La mise en sommeil gratuite d’une société
Dernière mise à jour le 23/10/2026
- La mise en sommeil gratuite : de quoi s’agit-il ?
- La mise en sommeil est-elle gratuite ?
- Tableau récapitulatif des coûts de la mise en sommeil
- Comment réduire le coût d’une mise en sommeil ?
- Quelles sont les conséquences de la cessation temporaire d’activité ?
- Que se passe-t-il à la fin de la période de mise en sommeil ?
- La mise en sommeil d’une société coûte environ 170 € de frais de greffe en 2026, insertion au Bodacc comprise.
- La déclaration de cessation temporaire d’un entrepreneur individuel ou d’un micro-entrepreneur est gratuite sur le guichet unique de l’INPI.
- La mise en sommeil dure au maximum deux ans pour une société et un an pour une entreprise individuelle, renouvelable une fois en cas d’activité commerciale.
La mise en sommeil gratuite d’une société est impossible, car l’opération engendre des frais de greffe. Pour un entrepreneur individuel, en revanche, la déclaration de cessation temporaire est gratuite. Par ailleurs, l’entrepreneur a la possibilité d’opter pour des solutions plus économiques que d’autres. Qu’il soit un dirigeant de société ou un entrepreneur individuel, il faudra ainsi qu’il s’informe non seulement sur les coûts de l’opération, mais aussi sur les conséquences de la cessation d’activité avant de mettre son entreprise en sommeil.
La mise en sommeil gratuite : de quoi s’agit-il ?
Souvent, les entrepreneurs novices se demandent s’il est possible de procéder à une mise en sommeil gratuite d’une entreprise. Comme expliqué précédemment, un certain nombre de frais doivent être prévus dans le cadre de la réalisation de l’opération, notamment pour une société.
Définition de la mise en sommeil
Pour une société comme la SARL, la mise en sommeil n’est pas gratuite. Même les formalités pour mettre fin à la période d’inactivité sont payantes. Pour une entreprise individuelle, la déclaration est en revanche gratuite. Pour rappel, les entrepreneurs ont le choix de cesser temporairement leurs activités durant un certain temps, sous certaines conditions.
Cette procédure s’appelle « mise en sommeil ». Elle permet à un entrepreneur de cesser temporairement son activité, mais peut aboutir à la radiation de l’entreprise si rien n’est fait pour réactiver cette dernière.
Un entrepreneur peut opter pour une mise en sommeil pour de multiples raisons, parmi lesquelles on retrouve :
- Une expatriation ;
- Le lancement de nouveaux projets ;
- Un retour au salariat.
Différence entre la mise en sommeil et la cessation temporaire d’activité
Ces termes ont la même signification. Mais on utilise couramment « mise en sommeil » pour faire cesser l’activité d’une société et « cessation temporaire d’activité » pour suspendre celle d’une entreprise individuelle.
La mise en sommeil est-elle gratuite ?
Pour une entreprise individuelle, la déclaration de cessation temporaire est gratuite, contrairement à celle d’une société. En guise de rappel, la reprise d’activité d’une société a également un coût. Afin de mettre en sommeil une société, il faut suivre les étapes suivantes :
- Prendre la décision de mettre en sommeil ;
- Déclarer la cessation temporaire des activités sur le guichet unique de l’INPI, dans le mois suivant la décision ;
- Fermer au préalable les éventuels établissements secondaires ;
- Continuer les déclarations comptables.
Coût pour les sociétés
Pour les sociétés (SAS, SCI ou encore SARL), le coût des formalités s’élève à environ 170 €. Il comprend :
- Les frais d’insertion au Bodacc ;
- Le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée ;
- Les frais de l’INPI.
Pour une reprise d’activité
Une modification de l’inscription effectuée est nécessaire pour réactiver une société. D’autre part, il faudra fournir le même document utilisé pour la mise en sommeil. Et le coût de la formalité de mise en sommeil est aussi d’environ 170 €. Une annonce légale n’est en principe pas exigée, sauf si la reprise s’accompagne d’une modification des statuts.
