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  • La cession d’actions de SAS est libre par principe, mais les statuts et le pacte d’actionnaires peuvent l’encadrer par des clauses d’agrément, de préemption ou d’inaliénabilité.
  • La cession d’actions de SAS se réalise par l’inscription au registre des mouvements de titres, sur présentation d’un ordre de mouvement signé, sans acte écrit obligatoire.
  • Les droits d’enregistrement d’une cession d’actions de SAS s’élèvent à 0,1 % du prix, avec un minimum de 25 €, à la charge de l’acquéreur.
  • La plus-value d’une cession d’actions de SAS est soumise à la flat tax de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026, sauf option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Vendre ses actions de SAS marque souvent un tournant. Vous quittez la société, vous faites entrer un investisseur, ou vous cédez votre entreprise avant de partir à la retraite. Dans chaque cas, la même question revient. Comment procéder concrètement, à quel coût, et avec quelles conséquences fiscales. En effet, la SAS offre une grande souplesse sur ce point, mais cette liberté a ses limites et ses formalités. Ce guide vous accompagne du contrôle des clauses statutaires jusqu’au paiement de l’impôt sur la plus-value pour la cession d’actions en SAS.

Qu’est-ce qu’une cession d’actions de SAS ?

Une cession d’actions de SAS est le transfert de la propriété de tout ou partie des titres qu’un actionnaire détient dans une société par actions simplifiée, en échange d’un prix. L’actionnaire qui vend est le cédant. Celui qui achète est le cessionnaire. À l’issue de l’opération, le cessionnaire devient actionnaire de la SAS et récupère les droits attachés aux actions, comme le droit de vote et le droit aux dividendes.

Cession d’actions de SAS ou cession de parts sociales, quelle différence ?

Le capital d’une SAS est divisé en actions, alors que celui d’une SARL est divisé en parts sociales. Cette distinction change le formalisme de la vente, son coût et sa liberté. Les actions se transmettent plus facilement que les parts sociales, ce qui explique en partie le succès de la SAS auprès des investisseurs.

Critère Actions (SAS) Parts sociales (SARL)
Société concernée SAS, SASU, SA SARL, EURL
Formalisme de la cession Ordre de mouvement, acte écrit facultatif Acte de cession écrit obligatoire
Droits d’enregistrement 0,1 % du prix 3 % après abattement de 23 000 €
Encadrement légal Liberté, sauf clause statutaire Agrément légal pour les cessions à un tiers

Pourquoi réaliser une cession d’actions de SAS ?

Les raisons de réaliser une cession d’actions de SAS sont nombreuses et dépendent du projet de chaque actionnaire. Un actionnaire peut vouloir sortir du capital pour réaliser son investissement, ou parce qu’un désaccord s’installe avec les autres actionnaires. Les motifs les plus fréquents sont les suivants :

  • Le départ d’un actionnaire qui souhaite quitter le projet ;
  • L’entrée d’un nouvel investisseur au capital de la société ;
  • La transmission de l’entreprise, notamment lors d’un départ à la retraite ;
  • La réorganisation de la répartition du capital entre actionnaires existants ;
  • La résolution d’une mésentente entre actionnaires.

La cession d’actions de SAS est-elle libre ?

La cession d’actions de SAS est libre par principe. La loi ne soumet cette cession à aucune autorisation préalable, contrairement à la cession de parts sociales de SARL. Un actionnaire de SAS peut donc vendre ses titres à qui il veut. Cette liberté reste toutefois théorique tant que vous n’avez pas relu les statuts. La SAS repose en effet sur une large liberté contractuelle, et les fondateurs prévoient presque toujours des clauses qui encadrent les mouvements de titres.

Quelles sont les clauses qui encadrent la cession d’actions de SAS ?

Trois clauses reviennent régulièrement dans les statuts et limitent la liberté d’une cession d’actions de SAS. La clause d’agrément soumet la cession à l’accord préalable des actionnaires ou d’un organe désigné dans les statuts. D’autre part, la clause de préemption donne aux actionnaires existants une priorité pour racheter les actions mises en vente, avant tout tiers. Enfin, la clause d’inaliénabilité interdit de céder ses actions pendant une durée déterminée. L’article L227-13 du Code de commerce plafonne cette durée à 10 ans.

