Comment ouvrir un salon de coiffure ? – Guide Complet

Comment ouvrir un salon de coiffure ? – Guide Complet

Ouvrir un salon de coiffure passe par la création d’une entreprise en ligne. Pour créer son entreprise, il faut remplir certaines formalités :

Un apport est obligatoire pour créer un salon de coiffure. S’il est insuffisant, l’entrepreneur peut bénéficier des aides aux auto-entrepreneurs ou d’un emprunt bancaire.

Quelles sont les conditions pour ouvrir un salon de coiffure ?

Le domaine de la coiffure est l’un des plus prospères en France. Certaines conditions sont à respecter pour y parvenir.

Diplôme requis

Le secteur de la coiffure est réglementé. Pour cette raison, comme dans certains secteurs, il faut posséder un diplôme pour exercer le métier. Par exemple, ouvrir un salon de coiffure africain requiert des compétences dédiées aux coiffures traditionnelles et adaptées aux natures de cheveux de personnes d’origine africaine. À ce propos, quatre diplômes possibles sont requis :

  • Le certificat d’études professionnelles dans le domaine de la coiffure (CAP) ;
  • Le brevet professionnel de coiffure (BP) ;
  • Le brevet de maîtrise de la coiffure (BM) ;
  • Un diplôme enregistré au répertoire national des métiers.

L’obtention de l’un de ces diplômes se fait à la suite de cours de durée moyenne, intégrant une formation à la création d’entreprise. Il est conseillé de les suivre et d’obtenir son diplôme pour créer son salon de coiffure. C’est une garantie d’exercice légal de la profession. Pour autant, peut-on ouvrir son centre de coiffure sans avoir de diplôme ?

Fonder un salon de coiffure sans diplôme : est-ce possible ?

On peut, en effet, ouvrir un salon de coiffure sans diplôme. Même si ce dernier est recommandé, il n’en est pas pour autant obligatoire pour le créateur d’entreprise. Ce qui est essentiel, c’est que celui-ci compte dans son personnel un employé qui ait l’un des diplômes mentionnés ci-dessus (à défaut de l’avoir lui-même). Cet employé doit avoir un contrôle de l’activité.

 

Nécessité du stage de préparation à l’installation

L’activité exercée par l’entreprise étant de type artisanal, le salon de coiffure doit être inscrit au Répertoire des métiers. Cette démarche, incluse dans les formalités de création de l’entreprise, oblige l’entrepreneur à accomplir un stage de préparation auto-entrepreneur.

Déroulement du stage

Le SPI est obligatoire pour tout entrepreneur qui envisage de créer un salon de coiffure, et ce, quel que soit le statut juridique de l’entreprise. Pour 200 ou 300 €, le stage dure entre 4 et 5 jours et permet à l’entrepreneur d’acquérir les connaissances pour :

  • L’installation de son salon de coiffure ;
  • La gestion de son entreprise ;
  • Les règles juridiques, fiscales et sociales qui s’appliquent au salon.

Il est toutefois possible pour l’entrepreneur d’être dispensé du stage auto-entrepreneur.

Cas de dispense du stage

L’entrepreneur est dispensé du stage de préparation à l’installation pour ouvrir son salon de coiffure si, il :

  • A été inscrit pendant 3 ans au RCS ;
  • Est titulaire d’un brevet de maîtrise ou d’un diplôme homologué ;
  • A exercé pendant 3 ans une activité agricole, libérale, ou une profession de cadre ;
  • A un conjoint collaborateur avec qui il a exercé l’activité pendant 3 ans.

D’autres règles incombent à l’entrepreneur qui ouvre son commerce en créant un salon de coiffure.

Réglementation du métier de coiffeur

Les obligations du coiffeur sont nombreuses. D’abord, l’affichage des prix. La grille tarifaire des services proposés doit être clairement définie et mentionnée sur le site internet de l’entreprise, si elle en possède un. Les prix sont TTC, et les factures combinent les prix TTC et HT.

Par ailleurs, à l’instar de tout autre établissement qui reçoit du public, le salon de coiffure doit se conformer aux règles en matière de sécurité et d’incendie. Il doit, par exemple, disposer d’un ou de plusieurs équipements anti-incendie et des trousses de premiers soins pour les clients.

En outre, le salon doit être entretenu. Donc, l’entreprise, à défaut de s’occuper de l’entretien elle-même, peut engager des professionnels pour le faire. Quoi qu’il en soit, les appareils utilisés quand on ouvre un salon de coiffure doivent être propres, et surtout aux normes.