Pour une fermeture définitive
Pour fermer définitivement l’entreprise, les frais de greffe s’élèvent à 185,77 € TTC depuis le 1er mars 2026 (69,77 € pour une SASU ou une EURL). En effet, l’enregistrement de la décision de dissolution au SIE a un coût. Il en est de même pour la publication d’annonce légale qui permet d’informer les tiers de la nouvelle.
Coût pour les entreprises
Pour les entreprises individuelles, la déclaration de cessation temporaire d’activité est gratuite, selon l’INPI. C’est aussi le cas pour les micro-entrepreneurs. Des frais peuvent toutefois s’appliquer pour la radiation de certains registres.
Pour une reprise d’activité
Après une cessation temporaire d’activité, l’entrepreneur individuel déclare la fin de mise en sommeil par une inscription modificative au RNE, sur le guichet unique de l’INPI.
Pour les entreprises individuelles, la durée de la mise en sommeil est limitée à un an. Elle est renouvelable une fois en cas d’activité commerciale.
Pour une fermeture définitive
Pour fermer une entreprise individuelle de manière définitive, l’entrepreneur déclare la cessation de son activité sur le guichet unique. Cette déclaration est gratuite, mais des frais peuvent s’appliquer pour la radiation de certains registres.
Tableau récapitulatif des coûts de la mise en sommeil
Le règlement des frais s’effectue sur le guichet unique de l’INPI, au moment de la validation du dossier. Ci-dessous un tableau récapitulatif des coûts d’une mise en sommeil d’entreprise à prévoir.
| Frais pour mettre en sommeil l’entreprise | Frais pour reprendre l’activité | Frais pour fermer définitivement l’entreprise | |
|---|---|---|---|
| EI | Gratuit | Gratuit | Gratuit (frais possibles pour la radiation de certains registres) |
| Société | Environ 170 € | Environ 170 € | 185,77 € TTC (69,77 € pour une SASU ou une EURL) + Frais d’annonces légales entre 150 euros et 200 euros |
Les aides pour une entreprise en difficulté financière sont nombreuses. En effet, selon la nature et l’ampleur des difficultés, le responsable peut solliciter l’aide de professionnels ou l’allocation d’aides financières.
Comment réduire le coût d’une mise en sommeil ?
Le coût d’une mise en sommeil se limite aux frais légaux lorsque le dirigeant accomplit lui-même la formalité sur le guichet unique de l’INPI. Aucun honoraire ne s’ajoute alors aux frais de greffe, qui restent dus pour une société inscrite au RCS. Plusieurs dépenses sont par ailleurs facultatives. L’assemblée générale n’est obligatoire que si les statuts l’imposent. La publication d’une annonce légale n’est pas exigée pour déclarer une mise en sommeil, puisque l’insertion au Bodacc est automatique.
Pour un entrepreneur individuel ou un micro-entrepreneur, la déclaration de cessation temporaire est gratuite selon l’INPI. La mise en sommeil reste aussi moins coûteuse qu’une dissolution suivie d’une liquidation, qui impose deux annonces légales et deux formalités de greffe. Elle permet enfin de reprendre l’activité sans recréer de structure.
Quelles sont les conséquences de la cessation temporaire d’activité ?
La cessation temporaire d’activité d’une entreprise a des conséquences aussi bien au niveau social qu’au niveau fiscal. L’entrepreneur devra bien s’informer à ce sujet avant d’entamer les règles de mise en sommeil.
Les conséquences sociales de la mise en sommeil
Durant la mise en sommeil, le dirigeant de l’entreprise reste soumis au régime social dont il dépend. De même, il verse toujours les cotisations sociales s’il est affilié au régime des TNS. Le calcul de ses charges s’effectuera ainsi sur une base minimale. N’étant pas rémunéré, le gérant qui relève du régime général de la sécurité sociale n’a par ailleurs rien à payer.
Les conséquences fiscales de la mise en sommeil
Lors de la période d’imposition, le représentant légal de l’entreprise doit effectuer une déclaration d’impôt sur les bénéfices avec une mention « Néant », puisqu’aucun bénéfice n’est réalisé. Par ailleurs, il n’aura pas à déclarer ni à payer la taxe sur la valeur ajoutée.
Que se passe-t-il à la fin de la période de mise en sommeil ?
À la fin de la période de mise en sommeil, le représentant légal de l’entreprise a la possibilité de réactiver cette dernière. Il peut se rendre sur le guichet unique, même si c’est d’abord pour faire état de sa reprise d’activité. Il faut savoir que la formalité est payante. Dans tous les cas, il sera tenu d’effectuer une nouvelle inscription modificative sur la plateforme numérique.
C’est donc sur le guichet unique qu’il doit accomplir la formalité pour reprendre son activité. Même chose s’il souhaite faire état de la cession ou de la dissolution de l’entreprise en vue de la radier. Il s’agit également d’une formalité payante.
En guise de rappel, l’entreprise risque la radiation au RCS ou au RNE en l’absence de la réalisation de démarches de la part de son dirigeant, une fois que la durée maximale a expiré. En effet, elle sera radiée d’office. Le greffier peut procéder à cette radiation d’office, après en avoir informé le représentant légal de la société par LRAR.
La radiation d’office ne requiert aucune démarche venant de l’entrepreneur. Pour les entreprises individuelles, elle peut être prononcée par l’Urssaf après deux années civiles consécutives sans chiffre d’affaires déclaré. Elle entraîne leur retrait des registres légaux :
- RCS ;
- Répertoire SIRENE ;
- RNE ;
- Registre spécial des agents commerciaux.
Dernière mise à jour le 23/10/2026
FAQ
La cessation d'activité, qu'est-ce que c'est ?
Comme l’indique son nom, elle désigne l’arrêt d’une activité professionnelle, qu’il soit volontaire ou non. Selon les cas, elle peut être définitive ou temporaire. Une société mise en sommeil doit être activée au bout de deux ans maximum. Pour une entreprise dépourvue de personnalité, la cessation d’activité est souvent décidée à la suite du décès ou du départ en retraite de son propriétaire.
Dans quels cas doit-on fermer définitivement une entreprise ?
Plusieurs situations peuvent amener un entrepreneur à fermer définitivement son entreprise. Une liquidation judiciaire en fait partie. Dans la liste figurent également le :
- Licenciement pour motif économique ;
- Travail dissimulé.
Et lorsque l’entreprise arrête définitivement son activité, l’employeur doit procéder au licenciement pour motif économique des salariés.
Quels sont les signes qu'une entreprise risque de subir une fermeture ?
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, une croissance trop rapide peut indiquer qu’une entreprise se trouve en difficulté financière. D’autre part, une diminution du marché et la perte d’un client important font partie des facteurs risquant de la mener à la faillite. Des concurrents agressifs vont également la mettre à mal.
Peut-on mettre sa société en sommeil gratuitement sur le guichet unique de l’INPI ?
Non. Le dépôt sur le guichet unique ne coûte rien en lui-même, mais la formalité coûte environ 190 € (frais de greffe, Bodacc et INPI). Aucune annonce légale n’est exigée et la mise en sommeil dure 2 ans maximum.
La mise en sommeil d’une micro-entreprise est-elle gratuite, et combien de temps peut-elle durer ?
Déclarer un chiffre d’affaires à 0 € ne coûte rien, mais le statut est radié d’office après 24 mois ou 8 trimestres consécutifs sans chiffre d’affaires. La cessation temporaire officielle dure 1 an maximum et peut entraîner des frais de greffe pour un commerçant.
Quels frais restent à payer pendant la mise en sommeil d’une entreprise ?
La société doit toujours établir et déposer ses comptes annuels, et la CFE reste en principe due. Il faut aussi continuer à payer les frais bancaires, la domiciliation et les cotisations sociales minimales du dirigeant non salarié (TNS).
Sources de l'article
- Article R123-130 du Code de commerce
- Article R123-138 du Code de commerce
- Article R123-263 du Code de commerce
- Article 811 du Code général des impôts
- Article L613-4 du Code de la sécurité sociale
Connexion








