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En général, il n’est pas possible pour un artiste d’adopter le statut d’auto-entrepreneurCependant, ce statut reste accessible à certaines activités artistiques. En effet, un artiste indépendant peut dans certains cas créer sa propre micro-entreprise. D’autre part, l’entrepreneur du spectacle, non salarié, permet d’opter pour la micro-entreprise.

Le statut de micro-entrepreneur présente de nombreux avantages pour les artistes, comme une liberté d’exercice et une fiscalité assouplie.

Le principe : un artiste ne peut exercer en tant qu’auto-entrepreneur

La circulaire du 28 janvier 2010 pose le principe de cette incompatibilité et dispose que : « L’exercice de la profession d’artiste du spectacle dans le cadre de la présomption de salariat est incompatible avec le régime d’auto-entrepreneur. »

Conformément aux normes en vigueur, un artiste ne peut prétendre au statut de micro-entrepreneur, tant que l’activité de son entreprise présente des similitudes avec celle de la profession artistique pour laquelle il est salarié. Autrement dit, on ne peut pas le considérer comme micro-entrepreneur pour des activités intégrant le champ du régime social des artistes-auteurs ou artistes-interprètes.

En effet, un tel cas de figure équivaudrait à un cumul illégal entre deux régimes. D’une part, le régime général des travailleurs indépendants et des salariés intermittents, puis d’autre part, celui applicable à l’auto-entreprise.

Existe-t-il des exceptions au principe d’incompatibilité ?

Malgré le principe de l’incompatibilité, il faut distinguer plusieurs dérogations possible pour le musicien auto-entrepreneur. Deux exceptions générales existent ainsi qu’une plus spécifique qui permettent de devenir auto-entrepreneur en ayant une activité artistique. Détaillons les ensemble.

L’exception d’ordre général

De façon générale, un artiste peut devenir micro-entrepreneur dans un seul et unique cas de figure. Il lui faut en effet développer, en arrière-plan de son activité artistique, d’autres activités secondaires à connotation commerciale ou artisanale qu’il exercera comme auto-entrepreneur. Ces activités secondaires devront être distinctes de son activité principale d’artiste non auto-entrepreneur.

Le cas spécifique de l’entrepreneur du spectacle

De façon beaucoup plus spécifique, il existe une exception au sujet de l’entrepreneur du spectacle qui peut choisir l’option de la micro-entreprise. Loin de pouvoir être considéré comme un artiste libre, le statut de l’auto-entrepreneur du spectacle est encadré. En effet, selon la circulaire du ministère de la Culture en date du 28 janvier 2010, tout entrepreneur de spectacle doit :

  • Détenir une licence confirmant ses compétences ;
  • Se soumettre aux obligations liées à cette profession ;
  • Se faire enregistrer au registre du commerce ou au registre des métiers.
Attention : l’article 7121-3 du Code du travail pose une présomption de contrat de travail. la reconnaissance du statut d’entrepreneur de spectacle est en partie soumise à la bonne foi de celui qui en jouit. En effet, ce dernier ne devrait entretenir aucun lien de subordination avec un quelconque employeur. L’entrepreneur doit prouver qu’il n’est pas sous la subordination d’un employeur.

Quels sont les avantages du statut d’auto-entrepreneur pour les artistes ?

Il existe plusieurs avantages liés à l’option d’auto-entrepreneur. Le premier se résume à l’indépendance que confère ce statut. L’expression de cette liberté lui permet d’exercer une diversité de professions sous le parapluie du domaine artistique. Pour illustration, il peut par exemple exercer en tant que micro-entrepreneur artiste musicien à la fois dans les domaines de la formation, de la vente et de la production.

Par ailleurs, le statut d’auto-entrepreneur permet de jouir d’une fiscalité assouplie, les cotisations sociales n’étant exigibles qu’à la condition de déclarer un chiffre d’affaires non nul. On note également, sur le plan comptable, l’exemption de la TVA.

? Zoom : si vous souhaitez vous enregistrer en tant que micro-entrepreneur artiste, n’hésitez pas à recourir aux services de LegalPlace. Notre équipe s’occupe en effet de l’ensemble des formalités administratives et juridiques de la déclaration de début d’activité à l’immatriculation de votre micro-entreprise. Il vous suffit de remplir un questionnaire en ligne et d’y joindre les justificatifs demandés.

Quels sont les régimes ouverts aux artistes indépendants ?

