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  • Le terme de freelance ne désigne pas un statut en particulier, mais le fait de travailler en indépendant.
  • Actionnez plusieurs leviers différents (prospection, réseau, communication, etc.) pour décrocher des missions freelance régulières.
  • Votre taux journalier moyen (TJM) constitue votre base tarifaire pour fixer le prix de vos prestations.
  • À compter de septembre 2026, la facturation électronique devient obligatoire.

Décrocher des missions freelance est indispensable pour vivre de votre activité indépendante. Déterminez les leviers les plus intéressants selon votre cible et votre positionnement. Structurez votre activité dès la création de votre entreprise pour exercer sereinement et durablement.

Qu’est-ce qu’une mission freelance ?

Une mission freelance est une collaboration entre un indépendant et un client (une entreprise ou un particulier). Elle démarre à la signature d’un devis ou d’un contrat, et s’achève à la livraison de la prestation ou à l’échéance du contrat. Elle se déroule selon les termes du contrat de prestation et les conditions générales de vente du freelance.

Une mission freelance peut être ponctuelle ou récurrente. Le travailleur indépendant travaille auprès de plusieurs clients, et réalise des missions de nature similaire ou différente selon son secteur d’activité et son positionnement.

Sonia est rédactrice web et consultante SEO. Au mois de mars, elle collabore avec 7 entreprises différentes. Elle exécute 3 missions de rédaction, 2 missions d’audit SEO et 2 missions de consultation.

À la différence d’un salarié, le prestataire exerce son activité de façon indépendante. L’absence de lien de subordination est une condition essentielle (à défaut, la relation peut être requalifiée en contrat de travail). Le professionnel gère lui-même son entreprise et son développement commercial. Il exerce son activité sous le statut juridique de son choix (micro-entreprise, entreprise individuelle au régime réel, SASU, EURL).

Où trouver des missions freelance ?

En tant que freelance, vous pouvez décrocher des contrats de plusieurs façons différentes.

Par votre réseau

Vos collègues, vos anciens employeurs ou encore vos relations amicales peuvent vous recommander auprès de personnes en recherche de prestataires. Cette mise en relation rassure souvent le prospect, qui accorde plus facilement sa confiance. Vous pouvez développer votre réseau en échangeant régulièrement avec d’autres prestataires, en vous rendant dans des réunions locales ou en participant à des événements liés à votre secteur d’activité.

Par des plateformes freelance

Elles proposent la mise en relation entre les indépendants et les clients, et l’encadre parfois partiellement. Selon leur système de fonctionnement, ce sont directement les clients qui vous contactent (comme sur Malt) ou bien vous qui devez répondre à des annonces (comme sur Codeur).

En s’inscrivant sur des annuaires

Il existe à la fois des plateformes généralistes (comme les Pages Jaunes) et des annuaires spécialisés. Soignez votre profil et demandez des avis de vos anciens clients pour optimiser vos chances d’être contacté.

Par prospection

Contactez directement les personnes ou les entreprises avec lesquelles vous souhaitez collaborer. Échangez avec elles par mail, en envoyant un message sur les réseaux sociaux, ou en les appelant directement par téléphone.

Par les réseaux sociaux

Si LinkedIn reste le réseau professionnel de référence, vous pouvez aussi développer une présence et une stratégie de communication sur d’autres plateformes selon la nature de votre activité (Instagram, TikTok, Facebook, etc.). Créez un profil optimisé, publiez du contenu régulier et échangez avec d’autres internautes par messages privés.

En répondant à des annonces

Que ce soit sur les réseaux sociaux ou des sites d’offres d’emploi, de nombreuses annonces sont postées. Répondez rapidement si une proposition vous intéresse.

Par le référencement naturel

Optimisez votre fiche d’établissement Google pour attirer des clients près de chez vous. Adoptez aussi les bonnes pratiques du SEO pour optimiser votre site Internet et publiez des articles de blog pour attirer des prospects qualifiés depuis les moteurs de recherche.

