « visiteur », « étudiant » et « salarié » imposent au contraire un changement de statut en préfecture avant toute déclaration d’activité. La carte « entrepreneur/profession libérale » suppose un projet viable et des ressources d’activité au moins égales à 1 867,02€ par mois, quand le passeport talent exige un diplôme de niveau master ou 5 ans d’expérience et une capacité d’investissement de 30 000 euros. Le timbre fiscal atteint 350 euros en première délivrance depuis le 1er mai 2026. Un étranger qui ne séjourne pas plus de 90 jours sur 180 en France peut enfin créer sa micro-entreprise sans aucun titre de séjour, à condition de la domicilier à une adresse française.

Créer ma micro-entreprise en 3mn

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 24/09/2026

FAQ

Est-il possible d'ouvrir une micro-entreprise en France sans titre de séjour ni visa ?

Il n’est pas possible pour un étranger d’être auto-entrepreneur en France sans titre de séjour (à l’exception des ressortissants de l’Union européenne). Une exception existe toutefois : si l’entrepreneur ne réside pas sur le territoire français. Dans ce cas, il ou elle doit tout de même fournir une adresse française pour la domiciliation de l’auto-entreprise.

Quel est le titre de séjour nécessaire pour la création d'une entreprise en France ?

La législation française prévoit plusieurs titres de séjour compatibles avec la création d’une auto-entreprise. On peut citer par exemple :

  • La carte de résident ;
  • La carte de résident permanent ;
  • La carte de résident algérien de 10 ans en vertu de l’accord conclu entre la France et l’Algérie ;
  • La carte de séjour « Vie privée et familiale » ;
  • La carte de séjour « recherche d’emploi ou création d’entreprise » (RECE) pour les jeunes diplômés ;
  • Le titre de séjour « Entrepreneur/Profession libérale » ;
  • Le passeport talent « Créateur d’entreprise ».

Quels sont les motifs de refus de titre de séjour ?

Un refus de titre de séjour ne s’accompagne pas systématiquement d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La préfecture peut assortir sa décision de cette mesure, contre laquelle un recours reste ouvert. Les motifs les plus fréquents sont :

  • Menace de troubles à l’ordre public ;
  • Entrée illégale sur le sol français ;
  • Dossier incomplet.

Comment obtenir la carte de résident permanent ?

La carte de résident permanent est valable 10 ans et se renouvelle. Elle permet aux étrangers de vivre durablement sur le territoire français. Pour l’obtenir, le demandeur doit :

  • Ne pas représenter une menace pour l’ordre public ;
  • Être titulaire d’une carte de résident de 10 ans ou d’une carte de résident de longue durée-UE arrivant à expiration ;
  • Témoigner d’une bonne intégration, avec une maîtrise du français de niveau B1 et la réussite de l’examen civique.

Sources de l'article

32 Commentaires
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Bonjour,
Je suis actuellement avec un titre de séjour “salarié” mais suis au chômage depuis juillet 2025.
Mon titre de séjour expirant le 30/11/2026, j’aimerai changer de statut pour passer à profession libérale et être auto-entrepreneur. Je vois que la seule possibilité de changement est sous le statut de “créateur d’entreprise’ et qu’il implique un investissement de 30 000 euros. N’y a-t-il pas d’autres possibilités ? Merci, Agnès

Bonjour, L’exercice d’une activité non salariée ou d’une profession libérale peut en principe correspondre à plusieurs titres de séjour distincts, soumis à des conditions différentes. Un investissement de l’ordre de 30 000 euros est en principe rattaché à une catégorie particulière, liée à la création d’entreprise au titre du séjour « talent », qui suppose en principe des conditions propres. L’exercice d’une activité indépendante ou libérale peut par ailleurs, en principe, relever d’un autre titre, obéissant à des conditions distinctes, tenant notamment au caractère économiquement viable de l’activité et à des ressources suffisantes, sans être en principe subordonné au même… Lire la suite »

Bonjour, Je cherche un avis concernant ma situation administrative. J’étais titulaire d’un titre de séjour « RECE » (recherche d’emploi ou création d’entreprise) et je souhaite maintenant changer de statut pour exercer en tant qu’auto-entrepreneure sous le statut « profession libérale ». Sur indication de la préfecture de Seine-Saint-Denis, j’ai déposé une demande de changement de statut auprès de la préfecture le 29 mai 2026. J’ai reçu une attestation de dépôt indiquant « Demande de premier titre de séjour vie professionnelle ». Mon dossier est toujours en attente d’examen et je n’ai reçu aucune réponse malgré plusieurs relances. Cependant, je… Lire la suite »

Bonjour, Le titre « recherche d’emploi ou création d’entreprise » (RECE) peut, sous certaines conditions, permettre un changement de statut vers un titre autorisant l’exercice d’une activité professionnelle indépendante. Les modalités de dépôt dépendent notamment du titre sollicité et des procédures applicables en préfecture ou via l’ANEF. L’attestation de dépôt d’une demande en ligne ne constitue pas, à elle seule, un document provisoire autorisant le séjour ou l’exercice d’une activité professionnelle : il convient de distinguer cette attestation de l’attestation de prolongation de l’instruction, prévue par l’article R. 431-15-1 du CESEDA. Les conditions d’exercice d’une activité professionnelle par un étranger… Lire la suite »

Bonjour,
Est-il possible d’avoir un titre de séjour salarié et continuer d’exercer une activité en free-lance (de type influenceur) si l’on réside en France mais que la micro-entreprise ou entité que facture est à l’étranger?
Merci d’avance

Bonjour,

En principe, le titre de séjour salarié n’autorise pas l’exercice d’une activité indépendante, y compris en freelance via une entité étrangère, si l’activité est réalisée depuis la France.

