Comment amortir son matériel informatique en 2026 ?
Dernière mise à jour le 01/10/2026
- Qu’est-ce que l’amortissement du matériel informatique ?
- Quels équipements informatiques peuvent être amortis en comptabilité ?
- Faut-il amortir son matériel informatique ou le passer en charge ?
- Quelle est la durée d’amortissement du matériel informatique ?
- Comment calculer l’amortissement du matériel informatique ?
- Comment comptabiliser l’amortissement du matériel informatique ?
- Comment amortir un logiciel informatique ?
- Amortissement du matériel informatique : quelles règles selon votre régime fiscal ?
- Que faire d’un matériel informatique vendu ou jeté avant la fin de son amortissement ?
- Acheter ou louer son matériel informatique ?
- Un matériel informatique dont le prix unitaire ne dépasse pas 500 € HT peut être passé directement en charge. Cette règle est une simple possibilité, pas une obligation.
- Un ordinateur s’amortit le plus souvent sur 3 ans. Aucun texte ne fixe de durée légale, on s’appuie sur les usages admis par l’administration fiscale.
- L’amortissement linéaire s’applique par défaut. Le dégressif reste possible pour du matériel informatique neuf utilisé au moins 3 ans.
- En micro-entreprise, l’amortissement n’est pas déductible du chiffre d’affaires, car l’abattement forfaitaire couvre déjà l’ensemble des frais.
L’amortissement du matériel informatique soulève toujours la même question au moment d’enregistrer la facture d’un ordinateur. Vous venez peut-être d’acheter un portable pour votre activité, ou vous comptez renouveler les postes de votre équipe. Cette dépense se déduit-elle en une fois, ou faut-il l’étaler sur plusieurs années en comptabilité ? La réponse dépend du prix du matériel, de sa durée d’utilisation et de votre régime fiscal. Le choix de la méthode de calcul compte aussi, puisqu’il modifie le montant que vous déduisez chaque année. Les règles ont par ailleurs évolué ces dernières années, notamment pour les logiciels depuis 2017 et pour l’enregistrement des cessions depuis 2025. De nombreuses informations qui circulent en ligne ne sont donc plus à jour.
Qu’est-ce que l’amortissement du matériel informatique ?
Amortir un ordinateur, c’est répartir son coût d’achat sur toute la période où vous l’utilisez, au lieu de l’enregistrer en une seule fois. Chaque année, une fraction du prix, appelée dotation aux amortissements, est inscrite en charge dans les comptes de l’entreprise.
L’amortissement du matériel informatique répond à deux objectifs. Dans les comptes, il traduit la perte de valeur d’un matériel qui s’use et devient vite obsolète. Côté impôts, chaque dotation réduit le bénéfice imposable de l’exercice. Le principe est le même que pour tout autre amortissement comptable. Le matériel informatique présente toutefois une particularité. Sa durée de vie économique est courte, d’environ 3 ans pour un ordinateur, ce qui conduit à des durées d’amortissement elles aussi courtes. Pendant toute cette période, le matériel figure à l’actif immobilisé du bilan. Sa valeur y diminue d’année en année jusqu’à atteindre zéro.
Quels équipements informatiques peuvent être amortis en comptabilité ?
Le matériel informatique fait partie des immobilisations corporelles, c’est-à-dire des biens physiques que l’entreprise conserve durablement. Dès que leur prix unitaire dépasse 500 € HT, les équipements suivants s’amortissent :
- Les ordinateurs fixes et portables ;
- Les écrans, stations d’accueil et périphériques vendus avec le poste ;
- Les imprimantes, scanners et photocopieurs ;
- Les serveurs et unités de stockage ;
- Le matériel réseau (routeurs, commutateurs, bornes Wi-Fi) ;
- Les tablettes et smartphones professionnels.
Les logiciels ne font pas partie de cette liste. Ils relèvent des immobilisations incorporelles, car ce sont des biens immatériels. Ils s’enregistrent au compte 205 et s’amortissent en général sur 1 à 3 ans.
Faut-il amortir son matériel informatique ou le passer en charge ?
Le choix entre amortissement et charge dépend du prix unitaire hors taxes du matériel informatique. L’administration fiscale admet qu’un matériel de bureau ou un logiciel dont le prix unitaire ne dépasse pas 500 € HT soit déduit immédiatement, comme une simple charge. Au-delà de ce montant, le bien doit être immobilisé puis amorti.
Le seuil de 500 € HT s’apprécie par unité et non par facture. Une commande de quatre écrans à 300 € HT chacun peut donc être passée intégralement en charge, même si le total atteint 1 200 € HT. En revanche, quand plusieurs éléments forment un ensemble indissociable, c’est le prix global qui compte. Un poste complet vendu avec son unité centrale, son écran et son clavier pour 750 € HT doit ainsi être amorti.
La base de calcul de l’amortissement du matériel informatique dépend de votre situation au regard de la TVA. Si votre entreprise récupère la TVA, le seuil de 500 € et l’amortissement se calculent sur le prix HT. Si elle relève de la franchise en base de TVA, elle ne récupère pas la taxe. Le prix TTC devient alors le coût réel du matériel et sert de base à l’amortissement.
Léa, gérante d’une agence de communication, achète en mars un écran à 420 € HT et un ordinateur portable à 1 200 € HT. Elle déduit l’écran en totalité sur l’exercice en cours. L’ordinateur, lui, dépasse le seuil et devra être amorti sur sa durée d’utilisation. Un matériel à 500 € HT ou moins peut être déduit immédiatement, tandis qu’un matériel plus cher doit être amorti.
Quelle est la durée d’amortissement du matériel informatique ?
Un ordinateur s’amortit généralement sur 3 ans. Aucun article de loi ne fixe pourtant de durée précise pour le matériel informatique. Les entreprises s’appuient sur les durées d’usage, c’est-à-dire les durées couramment admises par l’administration fiscale pour chaque catégorie de biens.
Selon l’article 214-13 du plan comptable général, les petites entreprises peuvent retenir directement cette durée d’usage dans leurs comptes. Cela simplifie la tenue comptable, car la durée comptable et la durée fiscale sont alors identiques.
| Type de matériel | Durée couramment admise | Taux linéaire correspondant |
|---|---|---|
| Ordinateur fixe | 3 ans | 33,33 % |
| Ordinateur portable | 3 ans | 33,33 % |
| Tablette ou smartphone | 2 à 3 ans | 50 % à 33,33 % |
| Imprimante ou photocopieur | 3 à 5 ans | 33,33 % à 20 % |
| Serveur | 3 à 5 ans | 33,33 % à 20 % |
| Matériel réseau | 3 à 5 ans | 33,33 % à 20 % |
| Logiciel | 1 à 3 ans | 100 % à 33,33 % |
Le taux d’amortissement du matériel informatique en linéaire s’obtient en divisant 100 par le nombre d’années. Une durée de 3 ans donne ainsi un taux de 33,33 % par an, une durée de 5 ans un taux de 20 %.
Comment calculer l’amortissement du matériel informatique ?
Le matériel informatique s’amortit selon deux méthodes. La plus courante, le linéaire, répartit le coût de façon égale sur chaque exercice. Le dégressif, réservé à certains biens neufs, permet de déduire davantage dès les premières années.
Le calcul en amortissement linéaire
L’amortissement linéaire consiste à appliquer chaque année le même taux à la valeur d’origine du bien. La dotation annuelle est donc identique d’un exercice à l’autre. Elle se calcule ainsi :
Dotation annuelle = prix d’achat HT × taux linéaire
La première dotation d’amortissement linéaire est réduite au prorata du temps d’utilisation, appelé prorata temporis. Le point de départ est la date de mise en service du matériel, c’est-à-dire le jour où il commence à servir à votre activité. Le calcul exact se fait au jour près. Les exemples de cet article raisonnent en mois pour rester lisibles.
Hugo, architecte en SARL, met en service le 1er avril un ordinateur portable acheté 1 500 € HT. Il l’amortit sur 3 ans, soit 500 € par an. La première année, il ne l’utilise que 9 mois. Sa dotation est donc de 375 € (500 × 9/12). Les 3 mois restants sont repris sur un quatrième exercice. En linéaire, un matériel mis en service en cours d’année est donc amorti sur un exercice de plus que sa durée.
| Année | Dotation | Cumul des amortissements | Valeur nette comptable |
|---|---|---|---|
| N (9 mois) | 375 € | 375 € | 1 125 € |
| N+1 | 500 € | 875 € | 625 € |
| N+2 | 500 € | 1 375 € | 125 € |
| N+3 (3 mois) | 125 € | 1 500 € | 0 € |
La valeur nette comptable d’un matériel informatique correspond à son prix d’achat diminué des amortissements déjà pratiqués. Dans le plan d’Hugo, elle passe de 1 500 € à 0 € en quatre exercices.
Le calcul en amortissement dégressif
L’amortissement dégressif permet de déduire davantage les premières années. L’article 39 A du Code général des impôts le réserve aux biens qui remplissent plusieurs conditions :
- Le bien est acquis neuf ;
- Sa durée d’utilisation est d’au moins 3 ans ;
- Il figure parmi les catégories de biens d’équipement admises, dont fait partie le matériel informatique ;
- L’entreprise relève d’un régime réel d’imposition.
Le taux dégressif s’obtient en multipliant le taux linéaire par un coefficient. Ce coefficient vaut 1,25 pour une durée de 3 ou 4 ans, 1,75 pour 5 ou 6 ans et 2,25 au-delà de 6 ans. Le calcul démarre au premier jour du mois d’acquisition, et non à la date de mise en service. Chaque année, le taux s’applique à la valeur nette comptable restante. Dès que l’annuité dégressive devient inférieure à l’annuité linéaire calculée sur les années restantes, on passe au linéaire pour terminer le plan.
Les radiotéléphones sont exclus de la liste des biens éligibles à l’amortissement dégressif. Pour un smartphone professionnel, le linéaire reste donc la solution la plus sûre. Faites valider ce point par votre expert-comptable si vous envisagez le dégressif.
Un serveur neuf acheté 6 000 € HT le 15 janvier et amorti sur 5 ans permet d’illustrer le calcul dégressif. Le taux linéaire est de 20 %. Avec le coefficient de 1,75, le taux dégressif atteint 35 %. Le serveur ayant été acquis en janvier, le prorata couvre 12 mois dès la première année.
| Année | Base de calcul | Dotation | Valeur nette comptable en fin d’année |
|---|---|---|---|
| N | 6 000 € | 2 100 € (35 %) | 3 900 € |
| N+1 | 3 900 € | 1 365 € (35 %) | 2 535 € |
| N+2 | 2 535 € | 887,25 € (35 %) | 1 647,75 € |
| N+3 | 1 647,75 € | 823,88 € (linéaire sur 2 ans) | 823,87 € |
| N+4 | 823,87 € | 823,87 € (linéaire) | 0 € |
Dans ce plan d’amortissement dégressif du serveur, il reste 2 ans à amortir en N+3. Le taux linéaire sur cette durée (50 %) dépasse alors le taux dégressif (35 %), et le plan bascule en linéaire pour les deux dernières années. Avec un amortissement linéaire, la déduction de la première année aurait été de 1 200 € au lieu de 2 100 €. Le dégressif ne change pas le total déduit, il avance simplement une partie de la déduction sur les premiers exercices.
Quelle méthode d’amortissement choisir pour son matériel informatique ?
L’amortissement linéaire convient à la plupart des petites structures, car il est simple à suivre. Le dégressif intéresse les entreprises qui dégagent déjà des bénéfices et veulent réduire leur impôt dès l’achat du matériel informatique.
| Critère | Amortissement linéaire | Amortissement dégressif |
|---|---|---|
| Point de départ | Date de mise en service | Premier jour du mois d’acquisition |
| Rythme des dotations | Identique chaque année | Plus élevé les premières années |
| Matériel concerné | Tout matériel, neuf ou d’occasion | Matériel neuf, durée d’au moins 3 ans |
| Effet fiscal | Déduction régulière | Déduction accélérée au départ |
| Profil d’entreprise adapté | Activité qui démarre ou peu bénéficiaire | Activité rentable qui investit |
Comment comptabiliser l’amortissement du matériel informatique ?
Le matériel informatique s’enregistre au compte 2183 « Matériel de bureau et matériel informatique ». Les amortissements cumulés sont suivis au compte 28183, qui vient diminuer la valeur du bien au bilan. Le cycle comptable se déroule en quatre temps :
- À l’achat, vous débitez le compte 2183 du prix HT et le compte 44562 de la TVA déductible, puis vous créditez le compte fournisseur 404 du montant TTC ;
- À chaque clôture d’exercice, vous débitez le compte 6811 « Dotations aux amortissements » et vous créditez le compte 28183 du montant de la dotation ;
- En cas de cession ou de mise au rebut, vous enregistrez une dernière dotation couvrant la période écoulée jusqu’à la date de sortie ;
- Vous sortez ensuite le bien de l’actif en soldant les comptes 2183 et 28183. La valeur nette comptable restante passe en charge et l’éventuel prix de cession en produit.
Les écritures d’amortissement du matériel informatique s’inscrivent dans votre plan comptable. Elles alimentent le tableau des immobilisations joint chaque année à la liasse fiscale, c’est-à-dire l’ensemble des formulaires de déclaration de résultat transmis aux impôts.
Le suivi d’un plan d’amortissement par matériel demande de la rigueur, surtout quand le parc informatique grossit et que les comptes 2183 et 28183 comptent des dizaines de lignes. Beaucoup d’entreprises confient ce suivi à un expert-comptable, qui établit les écritures de clôture et vérifie les durées retenues.
Comment amortir un logiciel informatique ?
Un logiciel acheté pour votre activité s’enregistre au compte 205. Il s’amortit sur sa durée probable d’utilisation, en général entre 1 et 3 ans. Comme pour le matériel informatique, un logiciel dont le prix unitaire ne dépasse pas 500 € HT peut être passé directement en charge.
Les abonnements à un logiciel (suite bureautique, outil de gestion, logiciel en mode SaaS, c’est-à-dire utilisé en ligne sur abonnement) ne s’amortissent pas. Vous ne devenez pas propriétaire d’une licence durable, vous payez un droit d’accès mensuel ou annuel. Ces montants sont donc enregistrés en charges d’exploitation au fil des factures.
Amortissement du matériel informatique : quelles règles selon votre régime fiscal ?
L’amortissement du matériel informatique n’est déductible que si votre entreprise relève d’un régime réel d’imposition. Les sociétés à l’impôt sur les sociétés et les entreprises individuelles au réel déduisent leurs dotations. C’est aussi le cas des professions libérales en déclaration contrôlée, qui correspond au régime réel des bénéfices non commerciaux. Les micro-entrepreneurs, en revanche, n’en tirent aucun avantage fiscal.
| Régime | Amortissement déductible ? | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|---|
| Impôt sur les sociétés (SAS, SASU, SARL…) | Oui | La dotation réduit le bénéfice soumis à l’IS |
| BIC au régime réel | Oui | La dotation réduit le bénéfice imposable à l’impôt sur le revenu |
| BNC en déclaration contrôlée | Oui | Le matériel est inscrit au registre des immobilisations |
| Micro-entreprise | Non | L’abattement forfaitaire couvre toutes les charges |
En micro-entreprise, l’article 50-0 du Code général des impôts prévoit un abattement forfaitaire. Il est de 71 % pour la vente de marchandises, de 50 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales et de 34 % pour les bénéfices non commerciaux. Cet abattement est censé représenter l’ensemble de vos frais, matériel informatique compris. Aucune dépense réelle ne vient donc s’y ajouter.
Camille, développeuse web en micro-entreprise, réalise 60 000 € de chiffre d’affaires et achète un MacBook à 2 400 €. Son revenu imposable reste fixé à 39 600 € (60 000 € moins 34 %), que l’achat ait lieu ou non. Thomas exerce la même activité en SASU à l’impôt sur les sociétés et achète le même ordinateur, à 2 400 € HT. Il déduit 800 € par an pendant 3 ans. Au taux réduit de 15 %, cela lui fait 120 € d’impôt en moins chaque année. La différence tient au régime fiscal, pas au matériel.
Le traitement de l’amortissement selon le régime fiscal peut peser dans le choix de votre statut, surtout si vous investissez régulièrement dans du matériel coûteux. Le comparatif auto-entrepreneur ou SASU aide à mesurer l’écart selon votre situation.
Que faire d’un matériel informatique vendu ou jeté avant la fin de son amortissement ?
Un matériel informatique qui quitte l’entreprise avant d’être totalement amorti doit sortir de l’actif. Vous enregistrez d’abord une dotation complémentaire, calculée jusqu’à la date de sortie. La valeur nette comptable restante est ensuite inscrite au compte 657. Si le matériel est revendu, le prix obtenu va au compte 757.
L’écart entre le prix de cession et la valeur nette comptable du matériel donne une plus-value ou une moins-value. Une moins-value vient réduire le résultat de l’exercice. Un ordinateur volé, cassé ou mis au rebut suit la même logique, avec un prix de cession égal à zéro. Le guide sur la cession d’immobilisation détaille les différents cas.
Un ordinateur acheté 1 800 € HT, mis en service le 1er janvier et amorti sur 3 ans, génère 600 € de dotation par an. S’il est revendu 200 € le 30 juin de la troisième année, la dotation de cette dernière demi-année s’élève à 300 €. Le cumul des amortissements atteint alors 1 500 €, et la valeur nette comptable est de 300 €. La vente dégage donc une moins-value de 100 €, déductible du résultat. Un matériel informatique revendu moins cher que sa valeur nette comptable génère ainsi une perte déductible.
Acheter ou louer son matériel informatique ?
La location de matériel informatique évite d’immobiliser de la trésorerie et supprime le suivi des amortissements. Les loyers sont enregistrés en charges et déduits au fil de l’eau, sans plan d’amortissement. L’achat reste plus économique sur la durée quand le matériel est conservé au-delà de 3 ans.
| Critère | Achat | Location |
|---|---|---|
| Trésorerie | Sortie de fonds immédiate | Loyers étalés sur la durée du contrat |
| Traitement comptable | Immobilisation amortie | Charge enregistrée à chaque loyer |
| Déduction fiscale | Par dotations annuelles | Loyers déductibles dès leur paiement |
| Renouvellement du parc | À organiser et financer soi-même | Souvent prévu au contrat |
| Propriété du matériel | Acquise dès l’achat | Possible en fin de contrat avec une option d’achat |
La location intéresse surtout les entreprises qui renouvellent souvent leurs postes ou qui démarrent avec peu de fonds propres. Une société installée, qui garde ses ordinateurs 4 ou 5 ans, a souvent intérêt à acheter et à amortir.
Le seuil de 500 € HT pour le matériel informatique s’apprécie par unité. En dessous, la déduction immédiate est possible mais pas obligatoire. Les ordinateurs s’amortissent en général sur 3 ans, les serveurs, imprimantes et équipements réseau sur 3 à 5 ans. L’amortissement dégressif du matériel informatique, réservé au matériel neuf utilisé au moins 3 ans, accélère la déduction les premières années. Les logiciels acquis depuis 2017 ne bénéficient plus de l’amortissement exceptionnel sur 12 mois. Depuis 2025, la sortie d’un matériel s’enregistre aux comptes 657 et 757, en résultat d’exploitation.
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FAQ
Peut-on amortir un ordinateur acheté moins de 500 € HT ?
Oui. La déduction immédiate des matériels de 500 € HT ou moins est une simple tolérance de l’administration fiscale. Vous pouvez choisir d’immobiliser ce matériel et de l’amortir sur sa durée d’utilisation, par exemple 3 ans. Ce choix permet de lisser la charge, ce qui peut être utile si l’exercice en cours est déjà peu bénéficiaire.
Peut-on amortir un ordinateur sur 1 an ?
En principe, non. La durée d’amortissement doit correspondre à la durée réelle d’utilisation du matériel, généralement 3 ans pour un ordinateur. Un amortissement sur 1 an n’est admis que si vous pouvez prouver que le matériel est remplacé chaque année. Si l’ordinateur coûte 500 € HT ou moins, la déduction immédiate reste toutefois possible.
Comment amortir un téléphone portable professionnel ?
Un smartphone de plus de 500 € HT s’amortit en linéaire, le plus souvent sur 2 à 3 ans. Les radiotéléphones étant exclus de la liste des biens éligibles au dégressif, le linéaire constitue la solution la plus sûre. Si le téléphone sert aussi à titre personnel, seule la part professionnelle est déductible.
Un ordinateur d'occasion peut-il être amorti en dégressif ?
Non. L’amortissement dégressif est réservé aux biens acquis neufs. Un ordinateur reconditionné ou d’occasion s’amortit en linéaire, sur sa durée probable d’utilisation dans votre entreprise. Cette durée est souvent plus courte que pour un matériel neuf, par exemple 2 ans.
Le matériel informatique s'amortit-il sur le prix HT ou TTC ?
Le matériel informatique s’amortit sur le prix HT si votre entreprise récupère la TVA. Une entreprise en franchise en base de TVA ne récupère pas la taxe et amortit donc sur le prix TTC. Le seuil de 500 € s’apprécie dans les mêmes conditions, en HT ou en TTC selon le cas.
Peut-on changer la durée d'amortissement en cours de route ?
La durée d’amortissement d’un matériel informatique peut être modifiée si son utilisation change de façon significative. Un serveur prévu pour 5 ans mais remplacé au bout de 3 ans justifie par exemple une révision du plan. La nouvelle durée s’applique aux années restantes, sans modifier les dotations déjà comptabilisées. Un changement sans motif réel pourrait en revanche être remis en cause par l’administration fiscale.
Un ordinateur acheté avant la création de la société peut-il être amorti ?
Un ordinateur acheté avant l’immatriculation peut être amorti par la société, sous conditions. S’il a été acheté au nom de la société en formation et figure dans la liste des actes repris lors de l’immatriculation, la société le reprend et l’amortit comme si elle l’avait acquis elle-même. S’il a été acheté à titre personnel, l’associé peut l’apporter à la société sous forme d’apport en nature. La société amortit alors l’ordinateur sur la base de sa valeur d’apport.
Sources de l'article
- Article 39 A du Code général des impôts
- Article 50-0 du Code général des impôts
- Article 214-13 du Plan comptable général (règlement ANC n° 2014-03)
- Article 32 de la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017
- Règlement ANC n° 2022-06 relatif à la modernisation des états financiers
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