L’entreprise est libre de proposer des services connexes aux clients. Elle peut, par exemple, diffuser de la musique lorsque les clients sont présents. Mais pour ce faire, elle doit avoir une autorisation de la SACEM. Elle paie alors une redevance à l’organisme.

Pour créer son salon, l’entrepreneur a la possibilité de choisir entre deux modes : la franchise ou le mode indépendant. Lequel est le plus bénéfique ?

 

Salon de coiffure franchisé ou indépendant : comment faire son choix ?

Ouvrir un commerce n’est pas toujours aisé. Il faut accomplir plusieurs démarches. Dans le cas du salon de coiffure, elles sont plus ou moins conséquentes. Nous les verrons plus loin dans l’article. Ces formalités de création d’entreprise peuvent nécessiter du temps et un certain budget. D’un autre côté, le salon doit élaborer une stratégie marketing.

Toutes ces démarches sont à accomplir seul, lorsque l’entrepreneur décide d’ouvrir son entreprise en indépendant. Il en supporte aussi le coût. Néanmoins, une fois le projet mené à son terme, il assure lui-même la gestion de son entreprise : sa direction, sa comptabilité, son fonctionnement, le choix de la forme juridique, etc. Il est donc libre.

À l’inverse, ouvrir un salon de coiffure en franchise limite considérablement l’entrepreneur. Il est tenu de se conformer aux normes de la maison-mère. Celle-ci peut aussi intervenir dans la gestion de l’entreprise et la comptabilité y afférente. À cela s’ajoutent les droits d’entrée en franchise qui peuvent freiner d’un point de vue financier.

Cependant, en franchise, l’entrepreneur bénéficie d’un accompagnement pour toutes les démarches à réaliser. De la recherche du siège social à l’installation de l’entreprise, en passant par l’achat des équipements pour le fonctionnement du salon, la franchise s’occupe de tout. De plus, l’entrepreneur bénéficie d’une meilleure visibilité auprès des clients.

Franchise ou indépendant, le mode idéal est celui qui correspond aux besoins de l’entreprise. Pour faire un choix, il faut donc tenir compte de ses attentes, de son budget et de la taille du projet. L’entrepreneur a la possibilité de se faire accompagner d’un expert pour faire son choix.

Que le salon de coiffure opte pour la franchise ou le mode indépendant, il est fondamental qu’il connaisse le budget indispensable pour la mise en place du projet.

 

Quel budget pour ouvrir un salon de coiffure ?

À l’instar des autres entreprises, pour ouvrir un salon de coiffure, il faut disposer d’un budget.

Budget à prévoir

Il est plus ou moins difficile d’établir un budget précis pour ce qui est de la création d’un centre de coiffure. Plusieurs paramètres entrent en ligne de compte les frais :

  • De rédaction des statuts juridiques de l’entreprise ;
  • D’immatriculation au RCS ;
  • Relevant de la location du local ;
  • Liés à l’acquisition du matériel de travail : brosses, tondeuses, produits cosmétiques, etc.

Non seulement ces frais peuvent varier, mais en plus, tout dépend des attentes de l’entrepreneur. Il faut donc disposer d’un financement initial. Cependant, même dans ce cas, est-ce possible d’ouvrir son commerce sans un apport ?

Ouvrir un salon de coiffure sans apport : possible ?

Il est possible d’ouvrir un salon de coiffure sans un apport. La majorité des formes juridiques pour les salons de coiffure rendent cette option possible. L’entrepreneur peut même débuter son activité en ne disposant que d’1 euro comme capital social. Seul inconvénient : il est alors plus difficile d’obtenir un financement auprès des institutions ou des investisseurs externes.

Intervention d’un investisseur

Un investisseur externe peut intervenir pour permettre à l’entrepreneur de réunir le financement nécessaire pour ouvrir son salon de coiffure. Il peut s’agir d’un ami, d’un parent, ou d’un tiers disposant des capacités financières nécessaires. L’avantage avec cette méthode, c’est que l’entrepreneur réunit rapidement les fonds pour son entreprise.

Toutefois, étant donné que l’investisseur finance le projet, il intervient en tant que partenaire. De fait, l’initiateur du projet n’en est que le gérant. Par ailleurs, en optant pour cette méthode, l’entrepreneur est tenu de réaliser un bénéfice suffisant. Il en sera déduit des dividendes qu’il faudra par la suite répartir entre les associés.

