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  • En SASU, l’actionnaire unique vend ses actions sans demander l’accord de personne, puisqu’il détient la totalité du capital.
  • Céder une partie seulement de ses actions fait entrer un nouvel actionnaire et transforme automatiquement la SASU en SAS alors que céder l’intégralité revient à vendre la société.
  • L’acte de cession des titres de la SASU écrit reste facultatif, mais l’inscription de l’opération dans le registre des mouvements de titres est obligatoire.
  • La plus-value réalisée par le cédant en SASU est taxée à 31,4 % au titre du prélèvement forfaitaire unique, sauf option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Vous gérez une SASU et vous envisagez de vendre vos actions, en totalité ou pour partie ? L’opération obéit à des règles précises et touche directement la forme de votre société ainsi que votre fiscalité personnelle. Voici comment procéder, ce que vous devez déclarer, et combien l’opération vous coûtera réellement.

Qu’est-ce que la cession d’actions en SASU ?

Céder ses actions consiste à transmettre à un acheteur les droits que vous détenez dans le capital de votre société. Dans le vocabulaire juridique, vous êtes le cédant et l’acheteur est le cessionnaire. Comme la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) ne compte qu’un seul actionnaire, ces actions vous appartiennent en totalité.

La cession peut se faire à titre onéreux, c’est-à-dire contre un prix, il s’agit alors d’une vente. Elle peut aussi se faire à titre gratuit, sans contrepartie financière, et prend dans ce cas la forme d’une donation d’actions.

La cession d’actions peut juridiquement se conclure à 1 euro symbolique, mais cette hypothèse reste rare. Un prix manifestement inférieur à la valeur réelle des titres expose la vente à un redressement de l’administration fiscale. Mieux vaut fixer un prix cohérent avec la valeur de la société.

Cession totale ou partielle d’actions de la SASU

Le nombre d’actions vendues en SASU change complètement la nature de l’opération. Deux situations se présentent à vous :

  • La cession totale, vous vendez l’ensemble de vos actions, ce qui revient à vendre votre entreprise. L’acheteur devient le nouvel actionnaire unique de la SASU ;
  • La cession partielle, vous ne vendez qu’une fraction de vos actions. Un second actionnaire entre alors au capital à vos côtés, ce qui transforme automatiquement la SASU en SAS.

Léa dirige seule une SASU spécialisée dans le e-commerce. Elle cède 25 % de ses actions à un investisseur pour financer son développement. Comme un second actionnaire entre au capital, la SASU de Léa perd son caractère unipersonnel et devient une SAS.

La transformation de la SASU en SAS après une cession partielle d’actions

Dès qu’un deuxième actionnaire rejoint le capital, la SASU perd son caractère unipersonnel et devient de plein droit une SAS. Aucune décision de transformation n’est nécessaire et aucune nouvelle société n’est créée, puisque la SASU n’est rien d’autre qu’une SAS à actionnaire unique. Cette bascule découle mécaniquement de la présence de plusieurs actionnaires.

Cette bascule de la SASU vers la SAS doit toutefois être régularisée pour être opposable aux tiers, même si la société ne change pas de forme juridique et conserve son numéro SIREN. La transformation d’une SASU en SAS se résume alors à quelques formalités :

  • Mettre à jour les statuts pour tenir compte de la présence de plusieurs actionnaires, nouvelle répartition du capital, modalités des décisions collectives et suppression des mentions propres à l’actionnaire unique ;
  • Déclarer cette modification sur le guichet unique de l’INPI, qui répercute le changement au registre du commerce et des sociétés ;
  • Prévoir ou actualiser les clauses d’agrément et de préemption destinées à encadrer les futures cessions entre actionnaires.

Avec LegalPlace, modifiez vos statuts en quelques minutes seulement. Il vous suffit de répondre à un questionnaire adapté à votre modification (changement de dirigeant, dénomination, siège social…). LegalPlace génère automatiquement les documents et vous guide à chaque étape.

Les clauses statutaires encadrent-elles la cession en SASU ?

Tant que vous êtes seul actionnaire de la SASU, aucune clause ne peut freiner votre liberté de vendre. Les mécanismes de contrôle prévus par le Code de commerce supposent l’existence de plusieurs actionnaires à protéger. En SASU, vous décidez seul et vendez quand vous le souhaitez. Les clauses d’agrément, de préemption et d’inaliénabilité deviennent utiles au moment où votre société accueille de nouveaux actionnaires et passe en SAS. Elles servent alors à organiser les futures cessions et à garder la main sur l’entrée de personnes extérieures :

  • La clause d’agrément soumet toute cession à l’accord des actionnaires. Elle permet de filtrer l’entrée de nouveaux venus dans la société ;
  • La clause de préemption accorde aux actionnaires en place un droit de priorité pour racheter les actions avant qu’elles ne soient proposées à un tiers ;
  • La clause d’inaliénabilité interdit la vente des actions pendant une durée déterminée, plafonnée à 10 ans par l’article L227-13 du Code de commerce.

