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Devenir auto-entrepreneur coiffeur

Devenir auto-entrepreneur coiffeur

Le métier de coiffeur peut être exercé en qualité d’entrepreneur individuel. Ce statut ne donne pas le droit d’ouvrir un salon de coiffure, tout comme l’auto-entrepreneur en pâtisserie ou l’auto-entrepreneur traiteur ne peut pas ouvrir une enseigne. Les charges à payer par le coiffeur à domicile sont limitées. La déclaration d’activité pour recevoir un numéro d’immatriculation est gratuite. Il faut cependant acheter la carte de commerce ambulant et s’acquitter des frais d’assurance au titre de la responsabilité civile et professionnelle. Le coiffeur indépendant profite des avantages fiscaux caractérisant le statut d’auto-entrepreneur.

Le métier de coiffeur

Le coiffeur est un professionnel qui choisit de créer une entreprise de service dédiée à la coiffure et à la mise en valeur des cheveux. Techniquement, le coiffeur s’occupe des soins apportés à la chevelure dans un but hygiénique ou esthétique. Comme tout métier d’auto-entrepreneur artisan, il empoche un salaire, paie ses impôts et tient une comptabilité de gestion.

Le coiffeur indépendant peut traiter tout type de clients, enfant ou adulte, femme ou homme. Il propose divers services, allant de la coupe aux ventes de produits pour cheveux (shampoings, huiles, brosses à cheveux et autres), en passant par les teintures, les soins ou la pose d’extensions. La loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises a grandement simplifié l’accès au statut de coiffeur auto-entrepreneur.

Le coiffeur exerçant sous le régime d’auto-entrepreneur n’a pas de lieu de travail. Il prend rendez-vous avec ses clients aux adresses qui leur conviennent : à domicile, au bureau, à l’hôtel, ou dans divers instituts comme les centres de rééducation, les établissements pour les retraités, et autres. Il est aussi libre d’exercer comme auto-entrepreneur en coiffure chez soi.

La réglementation

Que vous ayez ouvert un salon de coiffure ou que vous décidiez d’exercer en étant auto-entrepreneur, votre activité fera toujours l’objet d’une réglementation.

Nature de l’activité du coiffeur

Avant de définir la réglementation qui s’applique au coiffeur, il est primordial de connaître la nature de cette activité. Il existe des coiffeurs considérés comme artisans et des coiffeurs commerçants. Le fait de vendre des produits ou d’embaucher plus de 10 salariés fait basculer le coiffeur dans la catégorie des agents commerciaux.

Les Centres de formalité des entreprises (CFE) compétents sont notamment :

  • La Chambre de métiers et de l’artisanat pour l’activité artisanale ;
  • La Chambre de commerce et d’industrie pour l’activité commerciale.

La carte de commerce ambulant

Selon la loi de la coiffure à domicile, le coiffeur doit disposer d’une carte de commerce ambulant étant donné les déplacements effectués. Celle-ci est octroyée par le CFE au tarif de 15 €. Sa validité est de 4 ans et doit être renouvelée.

Les assurances pour le métier d’autoentrepreneur coiffeur

Pour parer les risques éventuels du métier, vous pouvez opter pour l’assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro). Cette couverture concerne essentiellement les risques consécutifs à l’exercice de l’activité professionnelle, notamment les dommages corporels et matériels.

Pour les déplacements, il est pertinent de songer à l’assurance du véhicule afin de prévoir toute éventualité.

Qui peut devenir auto-entrepreneur coiffeur ?

Ceux qui souhaitent se lancer dans l’auto-entrepreneuriat en tant que coiffeurs doivent remplir certaines conditions.

En l’occurrence, ils ne doivent pas être frappés d’une interdiction de gérer une entreprise ou faire l’objet d’une condamnation qui interdit la pratique d’une activité professionnelle prévue au 11° de l’article 131-6 du Code pénal.

Les conditions

Les conditions pour être un coiffeur auto-entrepreneur sont les suivantes :

  • Détenir un CAP coiffure;
  • Obtenir un diplôme ou autre titre figurant au répertoire national des certifications professionnelles comme le brevet de maîtrise en coiffure ou le brevet professionnel en coiffure ;
  • Avoir une expérience professionnelle d’au minimum 4 années sur le territoire de l’Union Européennes ou dans un État appartenant à l’Espace économique européenne ou EEE.

Il est à souligner que les soins qui comportent de l’acide thioglycolique et d’autres produits connexes ne peuvent être utilisés que par les coiffures ayant obtenu le Brevet Professionnel ou bien le Brevet de Maîtrise de coiffure.

Une personne qui ne détient pas ces différentes qualifications professionnelles a toujours la possibilité de créer son entreprise de coiffure indépendante. Toutefois, elle ne peut pas entreprendre elle-même le travail.

Les documents requis

Pour justifier les qualifications et les expériences de la personne, les documents suivants sont requis lors de l’immatriculation de l’entreprise :

  • Pièce d’identité ;
  • Justificatif de la qualification professionnelle ou une copie du contrat de travail.

Ces documents sont à fournir dans les trois mois après l’immatriculation de l’entreprise.

Les qualités requises

Certaines activités professionnelles nécessitent des qualifications spécifiques pour être exercées. Le métier de coiffeur auto-entrepreneur en fait partie.

La coiffure est catégorisée dans les professions de bien-être. De ce fait, les clients souhaitent profiter d’un moment apaisant et agréable. De ce fait, un bon coiffeur doit être respectueux et attentif à l’égard des clients. L’hygiène est également un élément à ne pas négliger, qu’il s’agisse de l’hygiène corporelle ou celle des accessoires utilisés.

De plus, il est important d’établir une organisation claire des travaux et des rendez-vous.

Étant donné que le métier de coiffeur demande de déployer des efforts et de l’énergie, l’auto-entrepreneur doit être en parfaite condition de santé pour réussir.

La formation

Pour embrasser la carrière de coiffeur en France, il est obligatoire de détenir un diplôme ou un certificat spécialisé. Actuellement, quatre types de diplômes et certificats donnent l’habilitation d’exercer en tant que coiffeur ou coiffeuse.

Le CAP Coiffure

Il s’agit du certificat d’aptitude professionnelle. Ce diplôme minimum permet de travailler en tant que coiffeur. Le CAP s’obtient à l’issue d’une formation de 2 ans qui peut être suivie en alternance ou en continu. Le cursus de la formation se compose d’un tronc commun de matières générales ainsi que de matières techniques spécifiques au métier.

Le BP Coiffure

Le brevet professionnel fait suite au CAP et possède la valeur du Bac. Le BP assure un approfondissement des connaissances dans le domaine de la coiffure. Les élèves apprennent aussi des techniques de management et de gestion. À la fin de la formation, les détenteurs du BP peuvent ouvrir et diriger leur propre salon de coiffure.

Le BTS Métiers de la Coiffure

Le BTS métiers, équivalent à un niveau de Bac+2, est réservé aux titulaires d’un Bac technique ou d’un Bac professionnel scientifique. Ainsi, les élèves qui ont arrêté leurs études au CAP et au BP coiffure ne peuvent pas obtenir ce diplôme.

Le BTS se focalise sur la gestion, le marketing, les ressources humaines, les volets techniques et scientifiques incluant les produits.

Le Brevet de Maîtrise (BM) coiffure

Le BM coiffure est le brevet de maîtrise constituant le niveau le plus élevé en formation de coiffure. Ce diplôme décerne le titre de maître artisan aux apprenants. La durée de la formation est de 450 heures. Ce diplôme est délivré par les chambres de métiers et de l’artisanat.

Les Mentions complémentaires ou MC

Dans le but de renforcer les compétences obtenues lors de la formation au CAP ou au BP, le coiffeur peut opter pour des mentions complémentaires :

  • La mention complémentaire styliste-visagiste;
  • La mention complémentaire coloriste-permanentiste.

Elles sont disponibles au sein des centres ou établissements de formation qui délivrent le CAP et le BP. Mis à part le fait que ces mentions constituent un profit personnel important, elles permettent de se distinguer par rapport à la concurrence sur le marché.

Comment devenir coiffeur indépendant ?

Pour exercer en tant qu’indépendant, le coiffeur doit suivre des formations en coiffure (l’offre actuelle est très diversifiée). Selon ses objectifs, il peut opter pour des formations normales ou des formations accélérées.

Lorsqu’il est prêt à sauter le pas, le coiffeur auto-entrepreneur doit déclarer ses activités auprès du centre de formalité des entreprises (CFE) le plus proche.

Ce faisant, un stage de préparation à l’installation (SPI) est requis. Le coiffeur doit entreprendre ce stage au plus tard dans les 30 jours après l’immatriculation au sein du répertoire des métiers. Aujourd’hui, il est possible de demander une exemption.

De plus, il est important de bien définir la zone d’intervention ainsi que les frais qui y sont relatifs, notamment l’assurance, le temps, et autres.

Pourquoi choisir le régime auto-entrepreneur ?

Le régime auto-entrepreneur procure un grand nombre d’avantages aux coiffeurs indépendants. Entre autres, il donne la possibilité de mettre en place une entreprise avec un chiffre d’affaires annuel plafonné à 82 200 € pour le commerce et à 32 900 € pour les services.

Le régime auto-entrepreneur ne supprime pas le droit aux indemnités de chômage. Si le revenu de l’entreprise de coiffure n’excède pas les 70 % du précédent salaire durant 15 mois, l’auto-entrepreneur peut espérer toucher des indemnités.

Le régime micro-social

Les auto-entrepreneurs sont soumis au règlement forfaitaire et libératoire des cotisations sociales selon leur chiffre d’affaires. Tous les mois ou tous les trimestres, ils doivent effectuer une déclaration de chiffres d’affaires auprès de l’URSSAF. Aucun prélèvement n’est effectué si l’activité n’a rien rapporté.

Les charges sociales se présentent comme suit :

Activité Métropole Outremer
Achat/ventes 13,4 % 8,9 %
Location de locaux meublés 23,1 % 16,4 %
Prestations de service 23,1 % 15,4 %
Activités libérales dépendant de la CIPAV 22,9 % 15,3 %

Régime fiscal bénéfique

Le régime fiscal de l’autoentrepreneur assure :

  • L’exemption de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ;
  • La réduction de taxe pour frais des chambres de métiers jusqu’à la fin de la 2e année civile après celle de la création de l’entreprise ;
  • La franchise de la contribution foncière durant les 2 premières années. L’année après la création sera retenue comme l’année de référence si l’auto-entrepreneur a opté pour le versement libératoire de l’IR ou Impôt sur le revenu.

La tenue de comptabilité

Les auto-entrepreneurs sont exemptés de la tenue de comptes annuels. Toutefois, ils doivent établir un livre présentant de manière chronologique les sources des recettes. Si des ventes sont effectuées, il est nécessaire de tenir un registre dans lequel figurent les achats, les modes de paiement et les références de différentes pièces justificatives.

Simplicité des différentes démarches administratives

Pour exercer, l’autoentrepreneur coiffeur doit uniquement procéder à une immatriculation auprès du CFE de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat dans le cas d’exercice d’une activité principale.

Néanmoins, si activité accessoire est entreprise, une déclaration d’activité est à effectuer auprès des CFE ou bien en ligne sur le site www.lautoentrepreneur.fr.

En outre, le stage de préparation à l’installation ou SPI n’est plus exigé avant l’immatriculation selon la Loi PACTE du 22 mai 2019.

Ouvrir son salon ou faire de la coiffure à domicile ?

Les conditions pour la mise en place d’un salon de coiffure et la coiffure à domicile sont différentes.

Statut juridique

La plupart du temps, un salon de coiffure opte pour la forme de société, notamment SARL ou SAS. Si vous ne disposez pas du diplôme requis, mais que votre conjoint l’a obtenu, vous pouvez ouvrir un salon de coiffure en optant pour le statut de conjoint-associé. En revanche, pour l’auto-entrepreneur coiffeur, cette option n’est pas valable.

Les conditions de création

Les conditions de création sont présentées ci-dessous :

Salon de coiffure Coiffure à domicile
Qualifications requises pour la création Brevet Professionnelle ou Brevet de Maîtrise au minimum Certificat d’Aptitude Professionnelle au minimum
Les coiffeurs Pouvant être une personne détenant un CAP ou sans diplôme Coiffeur détenant au moins le CAP
À noter : les démarches administratives pour le régime autoentrepreneur sont plus allégées par rapport à la création de société.

La création de société exige la rédaction de statuts, la parution sur un journal d’annonces légales ou encore l’envoi des statuts au service des impôts par le CFE pour identifier les droits d’enregistrement. L’autoentrepreneur n’a quant à lui nul besoin de rédiger un statut.

Pour en savoir plus sur les différents métiers artisanaux exerçables en tant qu’auto-entrepreneur :

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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