En ce qui concerne la catégorisation des artistes, plusieurs statuts sont à établir afin d’étudier les régimes propres à chacun d’entre eux. On distingue généralement les artistes-auteurs, les créateurs, les artistes libres et les intermittents du spectacle. Détaillons chaque régime ensemble.

La catégorie des artistes-auteurs

Outre les exceptions évoquées plus haut, les artistes-auteurs ne peuvent pas exercer sous le statut auto-entrepreneur car leurs rémunérations sont forcément soumises au régime de protection sociale des artistes-auteurs (Maison des artistes-sécurité sociale ou Agessa). Elle englobe les concepteurs (d’œuvres littéraires et dramatiques, musicales et chorégraphiques, audiovisuelles et cinématographiques, photographiques, graphiques, plastiques…).

Cette catégorisation permet de préciser que seuls les artistes-auteurs peuvent prétendre au statut d’artistes libres. Ne peuvent pas prétendre à ce statut ainsi qu’à celui d’auto-entrepreneur artiste :

  • Les intermittents du spectacle en position de salariés avec les producteurs ou les organisateurs de spectacles ;
  • Les auteurs dont les droits sont fiscalement déclarés en traitement et salaire et dont les œuvres sont gérées par des diffuseurs assurant le versement de leurs charges sociales, auprès de la Maison des Artistes ou de l’Association pour la Gestion de la Sécurité sociale des Auteurs (AGESSA).

La catégorie des créateurs

Cette catégorie peut tout à fait exercer en tant qu’auto-entrepreneur. Elle est adapté pour des projets entrepreneuriaux de création de galerie d’art ou encore de graphisme. Les créateurs se différencient du premier groupe, par la nature de leurs activités les contraignant à monter une entreprise et à s’inscrire à l’Urssaf (Union de Recouvrement pour la Sécurité Sociale et des Allocations familiales) en tant que professions libérales, ou à la Chambre des Métiers en tant que professions artisanales. Leur statut relève de la Sécurite sociale auto-entrepreneur.

Qu’est-ce qu’un artiste libre ? Précisions

Confuse, évasive et ne pouvant être considérée comme une notion légale, la qualification « d’artiste libre » est jugée par certains comme étant à la limite de la légalité. Contrairement à celle d’auto-entrepreneur artiste, pour y accéder, il suffit de s’inscrire auprès de l’URSSAF qui fournit un numéro de SIRET et le code APE (Activité principale exercée). Ces deux données tiennent lieu d’identifiants et devront figurer sur toutes les factures ou tout autre document de rémunération.

Ensuite, selon la nature de ses activités, l’auteur sera relié à l’AGESSA ou à la MDA (arts graphiques et plastiques). Certains traits caractérisent le statut d’artiste libre.

Le régime fiscal de l’artiste libre

Le statut d’artiste libre est soumis au paiement des cotisations sociales, de l’impôt sur le revenu et de la TVA. Ceci constitue l’un des points le différenciant de celui du micro-entrepreneur artiste.

Les cotisations sociales

D’un taux de 17,35 %, les cotisations sont prélevées, soit sur le montant brut des droits d’auteurs, soit sur celui des revenus imposables au titre des BNC (Bénéfices non commerciaux), le tout majoré de 15 %.

Dans le premier cas, elles sont prélevées à la source par le diffuseur (système de précompte), tandis que dans le second cas, l’artiste se charge de les verser selon une périodicité trimestrielle à la MDA ou à l’AGESSA. L’artiste devra procéder de la même façon pour les rémunérations reçues d’un particulier.

L’impôt sur le revenu

À l’instar du micro-entrepreneur artiste, il existe différentes catégories de revenus rattachables à l’artiste libre : les revenus issus de la vente du support matériel de ses œuvres ; les droits d’auteurs ; les revenus découlant de la conception de l’œuvre. Ces revenus sont susceptibles de connaître deux sortes d’imposition :

  • L’imposition en tant que BNC (si les recettes ne dépassent pas 72 500 euros hors taxe) ;
  • L’imposition selon régime de la déclaration contrôlée.

La TVA

Les artistes libres sont soumis à la TVA qui peut être perçue à la source sur les droits d’auteurs (au contraire des auto-entrepreneurs artistes qui bénéficient d’une franchise de TVA).

À noter : les artistes libres bénéficient d’une franchise dans le cas où leur chiffre d’affaires de l’année précédente est inférieur à 42 900 euros.

Le régime social de l’artiste libre

Conformément aux règles de la législation, l’artiste libre est considéré comme « assujetti », c’est-à-dire tenu de s’acquitter du versement des cotisations d’assurance sociale.

Il a la possibilité d’être considéré comme « affilié », s’il remplit les conditions permettant de jouir d’une couverture sociale (maladie, invalidité, vieillesse…) La demande d’affiliation s’effectue sous réserve de plusieurs conditions, dont notamment :

  • La résidence fiscale en France ;
  • L’exercice d’une activité artistique habituelle et continuelle ;
  • La justification de revenus annuels d’un montant supérieur à 8 892 euros.
À noter : au cas où toutes ces conditions ne seraient pas réunies, l’artiste peut soumettre son dossier à une commission pour étude. Il pourrait alors jouir d’une affiliation à la Caisse primaire maladie. En tout état de cause, seules les caractéristiques de votre activité le choix de tel ou tel autre statut.

En savoir plus sur les métiers d’auto-entrepreneur multiservice :

FAQ

Un artiste peut-il exercer en auto-entrepreneur ?

En principe, la législation interdit aux artistes d’exercer sous le statut d’auto-entrepreneur. En effet, leurs rémunérations sont obligatoirement soumises au régime de protection sociale des artistes-auteurs (Maison des artistes-sécurité sociale ou Agessa). Toutefois, plusieurs exceptions existent.

Quelles sont les exceptions au principe d’incompatibilité des statuts artistes et auto-entrepreneurs ?

Un artiste peut devenir auto-entrepreneur s’il développe en plus d’autres activités secondaires ayant un caractère commerciale ou artisanale ou, s’il devient indépendant, crée son entreprise et s’inscrit au RCS. Il existe aussi une exception au sujet de l’entrepreneur du spectacle qui peut choisir l'option de la micro-entreprise à condition qu’il réunisse plusieurs conditions.

Comment devenir auto-entrepreneur en 2021 ?

Il faut être adulte, ne pas être placé sous tutelle ou curatelle ou bien avoir fait l’objet d’une interdiction de gérer une entreprise. De plus, il faut fournir une attestation sur l’honneur de non-condamnation, une déclaration de micro-entreprise datée et signée et un justificatif de domicile de moins de trois mois.
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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 14/01/2026

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Bonjour,

est-il possible d’avoir le statut d’auto entrepreneur en tat que chanteur si on a une activité salariée qui n’a aucun rapport?
Merci par avanec

Bonne soirée

Bonjour
je souhaite créer une auto entreprise pour pouvoir animer des ateliers de modelage (sculpture). Mais en parallèle, je voudrais vendre mes créations Ceramique , mais pas seulement… mes Sculptures. Est-ce compatible ? J’ai l’impression que pour Sculpture, il faut être artiste auteur, un statut qui ne me conviendrait pas.
Merci pour votre avis? conseil?

Bonjour,

En principe, le statut d’auto-entrepreneur permet d’exercer plusieurs activités en même temps qu’elles soient commerciales, artisanales ou libérales. De ce fait, lors de la création de votre entreprise, vous devez déclarer toutes les activités que vous envisagez de pratiquer. Cependant, si vos activités sont considérées comme des œuvres d’art unique et originales, vous pourriez être éligible au statut d’artiste auteur. Toutefois, ce statut impose des contraintes spécifiques et des cotisations sociales à l’URSSAF.

En espérant avoir su répondre à vos interrogations, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace

Bonjour, retraitée de la fonction publique et peintre, je m’étais inscrite en 2016 à la maison des Artistes afin de pouvoir exposer et vendre mes tableaux. Les revenus générés étaient très minimes mais je souhaitais être en règle. En 2020, suite à des problèmes de santé, j’ai cessé toute activité . Il semblerait que je ne sois plus affiliée à la MDA n’ayant plus rien déclaré. Je souhaite reprendre une activité artistique cette année, en organisant pendant la période estivale des journées de croquis en plein air autour de chez moi. J’aimerai pouvoir également m’inscrire à quelques expositions locales. Le… Lire la suite »

Bonjour,

En principe, le statut d’auto-entrepreneur avec le statut d’artiste est incompatible selon la circulaire du 28 janvier 2010. Cependant, des exceptions existent notamment l’exception d’ordre général qui énonce qu’un artiste peut être un auto-entrepreneur s’il exerce d’autres activités à connotation commerciale ou artisanale à côté de son statut d’artiste. Cela lui permettra d’acquérir alors le statut d’auto-entrepreneur tout en gardant son statut d’artiste.
En espérant avoir su répondre à vos interrogations, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace

Bonjour, je voulais savoir si il est possible d’être a la fois artiste-auteur et monteur ( monteur auto-entrepreneur dans sa propre micro-entreprise). Autre question est-il possible d’être a la fois monteur ( auto-entrepreneur encore) et intermittent du spectacle ( pour un autre métier comme régisseur ou autre ?”. Merci d’avance pour vos réponses.

Bonjour, Oui, vous pouvez être à la fois artiste-auteur et monteur en tant qu’auto-entrepreneur dans votre propre micro-entreprise. En tant qu’artiste-auteur, vous créez des œuvres originales, tandis qu’en tant que monteur, vous fournissez des services de montage vidéo ou d’autres types de montage. De même, vous pouvez être monteur en tant qu’auto-entrepreneur et également intermittent du spectacle pour un autre métier, comme régisseur. En tant qu’intermittent du spectacle, vous travaillez occasionnellement dans le domaine artistique ou culturel, tandis que vous exercez votre activité de monteur de manière régulière en tant qu’auto-entrepreneur. En espérant que cette réponse vous sera utile. L’équipe… Lire la suite »

Bonjour, je suis inscrite en microentreprise car je donne des cours de musique en tant que professeur particulier.
Comment dois je procéder en tant qu’artiste interprète pour déclarer les revenus de mes prestations que je souhaiterais faire en parallèle de mes cours ?
Merci

Bonjour,

En tant que professeur particulier de musique inscrit en micro-entreprise, vous pouvez ajouter des prestations en tant qu’artiste interpréte à votre activité existante grâce à une injonction d’activité.
Pour déclarer ces revenus supplémentaires, incluez-les dans votre déclaration annuelle de chifffre d’affaires pour votre micro-entreprise.
Il est possible d’émettre des factures au nom de votre micro-entreprise pour ces prestations d’artiste interprète.
Assurez-vous de bien distinguer clairement ces revenus dans votre comptabilité.
En espérant que cette réponse vous sera utile.

L’équipe LegalPlace

Bonjour je suis fonctionnaire et je me lancer en tant qu’intervenante extérieur plasticienne, musicienne conteuse exposition d’œuvre en galeries d’arts dans les crèches écoles accueil de loisirs Hepad

Bonjour, En qualité de fonctionnaire, il est possible de ses fonctions avec une auto-entreprise mais il peut y avoir quelques conditions à remplir, à savoir : – En faire la demande auprès du supérieur hiérarchique ; – L’exercice de l’activité complémentaire ne doit pas perturber l’exercice de votre activité principale ; – L’activité doit être exercée en dehors des heures de travail ; – Elle ne doit pas être considérée comme une prise illégale d’intérieur. De plus, toutes les activités ne peuvent pas être exercée en auto-entreprise en cumul avec une activité de fonctionnaire. En espérant avoir su répondre à… Lire la suite »

Oui merci beaucoup

Bonjour, je suis déjà artiste auteur (APE9003A), mais j’ai besoin de facturer d’autres prestations pour des montants dépassant les activités accessoires autorisés. Ces prestations seraient majoritairement: des cours de sculpture d’une part, et l’assistanat d’autres artistes d’autre part. Je ne sais pas quelle activité choisir pour m’inscrire en autoentreprise. Pouvez-vous m’aiguiller? Merci d’avance

Bonjour, Pour facturer des prestations de cours de sculpture et l’assistanat d’autres artistes, vous pouvez envisager de vous inscrire en tant qu’auto-entrepreneur avec l’activité principale correspondante à votre nouvelle activité prédominante. Voici deux options possibles : -Activité de “Cours de Sculpture” (Code APE 8552Z) : Si l’enseignement de la sculpture est l’aspect principal de votre nouvelle activité, vous pouvez choisir cette activité. Cela vous permettra de facturer des cours de sculpture en tant qu’auto-entrepreneur. -Activité de “Services aux Artistes” (Code APE 9003A) : Si l’assistanat aux autres artistes constitue également une partie significative de votre nouvelle activité, vous pouvez opter… Lire la suite »

Bonjour

Je souhaite auto publier mes livres sur Amazon et j’aimerais savoir si je peux le faire avec le statut de SASU?
J’ai déjà une micro entreprise pour des cours de langues mais comme c’est du service à la personne, le cumul d’activité est impossible sous le même siren.

Si c’est possible, comment comptabliser les recettes que je percevrai d’Amazon étant donné que je ne leur enverrai pas de facture…

Rédigé par

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris