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  • Le président de SASU ne cotise pas à l’assurance chômage, il n’ouvre aucun nouveau droit, mais conserve l’ARE acquise avant la création de sa société.
  • Sans rémunération, le président de SASU maintient 100 % de son ARE, dès qu’il se rémunère, France Travail déduit 70 % du brut de l’allocation mensuelle.
  • L’ARCE verse au président de SASU 60 % des droits ARE restants, en deux versements égaux à six mois d’intervalle.
  • À défaut d’ARE, l’ATI indemnise l’indépendant à 26,30 € par jour (environ 800 € par mois) pendant 182 jours, sans renouvellement.

Vous percevez le chômage et vous envisagez de créer une SASU ? La réponse est oui, vous pouvez conserver vos allocations, sous conditions. Président de SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle), vous ne cotisez pas à l’assurance chômage. Vous n’ouvrez donc aucun nouveau droit, mais vous conservez l’ARE acquise avant la création de votre société.Le régime social de la SASU et vos choix de gestion déterminent ce que vous continuez à percevoir. Trois options s’offrent à vous, maintenir l’ARE tant que vous ne vous versez pas de rémunération, la cumuler partiellement avec un salaire, ou opter pour l’ARCE, un versement en capital égal à 60 % de vos droits restants. Nous détaillons chacune d’elles ci-dessous, du maintien du chômage en SASU jusqu’à la fin de vos droits.

Quel statut faut-il avoir pour continuer à toucher le chômage avec une SASU ?

Pour continuer à toucher le chômage avec une SASU, tout dépend de votre statut de rémunération. Le président qui ne se verse aucun salaire conserve l’intégralité de son ARE, tandis que celui qui se rémunère bascule dans un cumul partiel et plafonné.

Le statut de président non rémunéré

Un président de SASU peut choisir de ne pas percevoir de rémunération pour conserver l’intégralité de ses allocations chômage. Cette décision stratégique doit être formalisée par un procès-verbal ou directement inscrite dans les statuts juridiques de la société.

La validation de ce statut auprès de France Travail exige la présentation de documents attestant l’absence de rémunération. Le dirigeant conserve alors son inscription comme demandeur d’emploi et perçoit 100% de ses droits acquis.

Cette configuration s’avère particulièrement avantageuse pendant la phase de création d’entreprise. Le dirigeant peut développer son activité sereinement tout en bénéficiant d’un revenu stable via ses indemnités mensuelles.

Cumuler l’ARE et une rémunération de président de SASU

Depuis avril 2025, le cumul de l’ ARE avec les revenus d’une activité non salariée est plafonné, le total des allocations versées après la création ne peut dépasser 60 % du reliquat de vos droits au moment où vous démarrez.

Concrètement, avec un reliquat correspondant à 24 mois de droits, le cumul se poursuit jusqu’à épuisement de l’équivalent de 60 % de ce reliquat, soit environ 14 mois d’allocations mobilisables. Ce mécanisme accompagne une montée en puissance progressive de votre activité.

Lorsque vous vous versez une rémunération de président, France Travail retranche chaque mois 70 % de ce brut du montant de votre ARE. La part non versée n’est pas perdue, elle est reportée et prolonge d’autant votre durée d’indemnisation. Votre rémunération mensuelle brute ne doit pas dépasser votre ancien salaire de référence.
Pour aller plus loin, consultez notre guide sur le cumul entre chômage et création d’entreprise .

À quelles aides à la création avez-vous droit ?

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Comment s’actualiser sur France Travail quand on a une SASU ?

La déclaration mensuelle s’effectue du 28 du mois en cours jusqu’au 15 du mois suivant sur votre espace personnel France Travail. Cette démarche obligatoire permet le versement de vos allocations.

Pour garantir un paiement rapide, actualisez votre situation dès l’ouverture de la période. Le versement intervient généralement 4 jours après votre déclaration, selon les délais bancaires.

En tant que président de SASU, mentionnez précisément vos revenus professionnels lors de l’actualisation.

N’oubliez pas de joindre les justificatifs demandés, bulletins de salaire ou attestation comptable de non-rémunération. Une erreur ou un oubli risquerait de suspendre vos versements.

L’ARE et la SASU : modalités et fonctionnement

Comment sont calculés vos droits ARE restants en SASU ?

Le montant de votre ARE dépend de votre salaire journalier de référence, établi à partir des rémunérations soumises à cotisations perçues pendant votre période d’emploi. À la durée d’indemnisation issue de vos périodes travaillées s’applique un coefficient de 0,75, prévu par la convention d’assurance chômage du 15 novembre 2024, pour 12 mois d’activité ouvrant des droits, la durée d’allocation est ainsi ramenée à environ 9 mois.

Le versement est mensualisé sur une base de 30 jours, quel que soit le nombre de jours du mois, ce qui facilite la lisibilité de vos ressources. En 2026, l’allocation journalière minimale s’élève à 32,13 euros, sous réserve des conditions d’attribution.

Les revenus compatibles avec l’ARE

La rémunération du président de SASU peut prendre plusieurs formes tout en restant compatible avec l’ARE. Les revenus issus d’une activité salariée annexe s’additionnent aux revenus de votre SASU dans la limite du plafond autorisé par France Travail.

Les revenus locatifs et les plus-values mobilières n’affectent pas le montant de vos allocations chômage. Ces sources de revenus complémentaires constituent une opportunité intéressante pour diversifier vos ressources pendant la phase de développement de votre entreprise.

Le versement d’une prime exceptionnelle ou d’une participation aux bénéfices suit des règles particulières. Ces éléments de rémunération doivent être déclarés à France Travail qui évaluera leur impact sur le maintien de vos droits.

Déclarer les dividendes de SASU pendant l’ARE

Les dividendes perçus en tant qu’associé unique ne sont pas des revenus d’activité, ils n’entrent pas dans le calcul du cumul avec l’ARE et ne réduisent pas vos allocations. Vous les reportez dans la case 2DC de votre déclaration de revenus, même si votre SASU a déjà acquitté les prélèvements sociaux.

Deux options s’offrent à vous, le prélèvement forfaitaire unique (PFU), au taux de 31,4 % en 2026, ou le barème progressif de l’impôt sur le revenu avec un abattement de 40 %. Le choix s’effectue lors de votre déclaration annuelle, selon votre situation fiscale.

Conservez les procès-verbaux d’assemblée générale et les justificatifs bancaires qui attestent du versement, l’administration fiscale peut les solliciter lors d’un contrôle ultérieur.

L’ARCE : une alternative au versement mensuel

L’ARCE pour créer son entreprise

L’ARCE permet de percevoir une partie de vos droits sous forme de capital plutôt qu’en versements mensuels, pour financer les investissements du démarrage.

Le premier versement, égal à la moitié de l’aide, intervient au démarrage de l’activité. Le second, correspondant à l’autre moitié, est versé six mois plus tard, à condition que votre activité soit toujours en cours. Depuis le 1er avril 2025, ce second versement n’est plus dû si vous reprenez un emploi en CDI à temps plein avant son échéance.

Les conditions d’obtention de l’ARCE

Pour accéder à l’ARCE, vous devez remplir plusieurs critères essentiels. La première exigence consiste à bénéficier de l’Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi au moment de votre demande.

Un autre prérequis majeur réside dans l’obtention de l’ACRE, cette exonération partielle des charges sociales accordée par l’URSSAF. La création ou reprise de votre SASU doit obligatoirement intervenir après la fin de votre dernier contrat de travail.

Le dossier à constituer requiert des documents précis :

  • Un justificatif de création d’entreprise (extrait K-bis) ;
  • Une attestation d’obtention de l‘ACRE ;
  • Le formulaire de demande d’ARCE disponible sur votre espace France Travail.

Le montant de l’ARCE : 60 % des droits ARE restants

Le montant de l’ARCE correspond à 60 % du capital restant de vos droits ARE au moment de la création. Par exemple, pour un droit initial de 20 000 euros, l’ARCE représente 12 000 euros.

Une déduction de 3 % s’applique pour le financement des retraites complémentaires : dans notre exemple, le montant final atteint 11 640 euros. Le calcul repose sur les allocations nettes. Un simulateur en ligne, sur votre espace France Travail, estime le montant personnalisé.

Contrairement au maintien de l’ARE, l’option pour l’ARCE ne permet pas de valider de trimestres de retraite de base.

L’ATI : une solution pour les indépendants

Les critères d’éligibilité pour l’ATI

L’allocation des travailleurs indépendants (ATI) s’adresse au dirigeant dont l’entreprise a cessé son activité, pas à celui qui l’exerce encore. Pour un président de SASU, elle intervient donc après la fermeture de la société. Vous y avez droit si vous remplissez l’ensemble des conditions suivantes :

  • La cessation résulte d’une liquidation judiciaire, d’un redressement judiciaire avec remplacement du dirigeant, ou d’un arrêt total et définitif reconnu non viable. Dans ce dernier cas, un tiers de confiance (souvent votre expert-comptable) atteste de la non-viabilité, caractérisée par une baisse de revenus d’au moins 30 % sur un an.
  • Vous avez exercé cette activité sans interruption pendant au moins 24 mois, dans une seule et même entreprise.
  • Vous avez perçu au moins 10 000 euros de revenus par an (7 500 euros à Mayotte) sur l’une des deux dernières années.
  • Vos ressources personnelles, hors activité, restent inférieures au montant du RSA pour une personne seule.
  • Vous vous inscrivez comme demandeur d’emploi dans les 12 mois qui suivent la liquidation ou la cessation.

Le montant de l’ATI

L’allocation des travailleurs indépendants s’élève à 26,30 euros par jour, soit environ 800 euros par mois. Elle est versée mensuellement sur une base de 30 jours calendaires, quel que soit le mois concerné. À Mayotte, le montant journalier se situe à 19,73 euros, pour une allocation mensuelle d’environ 600 euros.

La durée de versement de l’ATI : 182 jours

L’ATI se verse pendant 182 jours calendaires maximum, une période non renouvelable qui démarre dès votre inscription comme demandeur d’emploi. Elle est versée sans différé d’indemnisation ni délai d’attente.

Le paiement s’interrompt automatiquement si vous reprenez une activité professionnelle ou créez une nouvelle entreprise avant la fin des six mois réglementaires.

Que se passe-t-il à la fin des droits au chômage lorsqu’on a une SASU ?

Lorsque vos allocations arrivent à leur terme, le président de SASU ne dispose d’aucun filet de sécurité automatique, faute d’avoir cotisé à l’assurance chômage. Plusieurs solutions permettent toutefois d’amortir cette fin de droits comme notamment anticiper avec une assurance perte d’emploi privée, mobiliser les aides publiques encore ouvertes une fois l’ARE épuisée (RSA, ATI), puis préparer un rebond grâce à l’accompagnement à la reconversion.

La souscription à une assurance privée

Une assurance perte d’emploi privée (garantie sociale des chefs et dirigeants d’entreprise) peut sécuriser votre situation en cas de révocation ou de non-renouvellement de votre mandat.

Le niveau de cotisation et de couverture varie selon les contrats. Selon les offres, la durée d’indemnisation peut aller de 12 à 24 mois, avec des délais de carence de l’ordre de 30 à 90 jours et un taux d’indemnisation pouvant approcher 70 % du revenu de référence. Comparez précisément les conditions avant de souscrire.

Les aides après l’épuisement des droits à l’ARE

Une fois vos droits à l’ARE épuisés, aucune allocation chômage spécifique n’est prévue au seul motif d’avoir dirigé une SASU.

Selon votre situation, vous pouvez solliciter le revenu de solidarité active (RSA) auprès de la CAF si vos ressources sont inférieures aux plafonds en vigueur. L’ATI, présentée plus haut, reste par ailleurs mobilisable lorsque ses conditions sont réunies.

Un accompagnement personnalisé demeure accessible auprès de France Travail pour préparer votre rebond professionnel.

La reconversion professionnelle

La transformation d’un parcours s’appuie sur un accompagnement France Travail, un conseiller analyse les compétences acquises comme dirigeant pour les valoriser dans un nouveau projet. Le bilan de compétences en constitue souvent la première étape. Plusieurs voies s’ouvrent à vous :

  • Formation qualifiante ;
  • Validation des acquis de l’expérience ;
  • Création d’une nouvelle structure dans un secteur différent.
Le compte personnel de formation (CPF) peut financer le bilan de compétences et une partie de ces démarches, dans la limite de vos droits acquis.

Quelles sont les stratégies de rémunération en SASU ?

L’optimisation salaire et dividendes

Après la fin de vos droits au chômage, l’équilibre entre rémunération de président et dividendes devient central. Pour valider quatre trimestres de retraite en 2026, il faut déclarer une rémunération annuelle d’au moins 600 fois le SMIC horaire, soit environ 7 400 euros bruts.

Les dividendes peuvent être versés une à deux fois par an selon la trésorerie. Soumis au PFU, ils supportent un prélèvement global de 31,4 %, pour 10 000 euros de dividendes bruts, vous percevez donc 6 860 euros nets.

La gestion fiscale des revenus

Le régime de l’impôt sur les sociétés ouvre droit à un taux réduit de 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfices, sous conditions.

Le choix du calendrier fiscal s’avère stratégique pour la trésorerie de l’entreprise. La clôture d’exercice peut être fixée à une date différente du 31 décembre, permettant une meilleure répartition des charges fiscales sur l’année.

Les avantages en nature comme le véhicule de fonction ou le matériel professionnel méritent une attention particulière. Leur déductibilité fiscale reste soumise à des conditions strictes de justification et d’utilisation professionnelle.

Un plan d’épargne entreprise permet également de bénéficier d’une fiscalité avantageuse sur l’épargne salariale, tout en préparant sereinement l’avenir.

Les abattements d’impôts possibles

Les dirigeants de SASU bénéficient d’un abattement forfaitaire de 10 % sur leur rémunération, comme les salariés, appliqué automatiquement lors de la déclaration.

Un abattement spécifique existe par ailleurs pour les contribuables de plus de 65 ans dont le revenu net global reste inférieur à un plafond révisé chaque année. La déduction des frais réels constitue une alternative à l’abattement forfaitaire : elle permet de soustraire les dépenses professionnelles justifiées (transport, repas, formation, équipement).

Cas particuliers et situations spécifiques

Certaines situations modifient vos droits au chômage en dehors du schéma classique. La liquidation judiciaire de la SASU ouvre l’accès à l’ATI, le cumul avec un emploi salarié peut rouvrir de nouveaux droits, et la cession de la société suppose d’anticiper son impact sur vos indemnisations. Chacun de ces cas obéit à ses propres règles.

La liquidation judiciaire de la SASU

Face à des difficultés insurmontables, la liquidation judiciaire de la SASU est prononcée par le tribunal, qui désigne un mandataire pour piloter les opérations.

Dans ce cas, vous pouvez, sous conditions, prétendre à l‘allocation des travailleurs indépendants (ATI), environ 800 euros par mois pendant six mois, à condition d’avoir généré au moins 10 000 euros de revenus par an sur l’une des deux dernières années et de disposer de ressources inférieures au RSA. L’inscription comme demandeur d’emploi déclenche l’examen du dossier.

Le dossier à constituer rassemble les documents essentiels :

  • Jugement de liquidation ;
  • Bilans comptables ;
  • Attestation de revenus validée par un expert-comptable.
Une fois accepté, l’inscription comme demandeur d’emploi déclenche automatiquement le versement des indemnités.

Le cumul avec un emploi salarié

La combinaison d’une activité salariée avec votre rôle de président de SASU offre un double avantage sécurisant. Cette stratégie permet non seulement de générer des revenus stables mais aussi d’ouvrir de nouveaux droits aux allocations futures.

Pour rester dans la légalité, votre contrat de travail doit préciser une durée hebdomadaire compatible avec vos responsabilités de dirigeant. Un temps partiel de 24 heures représente souvent un bon compromis.

Les cotisations sociales s’appliquent distinctement sur chaque revenu : vos salaires d’un côté et votre rémunération de président de SASU de l’autre. Cette séparation claire facilite la gestion administrative et préserve vos droits sociaux.

La vente ou cession de l’entreprise

La cession d’une SASU requiert une préparation minutieuse pour préserver vos droits aux allocations chômage. Un audit préalable permet d’établir une valorisation précise de votre société, élément clé pour négocier le prix de vente.

Les modalités de paiement influencent directement vos futures indemnisations : un versement unique déclenche immédiatement vos droits, tandis qu’un paiement échelonné modifie le calendrier des allocations.

La transmission des documents sociaux au repreneur s’accompagne d’obligations légales spécifiques. France Travail exige notamment une attestation détaillée du montant de la transaction et la date effective du transfert de propriété.

Un expert-comptable vérifiera la conformité fiscale de l’opération, garantissant ainsi la continuité de vos droits sociaux après la vente.
    Le président de SASU ne cotise pas à l’assurance chômage, il ne peut donc pas ouvrir de nouveaux droits, mais il conserve l’ARE acquise avant la création de sa société. Sans rémunération, l’allocation est maintenue à 100 %, dès qu’une rémunération est versée, France Travail en déduit 70 % du brut, le reliquat étant reporté. L’ARCE offre une alternative en capital, à hauteur de 60 % des droits restants, tandis que l’ATI (26,30 euros par jour pendant 182 jours) et, à défaut, le RSA constituent des filets de sécurité en fin de droits. Un arbitrage réfléchi entre salaire et dividendes, avec l’appui d’un expert-comptable, permet ensuite de sécuriser durablement vos revenus.

Créer ma SASU

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 22/07/2026

FAQ

Est-il possible de créer une SASU et de toucher le chômage en 2026 ?

Oui. Vous devez déclarer votre création d’entreprise à France Travail et, dans un premier temps, ne pas vous verser de rémunération : vous continuez alors à percevoir vos allocations. Vous pouvez aussi opter pour un versement partiel de vos droits en capital via l’ARCE. Ce dispositif sécurise le lancement de votre activité.

Quel statut juridique est le plus avantageux pour toucher le chômage en 2026 ?

La SASU est souvent citée comme le statut le plus souple : le président peut choisir de ne pas se verser de rémunération tout en développant son activité. En l’absence de salaire, l’ARE acquise est maintenue, ce qui sécurise les débuts. La SASU offre ainsi une bonne flexibilité entre création d’entreprise et maintien des droits.

Peut-on toucher le chômage en étant président d'une SASU ?

Oui, à condition de ne pas se verser de rémunération. Tant que vous restez sans salaire, vous êtes considéré comme créateur non rémunéré et continuez à percevoir l’ARE. Il reste essentiel de déclarer votre situation à France Travail et de respecter l’actualisation mensuelle.

Quelle est la différence entre l'ARE et l'ARCE en 2026 ?

L’ARE (aide au retour à l’emploi) est versée mensuellement, sous réserve de ne pas se rémunérer ou d’un cumul plafonné. L’ARCE (aide à la reprise ou à la création d’entreprise) consiste en un versement en capital de 60 % des droits restants, en deux fois. L’ARE offre un maintien progressif, l’ARCE un apport de trésorerie immédiat. Le choix dépend de vos besoins et de votre projet.

Un président de SASU rémunéré peut-il toucher le chômage ?

Oui, mais partiellement. Dès qu’une rémunération de président est versée, France Travail déduit 70 % de son montant brut de l’ARE mensuelle ; la fraction non versée est reportée et prolonge la durée d’indemnisation. Le maintien de l’ARE à 100 % suppose, lui, une absence totale de rémunération.

Les dividendes d'une SASU réduisent-ils l'ARE ?

Non. Les dividendes perçus par l’associé unique ne sont pas des revenus d’activité : ils n’entrent pas dans le calcul du cumul et ne diminuent pas l’ARE. Ils sont soumis au PFU de 31,4 % en 2026, ou au barème progressif de l’impôt sur le revenu avec un abattement de 40 %.

Quelle différence entre l'ARCE et l'ACRE en SASU ?

L’ARCE et l’ACRE sont deux dispositifs distincts. L’ARCE, versée par France Travail, correspond à 60 % des droits ARE restants payés en capital. L’ACRE, gérée par l’URSSAF, est une exonération partielle de charges sociales la première année. Obtenir l’ACRE est d’ailleurs une condition pour percevoir l’ARCE.

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Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris