Skip to content
  • La SASU permet de protéger votre patrimoine personnel grâce à une responsabilité limitée au montant de vos apports au capital social.
  • Le président de la SASU bénéficie du régime général de la Sécurité sociale s’il perçoit une rémunération, ce qui offre une protection identique à celle des cadres salariés (sauf l’assurance chômage).
  • La structure est conçue pour évoluer sans lourdeur administrative car l’arrivée d’un nouvel actionnaire transforme automatiquement la SASU en SAS, sans changement de numéro SIREN.
  • L’option pour l’impôt sur le revenu est ouverte aux SASU de moins de 5 ans détenues par une personne physique, pendant 5 exercices comptables maximum et sans renouvellement possible.

Les avantages SASU en font le statut juridique privilégié des entrepreneurs solitaires en 2026 grâce à une flexibilité contractuelle et une protection sociale solide. Créer une SASU permet de dissocier vos biens personnels de votre activité professionnelle tout en conservant une image crédible auprès des banques et des investisseurs. Vous gardez aussi la liberté d’organiser votre société comme vous le souhaitez et de la faire évoluer facilement vers une SAS.

Qu’est-ce qu’une SASU, en bref ?

La SASU   (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) est une société commerciale composée d’un seul actionnaire, qui permet de créer une structure professionnelle tout en gardant un contrôle total sur l’entreprise. Comme toute société, la SASU dispose de sa propre personnalité morale dès son immatriculation au Registre national des entreprises, ce qui lui confère une identité juridique distincte de celle de son actionnaire (dénomination, siège social, numéro SIREN) et un patrimoine propre, séparé du patrimoine personnel de l’actionnaire unique.

Le fonctionnement de la SASU repose sur un principe simple. L’actionnaire unique fixe librement les règles dans les statuts et nomme un président de SASU chargé de représenter la société. La SASU offre un cadre souple et moderne pour entreprendre seul, tout en séparant le patrimoine personnel de l’actionnaire unique de celui de son entreprise.

La SASU est la forme unipersonnelle de la SAS. Concrètement, la SASU obéit aux mêmes règles que la SAS, à ceci près qu’elle ne compte qu’un seul actionnaire. Dès qu’un second actionnaire entre au capital, la société bascule automatiquement en SAS, sans changement de forme juridique ni de numéro SIREN, en application des articles L227-1 à L227-20 du Code de commerce.

Quels sont les avantages de la SASU ?

La SASU est l’une des formes juridiques les plus choisies par les entrepreneurs solos grâce à plusieurs avantages combinés. Vous bénéficiez d’une responsabilité limitée, d’une grande liberté statutaire, d’une protection sociale solide via le régime général et d’une fiscalité modulable selon votre profil et la phase de vie de votre société.

Une responsabilité limitée qui protège votre patrimoine

La responsabilité limitée de l’actionnaire unique est l’un des avantages SASU les plus protecteurs lors du choix du statut. Votre engagement financier se limite au montant de vos apports au capital social. Les créanciers professionnels ne peuvent donc pas saisir vos biens personnels en cas de difficultés de la société.

L’actionnaire unique de la SASU peut être une personne physique ou une personne morale, et peut occuper en parallèle les fonctions de président de la société. Cette double casquette est même la configuration la plus courante en pratique.

Sarah lance sa marque de bijoux artisanaux via une SASU avec 1 000 € de capital. Un fournisseur poursuit sa société pour une facture impayée de 8 000 €. Seul le capital de Sarah peut être engagé, jamais son compte personnel ni sa voiture. Elle conserve l’intégralité de son patrimoine privé à l’abri.

Un fonctionnement souple et une grande liberté statutaire

La SASU est l’une des formes juridiques les plus flexibles du droit français grâce à un encadrement basé sur la liberté statutaire. Vous définissez vous-même les règles de la société lors de la rédaction des statuts, ce qui vous permet d’adapter la gouvernance, les pouvoirs du président et les conditions de cession à votre projet.