Financement par emprunt bancaire

Lorsqu’il manque de fonds pour réaliser son projet, l’entrepreneur a la possibilité de solliciter un emprunt bancaire. Les banques et autres institutions accordent des crédits aux créateurs d’entreprise, à condition que le projet soit viable. Il faut donc établir un business plan, idéalement, en collaborant avec un professionnel.

Hormis ces différentes solutions, pour créer son entreprise, l’entrepreneur peut recourir aux aides accordées aux auto-entrepreneurs. Autant de possibilités qui sont offertes et cumulables lorsqu’on envisage de monter son salon de coiffure.

Mais pour profiter pleinement de ces aides, l’entreprise a l’obligation de choisir une forme juridique.

 

Quel statut juridique pour ouvrir un salon de coiffure ?

Pour ouvrir un salon de coiffure, on peut faire un choix entre plusieurs statuts juridiques. SARL ou SAS, EURL, EIRL, les possibilités sont nombreuses. Pour que le choix effectué soit efficace, il convient de comprendre le concept de chacune de ces formes juridiques. Elles influent sur le régime fiscal et social du salon de coiffure.

L’entrepreneur peut opter pour l’entreprise individuelle. Quoiqu’il s’apparente au régime des sociétés, ce mode en diffère. L’entrepreneur ne crée pas une société en tant que telle. Il exerce la raison sociale de son entreprise en conservant son nom propre. De plus, son patrimoine personnel est distinct de celui de l’entreprise. Sous ce régime, il a le choix entre :

  • L’entreprise individuelle classique (EI) ;
  • L’EIRL, une combinaison de l’EI et la micro entreprise ;
  • La micro entreprise, ou statut auto entrepreneur.

Ouvrir un salon de coiffure en auto-entrepreneur est une possibilité offerte à tout entrepreneur. Mais elle n’est pas conseillée, et beaucoup de chefs d’entreprise l’évitent. En effet, ce statut impose des plafonds pour l’activité de coiffure. Or, ces plafonds peuvent rapidement être dépassés, ce qui fait perdre les avantages de cette solution.

Outre le régime individuel, l’entrepreneur peut créer une société : SARL, SAS, EURL ou SASU. Pour ouvrir un salon de coiffure sous forme de société, l’entrepreneur s’unit à des associés pour obtenir un capital social plus conséquent, qui permet de rassurer les investisseurs. Toutefois, la gestion de la société est relativement complexe. Quel est le meilleur statut pour un salon de coiffure ? Il s’agit de celui qui répond à ses besoins, et surtout à sa taille. Comme dit plus haut, la forme juridique influe sur la fiscalité.

 

Fiscalité applicable aux salons de coiffure

En fonction du statut juridique, les bénéfices réalisés sur l’activité de l’entreprise sont imposables dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Ils peuvent l’être au nom de l’entrepreneur, dans le cas de l’impôt sur le revenu, ou au nom de la société, lorsqu’il s’agit de l’impôt sur les sociétés. L’entreprise est libre d’effectuer un choix entre l’IS et l’IR.

Ce choix intègre les étapes à accomplir pour créer un salon de coiffure.

 

Comment ouvrir un salon de coiffure étape par étape ?

La création d’un salon de coiffure se fait en plusieurs étapes :

  • Obtention de la qualification professionnelle : avoir un diplôme, ou recruter au moins un employé l’ayant ;
  • Faire un stage de préparation à l’installation ;
  • Rédiger le business plan : il doit être précis et convaincant ;
  • Choisir son statut juridique pour ouvrir son salon de coiffure ;
  • Trouver l’emplacement pour l’entreprise ;
  • Immatriculer son entreprise auprès du CFE le plus proche.

Toutes ces étapes étant importantes, l’entrepreneur peut recourir à un juriste professionnel pour les accomplir.

 

Est-il possible d’ouvrir un salon de coiffure à domicile ?

Légalement, il n’est pas interdit d’ouvrir un salon de coiffure chez soi. Mais cette possibilité est soumise à des conditions :

  • Approbation du bailleur ;
  • Autorisation de la mairie ;
  • Conformité avec les normes ERP ;
  • Déclaration de l’entrepreneur à son assureur ;
  • Obtention d’un diplôme, surtout dans le cas de la coiffure pour femme.

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Comme dans les autres cas, l’entrepreneur peut se faire aider par un spécialiste.

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