Inès détient l’intégralité d’une SASU de conseil en communication. Avant d’accueillir un actionnaire, elle inscrit dans ses statuts une clause d’agrément à l’unanimité. Le jour où un tiers voudra racheter des actions du futur actionnaire, l’entrée de ce nouveau venu sera soumise à son accord.

Vous pouvez anticiper l’ouverture de votre capital dès la création de la SASU en prévoyant ces clauses dans vos statuts. Elles resteront sans effet tant que vous êtes seul, puis s’appliqueront dès l’arrivée d’un second actionnaire.

Pourquoi prévoir des clauses de cession dès la création de la SASU ?

Insérer ces clauses dans les statuts dès la création de la SASU vous évite une négociation difficile plus tard. Tant que vous êtes seul actionnaire, vous les ajoutez ou les modifiez librement. Une fois un second actionnaire entré au capital, toute modification exige son accord, ce qui réduit votre marge de manœuvre.

Anticiper vous permet de fixer à l’avance les règles applicables aux futures ventes, à savoir le prix, les délais et les personnes autorisées à racheter les actions. Cette précaution est utile si vous comptez ouvrir votre capital à des investisseurs.

Thomas crée une SASU dans la tech et prévoit de lever des fonds sous deux ans. Dès la rédaction de ses statuts, il inscrit une clause de préemption à son profit. Si un futur actionnaire décide de revendre ses actions, Thomas pourra les racheter en priorité, avant tout tiers, et garder le contrôle de son capital.

Quelles sont les étapes pour céder ses actions en SASU ?

La cession d’actions en SASU suit un déroulé précis, que vous vendiez tout ou partie de vos titres. Sept étapes structurent l’opération, de la fixation du prix jusqu’à la mise à jour des statuts :

  • Fixer le prix de cession des actions ;
  • Rédiger l’acte de cession ;
  • Transférer les actions par virement de compte à compte ;
  • Inscrire la cession au registre des mouvements de titres ;
  • Enregistrement de la cession et paiement des droits ;
  • Mettre à jour les statuts si nécessaire ;
  • Mettre à jour la déclaration des bénéficiaires effectifs le cas échéant.

Étape 1 : Fixer le prix de cession des actions de la SASU

La cession commence par la fixation du prix de vente des actions. En SASU, vous fixez ce prix librement, en vous appuyant sur la valeur réelle de la société, c’est-à-dire ses résultats, sa trésorerie, sa clientèle et ses perspectives. Un prix cohérent avec cette valeur sécurise l’opération. Un montant manifestement sous-évalué exposerait la vente à un redressement de l’administration fiscale. Pour estimer cette valeur, trois méthodes servent de repère :

  • La méthode patrimoniale calcule l’actif net de la société, à savoir la valeur de ce qu’elle possède (matériel, trésorerie, stocks) diminuée de ses dettes ;
  • La méthode de rentabilité valorise la société d’après sa capacité à dégager des bénéfices, en appliquant un multiple à son résultat ou à son excédent brut d’exploitation ;
  • La méthode comparative s’appuie sur les prix constatés lors de cessions récentes d’entreprises similaires du même secteur.

Les méthodes de valorisation d’entreprise se combinent le plus souvent pour aboutir à un prix cohérent. Pour une société dont les comptes sont complexes, l’appui d’un expert-comptable aide à fixer une valorisation fiable et défendable face à l’administration fiscale.

Saisie des écritures, rapprochement bancaire, déclarations… la comptabilité peut représenter plusieurs heures par mois. ComptaPlace vous accompagne vos tâches comptables récurrentes pour vous faire gagner un temps précieux.

Sonia détient une SASU de vente en ligne dont les comptes affichent 60 000 euros de bénéfice annuel. Après valorisation, elle fixe le prix de ses actions à 180 000 euros, un montant en rapport avec la rentabilité et la clientèle de la société, ce qui écarte tout risque de requalification fiscale.