Clause Effet sur la cession Conséquence en cas de non-respect
Agrément Cession soumise à l’accord des actionnaires Cession nulle et inopposable à la société
Préemption Priorité de rachat aux actionnaires en place Cession annulable à la demande des bénéficiaires
Inaliénabilité Interdiction de céder (10 ans maximum) Cession nulle

Le pacte d’actionnaires et la cession d’actions de SAS

Le pacte d’actionnaires complète les statuts de la SAS et influence directement une cession d’actions de SAS. Les actionnaires le signent souvent pour organiser leurs relations, et ce document confidentiel contient fréquemment des engagements sur la cession des titres, comme un droit de sortie conjointe ou un droit de préférence.

Le pacte n’a d’effet qu’entre ses signataires. Sa violation n’entraîne pas la nullité de la cession, mais elle ouvre droit à des dommages et intérêts pour l’actionnaire lésé. Vérifiez donc l’existence d’un pacte d’actionnaires avant de vendre, car vos engagements y figurent parfois.

Comment fixer le prix d’une cession d’actions de SAS ?

Le prix d’une cession d’actions de SAS se fixe librement entre le cédant et le cessionnaire. Aucune règle légale n’impose un montant. En pratique, ce prix repose sur la valeur réelle de la société, que les parties déterminent par une évaluation de l’entreprise avant de négocier.

Les méthodes de valorisation avant une cession d’actions de SAS

Trois méthodes principales servent à estimer la valeur des titres avant une cession d’actions de SAS :

  • La méthode patrimoniale part de l’actif net de la société, soit ce qu’elle possède moins ses dettes ;
  • La méthode de rentabilité valorise la société d’après ses bénéfices et sa capacité à en générer ;
  • La méthode comparative s’appuie sur le prix de cessions récentes d’entreprises similaires.

La méthode patrimoniale

La méthode patrimoniale calcule la valeur de la société à partir de son actif net, c’est-à-dire ce qu’elle possède moins ce qu’elle doit. On additionne les biens, les stocks et la trésorerie, puis on retranche l’ensemble des dettes. Cette approche convient surtout aux sociétés disposant d’un patrimoine important, comme une société immobilière ou industrielle. Elle reflète mal, en revanche, le potentiel de croissance d’une jeune entreprise.

La méthode de rentabilité

La méthode de rentabilité valorise la société d’après sa capacité à générer des bénéfices. On applique un multiple au résultat annuel ou à l’excédent brut d’exploitation, souvent compris entre 3 et 8 selon le secteur et le niveau de risque. Cette approche est la plus adaptée aux sociétés de services et aux entreprises en croissance, dont la valeur tient surtout à leur activité plutôt qu’à leurs actifs.

Exemple : Léa cède les actions de sa SAS de développement web, qui dégage 60 000 € de bénéfice annuel. En appliquant la méthode de rentabilité avec un multiple de 4, les actionnaires valorisent la société à 240 000 €. Léa fixe donc le prix de ses 50 % d’actions à 120 000 € pour sa cession d’actions de SAS.

La méthode comparative

La méthode comparative estime la valeur des actions en s’appuyant sur des cessions récentes d’entreprises similaires, dans le même secteur et de taille comparable. Elle fournit un repère de marché, utile pour confronter le résultat obtenu avec les deux autres méthodes. Sa fiabilité dépend directement de la disponibilité de transactions vraiment comparables, souvent difficiles à trouver pour une petite SAS.

Les risques d’une cession d’actions de SAS à prix sous-évalué

Un prix trop bas dans une cession d’actions de SAS expose à un vrai risque fiscal. L’administration fiscale peut requalifier une vente à prix minoré en donation déguisée, avec un rappel de droits à la clé. Un prix dérisoire ou fictif peut même entraîner la nullité de la cession pour absence de prix sérieux.

Exemple : Malik vend à un ami ses actions valorisées à 90 000 € pour seulement 10 000 €. L’administration fiscale requalifie la différence de 80 000 € en donation déguisée. Malik et son ami doivent alors régler des droits de mutation à titre gratuit, bien plus élevés que les droits d’enregistrement de 0,1 % d’une cession d’actions de SAS classique.

Comment réaliser une cession d’actions de SAS étape par étape ?

Une cession d’actions de SAS suit un enchaînement précis. Le respect de chaque étape conditionne la validité de l’opération et son opposabilité à la société comme aux tiers.

Pour céder ses actions de SAS il faut :

  1. Vérifier les clauses et obtenir l’agrément ;
  2. Informer les salariés le cas échéant ;
  3. Rédiger l’acte de cession ;
  4. Inscrire la cession au registre des mouvements de titres ;
  5. Enregistrer l’acte auprès du service des impôts.