Les leviers de flexibilité du fonctionnement SASU sont multiples :

  • Une SASU peut émettre des actions qui confèrent des droits différents ;
  • Les statuts de SASU définissent qui décide de quoi et dans quelles conditions ;
  • La direction repose obligatoirement sur un président, mais les statuts peuvent prévoir d’autres dirigeants comme un directeur général ;
  • L’actionnaire unique peut céder tout ou partie de ses actions par simple formalité, ce qui facilite l’ouverture future du capital.

La durée de vie de la SASU est fixée à un maximum de 99 ans, mais elle peut être prorogée par décision de l’actionnaire unique grâce à la souplesse des statuts.

L’actionnaire unique de la SASU, qui peut être une personne physique ou une personne morale, peut occuper en parallèle les fonctions de président de la société. Cette double casquette est même la configuration la plus courante en pratique.

Un capital social libre dès 1 €

Le capital social d’une SASU est accessible à tous puisque le montant minimum est fixé librement par l’actionnaire unique. Vous pouvez créer votre SASU avec 1 € symbolique, ce qui facilite le lancement de nouveaux projets sans immobilisation de trésorerie. Vous pouvez aussi opter pour un dépôt de capital plus élevé, souvent apprécié par les banques et les investisseurs.

Le dépôt du capital social de la SASU s’effectue auprès d’une banque, d’un notaire, sur présentation notamment du projet de statuts et de la liste des souscripteurs. Le dépositaire vous remet alors une attestation de dépôt des fonds, indispensable pour immatriculer la SASU.

Un compte professionnel dédié facilite votre suivi comptable et vos obligations légales (dépôt de capital, paiement des charges…). LegalPlace vous aide à centraliser vos finances pour une gestion quotidienne plus efficace.
 En SASU, l’actionnaire unique doit libérer au moins la moitié des apports en numéraire dès la création et verser le solde dans les 5 ans qui suivent l’immatriculation. L’attestation de dépôt des fonds délivrée par la banque doit être transmise au Guichet unique des formalités des entreprises sur le site de l’INPI lors de la création de la SASU.

La protection sociale du régime général (assimilé-salarié)

Le régime social du président SASU est l’un des avantages SASU les plus distinctifs face aux autres formes unipersonnelles. Lorsque le président de la SASU perçoit une rémunération au titre de son mandat social, il bénéficie du statut d’assimilé salarié. Il est alors affilié au régime général de la Sécurité sociale et bénéficie de la même protection sociale que les cadres salariés.

La couverture du président de SASU assimilé salarié comprend l’assurance maladie-maternité, la retraite de base et complémentaire, les allocations familiales et la prévoyance. La seule exception concerne l’assurance chômage qui ne s’applique pas au mandataire social.

Une fiscalité au choix (IS ou option IR)

La fiscalité de la SASU offre une vraie marge de manœuvre pour piloter votre charge fiscale selon votre profil, et constitue l’un des avantages fiscaux de la SASU les plus appréciés. Par défaut, la SASU est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS), mais l’actionnaire unique peut opter temporairement pour l’impôt sur le revenu (IR).

À l’IS, le taux normal s’élève à 25 % sur la totalité du résultat fiscal. Un taux réduit de 15 % s’applique sur la part des bénéfices jusqu’à 42 500 €, à condition que le chiffre d’affaires hors taxes n’excède pas 10 000 000 € et que le capital soit entièrement libéré et détenu pour au moins 75 % par des personnes physiques. Dans une SASU soumise à l’IS, la rémunération du président et les cotisations sociales qui s’y rattachent sont déductibles du résultat imposable, ce qui réduit d’autant la base de calcul de l’impôt sur les sociétés.

L’option pour l’IR est ouverte aux SASU qui remplissent l’ensemble des conditions suivantes :

  • La société exerce à titre principal une activité commerciale, artisanale, agricole ou libérale ;
  • L’actionnaire unique est une personne physique (une SASU détenue par une personne morale ne peut pas opter pour l’IR) ;
  • La SASU a moins de 5 ans d’ancienneté au moment de la demande ;
  • La SASU emploie moins de 50 salariés ;
  • Le chiffre d’affaires annuel ou le bilan total de la SASU reste inférieur à 10 millions d’euros ;
  • Elle n’est pas cotée en bourse.

L’option pour l’IR est valable 5 exercices comptables et ne peut pas être renouvelée. Elle entraîne une imposition du résultat directement au niveau de l’actionnaire unique, en fonction de sa participation dans le capital.

 Quand l’actionnaire unique de la SASU choisit l’option pour l’IR, la rémunération du dirigeant n’est plus déductible du bénéfice imposable et s’intègre dans son revenu imposable. Cette option est utile lorsque la société démarre, supporte peu de frais et dégage de faibles bénéfices, mais elle peut devenir pénalisante à mesure que la rentabilité augmente.

Pas de cotisations sociales sur les dividendes

Le traitement social des dividendes en SASU constitue un avantage majeur par rapport à l’EURL. En SASU, les dividendes versés à l’actionnaire unique ne sont pas considérés comme une rémunération mais comme des revenus de capitaux mobiliers. Aucune cotisation sociale ne s’applique donc sur les sommes distribuées au titre des dividendes.

En EURL, les dividendes perçus par le gérant majoritaire sont soumis à cotisations sociales pour la part qui dépasse 10 % du capital social, des primes d’émission et des sommes versées en compte courant d’associé.

Sur le plan fiscal, vous avez le choix entre deux options pour l’imposition des dividendes de la SASU. Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé flat tax, s’applique par défaut au taux global de 31,4 % qui se compose de 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et de 18,6 % de prélèvements sociaux. Vous pouvez aussi opter pour l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu, intéressante si votre tranche marginale est faible.

Marc, président d’une SASU dans le conseil, se verse 30 000 € de dividendes. Au titre de la flat tax, il paie environ 9 300 € de prélèvements et conserve environ 20 700 € nets. Aucune cotisation sociale ne vient s’ajouter, contrairement à un gérant d’EURL qui aurait vu une partie de ces dividendes soumise à cotisations TNS.

Une structure évolutive vers la SAS

L’évolution de la SASU vers une SAS est une opération particulièrement simple grâce à la nature juridique de la société. La SASU étant déjà une SAS unipersonnelle, l’arrivée d’un nouvel actionnaire suffit à la faire basculer automatiquement en SAS, sans procédure de transformation lourde ni création d’une nouvelle structure. L’actionnaire unique de la SASU conserve le même numéro SIREN, la même dénomination sociale, les mêmes contrats de travail des salariés et la même activité. Les seules obligations sont la mise à jour des statuts pour intégrer les modalités de prise de décision collective et le dépôt d’une nouvelle déclaration des bénéficiaires effectifs.

%

Avec LegalPlace, modifiez vos statuts en quelques minutes seulement. Il vous suffit de répondre à un questionnaire adapté à votre modification (changement de dirigeant, dénomination, siège social…). LegalPlace génère automatiquement les documents et vous guide à chaque étape.

Une transmission d’actions simplifiée

La transmission des actions de la SASU est fluide. L’actionnaire unique peut vendre tout ou partie de ses actions par simple formulaire administratif enregistré au service des impôts. Les droits d’enregistrement applicables aux cessions d’actions de SASU s’élèvent seulement à 0,1 % du prix de cession, contre 3 % en EURL après un abattement de 23 000 €.

Quels sont les inconvénients de la SASU ?

Si vous choisissez la SASU, vous devez anticiper des charges sociales élevées si vous vous rémunérez, des formalités de création plus lourdes qu’en micro-entreprise, une comptabilité commerciale complète et une procédure de fermeture en deux temps.

Des charges sociales élevées si vous vous rémunérez

En SASU, les charges liées à la rémunération du président sont la principale contrepartie du statut d’assimilé salarié. Pour chaque euro de salaire net versé au président, la SASU doit prévoir environ 80 à 82 % de cotisations sociales supplémentaires, en cumulant les parts salariale et patronale.

Concrètement, pour un salaire net de 2 000 € versé au président, le coût total pour la SASU avoisine 3 600 à 3 650 €. Cette charge importante reflète la qualité de la protection sociale dont bénéficie le dirigeant assimilé salarié.

Léa, présidente d’une SASU de conseil, décide de se verser 3 000 € nets par mois. Sa SASU doit alors provisionner environ 5 400 € pour couvrir le salaire et les cotisations sociales associées, soit un coût annuel d’environ 65 000 € pour cette rémunération. Elle accepte ce coût pour bénéficier d’une couverture maladie, retraite et prévoyance comparable à celle d’un cadre salarié.

L’ACRE (Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise) permet d’alléger les charges sociales du président de SASU la première année d’activité. Cette aide consiste en une exonération partielle des cotisations sociales sur la rémunération du président, sous conditions de ressources et de situation au moment de la création.

Testez votre éligibilité ACRE et simulez vos économies

Faire le test en 2mn (gratuit)

Des formalités de création plus lourdes qu’en micro-entreprise

Les coûts de création de la SASU restent supérieurs à ceux d’une micro-entreprise, qui se crée gratuitement en ligne en quelques minutes. Pour une SASU, il faut prévoir au minimum 195 € de frais incompressibles, répartis entre les frais de greffe (33,83 € €), la déclaration des bénéficiaires effectifs (19,33 €) et la publication d’une annonce légale (142 € HT en France métropolitaine).

À cela peuvent s’ajouter, selon votre projet, les honoraires d’un avocat pour la rédaction des statuts (souvent entre 1 000 et 2 500 €), ceux d’un éventuel commissaire aux apports, ou encore les frais de domiciliation si vous ne fixez pas le siège à votre domicile.

La rédaction des statuts, un exercice exigeant

La grande liberté offerte à l’actionnaire unique dans la rédaction des statuts de SASU a une contrepartie directe. Cette liberté impose une vraie rigueur dans la rédaction des clauses, car aucun cadre légal supplétif ne vient combler les oublis ou les imprécisions.

Les statuts de SASU doivent organiser :

  • La dénomination sociale, l’objet social et le siège social de la SASU ;
  • Le montant du capital social et la répartition des apports ;
  • L’étendue des pouvoirs du président et les conditions de sa nomination ;
  • Les modalités de prise de décision de l’actionnaire unique ;
  • Les conditions de transmission des actions et le fonctionnement collectif prévu le jour où un nouvel actionnaire entre au capital, ce qui fait basculer la SASU en SAS.

Une clause des statuts de la SASU mal rédigée peut générer des conflits coûteux le jour où la société évolue ou accueille un investisseur.

Pour vous aider dans la rédaction de vos statuts retrouvez notre modèle de statuts de SASU ici.

Aucune protection sociale sans rémunération

L’absence de rémunération du président de la SASU entraîne une absence totale de protection sociale, ce qui constitue un vrai inconvénient en SASU. Si vous ne vous versez aucun salaire au titre de votre mandat, vous ne cotisez pas et vous ne bénéficiez d’aucune couverture maladie, retraite ou prévoyance liée à la SASU. Cette situation peut convenir pendant les premiers mois d’activité, surtout si vous conservez vos allocations chômage ARE ou si vous êtes affilié par ailleurs (conjoint salarié, autre activité, etc.). Mais elle devient problématique sur la durée, surtout pour vos droits à la retraite qui ne se constituent pas pendant les périodes non rémunérées.

Un actionnaire unique de SASU rémunéré exclusivement en dividendes ne cotise pas et ne bénéficie d’aucune protection sociale. Cette stratégie peut sembler attractive sur le plan fiscal grâce au PFU à 31,4 %, mais elle vous prive de toute couverture sociale et de droits à la retraite. Arbitrez entre rémunération et dividendes en fonction de vos besoins de protection.

L’option pour l’IR limitée à 5 exercices

L’option pour l’impôt sur le revenu en SASU est limitée à 5 exercices comptables maximum et ne peut pas être renouvelée. Passé ce délai, la SASU bascule automatiquement à l’impôt sur les sociétés, sans possibilité de retour en arrière. Cette limitation oblige à anticiper la sortie du régime IR dès la création de la SASU. Si l’activité prend de l’ampleur et que les bénéfices augmentent rapidement, l’IR peut devenir vite pénalisant car les bénéfices s’ajoutent aux autres revenus du foyer fiscal de l’actionnaire unique. À l’inverse, une SASU à l’IS depuis le départ peut piloter sa fiscalité plus finement entre rémunération, dividendes et capitalisation.

Une comptabilité complète obligatoire

La SASU est soumise aux obligations comptables des sociétés commerciales, sans simplification possible à la différence de la micro-entreprise. Vous devez tenir une comptabilité d’engagement avec un livre journal, un grand livre, un livre d’inventaire et un dépôt annuel des comptes au Guichet unique.

Toute entreprise a des obligations comptables (bilan, compte de résultat, déclarations fiscales…). ComptaPlace vous accompagne pour rester conforme aux exigences légales en toute tranquillité, et éviter les sanctions en cas de contrôle fiscal.

Tous les mouvements impactant le patrimoine de la SASU doivent être enregistrés. Cette obligation concerne autant les opérations de recettes que de dépenses, et impose le plus souvent le recours à un expert-comptable, dont les honoraires varient entre 800 € et 2 500 € par an selon la taille de l’activité.

La nomination d’un commissaire aux comptes (CAC) devient obligatoire en SASU lorsque la société dépasse deux des trois seuils suivants sur deux exercices consécutifs, 10 000 000 € de chiffre d’affaires hors taxes, 5 000 000 € de total bilan ou 50 salariés. Tant que la SASU reste sous ces seuils, elle est dispensée de cette obligation et de son coût, souvent plusieurs milliers d’euros par an.

Une procédure de fermeture complexe et coûteuse

La fermeture d’une SASU anticipée demande une procédure en deux temps qui mobilise plusieurs mois et un budget non négligeable. L’actionnaire unique doit d’abord prononcer la dissolution de la SASU, nommer un liquidateur, publier une annonce légale de dissolution et déposer le dossier au Guichet unique. Il procède ensuite aux opérations de liquidation avant de clôturer la procédure par une seconde décision et une seconde annonce légale.

Le procès-verbal de dissolution de SASU doit mentionner les éléments suivants :

  • La décision de l’actionnaire unique de dissoudre la SASU ;
  • La poursuite de la personnalité morale pour les besoins de la liquidation jusqu’à sa clôture ;
  • Le siège social de la SASU pendant la liquidation ;
  • L’identité, l’adresse et la mission du liquidateur ;
  • Les pouvoirs et obligations du liquidateur pendant la procédure ;
  • La fin des fonctions du président de la SASU.

Le liquidateur est désigné par l’actionnaire unique dans le procès-verbal de dissolution. En pratique, il s’agit le plus souvent du président de la SASU, mais l’actionnaire unique peut aussi confier ce mandat à un tiers ou à un professionnel (avocat, expert-comptable, mandataire judiciaire)Il faut prévoir environ 500 à 800 € de frais pour la procédure complète.

Tableau récapitulatif des avantages et inconvénients de la SASU

Avantages SASU Inconvénients SASU
Responsabilité limitée aux apports au capital Charges sociales élevées (~80-82 % du net) si rémunération
Fonctionnement souple et grande liberté statutaire Formalités de création plus lourdes qu’en micro-entreprise
Capital social libre dès 1 € Rédaction des statuts technique et exigeante
Régime général de la Sécurité sociale (assimilé salarié) Aucune protection sociale sans rémunération
Fiscalité au choix (IS par défaut, option IR temporaire) Option IR limitée à 5 exercices non renouvelables
Pas de cotisations sociales sur les dividendes Comptabilité commerciale complète obligatoire
Évolution simple vers la SAS (cession d’actions à 0,1 %) Procédure de fermeture complexe et coûteuse

La SASU est-elle faite pour vous ?

La SASU ne convient pas à tous les profils d’entrepreneurs. Cette forme juridique s’adresse en priorité aux porteurs de projet qui cherchent un équilibre entre protection patrimoniale, qualité de la couverture sociale et flexibilité de gouvernance.

Vous pouvez choisir la SASU si vous êtes dans l’une des situations suivantes :

  • Vous lancez une activité avec une ambition de croissance (recrutement futur, levée de fonds, accueil d’actionnaires) ;
  • Vous voulez protéger votre patrimoine personnel de toute saisie par les créanciers professionnels ;
  • Vous souhaitez bénéficier du régime général de la Sécurité sociale dès le premier euro de salaire versé ;
  • Vous prévoyez de verser des dividendes sans subir de cotisations sociales sur ces sommes ;
  • Vous voulez garder la liberté d’organiser votre société comme vous le souhaitez via les statuts.

À l’inverse, d’autres formes peuvent mieux convenir si vous testez une activité à faible chiffre d’affaires (la micro-entreprise sera plus simple et moins coûteuse) ou si vous privilégiez des cotisations sociales minimales sur la rémunération (l’EURL au régime TNS sera plus économique).

Julien, coach sportif indépendant, hésite entre micro-entreprise et SASU. Son projet vise 80 000 € de chiffre d’affaires dès la deuxième année, avec déduction de frais (location de salle, matériel, déplacements). La SASU à 1 € lui permet de déduire ses charges réelles, de séparer son patrimoine et de se constituer une protection sociale solide grâce à un salaire de président. La micro-entreprise aurait été plafonnée et sans déduction réelle.

SASU ou EURL : quelles différences ?

La SASU et EURL partagent la responsabilité limitée et l’associé unique, mais se distinguent nettement sur le régime social du dirigeant, la fiscalité par défaut et le traitement des dividendes.

Critère SASU EURL
Nombre d’associés 1 1
Dirigeant Président (personne physique ou morale) Gérant (personne physique obligatoire)
Capital social minimum Libre, dès 1 € Libre, dès 1 €
Libération des apports en numéraire Au moins 50 % dès la création Au moins 20 % dès la création
Régime social du dirigeant Assimilé salarié (régime général) TNS (Sécurité sociale des indépendants)
Charges sociales sur rémunération ~80-82 % du net ~45 % du net
Imposition par défaut IS (option IR possible 5 ans) IR (option IS possible)
Cotisations sur dividendes Aucune Oui, sur la part > 10 % du capital
Droits d’enregistrement à la cession 0,1 % du prix de cession 3 % après abattement de 23 000 €
Titres Actions Parts sociales

En pratique, la SASU est préférable si la protection sociale et la souplesse statutaire priment. L’EURL est plus économique en cotisations sociales sur la rémunération mais offre une protection sociale moins complète et soumet les dividendes à cotisations sociales TNS.

Inès se verse 2 500 € nets par mois au titre de son mandat. En SASU, ses charges sociales représentent environ 2 050 € par mois. En EURL, elles tomberaient à environ 1 125 € pour le même salaire net. Mais Inès choisit la SASU car elle veut une couverture maladie et retraite comparable à celle d’un cadre salarié, et prévoit de se verser des dividendes sans cotisations sociales.

Déterminez votre forme juridique en 2 minutes.

Trouver mon statut idéal

SASU ou micro-entreprise : laquelle choisir ?

Le choix entre SASU et micro-entrepreneur dépend essentiellement de votre niveau d’activité prévisible, de votre besoin de déduire des charges réelles et de l’image que vous souhaitez projeter auprès de vos clients et partenaires.

La micro-entreprise est plafonnée en chiffre d’affaires (203 100 € pour la vente de marchandises, 83 600 € pour les prestations de services en 2026) et ne permet pas de déduire les charges réelles. Vos cotisations sociales sont calculées forfaitairement sur le chiffre d’affaires encaissé. La micro-entreprise est idéale pour tester une activité, conserver une activité complémentaire ou démarrer avec peu de frais.

La SASU n’a aucun plafond de chiffre d’affaires, permet la déduction de toutes les charges réelles (locaux, matériel, déplacements, salaires) et offre une responsabilité limitée au capital. Elle projette aussi une image plus professionnelle auprès des grands comptes, des banques et des investisseurs. En contrepartie, vous supportez des frais de création (environ 195 €), une comptabilité commerciale complète et des cotisations sociales plus élevées sur la rémunération du président. C’est souvent là que se mesure l’avantage de la SASU face à l’auto-entrepreneur dès qu’un projet se développe.

Hugo développe une activité de développement web. Tant que son chiffre d’affaires reste sous 50 000 € avec peu de frais, la micro-entreprise lui permet de garder une fiscalité légère et des démarches minimales. Dès qu’il dépasse 80 000 € avec des achats de matériel et des sous-traitants, le passage en SASU devient mécaniquement plus rentable et plus protecteur.
    La SASU en 2026 est l’outil le plus adapté à l’entrepreneur solo qui veut concilier protection de son patrimoine, qualité de la couverture sociale et liberté statutaire. Elle permet d’accéder au régime général de la Sécurité sociale dès le premier euro de rémunération, tout en laissant la possibilité de ne pas se rémunérer pour préserver sa trésorerie ou conserver ses allocations chômage. Ses principaux inconvénients (charges sociales élevées, comptabilité complète, formalités de création) restent compensés par une structure agile, évolutive et fiscalement modulable. Avant de vous décider, comparez-la systématiquement à l’EURL si la priorité est l’optimisation des charges sociales, et à la micro-entreprise si vous testez une activité à faible volume.

FAQ

Quels sont les principaux inconvénients de la SASU ?

Les principaux inconvénients de la SASU sont les charges sociales élevées sur la rémunération du président (~80-82 % du net), des formalités de création plus lourdes qu'en micro-entreprise, une rédaction des statuts exigeante, l'absence totale de protection sociale en l'absence de rémunération, une option pour l'IR limitée à 5 exercices et une comptabilité commerciale complète obligatoire. La procédure de fermeture de la SASU est également plus longue et plus coûteuse que pour une micro-entreprise, avec environ 500 à 800 € de frais.

La SASU est-elle vraiment avantageuse fiscalement ?

La SASU est fiscalement avantageuse pour les projets qui dégagent un bénéfice modéré la première année grâce au taux réduit d'IS à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice. Elle permet aussi d'arbitrer entre rémunération et dividendes pour optimiser la charge fiscale globale du dirigeant. L'option pour l'IR pendant 5 exercices est particulièrement intéressante si la SASU démarre avec peu de bénéfices ou si l'actionnaire unique a peu d'autres revenus imposables. Au-delà, le passage automatique à l'IS reste cohérent pour les sociétés qui montent en puissance.

Quel salaire peut-on se verser en SASU ?

En SASU, vous fixez librement le montant de votre salaire de président, sans minimum ni maximum imposé par la loi. Vous pouvez aussi choisir de ne pas vous rémunérer du tout, ce qui peut être utile au démarrage ou pour conserver vos allocations chômage ARE. Gardez en tête que les charges sociales du président assimilé salarié représentent environ 80 à 82 % du salaire net, ce qui doit être anticipé dans votre trésorerie prévisionnelle dès le premier exercice.

Pourquoi choisir une SASU plutôt qu'une EURL ?

La SASU offre une protection sociale plus complète que l'EURL puisque le président rémunéré relève du régime général, contre le régime TNS pour le gérant majoritaire d'EURL. La SASU permet aussi de verser des dividendes sans cotisations sociales, alors que ces dernières frappent une partie des dividendes en EURL (au-delà de 10 % du capital). La SASU bénéficie enfin d'une bien plus grande souplesse statutaire et d'une transition automatique en SAS dès l'entrée d'un nouvel actionnaire, ce qui en fait un format adapté aux projets évolutifs.

Quelles charges paie-t-on en SASU ?

Les charges principales en SASU sont les cotisations sociales sur la rémunération du président (environ 80-82 % du net), l'impôt sur les sociétés, la cotisation foncière des entreprises (CFE) payée chaque année au niveau local et les frais récurrents (comptabilité, assurances, logiciels). En l'absence de rémunération du président, seules les charges fiscales et les charges externes subsistent, sans aucune cotisation sociale due au régime général.

Peut-on créer une SASU seul ?

Oui, la SASU est précisément conçue pour permettre à une seule personne de créer une société commerciale tout en bénéficiant de la responsabilité limitée. L'actionnaire unique de la SASU peut être une personne physique ou une personne morale, et il peut aussi occuper la fonction de président. Cette configuration où l'actionnaire unique est aussi président est la plus fréquente en pratique. Si vous cherchez un accompagnement, des plateformes comme LegalPlace gèrent l'intégralité des formalités de création de la SASU à votre place.

Comment fermer une SASU ?

Fermer une SASU passe par deux étapes successives. L'actionnaire unique doit d'abord prononcer la dissolution de la société, nommer un liquidateur et publier une annonce légale de dissolution. Il procède ensuite aux opérations de liquidation (paiement des dettes, recouvrement des créances, vente des actifs) avant de clôturer la liquidation par une seconde décision et une seconde annonce légale. Le dossier complet est déposé au Guichet unique de l'INPI pour radiation définitive du registre, pour un coût d'environ 500 à 800 €.

SASU ou auto-entrepreneur : quels avantages ?

La SASU permet de protéger votre patrimoine personnel, de développer une image professionnelle solide auprès de vos partenaires et d'accéder à l'IS pour piloter votre fiscalité. Elle permet aussi de déduire vos charges réelles, sans plafond de chiffre d'affaires. L'auto-entreprise reste plus simple à gérer mais devient vite limitée car le chiffre d'affaires est plafonné, les charges ne se déduisent pas et la protection patrimoniale reste limitée en pratique. La SASU s'impose dès qu'un projet se développe et nécessite la déduction de frais ou une protection patrimoniale renforcée.
Créer ma SASU

Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Dernière mise à jour le 09/06/2026

Sources de l'article

3 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien
Commentaires en ligne
Afficher toutes les questions

Bonjour,

Si je souhaite entrer en tant qu’associé dans une SASU.

Le montant des parts que je rachète est il réinjecter sur le compte de l’entreprise ?

Merci

Bonjour,
Lorsque vous achetez des parts sociales dans une SASU, l’argent que vous payez n’est généralement pas réinjecté dans le compte de l’entreprise. La transaction se fait entre associés, et l’argent va directement au vendeur des parts. Les détails sont ensuite mis à jour dans les registres de la société.
En espérant avoir su répondre à vos interrogations, nous vous souhaitons bon courage dans vos démarches.
L’équipe LegalPlace

Bonjour, Dans le cadre d’une Transmission Universelle de Patrimoine (TUP), la société absorbée est dissoute sans liquidation, et ses éléments d’actif et de passif sont transmis directement à la société absorbante. Contrairement à une fusion, la TUP est une opération simplifiée qui ne nécessite pas de procédure de liquidation de la société absorbée. En ce qui concerne la fiscalité de la société absorbée, celle-ci n’est généralement pas liquidée à la date de la TUP. Les résultats fiscaux de la société absorbée jusqu’à la date de la TUP seront pris en compte dans le résultat fiscal de la société absorbante. La… Lire la suite »

Rédigé par

Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.