En vous rendant dans des événements. Que ce soit des réunions organisées par des communautés de freelances dans votre ville ou des salons spécialisés, c’est l’occasion de rencontrer à la fois des partenaires professionnels et des clients en recherche de prestataires.

En intégrant des communautés de freelance

Vous rencontrez d’autres indépendants, nouez des relations, et pouvez être mis en relation avec des clients.

Ajustez votre développement commercial au profil de votre client. Les usages diffèrent selon votre secteur d’activité et le fait d’exercer en B2B ou B2C.

Quel statut juridique pour réaliser des missions freelance ?

La micro-entreprise

La micro-entreprise reste le statut privilégié par les freelances qui se lancent dans l’aventure de l’entrepreneuriat. Il est rapide à créer et facile à gérer, ce qui est idéal pour tester votre activité indépendante. Vous formez une unique entité avec votre entreprise. Vos obligations fiscales et comptables sont allégées au regard de celles des sociétés. Vous devez déclarer votre chiffre d’affaires à l’URSSAF et tenir un livre de recettes. En contrepartie de cet allégement, vous ne pouvez pas déduire vos charges professionnelles (l’administration applique déjà un abattement forfaitaire fiscal) ni dépasser un seuil de chiffre d’affaires annuel. Les plafonds sont de 83 600 € pour les prestations de services et 203 100 € pour la vente de produits et de marchandises.

La micro-entreprise est intéressante pour tester votre projet, exercer à côté d’un salariat ou conserver une gestion administrative simplifiée.

Entreprise individuelle

L’entreprise individuelle au régime réel est intéressante si vous souhaitez exercer seul votre activité indépendante tout en conservant une gestion simple. Les modalités de création sont allégées. Vous n’avez pas de statuts à rédiger ni de capital social à déposer. Contrairement à la micro-entreprise (qui partage le même statut, mais pas le même régime fiscal), vous n’êtes pas limité en termes de chiffres d’affaires. Vous pouvez aussi déduire vos charges professionnelles. C’est pourquoi vous devez tenir une comptabilité complète.

EURL

L’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) est une société unipersonnelle qui vous apporte un statut encadré et sécurisé. Votre patrimoine personnel et votre patrimoine professionnel sont séparés. Vous êtes responsable de votre entreprise à hauteur de vos apports, et vous êtes libre de fixer le capital social de votre choix. Vous êtes imposé par défaut à l’impôt sur le revenu (mais pouvez opter sous conditions à l’impôt sur les sociétés). Vous êtes affilié au régime des travailleurs non-salariés (TNS). Vous payez moins de cotisations qu’en SASU, mais votre protection sociale est globalement moins étendue. De nombreux entrepreneurs en EURL complètent leur couverture sociale avec des assurances complémentaires.

SASU

La SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) est appréciée par les freelances en croissance et ceux qui recherchent une vraie liberté d’organisation. Comme en EURL, vous êtes libre de déterminer le montant du capital social de votre choix et restez responsable à hauteur de vos apports. Votre entreprise est soumise par défaut à l’impôt sur les sociétés, mais vous pouvez opter pour l’impôt sur le revenu sur une durée limitée. Vous bénéficiez du régime des assimilés-salariés, qui vous offre une protection sociale renforcée, proche de celles des salariés. En échange, vos charges sociales sont plus élevées. En outre, la flexibilité de ce statut nécessite de bien cadrer vos clauses lors de la rédaction de vos statuts.

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Portage salarial

Le portage salarial est une solution alternative entre l’indépendance et le salariat. Les freelances se tournent vers ce statut pour bénéficier des avantages du salariat tout en restant 100 % indépendants. Vous devez alors signer un contrat avec la société de portage qui prend en charge la gestion administrative de votre structure contre le paiement de frais de gestion. Vous bénéficiez ainsi d’une protection sociale et cotisez pour le droit au chômage. Vous restez néanmoins libre de sélectionner vos missions et de faire évoluer votre entreprise. Le portage salarial est une solution intéressante si vous voulez tester votre activité en conservant les avantages du salariat.

Comment créer son entreprise en tant que freelance ?

Réaliser une étude de marché et un business plan

Avant de vous lancer pleinement dans l’aventure de l’entrepreneuriat, de nombreux freelances réalisent une étude de marché. Vous évaluez le profil de vos clients (besoins, problématiques, ressources financières, etc.), de vos concurrents (offres, tarifs moyens, spécialisations, etc.) et de votre marché (tendances, réglementation à suivre, etc.). Cette première évaluation vous aide à comprendre le milieu dans lequel vous allez évoluer, à ajuster vos offres et votre posture, et à vous assurer que votre projet est bien viable.

Complétez votre étude avec un prévisionnel financier. C’est une projection des finances de votre entreprise sur trois ans. Listez vos charges prévisionnelles et estimez votre chiffre d’affaires. Réalisez plusieurs scénarios (optimiste, moyen, pessimiste) pour vous assurer que votre projet reste réalisable. C’est également à cette étape que vous allez identifier votre seuil de rentabilité et le budget dont vous aurez besoin pour vous lancer.

Terminez par créer un business plan (même si vous êtes en micro-entreprise). C’est un document de pilotage qui regroupe les détails de votre projet (positionnement, offres, tarifs, business model, etc.), votre étude de marché et votre prévisionnel financier. Vous aurez une vision claire, et pourrez ajuster vos actions de façon stratégique. C’est également un document à utiliser pour démarcher de potentiels investisseurs (notamment des banques).

Certains entrepreneurs réalisent un bilan de compétences avant de se lancer en indépendant pour s’assurer de bien maîtriser les connaissances et compétences nécessaires pour exercer sereinement leur profession.

Immatriculer votre entreprise

Pour créer votre entreprise de freelance, vos formalités sont à réaliser en ligne sur le site du Guichet unique de l’INPI. Aucune démarche préalable n’est requise si vous créez une micro-entreprise ou une entreprise individuelle au régime réel. Il vous suffit de vous rendre sur le site, de compléter un formulaire et de transmettre des pièces justificatives (dont une pièce d’identité, un justificatif de domicile et une déclaration sur l’honneur de non-condamnation). Cette déclaration est alors gratuite.

En revanche, si vous créez une SASU ou une EURL, vous devez au préalable rédiger vos statuts, déposer votre capital social auprès d’une banque ou d’un notaire, et rédiger un avis de création dans un JAL. Vous pouvez ensuite déclarer votre entreprise à l’INPI. La démarche est alors payante.

Une fois votre dossier traité et accepté par l’administration, vous recevez votre numéro SIREN, votre numéro SIRET et votre code APE. Si vous créez une société, vous réceptionnez également votre extrait Kbis.

LegalPlace vous accompagne de A à Z dans la création de votre entreprise : génération des statuts, publication de l'annonce légale, dépôt du dossier au Guichet unique INPI. Vous répondez à quelques questions, LegalPlace gère toutes les formalités.

Ouvrir un compte bancaire dédié à votre activité professionnelle

Pour gérer correctement les finances de votre activité de freelance, il est nécessaire de créer un compte bancaire dédié à votre entreprise. C’est une obligation si vous êtes en société ou si vous exercez une activité de commerçant (conformément à l’article L123-22 du Code de commerce). Cette obligation concerne aussi les entreprises individuelles et les micro-entrepreneurs au-delà de 10.000 euros de CA sur deux années consécutives.

Vous n’êtes pas obligé de souscrire un compte professionnel au sens des banques. Un simple compte courant, distinct de votre compte personnel, suffit.

Comment fixer son tarif journalier moyen (TJM) ?

Déterminer votre tarif journalier moyen (TJM) en freelance est nécessaire pour développer une activité rentable. Il constitue une base pour déterminer le tarif de vos offres. Le TJM se calcule en prenant en compte plusieurs éléments : votre expertise, le revenu net espéré, vos charges professionnelles, les jours facturables, les cotisations sociales et votre localisation. Il se détermine avec la formule suivante :

TJM = (revenu annuel souhaité + charges annuelles) / nombre de jours facturables

Votre TJM reste une indication. Il peut varier selon les clients avec lesquels vous travaillez, les missions que vous réalisez, et il évolue avec le développement de votre expertise. Consultez des TJM sur des plateformes de freelance pour prendre conscience des prix pratiqués sur votre marché.

N’oubliez pas que votre TJM doit vous permettre de vivre sereinement de votre activité. Vous devez donc prendre aussi en compte dans votre calcul les jours consacrés au développement de votre activité (CEO day, communication, administration, etc.) et vos jours de congés.

N’hésitez pas à déterminer deux types de TJM avec le TJM souhaité, et celui en dessous duquel vous n’acceptez pas de descendre. Cette méthode vous permet de conserver une marge de manœuvre lorsque vous négociez avec vos clients.
Sandra est créatrice de sites web. Elle exerce son activité en micro-entreprise. Elle veut toucher un revenu net de 2.000 euros. Elle travaille 4 jours par semaine, pendant 46 semaines dans l’année, dont 3 sont exclusivement consacrés à ses clients, soit 138 jours facturables. Elle dépense chaque mois environ 100 euros pour ses outils, soit 1.200 euros par an. En micro-entreprise (BNC), ses cotisations sociales s’élèvent à 25,6 % du CA. Elles doivent être intégrées au calcul du TJM. Pour atteindre son objectif, il faut d’abord calculer le chiffre d’affaires nécessaire, à savoir (24 000 € de revenu net + 1 200 € de charges) / (1 − 0,256) = 25 200 / 0,744 ≈ 33 871 €. En incluant le calcul des cotisations et des charges, Sandra doit générer environ 33 871 € de chiffre d’affaires annuels, soit un TJM de 245 euros pour 138 jours travaillés.

Comment décrocher une mission freelance ?

Tisser un premier lien avec le prospect

Pour transformer une opportunité en mission signée, vous devez soigner chaque étape de la relation avec votre prospect. Pour obtenir un premier échange, vous pouvez aller directement à sa rencontre (prospection, échanges en direct), être recommandé (bouche-à-oreille, mise en relation via réseau) ou encore publier du contenu et bâtir une présence solide sur le web (communication sur les réseaux sociaux, fiche d’établissement Google, stratégie de référencement naturel, etc). Si vous exercez exclusivement en ligne, créez une vitrine qui informe les internautes de la nature de votre activité et de vos offres (site Internet, profil LinkedIn ou Instagram, espace Notion, etc.). Amenez de la preuve sociale pour rassurer les personnes qui vous contactent (partage de témoignages, création d’un portfolio, etc.).

Préparer et conduire l’appel découverte

Suite à ce premier contact, proposez un premier échange direct (souvent appelé “appel découverte”) pour faire connaissance et comprendre les attentes de votre prospect. Prenez le temps de bien préparer votre rendez-vous : renseignez-vous sur l’entreprise et identifiez l’offre qui pourrait correspondre le mieux à ses besoins. Envisagez différents scénarios et anticipez les objections potentielles, pour y répondre facilement.

Au cours du rendez-vous, prenez le temps de vous présenter et d’exposer les différentes étapes de l’échange. Ensuite, laissez parler la personne au maximum. Rebondissez sur ses propos pour clarifier le besoin et les attentes. Une fois le contexte posé, récapitulez les informations transmises pour vous assurer que vous avez bien compris les enjeux. Si c’est pertinent, proposez une offre qui répond à sa demande.

Soigner la suite du premier échange professionnel

Au terme de votre appel découverte, indiquez à votre interlocuteur ce que vous allez faire ensuite. Vous pouvez notamment partager une proposition commerciale ou envoyer un devis. Adaptez votre tarif à la nature de la prestation et au profil de votre client, en vous assurant de ne pas descendre en dessous de votre TJM plancher. N’hésitez pas à relancer en douceur si vous n’obtenez pas de réponse au bout de quelques jours. Apportez alors de la valeur ajoutée à votre message : information complémentaire, exemple de résultats obtenus par un précédent client sur une offre similaire, etc.

Si votre offre est acceptée, faites signer un contrat de prestation freelance (contrat de prestation de services), accompagné d’un devis, voire d’une facture d’acompte.

Comment facturer une mission freelance ?

Les mentions obligatoires sur une facture de prestations de services

Conformément à l’article L441-9 du Code de commerce, vous avez l’obligation de facturer vos clients lors de vos missions de freelancing. La facturation peut avoir lieu avant la prestation ou au moment de sa livraison. Comme spécifié dans l’article 242 nonies A du Code général des impôts (Annexe II), toute facture doit obligatoirement inclure les éléments suivants :

  • sa date d’émission ;
  • son numéro unique ;
  • la date de la prestation de services ;
  • l’identité du prestataire (pour une entreprise individuelle, précisez votre nom et prénom précédé ou suivi de EI, votre numéro SIREN et votre adresse de domiciliation, tandis que pour les sociétés, il faut indiquer à la fois la dénomination sociale, le numéro SIREN, l’adresse du siège social et la forme juridique) ;
  • l’identité du client (indiquez pour un particulier son nom et prénom ainsi que son adresse, tandis que vous mentionnerez le nom et l’adresse de siège social pour un professionnel) ;
  • le numéro individuel d’identification du vendeur et du client professionnels lorsqu’ils sont redevables de la TVA (pour les factures supérieures à 150 euros) ;
  • le numéro du devis ou du bon de commande associé, le cas échéant ;
  • la désignation et le contenu du service (nom, quantité, description, prix unitaire HT, taux de TVA applicable) ;
  • la somme totale à payer en hors taxe (HT) et toutes taxes comprises (TTC) ;
  • la réduction de prix (le cas échéant) ;
  • la date d’échéance du paiement ;
  • le taux de pénalités de retard ;
  • la mention de l’indemnité forfaitaire de 40 euros.

Selon votre situation, d’autres mentions peuvent aussi être requises. Par exemple, si vous êtes soumis au régime de franchise en base de TVA, vous devez également inscrire la mention “TVA non applicable, art. 293 B du code général des impôts” (qui deviendra “TVA non applicable, art. L. 223 et s. du code des impositions sur les biens et services (CIBS)” à compter du 1er septembre 2026). De plus, si votre entreprise est en cours d’immatriculation, indiquez la mention “SIRET en cours d’attribution”.

Il reste courant de proposer une facture d’acompte en tant que prestataire freelance. Elle s’élève souvent aux alentours de 30 à 50 % du prix total de la mission. Ce mode de paiement sécurise la relation entre le prestataire et le client.

Suite au passage de la facturation électronique, quatre nouvelles mentions seront à inscrire sur les factures à compter du 1er septembre 2026 :

  • le numéro SIREN si le client est un professionnel ;
  • l’adresse de livraison d’un bien (si différente de celle du client) ;
  • une mention sur la nature des opérations facturées (exclusivement de la prestation de services, de la livraison de biens, ou les deux) ;
  • la mention « Option pour le paiement de la taxe d’après les débits » si vous avez sélectionné pour le paiement de la taxe d’après les débits.
Vous devez conserver vos factures au moins 10 ans, conformément à l’article L123-22 du Code de commerce.

Le passage à la facturation électronique

À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront être en mesure de recevoir des factures électroniques. L’obligation d’émission sera progressive selon la taille de l’entreprise : elle démarre au 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les ETI, puis dès le 1er septembre 2027 pour les PME et les micro-entreprises.

Ce mode de facturation a pour objectif de rendre la gestion et le suivi des factures plus simple. Il contribue à l’amélioration du traitement, de la traçabilité et du stockage de ces documents. Il permet aussi de renforcer la lutte contre les risques de fraude.

Les entreprises qui exercent en B2C et/ou qui réalisent des opérations à l’étranger ont l’obligation de transmettre des données de vente à l’administration fiscale. On parle alors de e-voicing.

Pour éditer et transmettre vos factures, vous devrez obligatoirement recourir à une plateforme agréée (PA). Vérifiez que votre logiciel de facturation utilise bien une de ces plateformes pour rester en règle.

Une facture non conforme peut entraîner une amende de 75 000 € pour une société (article L441-9 du Code de commerce). LegalPlace garantit des documents toujours à jour des obligations légales en vigueur, y compris les mentions obligatoires.

Quel contrat pour une mission freelance ?

Pour encadrer votre collaboration commerciale, faites signer un contrat de prestation de services à vos clients. Il détaille le périmètre de votre mission, et précise les droits et les devoirs de chaque partie. Il sécurise la relation avec votre client. À la différence d’un contrat de travail, il n’inclut aucun lien de subordination (article L8221-6 du Code du Travail). De fait, votre client ne peut pas vous imposer de tâches contraignantes ni d’horaires particuliers. Vous restez libres d’établir le contrat selon la nature et la complexité de votre projet.

La rédaction d’un contrat de prestation de services n’est pas soumise à un formalisme spécifique. Toutefois, pour que votre contrat soit solide, il doit à la fois indiquer votre identité et celle de votre client, préciser la nature du contrat, sa durée, la nature des livrables, son tarif, les modalités de paiement et les conditions de résiliation anticipée. À ces éléments de base, vous pouvez aussi intégrer une clause de confidentialité, une clause compromissoire, une clause de propriété intellectuelle ou industrielle, voire une clause de non-concurrence.

Freelance : quelles obligations fiscales et sociales ?

Les obligations fiscales et sociales d’un freelance varient selon la nature de votre statut juridique. En tant que prestataire de services, vous dépendez du statut BNC (ou micro-BNC en micro-entreprise).

Si vous êtes auto-entrepreneur, vous devez déclarer votre chiffre d’affaires chaque mois. Il devra ensuite être reporté sur votre déclaration de revenus. Vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire qui couvre en pratique vos dépenses professionnelles. Vos cotisations sociales dépendent de votre CA. Si vous êtes non-assujetti à la TVA, vous n’avez pas de déclaration à mener. Pour information, les seuils d’assujettissement en micro-entreprise sont de 37 500 €.

En entreprise individuelle, vous devez tenir une comptabilité réelle, ce qui vous permet de déduire vos charges professionnelles. Vous êtes également soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Si vous exercez en SASU, votre entreprise est soumise à l’impôt des sociétés (IS). Le taux de l’IS est alors de 25 % (sauf taux réduit à 15 % sous conditions). Vous pouvez toutefois opter pour l’impôt sur le revenu, si votre société a moins de 5 ans, emploie moins de 50 salariés, et réalise un chiffre d’affaires annuel ou un total de bilan de moins de 10 millions d’euros. Vous bénéficiez aussi d’une protection sociale étendue, car vous êtes considéré comme un assimilé-salarié.

En revanche, si vous avez constitué une EURL, vous dépendez par défaut du régime fiscal des sociétés de personnes. De fait, votre entreprise est assujettie à l’impôt sur le revenu par défaut, bien que vous puissiez opter pour l’impôt sur les sociétés. Vous déclarez alors votre rémunération lors de votre déclaration d’impôt. En outre, vous dépendez du statut des travailleurs non-salariés (TNS). Vos cotisations sociales sont alors calculées sur vos revenus professionnels (et non votre CA).

Si vous êtes assujetti à la TVA, vous devez la facturer, la déclarer et la reverser à l’administration fiscale. Si vous êtes au régime simplifié, vous bénéficiez d’un allègement de vos obligations déclaratives.

Enfin, et sauf exonération, vous êtes aussi redevable de la CFE (Cotisation foncière des entreprises). Son tarif dépend à la fois de votre chiffre d’affaires annuel et de votre commune.

Se lancer en freelance demande de maîtriser plusieurs dimensions à la fois : sélectionner le bon statut juridique, fixer un TJM cohérent avec votre marché, savoir trouver et décrocher des missions, facturer dans les règles, sécuriser vos collaborations avec un contrat de prestations de services et nourrir votre réseau. En alliant rigueur administrative et développement commercial régulier, vous pourrez bâtir une activité solide et pérenne.

FAQ

Peut-on faire des missions freelance sans statut juridique ?

Combien gagne un freelance en France ?

Les revenus d'un freelance varient énormément selon le secteur d'activité et l'expérience de l'entrepreneur. Le revenu moyen en micro-entreprise est de 590 à 670 euros, notamment parce que de nombreux indépendants exercent leur activité à côté d'un emploi salarié ou d'études. À l'inverse, un freelance à temps plein peut ensuite gagner entre 2.500 et 4.500 euros net selon son TJM et le nombre de jours facturés.

Quelle plateforme freelance choisir en France ?

En tant que freelance, vous pouvez vous inscrire sur plusieurs plateformes à la fois pour être mis en relation directe avec des clients. Malt est un site généraliste, particulièrement utilisé dans le secteur du marketing, de la tech et du conseil. Vous pouvez aussi vous tourner vers des sites spécialisés, comme Comet (dédié aux métiers de la data et de la tech). Si vous souhaitez travailler avec des entreprises internationales, Upwork et Freelancer vous intéresseront.

Comment éviter le risque de requalification en salariat ?

Il existe plusieurs critères qui évitent de requalifier un contrat freelance en salariat. Travaillez avec plusieurs clients à la fois, et encadrez vos missions avec un contrat de prestation de services. N'acceptez pas non plus des pratiques qui s'appliquent aux salariés (comme le fait d'être intégré dans un organigramme ou d'avoir des horaires imposés par l'entreprise).

Peut-on faire des missions freelance depuis l'étranger ?

Oui, vous pouvez réaliser des missions même si vous êtes à l'étranger. Pour cela, domiciliez votre entreprise à votre domicile personnel en France (si vous en avez toujours un) ou auprès d'une société de domiciliation. Vous pouvez également opter pour le portage salarial. Vérifiez aussi l'existence d'une convention internationale entre la France et le pays où vous êtes installé : si c'est le cas, vous ne serez pas imposé dans les deux pays.

Faut-il une assurance responsabilité civile professionnelle en freelance ?

L'obligation de souscription à une assurance responsabilité civile professionnelle s'applique à certains secteurs d'activité. Néanmoins, dans la pratique, de nombreux freelances souscrivent un contrat pour protéger leur activité.

Comment gérer plusieurs missions freelance simultanément ?

Pour gérer plusieurs missions en même temps, instaurez un suivi de projet sur l'outil de votre choix (Notion, ClickUp, tableau Excel), avec des dates définies pour chaque mission. Évaluez aussi le temps que vous devez allouer à chaque mission, pour vous assurer que vous êtes en mesure d'accepter de nouveaux projets.
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Marion Cluptil

Juriste de formation et experte SEO, Marion Cluptil fait le lien entre la rigueur du droit et les exigences du référencement naturel pour que les contenus de LegalPlace soient aussi fiables qu’accessibles.

Dernière mise à jour le 04/06/2026

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Marion Cluptil

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