L’auto-entrepreneur automobile
Dernière mise à jour le 21/07/2026
- Devenir auto-entrepreneur dans l’automobile, est-ce possible ?
- Faut-il un diplôme pour exercer dans l’automobile en auto-entreprise ?
- Quelles sont les missions d’un auto-entrepreneur automobile ?
- Quelles formalités pour être auto-entrepreneur dans l’automobile ?
- Le statut juridique d’un auto-entrepreneur dans l’automobile
- Le régime d’imposition d’un auto-entrepreneur dans l’automobile
- Auto-entrepreneur et automobile : les règles spécifiques pour la vente de voitures d’occasion
- Le plafond de chiffre d’affaires est de 203 100 € par an pour l’achat-revente de véhicules et de 83 600 € par an pour les prestations de services, comme la mécanique ou la négociation.
- La réparation et l’entretien de véhicules exigent une qualification professionnelle (CAP, BP ou 3 ans d’expérience). La vente de voitures d’occasion, non.
- Cotisations et impôt se calculent sur le chiffre d’affaires, sans déduire le prix d’achat des véhicules. Sur une faible marge, la micro-entreprise coûte souvent plus cher qu’une société.
Un statut d’auto-entrepreneur automobile est-il possible ? Plusieurs métiers individuels gravitent autour du monde de la voiture, telle que la location par exemple. Certaines activités peuvent être exercées en tant que micro-entrepreneur mais ce n’est pas toujours la meilleure solution. La simplicité de la micro-entreprise ne s’adapte pas à tous les métiers de l’automobile. Voici un petit tour d’horizon des possibilités offertes.
Devenir auto-entrepreneur dans l’automobile, est-ce possible ?
Le statut d’auto-entrepreneur est ouvert à beaucoup de métiers à l’instar des galeries d’art en auto-entreprise. Exercer dans l’automobile en adoptant une micro-entreprise est donc a priori possible. Mais il existe un grand nombre de métiers très différents autour des voitures :
- Auto-entrepreneur réparateur automobile : proposer la réparation ou l’entretien des véhicules de particuliers à domicile par exemple est une prestation de service. Un diplôme est requis tel que CAP, BEP…Un mécanicien à domicile pour les petits travaux d’entretien de son véhicule est un service envisageable ;
- Auto-entrepreneur mandataire automobile : après la signature d’un mandat de recherche du véhicule idéal, l’auto-entrepreneur effectue les recherches pour trouver la voiture correspondant aux critères au meilleur prix. Souvent il achète lui-même l’automobile pour la revendre avec une marge ;
- Auto-entrepreneur négociateur automobile ou courtier automobile : sans avoir un mandant précis, le négociant cherche à mettre en relation acheteur et vendeur de voitures et les accompagne jusqu’au bout de la transaction. Il prélève le plus souvent une commission ou des honoraires sans jamais être le propriétaire du véhicule.
- Auto-entrepreneur vendeur automobile : sous forme de vente ou de dépôt-vente, la vente de voitures d’occasion peut se révéler intéressante.
Certaines de ses activités se sont développées particulièrement le long des frontières de l’est de la France en profitant de l’ouverture des frontières européennes.
Faut-il un diplôme pour exercer dans l’automobile en auto-entreprise ?
La réparation et l’entretien de véhicules : une qualification obligatoire
La réparation et l’entretien des véhicules terrestres à moteur sont des activités artisanales réglementées. L’article L121-1 du Code de l’artisanat impose de justifier d’une qualification professionnelle pour les exercer. Un CAP ou un brevet professionnel de maintenance des véhicules, un diplôme de niveau équivalent ou supérieur, ou trois ans d’expérience salariée dans le métier. À défaut, l’activité doit être menée sous le contrôle effectif d’une personne qualifiée. Exercer sans qualification expose à une amende de 7 500 €.
La vente de véhicules : aucun diplôme requis
L’achat-revente et la vente de voitures d’occasion relèvent d’une activité commerciale, et non artisanale. Aucun diplôme n’est donc exigé pour se lancer. Il reste possible de devenir auto-entrepreneur sans diplôme sur ces activités, à condition de respecter la réglementation propre à la vente de véhicules d’occasion, détaillée plus bas.
Quelles sont les missions d’un auto-entrepreneur automobile ?
Deux grands ensembles de missions se dessinent autour des voitures :
- Vente d’automobile : l’entrepreneur achète un véhicule pour le revendre. Il peut avoir été mandaté pour cela par un particulier ou non, acheter des voitures d’occasion en très bon état ou les réparer au préalable…Dès lors qu’il devient à un moment donné le propriétaire du bien, son activité est de l’achat-vente de marchandises. Pour exercer sous le régime de la micro-entreprise, un plafond de 203 100 € de chiffre d’affaires annuel doit être respecté.
- Prestation de service automobile : négociation ou recherche du véhicule idéal, mécanicien à domicile, entretien et réparation des voitures… En tant qu’auto-entrepreneur, un plafond de 83 600 € de chiffres d’affaires annuel ne doit pas être dépassé.
Quelles formalités pour être auto-entrepreneur dans l’automobile ?
Les formalités pour devenir auto-entrepreneur dans l’automobile ne sont pas spécifiques : la déclaration de début d’activité se réalise en ligne sur le guichet unique de l’INPI. L’INSEE attribue ensuite le numéro SIRET, et l’activité est inscrite au registre national des entreprises ; une activité commerciale de vente de véhicules est également immatriculée au registre du commerce et des sociétés (RCS).
Différentes options sont possibles selon l’activité choisie et la situation personnelle de l’entrepreneur : le demandeur d’emploi peut bénéficier d’un allègement de charges sociales (ACRE pour les auto-entrepreneurs). L’auto-entrepreneur artisan peut, s’il le souhaite, suivre le stage de préparation à l’installation (SPI), devenu facultatif depuis la loi PACTE du 22 mai 2019.
Le statut juridique d’un auto-entrepreneur dans l’automobile
L’auto-entrepreneur exerce sous la forme d’une entreprise individuelle particulière dans la mesure où les obligations comptables et fiscales sont allégées jusqu’à un certain seuil.
En tant qu’auto-entrepreneur, le vendeur d’automobile déclare et paie des cotisations sur le chiffre d’affaires et non sur ses bénéfices (sa marge). Par exemple, en revendant 10 000 euros une voiture achetée 8 000 euros, l’auto-entrepreneur automobile paie des cotisations sociales de 12,3 % sur 10 000 euros soit 1 230 euros alors que son bénéfice est de 2 000 euros.
C’est la raison pour laquelle le statut de micro-entreprise qui ne permet pas de déduire l’achat des marchandises n’est pas toujours la meilleure solution. L’auto-entrepreneur peut être un bon statut pour tester une activité ou pour exercer en tant qu’activité complémentaire d’un travail salarié mais pour des activités d’achat revente avec une marge faible, ce n’est pas la solution à privilégier, la SASU automobile par exemple pourrait être plus intéressante. Il est donc particulièrement important de bien évaluer, à l’aide d’un budget prévisionnel, son activité d’auto-entrepreneur automobile avant de se lancer.
Le régime d’imposition d’un auto-entrepreneur dans l’automobile
De la même manière que pour ses cotisations sociales, l’imposition de l’auto-entrepreneur est assise sur le chiffre d’affaires dégagé et non sur ses bénéfices : en optant pour le versement libératoire, il paiera 1 % de son chiffre d’affaires pour l’achat-revente d’automobiles au titre de l’impôt sur le revenu ou 1,7 % à 2,2 % pour des prestations de service. S’il ne prend pas cette option, il bénéficie d’un abattement avant de déclarer son chiffre d’affaires dans ses revenus.
En outre, il bénéficie d’une franchise de TVA pour l’auto-entrepreneur qui ne lui permet pas de récupérer la TVA s’il achète du matériel de réparation ou des accessoires automobiles. Cette franchise s’applique tant que le chiffre d’affaires reste sous 85 000 € pour la vente de véhicules et 37 500 € pour les prestations de services. Au-delà de ces seuils, la TVA devient exigible.
Auto-entrepreneur et automobile : les règles spécifiques pour la vente de voitures d’occasion
La vente de voitures d’occasion fait l’objet d’une réglementation précise. Quel que soit le statut envisagé pour l’exercer, deux formalités complémentaires sont requises :
- Inscription au registre des revendeurs d’objets mobiliers usagers. Pour cela, le formulaire cerfa n° 11733*02 doit être complété et adressé à la préfecture de son domicile. Tous les vendeur d’objets de seconde main y compris les véhicules doivent, après immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS) effectuer cette déclaration. L’auto-entrepreneur doit indiquer la référence du récépissé de déclaration à l’INPI. Un document d’identité doit être joint également à cette demande ;
Tenue d’un registre de police ou registre de brocante : avant de débuter son activité d’auto-entrepreneur, le vendeur doit faire parapher ce registre par le commissaire de police ou le maire de sa commune. Ensuite, il inscrit pour chaque vente de manière indélébile la date, l’identification précise du bien vendu, les coordonnées de l’acheteur et du vendeur, le prix et les modalités de règlement. Ce document est à conserver 5 ans.
- Le statut d’auto-entrepreneur permet de se lancer dans l’automobile pour la vente de véhicules, la mécanique à domicile, le mandat ou la négociation, dans la limite de 203 100 € de chiffre d’affaires pour l’achat-revente et de 83 600 € pour les prestations. La réparation et l’entretien restent réservés aux personnes disposant d’une qualification professionnelle. Comme les cotisations et l’impôt portent sur le chiffre d’affaires sans déduction du prix d’achat des véhicules, la micro-entreprise convient surtout aux marges confortables ou au test d’activité. Pour de l’achat-revente à faible marge, une société comme la SASU se révèle souvent plus adaptée.
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Dernière mise à jour le 21/07/2026
FAQ
Comment devenir auto-entrepreneur dans l'automobile ?
La déclaration de début d’activité se fait en ligne sur le guichet unique de l’INPI, en choisissant la nature de l’activité (commerciale pour la vente, artisanale pour la réparation). Une qualification professionnelle est exigée pour la mécanique et l’entretien. Pour la vente de voitures d’occasion, une inscription au registre des revendeurs d’objets mobiliers usagés est requise.
Quel est le plafond de chiffre d'affaires d'un auto-entrepreneur automobile ?
Le plafond est de 203 100 € de chiffre d’affaires annuel pour l’achat-revente de véhicules et de 83 600 € pour les prestations de services (mécanique, négociation, courtage).
Peut-on acheter une voiture en tant qu'auto-entrepreneur ?
Oui, un auto-entrepreneur peut acheter une voiture pour la revendre : c’est l’activité d’achat-revente. En revanche, le prix d’achat du véhicule n’est pas déductible et la TVA n’est pas récupérable en micro-entreprise, ce qui pénalise les activités à faible marge.
Quel est le meilleur statut pour vendre des voitures ?
La micro-entreprise convient pour tester l’activité ou vendre ponctuellement. Pour de l’achat-revente régulier à faible marge, une société comme la SASU est souvent plus adaptée : elle permet de déduire le prix d’achat des véhicules et de récupérer la TVA.
Connexion
Bonsoir.
Je souhaite ouvrir un garage à mon domicile. Entretien, vidange, pneumatiques, freins, etc….
Est ce que le statut d’auto-entrepreneur est envisageable? Et le plus adapté ?
Qu’elles sont les limites annuelles à ne pas dépasser pour ne pas être assujetti à la TVA? Et qu’elles sont les limites annuelles à ne pas depasser tout court?
Bonne soirée.
Jérôme.
Bonjour,
L’activité de réparation et d’entretien de véhicules peut en principe être exercée en micro-entreprise (auto-entrepreneur), à condition de respecter les normes de sécurité et l’implantation d’un garage à domicile. Le régime permet une gestion simplifiée et une comptabilité allégée. Pour bénéficier de la franchise en base de TVA, le chiffre d’affaires annuel ne doit pas dépasser 36 800 € pour les prestations de services, tandis que le plafond pour rester sous le régime micro-entreprise est de 72 600 € pour les prestations de services.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Bonjour, j’ai une opportunité – je suis grossiste et j’ai la possibilité d’acheter un lot de prise Green Lane ou SpeedX . Pour vendre ces pièces , quel statut choisir pour être dans la légalité ? Merci
Bonjour,
Pour exercer une activité de revente de matériel en toute légalité, il est nécessaire d’avoir un statut juridique permettant l’achat et la revente (par exemple micro-entreprise, entreprise individuelle ou société). Le choix dépendra du volume d’activité, du chiffre d’affaires prévu et de la manière dont l’activité doit se développer. Chaque statut entraîne des obligations fiscales, sociales et comptables différentes.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
merci pour votre réponse – je pensais qu’il fallait faire une formation pour revendre ce genre de pièces automobiles – j’ai déjà un statut d’achat -revente avec un SIRET grossiste , mais je n’ai pas de SIRET pour revendre de pièces automobiles –
je vends actuellement des produits du quotidien .
Bonjour,
Dans ce contexte, la revente de pièces automobiles peut relever de réglementations spécifiques, notamment en matière de sécurité, de normes et d’agréments professionnels. Le fait de disposer d’un SIRET pour une activité d’achat-revente générale ne confère pas automatiquement le droit de commercialiser tous types de produits, et certaines catégories peuvent nécessiter des immatriculations ou déclarations distinctes.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Merci Samuel !
Bonjour, Je suis retraité et je veux faire homologuer avec réception à titre isolé un véhicule quadricycle léger auprès de la DRIRE/DREAL et je pense qu’il est nécessaire que je sois reconnu comme constructeur même si mon véhicule ne sera jamais construit en série !
Pouvez-vous me donner un avis éclairé sur le sujet et me diriger vers les services ou organismes me permettant d’être en règle le jour où je devrai présenter ce petit véhicule.
Merci d’avance GM
Tél : 0686166706
Bonjour,
Pour une réception à titre isolé (RTI) d’un quadricycle léger, vous n’avez pas besoin d’être reconnu comme constructeur. Faites votre demande auprès de la DREAL/DRIEAT/DEAL, qui vérifiera la conformité du véhicule. Contactez-les pour connaître les documents requis et la procédure.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.