Étape 2 : Rédiger l’acte de cession d’actions de la SASU

La loi n’impose aucun écrit pour céder des actions de SASU. Un accord verbal suffit en théorie, mais l’acte écrit vous protège en cas de litige, car il fige noir sur blanc les conditions de la vente. L’acte de cession mentionne généralement les éléments suivants :

  • L’identité du cédant et du cessionnaire ;
  • Le nombre d’actions cédées ;
  • Le prix de la cession et son mode de paiement ;
  • Le délai de transfert des actions.

Nadia vend l’ensemble des actions de sa SASU de graphisme pour 15 000 euros. Bien que la loi ne l’y oblige pas, elle rédige un acte de cession détaillé. Six mois plus tard, un désaccord surgit sur le prix convenu, et l’acte écrit lui sert de preuve pour trancher le litige.

Étape 3 : Transférer les actions de la SASU par virement de compte à compte

En SASU, les actions ne prennent pas la forme d’un titre papier que l’on remettrait à l’acheteur. Leur propriété est inscrite dans des comptes individuels tenus par la société, à raison d’un compte par actionnaire. Le transfert s’effectue donc par une simple écriture. Les actions vendues sont retirées du compte du cédant et portées sur celui de l’acheteur, sur la base d’un ordre de mouvement signé par le vendeur. C’est cette inscription, et non la signature de l’acte de cession, qui rend l’acheteur officiellement propriétaire des titres.

Étape 4 : Inscrire la cession des actions de la SASU au registre des mouvements de titres

Pour rendre la cession d’actions de la SASU opposable à la société et aux tiers, vous devez la reporter dans le registre des mouvements de titres. Ce registre recense tous les transferts d’actions intervenus depuis la création de la société. Son actualisation reste obligatoire, même lorsque vous n’avez pas à modifier les statuts.

Karim rachète 100 % des actions d’une SASU de plomberie. Le vendeur oublie d’inscrire la cession dans le registre des mouvements de titres. Tant que cette inscription n’est pas faite, Karim ne peut pas opposer sa qualité de nouvel actionnaire aux tiers, ce qui bloque plusieurs démarches auprès de la banque.

Étape 5 : Enregistrer la cession d’actions de la SASU et payer les droits

Vous disposez d’un délai d’un mois pour déclarer la cession d’actions de la SASU au service des impôts. Si un acte a été signé, vous le déposez en deux exemplaires auprès du service de l’enregistrement, accompagné du paiement. En l’absence d’acte, vous déclarez la cession en ligne depuis votre espace professionnel ou à l’aide du formulaire CERFA 2759.

Déclarer la cession des actions de la SASU au service des impôts donne lieu au paiement d’un droit d’enregistrement, dû en principe par l’acheteur. L’article 726 du Code général des impôts fixe ce droit à 0,1 % du prix de cession, avec un minimum de 25 euros perçu par l’administration. L’acte peut toutefois prévoir que le cédant en supporte tout ou partie..

Élodie cède les actions de sa SASU de formation pour 80 000 euros. Le droit d’enregistrement s’élève à 0,1 % de ce montant, soit 80 euros. Comme cette somme dépasse le minimum de 25 euros, c’est bien 80 euros que l’acheteur verse au service des impôts.

Le droit d’enregistrement grimpe à 5 % lorsque la société est à prépondérance immobilière, c’est-à-dire lorsque plus de la moitié de son actif est composée d’immeubles non affectés à son activité. Vérifiez la composition de votre actif avant de chiffrer le coût de l’opération.

Étape 6 : Mettre à jour les statuts après la cession d’actions de la SASU

La modification des statuts n’est pas systématique après une cession d’actions en SASU. Elle s’impose uniquement lorsque les statuts fixent la répartition du capital ou mentionnent l’identité de l’actionnaire. Dans une cession partielle qui fait entrer un second actionnaire, la mise à jour des statuts devient nécessaire, puisque la SASU devient alors une SAS.

Étape 7 : Mettre à jour la déclaration des bénéficiaires effectifs lors d’une cession d’actions de la SASU

La cession d’actions de la SASU peut changer l’identité des bénéficiaires effectifs de la société, c’est-à-dire les personnes physiques qui détiennent plus de 25 % du capital ou des droits de vote. Deux situations imposent d’actualiser cette déclaration, la cession totale, qui fait entrer un nouveau propriétaire à la tête de la société et la cession partielle par laquelle un actionnaire franchit le seuil de 25 % du capital ou des droits de vote.

Vous disposez alors d’un délai de 30 jours à compter de la cession pour déposer la déclaration modificative des bénéficiaires effectifs sur le guichet unique de l’INPI.

Le défaut de mise à jour de la déclaration des bénéficiaires effectifs vous expose à une amende, voire à des sanctions pénales. Cette formalité est souvent oubliée après une cession, pensez à l’intégrer dans vos démarches.

Pourquoi prévoir une clause de garantie d’actif et de passif dans l’acte de cession de ses actions de SASU ?

Lorsque la cession d’actions de la SASU entraîne un changement de contrôle, l’acheteur redoute de découvrir après coup des dettes qu’il ignorait. La garantie d’actif et de passif répond à cette crainte. Par cette clause, vous garantissez l’exactitude des informations transmises sur la société, qu’il s’agisse des comptes, des contrats en cours, des dettes ou des litiges éventuels.

La clause de garantie d’actif et de passif protège l’acheteur dans deux cas de figure. D’abord, si une dette antérieure à la vente apparaît une fois l’opération conclue. Ensuite, si un élément d’actif se révèle surévalué par rapport au prix convenu. L’acheteur peut alors réclamer une indemnisation.

La clause de garantie d’actif et de passif doit figurer dans l’acte de cession ou dans un document séparé signé par les deux parties. Elle précise notamment :

  • La durée de la garantie, comprise le plus souvent entre 3 et 5 ans ;
  • Le montant plancher à partir duquel elle peut être actionnée ;
  • Le montant plafond au-delà duquel vous n’êtes plus tenu de payer ;
  • Les modalités de calcul de l’indemnisation.

Sofiane rachète une SASU de restauration pour 120 000 euros. Huit mois après la vente, un redressement fiscal de 9 000 euros portant sur une période antérieure à la cession fait surface. Grâce à la garantie d’actif et de passif signée avec le vendeur, Sofiane obtient le remboursement de cette dette qu’il ignorait.

Quand l’acheteur connaît déjà bien la société, par exemple parce qu’il en a été le dirigeant, les parties peuvent choisir de conclure une clause de non-garantie. Le cédant n’est alors plus tenu de couvrir le passif révélé après la vente.

Quelle fiscalité sur la plus-value de cession d’actions SASU ?

Si vous vendez vos actions de SASU plus cher que leur valeur d’origine, vous réalisez une plus-value. Cette plus-value, considérée fiscalement comme un gain sur valeurs mobilières, est imposable. Vous avez le choix entre deux modes d’imposition, le prélèvement forfaitaire unique ou le barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Mode d’imposition Prélèvement forfaitaire unique (PFU) Barème progressif
Impôt sur le revenu 12,8 % De 0 à 45 % selon la tranche
Prélèvements sociaux 18,6 % 18,6 %
Taux total 31,4 % Variable selon les revenus
Abattement pour durée de détention Non Oui, pour les titres acquis avant 2018

Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur la plus-value des actions de la SASU

À défaut de choix de votre part, votre plus-value sur la vente des actions de la SASU est taxée automatiquement au prélèvement forfaitaire unique, aussi appelé flat tax. Ce prélèvement combine %%taux_pfu_ir%% au titre de l’impôt sur le revenu et %%taux_prelevements_sociaux%% de prélèvements sociaux, soit une imposition totale de 31,4 %. Le taux des prélèvements sociaux est passé de 17,2 % à 18,6 % au 1er janvier 2026 sous l’effet de la loi de financement de la sécurité sociale.

Julien détient seul les actions de sa SASU de conseil en informatique, constituée avec un capital de 100 000 euros. Un concurrent lui rachète l’intégralité de ses titres pour 150 000 euros. Sa plus-value de 50 000 euros supporte 6 400 euros d’impôt sur le revenu et 9 300 euros de prélèvements sociaux. Julien verse donc 15 700 euros au total sur la cession.

L’option pour le barème progressif pour l’imposition de la plus-value de la cession d’actions de la SASU et les abattements

Vous pouvez renoncer au taux forfaitaire de %%taux_pfu_ir%% et opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu pour l’imposition de la plus-value réalisée lors de la cession des actions de la SASU. Cette option s’exerce en cochant la case 2OP de votre déclaration de revenus. Votre plus-value s’ajoute alors à vos autres revenus et suit votre tranche d’imposition, de 0 à 45 %. Les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus dans tous les cas.

Opter pour le barème progressif de l’IR devient intéressant quand vous pouvez bénéficier d’un abattement pour durée de détention. Cet avantage concerne uniquement les titres acquis ou souscrits avant le 1er janvier 2018. L’article 150-0 D du Code général des impôts distingue deux régimes :

  • L’abattement de droit commun, 50 % pour les titres détenus entre 2 et 8 ans, 65 % au-delà de 8 ans ;
  • L’abattement renforcé, réservé notamment aux PME de moins de 10 ans, 50 % entre 1 et 4 ans, 65 % entre 4 et 8 ans, 85 % au-delà de 8 ans.

Antoine cède pour 60 000 euros les actions d’une SASU qu’il avait souscrites en 2015, dégageant une plus-value de 40 000 euros. En optant pour le barème progressif, il profite d’un abattement de droit commun de 65 % au titre d’une détention de plus de 8 ans. Seuls 14 000 euros sont alors soumis à l’impôt sur le revenu, même si les prélèvements sociaux, eux, portent sur la totalité.

Un dirigeant de PME qui cède ses titres au moment de partir à la retraite peut profiter d’un abattement fixe de 500 000 euros. Cet avantage s’applique aux cessions réalisées jusqu’au 31 décembre 2031, quel que soit le mode d’imposition retenu. Le raisonnement rejoint celui de la plus-value sur cession de parts sociales.

Faut-il informer les salariés de la cession des actions de la SASU ?

L’obligation d’informer les salariés ne s’applique qu’aux SASU qui emploient du personnel. Beaucoup de SASU fonctionnent sans salarié, l’actionnaire unique étant souvent le seul à y travailler, mais rien n’empêche une SASU d’embaucher. Lorsque la société a des salariés, cette obligation joue si elle compte moins de 250 salariés, réalise un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros et que la vente porte sur plus de la moitié du capital. Quand ces conditions sont réunies, vous devez prévenir vos salariés de votre intention de vendre et de leur possibilité de présenter une offre de rachat. Vous restez libre de retenir ou non leur proposition, sans avoir à motiver un refus.

La loi du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique modifie les règles d’information des salariés à compter du 27 juillet 2026. Le délai d’information minimal passe de 2 mois à 1 mois pour les entreprises de moins de 50 salariés, et la sanction en cas d’oubli est plafonnée à 0,5 % du prix de vente.

Céder ses actions de SASU obéit à une logique simple. Seul maître du capital, vous vendez librement, mais chaque cession partielle transforme votre société en SAS et vous oblige à ouvrir vos statuts à un nouvel actionnaire. L’écrit n’est pas imposé, l’inscription au registre des mouvements de titres l’est. Côté budget, comptez 0,1 % de droits d’enregistrement et une imposition de la plus-value à 31,4 % au titre du prélèvement forfaitaire unique, sauf à préférer le barème progressif quand vos abattements le justifient.

FAQ

La cession d'actions en SASU est-elle obligatoirement constatée par un acte ?

La cession d'actions en SASU n'exige aucun écrit obligatoire selon la loi. Rédiger un acte reste vivement conseillé, car cet acte fixe les conditions de la vente et sert de preuve en cas de désaccord entre le cédant et l'acheteur.

Peut-on vendre les actions d'une SASU à 1 euro ?

Vendre les actions d'une SASU à 1 euro est juridiquement possible, mais risqué. Un prix nettement inférieur à la valeur réelle des titres peut être requalifié par l'administration fiscale et donner lieu à un redressement. Un prix cohérent avec la valeur de la société est préférable.

La cession d'actions transforme-t-elle toujours la SASU en SAS ?

La cession d'actions en SASU transforme la société en SAS uniquement en cas de cession partielle. Si un second actionnaire entre au capital, la SASU perd son caractère unipersonnel et devient une SAS. Une cession totale, à l'inverse, laisse un unique propriétaire et conserve la forme SASU.

Quel est le coût des droits d'enregistrement pour une cession d'actions SASU ?

Les droits d'enregistrement d'une cession d'actions SASU s'élèvent à 0,1 % du prix de cession, avec un minimum de 25 euros. Ce droit grimpe à 5 % pour les sociétés à prépondérance immobilière. Il est en principe réglé par l'acheteur.

Comment est imposée la plus-value de cession d'actions en SASU en 2026 ?

La plus-value de cession d'actions en SASU est soumise par défaut au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026, qui réunit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Le cédant peut opter pour le barème progressif s'il y a intérêt.

Faut-il un notaire pour céder des actions de SASU ?

Le recours à un notaire n'est pas obligatoire pour céder des actions de SASU. L'acte de cession peut être signé directement entre le cédant et l'acheteur. Un acte notarié apporte une sécurité juridique supplémentaire, mais génère des frais.

Doit-on modifier les statuts après une cession d'actions en SASU ?

La modification des statuts après une cession d'actions en SASU n'est nécessaire que si les statuts précisent la répartition du capital ou l'identité de l'actionnaire. La modification des statuts d'une SASU s'impose aussi lorsque la cession partielle fait basculer la société en SAS.
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Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 21/07/2026

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Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris