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  • La dissolution d’une SAS est l’acte juridique par lequel les associés décident de mettre fin à l’existence de la société, déclenchant ensuite sa liquidation puis sa radiation au Registre national des entreprises.
  • La décision de dissolution de la SAS est prise par les associés en assemblée générale extraordinaire selon les règles de quorum et de majorité fixées par les statuts, puis formalisée dans un procès-verbal écrit nommant un liquidateur amiable.
  • La procédure de dissolution de la SAS complète repose sur 4 étapes obligatoires, décision en AG, publication d’une annonce légale, dépôt du dossier sur le Guichet unique INPI dans le mois et phase de liquidation jusqu’à la radiation.
  • Le coût total minimum d’une dissolution de SAS en 2026 se situe autour de 450 € hors boni, en additionnant les frais de greffe (177,01 € €) et les deux annonces légales (152 € € HT puis 110 € € HT).

Dissoudre une SAS à l’amiable suppose de respecter une procédure stricte, depuis la décision collective des associés jusqu’à la radiation définitive au Registre national des entreprises. La dissolution de la SAS n’éteint pas immédiatement la société, elle ouvre une phase de liquidation pendant laquelle un liquidateur règle les dettes et répartit l’éventuel solde. Voici les étapes obligatoires pour dissoudre une SAS, les coûts à prévoir et les risques en cas d’omission en 2026.

Qu’est-ce que la dissolution d’une SAS ?

La dissolution d’une société par actions simplifiée (SAS)  est la décision juridique prise par les associés de mettre fin à l’existence de la société. Cette décision marque l’arrêt de l’activité commerciale et ouvre la phase de liquidation, pendant laquelle la SAS conserve sa personnalité morale uniquement pour solder ses affaires.

Définition juridique de la dissolution d’une SAS

La dissolution d’une SAS désigne l’acte par lequel les associés de la SAS mettent fin de manière anticipée à la vie sociale de la société par actions simplifiée. La dissolution entraîne automatiquement l’entrée en liquidation de la société. Tant que la liquidation n’est pas clôturée, la SAS subsiste juridiquement mais ne peut plus exercer d’activité commerciale courante. Toutes les correspondances, factures et publications doivent alors mentionner « Société en liquidation » et indiquer le nom du liquidateur, sous peine de sanctions pénales prévues par le Code de commerce.

Dissoudre une entreprise nécessite un PV de dissolution, une annonce légale et un dépôt au Guichet unique INPI. LegalPlace vous accompagne dans toutes ces étapes sans complexité, que vous fermiez une SAS, une SARL ou une SCI.

Différence entre dissolution, liquidation et radiation d’une SAS

Trois notions souvent confondues structurent la fermeture d’une SAS. La dissolution est la décision initiale, votée en assemblée générale, qui acte la fin de l’activité. La liquidation est la phase qui suit, pendant laquelle le liquidateur vend les actifs, règle les créanciers et calcule l’éventuel boni à répartir entre les associés. La radiation est la formalité finale qui supprime juridiquement la SAS du Registre national des entreprises.

La liquidation ne doit pas excéder 3 ans à compter de la décision de dissolution. Au-delà de ce délai, le ministère public ou tout créancier peut saisir le tribunal pour faire procéder à la liquidation forcée de la SAS.

Quelles sont les causes de dissolution d’une SAS ?

Les causes de dissolution de la SAS relèvent soit d’une décision volontaire des associés, soit du jeu automatique des statuts, soit d’une intervention judiciaire en cas de conflit ou de difficultés.

Les principales causes de dissolution de la SAS sont les suivantes :

  • L’arrivée du terme prévu par les statuts, généralement fixé à 99 ans ;
  • La réalisation ou l’extinction de l’objet social de la SAS ;
  • L’annulation du contrat de société par décision de justice ;
  • La dissolution volontaire anticipée décidée par les associés réunis en assemblée générale ;
  • La dissolution judiciaire prononcée pour justes motifs ;
  • Toute autre cause de dissolution prévue par les statuts de la SAS.

Les causes statutaires de dissolution d’une SAS

Les statuts d’une SAS peuvent prévoir des causes automatiques de dissolution propres à la société. Les plus fréquentes sont l’arrivée du terme statutaire et l’extinction de l’objet social. La durée maximale d’une SAS est fixée à 99 ans dans les statuts, prorogeable par décision des associés au moins un an avant l’échéance. L’extinction de l’objet social se produit lorsque l’opération économique pour laquelle la SAS a été créée est terminée, comme la livraison d’un projet immobilier unique.

La dissolution volontaire anticipée décidée par les associés

La dissolution volontaire anticipée est la cause la plus fréquente de fermeture d’une SAS. Elle résulte d’un vote des associés réunis en assemblée générale, qui décident d’arrêter l’activité avant le terme prévu. Les motifs peuvent être nombreux comme une absence de perspective économique, un désaccord persistant entre associés, le départ en retraite du dirigeant ou un changement de projet professionnel.

La dissolution volontaire amiable suppose que la SAS soit en mesure de régler toutes ses dettes. Si la société est en cessation des paiements, c’est-à-dire dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible, elle doit obligatoirement déclarer cette situation au tribunal de commerce dans les 45 jours suivant la constatation et basculer vers une procédure de liquidation judiciaire.

La dissolution judiciaire pour justes motifs

La dissolution judiciaire d’une SAS peut être prononcée par le tribunal de commerce à la demande d’un associé, en cas de justes motifs prévus par la loi, comme la mésentente paralysant le fonctionnement social ou l’inexécution de ses obligations par un associé. Cette procédure judiciaire reste rare en France, car le juge exige des preuves concrètes d’une paralysie effective du fonctionnement social. Elle aboutit à la désignation d’un liquidateur judiciaire et au déroulement de la liquidation sous contrôle du tribunal.

Thomas et Julien sont les deux seuls associés d’une SAS de conseil en stratégie, à parts égales de 50 %. Après 18 mois de désaccord sur l’orientation commerciale, plus aucune décision n’est votée en assemblée générale. Thomas saisit le tribunal de commerce de Paris qui prononce la dissolution judiciaire pour mésentente paralysante.

Qui décide de la dissolution d’une SAS et nomme le liquidateur ?

La dissolution d’une SAS est décidée par les associés réunis en assemblée générale, selon les règles de quorum et de majorité fixées librement par les statuts. À défaut de précision statutaire, la décision est prise à l’unanimité des associés.

La décision de dissolution en assemblée générale de la SAS

Une SAS qui souhaite être dissoute doit faire voter cette décision par ses associés en assemblée générale extraordinaire. Le régime de la SAS prévu par le Code de commerce accorde une grande souplesse statutaire pour fixer les conditions de convocation, de quorum et de majorité applicables à la dissolution. En pratique, les rédacteurs prévoient le plus souvent une majorité qualifiée des deux tiers ou des trois quarts des voix des associés présents ou représentés. Lorsque les statuts sont muets sur la dissolution, la règle par défaut applicable est l’unanimité des associés de la SAS.

Dans le cas d’une SASU, l’associé unique prend seul la décision de dissolution et la consigne dans un procès-verbal de décision unilatérale.

La nomination du liquidateur amiable de la SAS

La même assemblée générale qui vote la dissolution de la SAS nomme un liquidateur amiable. Ce dernier peut être le président de la SAS, l’un des associés ou une personne extérieure à la société comme un avocat ou un mandataire professionnel. Sa mission est de réaliser les opérations de liquidation, c’est-à-dire vendre les actifs, recouvrer les créances, régler les dettes et préparer la répartition du solde entre les associés.

Le mandat du liquidateur est fixé à 3 ans, renouvelable sur décision des associés si les opérations n’ont pas pu être achevées dans le délai initial. Le procès-verbal doit mentionner son identité complète, ses pouvoirs et le siège de la liquidation.

Léa et ses deux associés au sein d’une SAS de cosmétique à Lyon convoquent une assemblée générale extraordinaire le 12 avril 2026. Les statuts prévoient une majorité des deux tiers pour la dissolution. La résolution est adoptée à l’unanimité des trois associés. Léa, présidente sortante, est nommée liquidatrice amiable et le PV est signé le jour même.

Comment dissoudre une SAS ?

