Chauffeur livreur en restauration : comment se lancer en 2026 ?
Dernière mise à jour le 03/11/2026
- Le chauffeur livreur en restauration transporte repas, matières premières ou plats préparés pour des cuisines centrales, des grossistes ou des établissements.
- Le chauffeur livreur en restauration exerce en salariat, sans diplôme obligatoire, ou à son compte en indépendant.
- Le chauffeur livreur en restauration qui crée son entreprise pour livrer en véhicule motorisé pour le compte d’autrui doit obtenir une capacité professionnelle de transport et une autorisation d’exercer. Le salarié n’est pas concerné.
- En micro-entreprise, le chauffeur livreur en restauration cotise à hauteur de 21,2 %, sous un plafond de 83 600 €.
Livrer des repas chauds dans une cantine scolaire ou approvisionner un restaurant en produits frais, c’est le quotidien du chauffeur livreur en restauration. Ce métier recrute, en tant que salarié comme à votre compte. Les règles diffèrent selon la voie choisie, surtout si vous décidez de créer votre micro-entreprise pour rouler à votre nom. Voici comment accéder au métier et quelles obligations respecter.
En quoi consiste le métier de chauffeur livreur en restauration ?
Le chauffeur livreur en restauration achèmine des denrées alimentaires entre un point de production et un lieu de consommation. Il récupère les plats dans une cuisine centrale, charge son véhicule en respectant la chaîne du froid, puis dépose sa marchandise auprès des clients ou des établissements.
Les missions du chauffeur livreur en restauration
Les missions du chauffeur livreur varient selon l’employeur. En restauration collective, il livre des cantines, des hôpitaux ou des maisons de retraite depuis une cuisine centrale. Chez un grossiste, il approvisionne des restaurants en viande, légumes ou boissons. Pour une plateforme, il transporte des repas commandés par des particuliers.
Le type de véhicule change tout. La livraison en deux-roues concerne surtout les repas destinés aux particuliers. La livraison en camionnette frigorifique vise les volumes plus importants de la restauration collective et de la distribution. Le transport de denrées sous température dirigée impose un véhicule frigorifique conforme, avec une attestation ATP en cours de validité.
Quelles sont les conditions pour devenir chauffeur livreur en restauration ?
Devenir chauffeur livreur en restauration ne demande aucun diplôme obligatoire. Les employeurs recherchent surtout la ponctualité, le sens du contact et une bonne connaissance du secteur de livraison. Plusieurs qualifications renforcent toutefois une candidature :
- Le CAP conducteur livreur de marchandises, qui forme aux techniques de livraison ;
- La formation à l’hygiène alimentaire HACCP, utile pour manipuler des denrées ;
- Le permis cariste ou la formation aux gestes et postures, pour la manutention des charges.
Côté conduite, le permis B suffit pour les véhicules de moins de 3,5 tonnes, qui couvrent la grande majorité des tournées en restauration. Au-delà de ce poids, le permis C1 ou C devient nécessaire, un cas plus fréquent pour un chauffeur poids lourd.
Comment devenir chauffeur livreur en restauration salarié ?
Le salariat reste la voie la plus simple pour débuter comme chauffeur livreur en restauration. Il offre une protection sociale complète et un revenu régulier, sans les démarches liées à la création d’une entreprise.
Le statut social du chauffeur livreur en restauration salarié
Le chauffeur livreur en restauration salarié dépend du régime général de la Sécurité sociale. Il bénéficie de la couverture maladie, de la retraite, des congés payés et de l’assurance chômage. Sa convention collective est le plus souvent celle du transport routier ou celle de la restauration collective.
Le salaire du chauffeur livreur en restauration salarié
Un débutant gagne généralement entre le SMIC et 2 200 € brut par mois. L’expérience, les horaires décalés et les primes de tournée font grimper ce montant.
Comment devenir chauffeur livreur en restauration indépendant ?
Devenir chauffeur livreur en restauration indépendant vous donne la liberté de choisir vos clients et vos horaires. Cela suppose de créer une structure, de choisir un statut et de respecter la réglementation du transport. C’est aussi plus de responsabilités, puisque vous gérez votre activité de bout en bout.
Obtenir la capacité de transport pour être chauffeur livreur en restauration à son compte
Le transport de marchandises pour le compte d’autrui avec un véhicule motorisé de moins de 3,5 tonnes est une profession réglementée. Seule la livraison à vélo non motorisé en est dispensée. Dès que le véhicule est motorisé, du scooter à la camionnette frigorifique, les mêmes obligations s’appliquent. Beaucoup de futurs livreurs découvrent cette règle trop tard.
La capacité professionnelle du chauffeur livreur en restauration
Les articles L3211-1 et R3211-1 et suivants du Code des transports imposent à toute entreprise de transport léger d’obtenir une autorisation d’exercer avant de démarrer. Cette autorisation repose sur quatre conditions à remplir :
- La capacité professionnelle de transport léger, attestée par un gestionnaire de transport. Elle s’obtient par un examen, par un diplôme reconnu ou par deux ans d’expérience de gestion ;
- La capacité financière, soit 1 800 € de capitaux propres pour le premier véhicule et 900 € pour chaque véhicule suivant ;
- L’honorabilité professionnelle du dirigeant et du gestionnaire ;
- Un établissement en France avec au moins un véhicule immatriculé sur le territoire.
La demande se dépose auprès de la DREAL de votre région, au moyen du formulaire Cerfa n° 16093 lorsque le dirigeant, associé ou actionnaire unique d’une EI, d’une EURL ou d’une SASU, est lui-même le gestionnaire de transport. Le formulaire n° 16094 s’applique dans les autres cas, c’est-à-dire les sociétés pluripersonnelles et les entreprises unipersonnelles dont le gestionnaire de transport est une autre personne. L’entreprise est ensuite inscrite au registre national des transporteurs et reçoit une licence de transport intérieur. L’obtention de cette capacité de transport conditionne le démarrage légal de l’activité.
Les cas dispensés pour le chauffeur livreur en restauration
La livraison à vélo, classique ou à assistance électrique limitée à 25 km/h, échappe à la réglementation du transport léger de marchandises. Le coursier à vélo n’a besoin ni de capacité professionnelle ni d’autorisation d’exercer, et une simple immatriculation de son activité suffit. Le scooter, la moto et le speed bike, qui roule jusqu’à 45 km/h, sont motorisés et relèvent donc des mêmes obligations qu’une camionnette.
Choisir le statut juridique du chauffeur livreur en restauration
Trois statuts conviennent au chauffeur livreur en restauration indépendant. La micro-entreprise séduit par sa simplicité de gestion. L’EURL et la SASU offrent un cadre plus protecteur et conviennent aux projets qui visent un chiffre d’affaires élevé ou l’achat de plusieurs véhicules.
| Critère | Micro-entreprise | EURL | SASU |
|---|---|---|---|
| Responsabilité | Limitée au patrimoine professionnel | Limitée aux apports | Limitée aux apports |
| Imposition des bénéfices | Impôt sur le revenu | Impôt sur le revenu (option IS) | Impôt sur les sociétés (option IR) |
| Régime social du dirigeant | Travailleur indépendant | Travailleur indépendant | Assimilé salarié |
| Plafond de chiffre d’affaires | 83 600 € | Aucun | Aucun |
| Formalités de création | Simples | Statuts à établir | Statuts à établir |
La micro-entreprise pour un chauffeur livreur en restauration
La micro-entreprise est le statut le plus simple pour un chauffeur livreur en restauration qui débute. La gestion reste allégée et les cotisations se calculent sur le chiffre d’affaires encaissé, au taux de 21,2 %. Le plafond s’élève à 83 600 € pour une activité de livraison. En contrepartie, le micro-entrepreneur ne déduit aucune charge et engage son patrimoine professionnel.
L’EURL pour un chauffeur livreur en restauration
L’EURL est une société à associé unique qui protège le patrimoine personnel du chauffeur livreur en restauration. Sa responsabilité se limite aux apports. Les bénéfices sont soumis à l’impôt sur le revenu, avec une option possible pour l’impôt sur les sociétés, et le dirigeant relève du régime des travailleurs indépendants. Ce statut convient à un livreur qui dépasse le plafond de la micro-entreprise ou qui veut déduire ses charges réelles, comme le carburant et l’entretien du véhicule.
La SASU pour un chauffeur livreur en restauration
La SASU offre le cadre le plus souple pour un chauffeur livreur en restauration qui vise la croissance. Elle ne compte qu’un actionnaire unique, dont la responsabilité se limite aux apports. Son président rémunéré est assimilé salarié, donc couvert par le régime général, mais sans assurance chômage. Les bénéfices relèvent de l’impôt sur les sociétés. La SASU facilite l’entrée d’investisseurs ou l’embauche de chauffeurs, au prix de formalités et de cotisations plus lourdes.
Les démarches de création d’entreprise du chauffeur livreur en restauration
La création d’une entreprise de chauffeur livreur en restauration suit plusieurs étapes :
- Vérifier que votre activité de transport respecte la réglementation applicable ;
- Choisir votre statut juridique selon votre projet ;
- Constituer votre dossier et le déclarer sur le guichet unique de l’INPI ;
- Obtenir votre numéro SIRET auprès de l’INSEE ;
- Souscrire une assurance professionnelle adaptée à la livraison ;
- Ouvrir un compte bancaire dédié à votre activité professionnelle.
La déclaration se fait sur le guichet unique de l’INPI, soit par vous-même, soit avec l’aide d’un professionnel comme une plateforme juridique telle que LegalPlace.

Quel budget pour devenir chauffeur livreur en restauration ?
Le budget pour devenir chauffeur livreur en restauration varie fortement selon la voie choisie. Le salariat ne demande presque aucun investissement. L’installation à son compte suppose, elle, un véhicule, une assurance et des frais de création.
Le budget du chauffeur livreur en restauration salarié
Le chauffeur livreur en restauration salarié n’a presque aucun budget à prévoir. L’employeur fournit le véhicule et prend en charge son entretien comme son carburant. Les seules dépenses possibles concernent une formation, comme le CAP conducteur livreur ou l’hygiène alimentaire HACCP, souvent finançable par France Travail ou le compte personnel de formation.
Le budget du chauffeur livreur en restauration indépendant
S’installer comme chauffeur livreur en restauration indépendant demande un budget de départ plus conséquent. Le poste principal reste le véhicule, surtout s’il doit être frigorifique. S’ajoutent la capacité de transport, l’assurance et les frais de création de l’entreprise :
| Poste de dépense | Budget indicatif |
|---|---|
| Véhicule utilitaire d’occasion | 8 000 à 20 000 € |
| Option frigorifique (achat ou aménagement) | 3 000 à 10 000 € |
| Formation à la capacité de transport léger | à partir de 300 € |
| Assurance professionnelle et du véhicule | 1 000 à 2 500 € par an |
| Création en micro-entreprise | 0 € |
| Création en société (EURL ou SASU) | à partir de 124 € d’annonce légale et 33,83 € de frais de greffe |
À ces dépenses s’ajoute la capacité financière exigée pour l’autorisation d’exercer, soit 1 800 € de capitaux propres pour le premier véhicule, que vous devez pouvoir justifier sans forcément les débourser.
Le chauffeur livreur en restauration exerce en salariat, sans diplôme obligatoire, ou en indépendant avec davantage de liberté et de responsabilités. Le choix du statut dépend du volume d’activité visé, entre la micro-entreprise pour débuter simplement et la société pour grandir. Le point à ne pas négliger reste la réglementation du transport léger de marchandises, qui impose une capacité professionnelle et une autorisation d’exercer dès que vous roulez à votre compte, en véhicule motorisé, pour livrer les marchandises de vos clients.
Dernière mise à jour le 03/11/2026
FAQ
Combien gagne un chauffeur livreur en restauration par mois ?
Un chauffeur livreur en restauration salarié débutant gagne entre le SMIC, soit 1 867,02€ brut, et environ 2 200 € brut par mois. Le salaire progresse avec l’expérience, les horaires de nuit et les primes de tournée. En indépendant, la rémunération dépend du nombre de clients et des tarifs pratiqués.
Peut-on être chauffeur livreur en restauration sans permis poids lourd ?
Oui. Le permis B suffit pour un chauffeur livreur en restauration qui conduit un véhicule de moins de 3,5 tonnes, ce qui couvre l’essentiel des tournées. Le permis C1 ou C n’est requis qu’au-delà de ce tonnage, pour les poids lourds.
Un chauffeur livreur en restauration en scooter doit-il une capacité de transport ?
Oui. Un scooter est un véhicule motorisé, donc le chauffeur livreur en restauration qui l’utilise pour le compte d’autrui doit détenir la capacité professionnelle de transport léger et s’inscrire au registre des transporteurs. Seule la livraison à vélo non motorisé en est dispensée.
Quel est le meilleur statut pour un chauffeur livreur en restauration qui débute ?
La micro-entreprise convient à un chauffeur livreur en restauration qui démarre avec peu de volume, grâce à sa gestion allégée et un plafond de 83 600 €. L’EURL ou la SASU s’imposent pour un projet plus ambitieux, avec plusieurs véhicules ou un chiffre d’affaires supérieur à ce plafond.
Un chauffeur livreur en restauration en micro-entreprise paie-t-il la TVA ?
Non, tant que son chiffre d’affaires reste sous 37 500 € par an. Le chauffeur livreur en restauration bénéficie alors de la franchise en base de TVA. Au-delà du seuil majoré de 41 250 €, il doit facturer et reverser la TVA.
Peut-on cumuler un emploi salarié et une activité de chauffeur livreur en restauration ?
Oui. Un salarié peut créer une micro-entreprise de chauffeur livreur en restauration en complément de son emploi, sauf clause d’exclusivité dans son contrat de travail. Il cumule ses revenus et cotise sur son chiffre d’affaires indépendant au taux de 21,2 %. Un agent public reste soumis à une autorisation de cumul d’activités.
Sources de l'article
- Article L3211-1 du Code des transports
- Articles R3211-1 et suivants du Code des transports
- Article L3452-6 du Code des transports
- Article R311-1 du Code de la route
- Article 50-0 du Code général des impôts
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