Vérifier les clauses avant la cession d’actions de SAS

La première étape d’une cession d’actions de SAS consiste à relire les statuts et le pacte d’actionnaires pour repérer les clauses applicables. Si une clause d’agrément existe, le cédant sollicite l’accord de l’organe compétent avant toute négociation ferme. La demande se formalise par écrit et la réponse respecte le délai prévu par les statuts. Cette vérification évite une cession nulle faute d’autorisation.

Informer les salariés avant la cession d’actions de SAS

L’information des salariés s’impose avant certaines cessions d’actions de SAS. Depuis la loi Hamon, un dirigeant qui cède plus de 50 % du capital d’une société de moins de 250 salariés doit informer ces derniers de son projet, afin de leur permettre de présenter une offre de reprise. Cette obligation ne s’applique donc pas à une cession minoritaire. La loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 a ramené le délai d’information préalable de deux mois à 1 mois, pour les cessions conclues depuis le 26 juillet 2026. En cas de manquement, la sanction civile est plafonnée à 0,5 % du montant de la vente.

Rédiger l’acte de cession d’actions de SAS

La rédaction d’un acte n’est pas obligatoire pour une cession d’actions de SAS, mais elle protège les deux parties. L’acte fixe le prix, les modalités de paiement et les garanties accordées, comme une garantie d’actif et de passif. À la différence de la cession de parts sociales de SARL, où l’écrit est obligatoire, un ordre de mouvement signé suffit ici à constater le transfert.

Inscrire la cession d’actions de SAS au registre des mouvements de titres

Le transfert de propriété dans une cession d’actions de SAS ne résulte pas de la signature de l’acte, mais de l’inscription de l’opération dans les comptes de la société. Concrètement, le cédant signe un ordre de mouvement de titres, qui donne instruction d’inscrire le transfert. La société reporte alors l’opération sur le registre des mouvements de titres et met à jour le compte d’actionnaire du cessionnaire. Ces registres sont obligatoires et font foi de la répartition du capital.

Enregistrer la cession d’actions de SAS auprès du service des impôts

La dernière étape d’une cession d’actions de SAS est l’enregistrement de l’acte, ou à défaut de l’ordre de mouvement, auprès du service des impôts des entreprises. Cet enregistrement s’effectue dans un délai d’un mois à compter de la signature. Il déclenche le paiement des droits d’enregistrement de 0,1 % et donne une date certaine à l’opération, opposable à l’administration comme aux tiers.

Que faire après une cession d’actions de SAS ?

Une fois la cession d’actions de SAS réalisée, la société doit accomplir quelques formalités de mise à jour. Toutes ne sont pas systématiques, elles dépendent de l’effet de la cession sur la répartition du capital et sur la direction.

Faut-il modifier les statuts après une cession d’actions de SAS ?

La modification des statuts n’est en principe pas nécessaire après une cession d’actions de SAS, car les statuts d’une SAS ne mentionnent ni le nom des actionnaires ni la répartition du capital. Une mise à jour s’impose toutefois dans certains cas, par exemple lorsque la cession fait passer la société d’un actionnaire unique à plusieurs, ou l’inverse, et lorsqu’elle s’accompagne d’un changement de président. Dans ces situations, vous pouvez réaliser votre modification des statuts en ligne via le Guichet Unique ou en vous faisant accompagner par un professionnel comme LegalPlace.

Avec LegalPlace, modifiez vos statuts en quelques minutes seulement. Il vous suffit de répondre à un questionnaire adapté à votre modification (changement de dirigeant, dénomination, siège social…). LegalPlace génère automatiquement les documents et vous guide à chaque étape.

La déclaration des bénéficiaires effectifs après une cession d’actions de SAS

Une cession d’actions de SAS peut modifier l’identité des bénéficiaires effectifs de la société, c’est-à-dire les personnes physiques qui détiennent plus de 25 % du capital ou des droits de vote. Lorsque la cession fait entrer ou sortir un bénéficiaire effectif, la société doit mettre à jour sa déclaration au registre des bénéficiaires effectifs dans un délai de 30 jours. Cette formalité s’effectue en ligne via le guichet unique de l’INPI.

Quelle fiscalité pour une cession d’actions de SAS ?

Une cession d’actions de SAS génère deux impositions distinctes. L’acquéreur paie des droits d’enregistrement au moment de la vente. Le cédant, lui, est imposé sur la plus-value qu’il réalise s’il vend ses actions plus cher qu’il ne les a acquises.