La procédure de dissolution amiable d’une SAS se déroule en 4 étapes successives, à réaliser dans l’ordre et dans des délais légaux stricts. Le non-respect de l’enchaînement expose à un rejet du dossier par le greffe et à la reprise complète de la formalité.

Les 4 étapes obligatoires de dissolution d’une SAS sont les suivantes :

  • La tenue de l’assemblée générale et la rédaction du procès-verbal de dissolution ;
  • La publication d’une annonce légale de dissolution dans un support habilité ;
  • La déclaration de la dissolution sur le Guichet unique INPI dans le mois ;
  • Le déroulement des opérations de liquidation suivi de la radiation au RNE.

Étape 1 : Convoquer l’AG et rédiger le PV de dissolution de la SAS

La première étape consiste à convoquer les associés selon les modalités prévues par les statuts. La convocation doit respecter le délai statutaire, souvent fixé à 15 jours avant la date de l’assemblée. Lors de l’AG, vous votez la résolution de dissolution anticipée de la SAS et nommez simultanément le liquidateur amiable. La décision est consignée dans un procès-verbal daté et signé par le président de séance.

Le PV de dissolution doit mentionner la décision de dissolution de la SAS, la date d’effet, l’identité du liquidateur, ses pouvoirs et le siège de la liquidation.

Depuis le 1er janvier 2020, l’enregistrement du procès-verbal auprès du service des impôts des entreprises n’est plus obligatoire et la formalité est désormais gratuite, sauf en cas de boni de liquidation à répartir en fin de procédure.

Étape 2 : Publier une annonce légale de dissolution de la SAS dans un JAL

Vous devez ensuite publier une annonce légale de dissolution de SAS dans un support habilité à recevoir des annonces légales (SHAL) du département du siège social. Cette publication informe les tiers de la décision et marque le point de départ de l’opposabilité du changement aux créanciers et partenaires.

L’annonce légale de dissolution de la SAS mentionne :

  • La dénomination sociale ;
  • La forme juridique ;
  • Le capital social ;
  • Le siège social ;
  • Le numéro SIREN ;
  • La date de dissolution ;
  • L’identité du liquidateur ;
  • Le siège de la liquidation.

Le tarif de l’annonce légale de dissolution est forfaitaire et fixé par arrêté ministériel à 152 € € HT en France métropolitaine et à 179 € € HT à La Réunion et à Mayotte. Le support de publication délivre une attestation de parution à joindre au dossier de dépôt.

Étape 3 : Déclarer la dissolution de la SAS sur le Guichet unique INPI

La déclaration de la dissolution de la SAS s’effectue exclusivement en ligne sur le site procedures.inpi.fr, dans le délai d’un mois à compter de la décision de l’associé ou des associés. Depuis le 1er janvier 2023, le Guichet unique INPI centralise toutes les formalités d’entreprise et transmet automatiquement le dossier au greffe du tribunal de commerce compétent.

 Le formulaire papier M2 n’existe plus depuis le 1er janvier 2023. Toute déclaration de dissolution passe désormais exclusivement par le Guichet unique INPI. Un dossier déposé sous l’ancien format est automatiquement rejeté.

Le dossier de dissolution de la SAS doit comporter le procès-verbal de dissolution avec nomination du liquidateur, l’attestation de parution dans le SHAL, la déclaration sur l’honneur de non-condamnation et de filiation du liquidateur ainsi que la copie de sa pièce d’identité en cours de validité.

Étape 4 : Procéder à la liquidation puis à la radiation de la SAS

Une fois la dissolution de la SAS déclarée au Guichet unique INPI, le liquidateur dispose d’un délai maximum de 3 ans pour clôturer la liquidation. Il convoque les associés dans les 6 mois de sa nomination pour leur présenter un rapport sur la situation active et passive de la SAS, puis tous les ans dans les 3 mois de la clôture de chaque exercice. À la fin des opérations, il convoque une dernière assemblée pour faire approuver les comptes définitifs et lui donner quitus.

La radiation de la SAS est ensuite déclarée sur le Guichet unique INPI dans le mois de la publication de l’avis de clôture, accompagnée des comptes définitifs, de l’attestation de régularité fiscale et de l’attestation de vigilance Urssaf.

Karim, président d’une SAS de coaching à Marseille, vote la dissolution le 15 février 2026. Il publie l’annonce dans La Provence le 28 février pour 152 € HT, dépose le dossier sur le Guichet unique INPI le 8 mars et reçoit l’extrait Kbis modifié mentionnant « SAS en liquidation » huit jours plus tard. La liquidation s’achève en septembre 2026 avec la radiation définitive au RNE.

Combien coûte la dissolution d’une SAS en 2026 ?

Le coût total d’une dissolution de SAS en 2026 se situe entre 450 € et 600 € pour la phase administrative complète, hors fiscalité du boni et hors honoraires d’accompagnement. Le budget repose sur trois postes principaux que sont les annonces légales, les frais de greffe et l’éventuel droit de partage sur le boni de liquidation.

Les frais obligatoires de dissolution d’une SAS

Les frais incompressibles couvrent les deux annonces légales (dissolution puis clôture) et les frais de greffe pour le dépôt du dossier de dissolution sur le Guichet unique INPI. À ces postes s’ajoute la formalité de radiation finale qui suit la phase de liquidation. Le détail est récapitulé dans le tableau ci-dessous.

Poste de dépense Montant 2026 Caractère
Annonce légale de dissolution (France métropolitaine) 152 € € HT Obligatoire
Frais de greffe pour le dépôt du dossier de dissolution 177,01 € € TTC Obligatoire
Annonce légale de clôture de liquidation (France métropolitaine) 110 € € HT Obligatoire
Déclaration des bénéficiaires effectifs (si modification) 19,33 € Si applicable
Total minimum France métropolitaine environ 450 € TTC Cumul
Accompagnement LegalPlace Dès 0 € HT *hors frais administratifs obligatoires Optionnel

La fiscalité du boni de liquidation d’une SAS

Le boni de liquidation d’une SAS correspond à la différence positive entre l’actif net réparti entre les associés et le montant des apports initiaux, augmenté des éventuelles primes d’émission. Il est soumis à un droit de partage de 2,5 % (prévu par l’article 746 du Code général des impôts), dû par la société en liquidation au moment de l’enregistrement du procès-verbal de clôture auprès du service des impôts.

Pour les associés personnes physiques, la quote-part de boni est assimilée fiscalement à un dividende et soumise par défaut au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 18,6 % de prélèvements sociaux. L’associé peut opter pour l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu, ce qui lui ouvre droit à un abattement de 40 % sur la base IR comme pour les dividendes classiques. Les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus sur la totalité du boni, sans abattement.

Pour les associés personnes morales soumis à l’impôt sur les sociétés, le boni est imposable au taux normal de l’IS de 25 %. Lorsque la société associée détient au moins 5 % du capital de la SAS liquidée depuis au moins 2 ans, elle peut bénéficier du régime mère-fille qui exonère 95 % du boni perçu, seule une quote-part de frais et charges de 5 % restant imposable. Ce mécanisme est fréquemment utilisé dans les groupes structurés en holding.

Inès et Marc ferment leur SAS de communication créée avec 10 000 € de capital. À la clôture, après vente des actifs et règlement des dettes, il reste 60 000 € à se partager. Le boni de liquidation s’élève à 50 000 € (60 000 € – 10 000 € d’apports). La société règle d’abord le droit de partage de 2,5 % au fisc, soit 1 250 €. Inès, qui détient 50 % de la SAS, perçoit donc 25 000 € de boni. Sur cette somme, elle paie le PFU de 31 %, soit environ 7 750 €. Au final, Inès récupère nettement 17 250 € sur sa quote-part de boni.

Quelles sont les conséquences et les risques d’une dissolution de SAS ?

Les effets juridiques de la dissolution sur la SAS

Dès le vote de la dissolution, la SAS entre en liquidation. Le mandat du président prend fin et le liquidateur le remplace dans la représentation de la société à l’égard des tiers. La société conserve toutefois sa personnalité morale pendant toute la durée de la liquidation, ce qui lui permet de poursuivre les actions en cours et d’engager les actes nécessaires à la réalisation des opérations.

Tous les documents émis par la SAS (factures, contrats, courriers, site internet) doivent porter la mention « Société en liquidation » suivie du nom du liquidateur. Les contrats en cours se poursuivent sauf clause contraire, mais le liquidateur ne peut engager de nouvelles activités sans autorisation expresse des associés.

Les risques en cas de défaut de procédure de dissolution de la SAS

L’absence ou le retard de déclaration de la dissolution de la SAS au Guichet unique INPI dans le délai d’un mois expose à plusieurs sanctions. L’omission de la mention « Société en liquidation » sur les documents commerciaux est sanctionnée par une amende. Le défaut de clôture de la liquidation dans le délai de 3 ans permet à tout créancier ou au ministère public de saisir le tribunal pour faire procéder à la liquidation forcée de la SAS sous contrôle du tribunal.

Le liquidateur engage par ailleurs sa responsabilité civile et pénale en cas de faute dans l’exercice de son mandat (article L237-12 du Code de commerce), notamment s’il omet de régler les créanciers selon l’ordre légal ou s’il distribue un boni avant l’apurement intégral du passif. Les actes accomplis postérieurement à la dissolution mais non opposables aux tiers faute de publicité peuvent également être annulés à la demande des créanciers lésés.

Mehdi vote la dissolution de sa SAS en mars 2026 mais oublie de déclarer la formalité sur le Guichet unique INPI dans le mois imparti. Un fournisseur poursuit la société à son ancien siège deux mois plus tard. Faute de publicité, la dissolution lui est inopposable et Mehdi doit régulariser en urgence le dépôt et la mise à jour du Kbis pour limiter les conséquences judiciaires.
    La dissolution d’une SAS est une procédure en 4 étapes obligatoires qui se déroule sur plusieurs mois entre la décision de l’assemblée générale et la radiation finale au Registre national des entreprises. La décision est prise par les associés selon les règles statutaires de quorum et de majorité, avec nomination simultanée d’un liquidateur amiable. Le coût administratif minimum s’élève à environ 450 € TTC en France métropolitaine, hors fiscalité du boni (droit de partage de 2,5 %) et hors honoraires d’accompagnement. Le respect du délai d’un mois pour déclarer la dissolution sur le Guichet unique INPI et de la durée maximale de 3 ans pour clôturer la liquidation conditionne la validité de toute la procédure et protège le liquidateur des sanctions prévues par le Code de commerce.

FAQ

Quel est le délai maximum entre la dissolution et la radiation d'une SAS ?

Le délai maximum entre la dissolution et la clôture de la liquidation d'une SAS est de 3 ans à compter de la décision de l'assemblée générale, conformément au Code de commerce. Au-delà, le ministère public ou tout créancier peut saisir le tribunal pour faire ordonner la clôture forcée de la liquidation ou désigner un nouveau liquidateur. La radiation au RNE doit ensuite être déclarée sur le Guichet unique INPI dans le mois suivant la publication de l'avis de clôture de la liquidation dans un journal d'annonces légales.

Peut-on annuler une dissolution de SAS après la décision des associés ?

Oui, la dissolution d'une SAS peut être annulée à condition que la décision intervienne avant le début effectif des opérations de liquidation et que la société n'ait pas encore réparti son actif. Les associés doivent voter en assemblée générale une résolution de continuation de la société, publier une annonce légale rectificative et déposer la décision sur le Guichet unique INPI. Au-delà de la clôture de la liquidation, l'annulation devient impossible et la SAS doit être recréée intégralement.

Qui peut être nommé liquidateur amiable d'une SAS ?

Le liquidateur amiable d'une SAS peut être le président sortant de la société, l'un des associés ou une personne extérieure comme un avocat, un expert-comptable ou un mandataire professionnel. Aucun diplôme particulier n'est exigé. Sa mission est de réaliser les actifs, régler les dettes et préparer la répartition du boni. Son mandat est limité à 3 ans, renouvelable sur décision des associés. Il engage sa responsabilité civile et pénale pour les fautes commises dans l'exercice de ses fonctions.

Que devient le numéro SIRET d'une SAS dissoute ?

Le numéro SIRET de la SAS reste actif pendant toute la durée de la liquidation et figure sur l'extrait Kbis modifié avec la mention « Société en liquidation ». Il permet au liquidateur de continuer à émettre des factures, à percevoir les créances et à régler les dettes. À la radiation définitive de la SAS au Registre national des entreprises, le SIRET est désactivé et la société perd sa personnalité morale. L'extrait Kbis est alors remplacé par un certificat de radiation.

Faut-il enregistrer le PV de dissolution de la SAS aux impôts ?

Depuis le 1er janvier 2020, l'enregistrement du procès-verbal de dissolution d'une SAS au service des impôts des entreprises n'est plus obligatoire et la formalité est gratuite. La règle a été supprimée par la loi de finances pour 2020 dans une logique de simplification. L'enregistrement reste toutefois exigé en fin de liquidation lorsque les comptes font apparaître un boni de liquidation à répartir entre les associés, en raison du droit de partage de 2,5 % prévu par le Code général des impôts.

La mise en sommeil est-elle une alternative à la dissolution d'une SAS ?

Oui, la mise en sommeil d'une SAS est une alternative temporaire à la dissolution, permettant de suspendre l'activité sans fermer la société. Elle est limitée à 2 ans maximum pour les sociétés commerciales et n'est pas renouvelable. La SAS conserve sa personnalité morale, son SIRET et ses obligations comptables et fiscales minimales. La mise en sommeil convient aux situations transitoires (réflexion sur la suite, recherche de repreneur) tandis que la dissolution s'impose dès lors que l'arrêt de l'activité est définitif.

Quelles sont les conséquences de la dissolution d'une société ?

La dissolution d'une société entraîne plusieurs conséquences immédiates pour la société, ses salariés et ses partenaires. La société entre en phase de liquidation et perd le droit d'exercer son activité commerciale courante, mais conserve sa personnalité morale jusqu'à la radiation. Les contrats de travail se poursuivent jusqu'à ce que le liquidateur engage une procédure de licenciement pour motif économique fondée sur la cessation totale et définitive d'activité, avec versement des indemnités légales ou conventionnelles. Les dettes fiscales et sociales doivent être intégralement réglées avant tout partage entre associés, et le SIRET reste actif tout au long de la liquidation avant désactivation définitive à la radiation au RNE.

Quel est le coût pour fermer une SAS ?

Le coût pour fermer une SAS en 2026 se décompose en deux phases successives totalisant un minimum d'environ 450 € TTC hors fiscalité. La phase de dissolution comprend l'annonce légale d'ouverture à 152 € € HT, les frais de greffe à 177,01 € € TTC et la déclaration au Guichet unique INPI. La phase de clôture ajoute l'annonce légale de clôture à 110 € € HT et la formalité de radiation. À ces frais administratifs s'ajoutent éventuellement le droit de partage de 2,5 % sur le boni de liquidation et l'imposition personnelle des associés (PFU de 31,4 % par défaut). L'offre LegalPlace permet de prendre en charge l'ensemble de la procédure dès Dès 0 € HT *hors frais administratifs obligatoires.
Dissoudre ma SAS

Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Dernière mise à jour le 12/06/2026

Sources de l'article

12 Commentaires
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Bonjour
Mon mari souhaite clôturer sa SAS comment faire? Aura-t-il des choses à payer quel sont les étapes à effectuer exactement. Je ne sais pas si il a des dettes car je n’arrive pas a avoir accès aux différents site internet.
Merci

Bonjour, Pour clôturer une SAS, votre mari doit décider de sa dissolution en assemblée générale, désigner un liquidateur, publier un avis dans un journal d’annonces légales et déposer les formalités au greffe du tribunal de commerce. Le liquidateur liquidera l’actif et réglera le passif. Une fois les comptes approuvés, la radiation sera effectuée. Si des dettes existent, elles devront être réglées ou négociées. Des frais (publications, greffe, éventuels honoraires) sont à prévoir. Si vous n’avez pas accès aux comptes, il est conseillé de solliciter un expert-comptable ou un avocat pour obtenir les informations nécessaires. En espérant que notre réponse vous… Lire la suite »

Bonjour, je souhaite fermer ma sas car mon chiffre d affaire est pas assez élevé pour que je me fasse un salaire. Trop de charge
J’aimerais passer en auto entrepreneur pour limiter cela. Mon chiffre daffaire le permet.
Est-ce possible?

Bonjour,

En principe, il est possible de fermer une SAS et de passer au statut d’auto-entrepreneur. Pour cela, il faut dissoudre et liquider la SAS pour créer ensuite votre statut d’auto -entrepreneur. Cette transition permet de réduire les charges et de simplifier la gestion administrative adaptée à votre chiffre d’affaires.

En espérant avoir su répondre à vos interrogations, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace

Bonjour, svp nous sommes dans le même cas que Flinois
juin 5, 2024 7:16 am
SAS de faible activit ± 3000 €HT mensu (peu de charges fixes) aucun problème de tréso (aucun impayé aucun salarié) mais absence de comptabilité déposée au greffe.
Comment fermer volontairement la SAS en absence de comptes annuels ?
Bien cdlt

bonjour,
ma SAS ne produit aucune rentrée d’argent et n’a aucune dette. peut elle être dissoute plus rapidement? si oui comment?

Bonjour,

En effet, il est possible de dissoudre une SAS sans dette via la liquidation amiable.
Ainsi, il faut respecter la procédure dans les statuts prévue à cet effet et désigner un liquidateur qui aura pour but de réaliser les opérations de liquidation.
Ensuite, cette dernière devra être déclarée auprès du guichet unique via le site de l’INPI.
En espérant avoir su répondre à vos interrogations.
L’équipe LegalPlace

Bonjour, nous souhaitons fermer notre SAS (dissolution + liquidation). Notre banque est une banque en ligne, nous n’avons donc pas de chéquier pour régler les frais auprès du greffe du tribunal. Peut-on faire un chèque en perso puis rembourser ces frais par l’intermédiaire du compte bancaire en ligne de la boîte ? Le compte est créditeur.
Merci par avance.
Cordialement

Bonjour,
Suite a des problèmes de santé depuis 2017, l’activité de ma SASU est pratiquement inexistante, je pensais toujours pouvoir remonter au créneaux mais ma santé ne me le permet pas. Je suis relancée par les impôts pour les bilans non déposés depuis 2017.Impossible de faire appel a un cabinet car absence de trésorerie. Je dois me rendre à l’évidence, ma santé ne me permettant plus de continuer, je dois arrêter l’hémorragie, je dois fermer cette sasu.
Es que je peux faire une cessation d’activité sans comptabilité à jour ?
Dans l’attente de votre conseil,
Bien cordialement
Maxanne

Bonjour,
Pour fermer votre SASU vous êtes dans l’obligation de passer par une dissolution, une liquidation, ainsi que le paiement des impôts.
Or, cette procédure requiert impérativement le dépôt de vos comptes sociaux auprès du greffe du tribunal de commerce, de ce fait pour une cessation d’activité vous devez mettre à jour votre comptabilité.

En espérant avoir pu répondre à vos interrogations,
L’équipe LegalPlace

Bonjour,
Les actions d’une SAS peuvent être rachetées :

  • Par un tiers agréé par l’assemblée générale des associés
  • Par un co-associé
  • Par la société elle-même, ce qui se manifeste par la réduction du capital social de la SAS

Dans tous les cas, il est nécessaire de se référer aux statuts afin d’envisager les différentes possibilités et la procédure à suivre dans chaque cas.
Nous espérons avoir su répondre à vos interrogations et vous souhaitons bon courage dans vos démarches.
L’équipe LegalPlace

Bonjour, Il convient de clôturer le compte bancaire de la société après la clôture des opérations de liquidation, une fois que le boni ou le mali de liquidation a été réparti entre les associés. Lorsqu’un mali de liquidation est constaté et que le compte bancaire de la société est débiteur, chaque associé doit répondre des dettes sociales au prorata de sa participation au capital de la société. Une annonce légale doit être publiée avant la déclaration de la dissolution au greffe du Tribunal de commerce, et une autre doit être publiée à la clôture des opérations de liquidation. Les frais… Lire la suite »

Rédigé par

Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.