Nous vous invitons à prendre contact avec un organisme compétent, qui saura vous renseigner davantage.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour j’ai un titre de séjour salarié et au chômage actuellement. Comment faire pour changer de statut auto entrepreneur? Quelles sont les exigences? Les justificatifs à apporter?

Bonjour, En principe, un changement de statut de « salarié » vers « entrepreneur/profession libérale » doit être demandé à la préfecture, avant tout début d’activité, conformément à l’article R421-5 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers. Vous devez déposer une demande de changement de statut avec les justificatifs suivants : un justificatif d’identité et de séjour en cours de validité, un justificatif de domicile, une présentation détaillée du projet d’activité (nature, lieu, chiffre d’affaires prévisionnel), un justificatif de qualification ou d’expérience dans le domaine, un business plan, ainsi que la preuve de ressources suffisantes pour vivre en France (généralement au moins… Lire la suite »

Bonjour ,

j’aurai une précision à vous demander concernant le justificatif du montant 1801,80€ brut mensuel pour le renouvellement de titre de séjour ‘entrepreneur / profession libérale’.

J’ai une activité de profession libérale. Est-ce que le 1801,80€ ( 21 621,80€ brut annuel) correspond au Chiffres Affaires générés?

Et si mon activité de profession libérale me rapporte moins que le montant demandé, est ce que je peux montrer à la prefecture que j’ai des ressources propres suffisantes pour combler l’écart ?

merci pour vos réponses

Bonjour, Le seuil de 1 801,80 € brut mensuel (soit 21 621,80 € par an) pour le renouvellement d’un titre de séjour « entrepreneur / profession libérale » correspond en principe au revenu net d’activité et non au chiffre d’affaires brut. Pour les professions libérales sous le régime micro, un abattement forfaitaire de 34 % s’applique conformément à l’article 50-0 du Code général des impôts. Si les revenus professionnels sont inférieurs, certaines préfectures peuvent accepter des ressources complémentaires personnelles à condition qu’elles soient stables, régulières et documentées, sans garantie d’acceptation. Pour sécuriser votre démarche, il est fortement recommandé de consulter… Lire la suite »

Bonjour,

Je détiens actuellement un titre RECE, je souhaite créer mon entreprise individuelle. Pour changer de statut à un titre de séjour entrepreneur il faut que j’ai en amont de la création de mon entreprise un capital équivalent à un SMIC me permettant subvenir à mes besoins ?

Pour info je touche les allocations chômage s’élevant à un peu moins du SMIC. Et j’étais étudiant auparavant.

Merci bcp pour votre aide.
Bonne journée !

Bonjour, Pour obtenir un titre de séjour « entrepreneur » ou « profession libérale », il est généralement demandé de démontrer la viabilité du projet et la capacité à subvenir à ses besoins en France. Cela peut passer par la présentation d’un business plan, de justificatifs de ressources personnelles ou de revenus prévisionnels de l’activité. Les allocations chômage peuvent être prises en compte dans l’appréciation de la situation, mais l’administration examine surtout la stabilité et le caractère suffisant des moyens de subsistance. L’exigence n’est pas forcément un capital fixe, mais une preuve que le porteur de projet pourra vivre de… Lire la suite »

Bonjour
Je voudrais être auto entrepreneur dans le domaine du service à la personne, mais vls-visiteur et Ça fait 4 mois que je réside en France. Est-ce possible ?

Bonjour,
Le statut de « visiteur » ne permet en principe pas d’exercer une activité professionnelle en France. Il est généralement nécessaire de détenir un titre de séjour mentionnant l’autorisation de travailler (par exemple « entrepreneur/profession libérale » ou « salarié »). Vous pouvez vérifier votre situation précise auprès de la préfecture ou du service d’accueil des étrangers compétent.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour,
J’ai un visa Auto-entrepreneur/Profession Libérale qui expire dans quatre mois. Je voudrais savoir quel est le revenu annuel minimum requis pour le renouvellement de ce visa. Pourriez-vous préciser s’il s’agit d’un montant net ou brut ?
Merci d’avance pour votre réponse


Bonjour,

En principe, pour le renouvellement d’un titre de séjour « entrepreneur/profession libérale », vous devez justifier que vous avez généré l’équivalent du SMIC annuel brut au cours des 12 derniers mois. Depuis le 1er novembre 2024, ce seuil correspond à 21 621,60 € bruts annuels (soit environ 1 801,80 € bruts par mois).

En vous souhaitant une agréable journée.

L’équipe LegalPlace

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Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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