Les droits d’enregistrement d’une cession d’actions de SAS

L’article 726 du Code général des impôts fixe les droits d’enregistrement d’une cession d’actions de SAS à 0,1 % du prix, avec un minimum de perception de 25 €. Contrairement à la cession de parts sociales, aucun abattement ne s’applique, mais le taux réduit compense largement. Si la SAS est à prépondérance immobilière, c’est-à-dire si son actif est principalement composé de biens immobiliers, le taux passe à 5 %. Sauf convention contraire, ces droits sont dus par l’acquéreur.

Exemple : Nadia rachète pour 50 000 € les actions d’un actionnaire sortant d’une SAS sans patrimoine immobilier. Les droits d’enregistrement s’élèvent à 0,1 % de 50 000 €, soit 50 €. Ce montant dépassant le minimum de 25 €, Nadia règle 50 € pour cette cession d’actions de SAS lors de l’enregistrement.

L’imposition de la plus-value de cession d’actions de SAS

La plus-value d’une cession d’actions de SAS correspond à la différence entre le prix de vente des actions et leur prix d’acquisition. Depuis le 1er janvier 2026, cette plus-value est soumise par défaut au prélèvement forfaitaire unique, la flat tax. Son taux global est de 31,4 %, qui se décompose en 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Le cédant peut renoncer à la flat tax et opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu, intéressant notamment pour les titres acquis avant 2018 qui ouvrent droit à un abattement pour durée de détention.

Critère Flat tax (PFU) Barème progressif
Taux d’imposition 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS) Barème de l’IR + 18,6 % PS
Abattement pour durée de détention Non applicable Oui, pour les titres acquis avant 2018
Intérêt principal Simplicité et taux fixe Faible tranche d’imposition ou titres anciens

Exemple : Julien a acquis ses actions 20 000 € et les revend 120 000 € en 2026. Sa plus-value de 100 000 € est soumise à la flat tax de 31,4 %. Il paie donc 31 400 € d’impôt et conserve 88 600 € nets de sa cession d’actions de SAS.

L’abattement retraite du dirigeant sur la cession d’actions de SAS

Un dirigeant qui réalise une cession d’actions de SAS au moment de partir à la retraite bénéficie d’un régime de faveur. L’article 150-0 D ter du Code général des impôts prévoit un abattement fixe de 500 000 € sur la plus-value réalisée, un dispositif prorogé jusqu’au 31 décembre 2031. Le dirigeant doit avoir exercé ses fonctions et détenu au moins 25 % des droits pendant les cinq années précédant la cession, cesser toute fonction et faire valoir ses droits à la retraite dans un délai de 2 ans avant ou après la vente.

Exemple : Mehdi, président d’une SAS depuis douze ans, part à la retraite en 2026 et cède ses actions. Sa plus-value de 400 000 € est effacée par l’abattement de 500 000 € pour l’impôt sur le revenu. Il reste toutefois redevable des prélèvements sociaux de 18,6 % sur la totalité, soit 74 400 €. Cet exemple montre que l’abattement de la cession d’actions de SAS ne concerne jamais les prélèvements sociaux.

Quels sont les cas particuliers de cession d’actions de SAS ou de SASU ?

Certaines cessions d’actions de SAS obéissent à des règles spécifiques qui méritent un point d’attention, selon l’identité de l’acquéreur ou l’étendue de la vente.

La cession d’actions de SAS à un proche

Une cession d’actions de SAS à un proche peut prendre la forme d’une vente classique ou d’une donation. Si les actions sont transmises sans contrepartie, l’opération est une donation, soumise aux droits de mutation à titre gratuit et non aux droits d’enregistrement de 0,1 %. Un abattement de 100 000 € s’applique alors entre un parent et son enfant, renouvelable tous les quinze ans.

Exemple : Chloé transmet gratuitement à son fils ses actions de SAS valorisées à 90 000 €. Comme il s’agit d’une donation et non d’une vente, cette cession d’actions de SAS échappe aux droits d’enregistrement. Grâce à l’abattement parent-enfant de 100 000 €, aucun droit de donation n’est dû dans son cas.

La cession de la totalité des actions d’une SASU

La cession de la totalité des actions d’une SASU transfère l’intégralité de la société à l’acquéreur. L’actionnaire unique cède ses titres et perd sa qualité d’actionnaire au profit du cessionnaire. Si les actions sont cédées à une seule personne, la société reste une SASU. Si elles sont réparties entre plusieurs acquéreurs, la SASU devient une SAS.

La cession d’actions de SAS combine liberté de principe et vigilance sur les clauses statutaires. L’actionnaire cédant vérifie d’abord les statuts et le pacte, obtient l’agrément si nécessaire, puis constate le transfert par un ordre de mouvement inscrit au registre des mouvements de titres. Sur le plan fiscal, l’acquéreur acquitte des droits d’enregistrement de 0,1 %, tandis que le cédant est imposé sur sa plus-value à la flat tax de 31,4 % depuis 2026, sauf option pour le barème ou bénéfice de l’abattement retraite de 500 000 €. Une préparation soignée sécurise chaque étape de l’opération.

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Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 16/10/2026

FAQ

Combien de temps prend une cession d'actions de SAS ?

Une cession d’actions de SAS peut se réaliser en quelques jours lorsque les statuts ne prévoient pas de clause d’agrément. En présence d’une clause d’agrément, il faut ajouter le délai de réponse prévu par les statuts, souvent 30 jours. Si l’information des salariés est obligatoire, un délai supplémentaire de 1 mois s’applique depuis le 26 juillet 2026.

Faut-il un notaire pour une cession d'actions de SAS ?

Non, une cession d’actions de SAS ne nécessite aucun notaire. Un simple ordre de mouvement de titres signé suffit à constater le transfert, complété par une inscription au registre des mouvements de titres. Le recours à un notaire n’est utile que dans des situations particulières, par exemple une donation d’actions accompagnée d’un démembrement de propriété.

Une cession d'actions de SAS est-elle soumise à la TVA ?

Non, une cession d’actions de SAS n’est pas soumise à la TVA. Elle relève des droits d’enregistrement de 0,1 % du prix, avec un minimum de 25 €. La TVA ne s’applique pas aux cessions de titres de sociétés, qui constituent des opérations financières exonérées.

Peut-on revenir sur une cession d'actions de SAS après signature ?

Revenir sur une cession d’actions de SAS après signature reste difficile. Une fois l’ordre de mouvement inscrit au registre des mouvements de titres, le transfert est définitif. L’annulation n’est possible que dans des cas précis, comme un vice du consentement ou le non-respect d’une clause statutaire, et nécessite le plus souvent une décision de justice.

Comment déclarer la plus-value d'une cession d'actions de SAS aux impôts ?

La plus-value d’une cession d’actions de SAS se déclare sur la déclaration de revenus de l’année suivant la vente, via le formulaire n° 2074 et le report sur la déclaration n° 2042. Elle est imposée par défaut à la flat tax de 31,4 %, sauf option expresse pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu.

La cession d'actions de SAS entraîne-t-elle un changement de président ?

Non, une cession d’actions de SAS n’entraîne pas automatiquement de changement de président. La cession transfère la propriété des titres, mais la direction reste inchangée tant qu’une décision distincte n’a pas nommé un nouveau président. Un cessionnaire devenu actionnaire majoritaire peut toutefois provoquer ce changement lors d’une assemblée.

Sources de l'article

16 Commentaires
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Bonjour, Lorsque je regarde les étapes 1 à 5 que vous avez écrits, je me demande si, à la suite d’une cession d’actions, une SAS n’a pas l’obligation de mettre à jour la déclaration des bénéficiaires effectifs sur le site de l’INPI? De mémoire, cette mise à jour est requise après une cession de parts sociales dans une SCI. Est-ce différent pour une SAS ? Par ailleurs, dans les statuts figurent les souscriptions d’actions par les associés fondateurs dans l’article relatif aux apports. Est-il nécessaire de modifier ces mentions après une cession d’actions, ou doivent-elles rester inchangées ? Merci par… Lire la suite »

Bonjour, Toute société est tenue de déclarer et de mettre à jour ses bénéficiaires effectifs en cas de modification, notamment après une cession d’actions, conformément aux articles L.561-46 et R.561-55 du Code monétaire et financier, cette obligation s’appliquant aussi bien aux SAS qu’aux SCI. En revanche, les statuts n’ont pas à être modifiés du seul fait d’une cession d’actions, les mentions relatives aux apports initiaux des fondateurs ayant une valeur historique, sauf disposition statutaire contraire. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé en droit des sociétés afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle. En espérant… Lire la suite »

Bonjour, si une sas vend ses actions par exemple à 10 000 ou 350 000 euros alors que la société est évaluée à 700 000 euros (par plusieurs méthodes) 1- est ce légal (je pense que oui) ? 2-quel est le risque de redressement ? 3 à quelle hauteur? merci

Bonjour,
Votre situation est complexe et nécessite l’avis d’un professionnel.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner.
En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace.

Bonjour, Merci pour votre retour. Pourriez vous m’aider en m’orientant vers un ou plusieurs professionnels dans le 91, 92 ou 78 merci

Bonjour,
Je souhaite céder mes parts à titre gracieux à mes associés. Mes statuts ne comportent pas de clause d’inaliénabilité et aucun pacte d’associé n’a été rédigé. Pouvez-vous me confirmer que mes associés sont obligés selon le droit commun d’accepter mes parts cédées gratuitement ?
Cdt

Bonjour, En générale, si les statuts de votre société ne contiennent pas de clause limitant la cession des parts et s’il n’y a pas de pacte d’associé spécifique, les associés ont le droit de donner leurs parts à d’autres associés à titre gratuit. La possibilité de céder des parts est souvent autorisée par les lois sur les sociétés, mais il peut y avoir des règles particulières selon la juridiction. Bien que la liberté de céder des parts soit généralement acceptée, il peut y avoir des dispositions particulières dans les statuts ou des règles spécifiques qui régissent la procédure de cession.… Lire la suite »

Lors de la cession d’action d’une SAS avec agrément de cession à un tiers. Est-ce que le vendeur des actions peut voter à l’AG qui autorise la cession?

Bonjour,
En tant que vendeur d’actions d’une SAS avec agrément de cession à un tiers, vous pourrez participer à l’AG qui autorise la cession de vos actions, mais votre droit de vote pourra être limité en fonction des dispositions statutaires de la société.
En vous souhaitant une agréable journée,
L’équipe LegalPlace

bonjour,
Création de la St le 15/09/2018
Nous cédons la totalité des parts fin mars, je suis sur le régime fiscal postérieur au 1er janvier 2018.
Vous notez qu’il est tout de même possible pour opter pour le régime antérieur
Quelles sont les conditions?
Merci pour votre réponse

Bonjour,
Traditionnellement, les modalités de cession d’actions dans une SAS sont posées par ses statuts. Les associés, lors de la constitution de la société ou au cours de sa vie, peuvent y intégrer des dispositions particulières afin d’encadrer et de limiter ces cessions à leur guise.
On retrouve aussi, le pacte d’actionnaires est un acte juridique extra-statutaire établit par tout ou partie des actionnaires afin d’encadrer leurs relations. Contrairement aux statuts, il n’est pas connu des tiers et ne doit pas faire l’objet d’un dépôt auprès du greffe du tribunal de commerce.
En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace.

Bonjour, nous sommes 2 associé, je souhaite partir et vendre mes parts mon associé continuer l’activité mais comment faire si l’on n’arrive pas à se mettre d’accord sur un prix de cession ?

Bonjour, En principe, le prix de cession est librement fixé par les parties. Il se peut que par la suite les parties soient en désaccord sur la valeur des actions. L’accompagnement d’un expert est alors recommandé afin que celui-ci vous conseille sur le bien-fondé ou non de la cession ainsi que sur le prix le plus juste de la cession des actions. Toutefois, dans certains cas les statuts ou le pacte d’actionnaires de la SAS déterminent un prix de cession. Dans ce cas, les parties sont tenues de se plier aux règles statutaires et/ou extra-statutaires. En vous souhaitant une belle… Lire la suite »

Bonjour, un des deux actionnaires de notre SAS a quitté la SAS, et a cédé ses parts à l’autre actionnaire gracieusement, soit 3500 actions de 1 euros (sur un capital de 10 ke).
Devons nous payer des droits de mutation aux impôts dans ce cas.

Bonjour,
Je suis actionnaire d’une sas, j’ai demandé le rachat de mes actions en juillet 2019 par lettre recommandée, je n’ai eu qu’une réponse verbale négative qu’il n’avait pas les moyens de les racheter. Le directeur est maintenant actionnaire a 75% et que c’était lui qui décidait. Depuis je ne fais plus parti de la société depuis le 3 février 2020. Que dois-je faire.
Cordialement

Bonjour,

Votre situation est complexe et nécessite l’avis d’un professionnel.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat afin de bénéficier de conseils adaptés à votre situation personnelle.
En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace

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Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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