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Devenir auto-entrepreneur traiteur

Devenir auto-entrepreneur traiteur

Le métier de traiteur s’ouvre à tout le monde à condition de remplir quelques conditions. Il consiste généralement à préparer des plats et les commercialiser ou à cuisiner pour des événements. Ce service peut très bien être assuré par un auto-entrepreneur.

Auto-entrepreneur traiteur, est-ce possible ?

Devenir auto-entrepreneur traiteur est bien possible, mais sous quelques conditions. Pour se lancer, il faut :

  • Soit être titulaire d’un CAP ou d’un BEP dans la spécialité choisie ;
  • Soit engager une personne qui possède ces diplômes ou l’expérience nécessaire dans le métier ;
  • Soit avoir une expérience de trois ans dans le domaine.

Pour la création d’une société, il suffit de choisir le statut d’entrepreneur individuel. Dans ce cas, il est possible d’opter pour le régime d’imposition auto-entrepreneur si le chiffre d’affaires ne dépasse pas les 81.500€ hors taxe. L’auto-entrepreneur traiteur peut travailler dans un lieu fixe, au domicile des clients ou devenir un traiteur ambulant. En cas d’absence de lieu fixe, l’adresse du domicile peut constituer le siège de la société.

La réglementation (normes laboratoires) du traiteur (à domicile/ambulant/restaurant)

Selon l’arrêté ministériel du 9 mai 1995, « les professionnels dans l’alimentation sont civilement et pénalement responsables des problèmes subis par leurs clients après avoir consommé des aliments achetés dans leur établissement. Tous les aliments doivent être sains et non contaminés. » Le traiteur auto-entrepreneur doit alors de respecter les réglementations en vigueur. À noter que les véhicules de transport et les lieux de préparation sont régulièrement inspectés par les contrôles sanitaires.

L’hygiène alimentaire

Le traiteur auto-entrepreneur se doit de se plier aux obligations en termes d’hygiène alimentaire. La loi exige de se débarrasser des invendus. En effet, il est strictement interdit de vendre les préparations de la veille le lendemain. Faire une estimation des quantités de plats à réaliser est donc important. La surveillance de l’hygiène et de la santé du personnel est nécessaire pour préparer des plats sains. Le port de masque, de gants et de tablier est fortement recommandé.

Le plan de maîtrise sanitaire exige du traiteur de mettre en place un plan de contrôle biologique avec l’aide d’un laboratoire agréé pour analyser les produits, les équipements et les plans de travail.

Les normes laboratoires

Le traiteur doit disposer d’un aménagement respectueux des normes en vigueur, à défaut de quoi, son établissement peut être sujet à la fermeture. Les plans de travail, les machines et tous les ustensiles doivent être nettoyés et désinfectés avant et après les préparations. Il faut également utiliser uniquement de l’eau potable dans la préparation, la conservation ou la transformation de produits alimentaires. Il est aussi important de s’assurer de la qualité de l’air dans les laboratoires en nettoyant les installations, les équipements d’aération et la climatisation.

Dans l’exercice du métier, la maîtrise de la chaîne du froid, la possession de solutions de stockage des aliments et l’achat de solutions pour le transport de la nourriture sont importants. Pour assurer la livraison des commandes et le transport des produits, le mieux est d’investir dans un véhicule réfrigéré. Afin de garder les plats et les aliments au frais, l’achat d’un équipement d’appoint s’impose pour le stockage.

La formation en matière d’hygiène : pour qui ?

L’obligation de formation en matière d’hygiène est régie par l’article L.233-4 du Code rural et de la pêche maritime. Les cours s’étalent sur deux jours avec un volume horaire total de 14 h. La loi s’applique surtout au traiteur auto-entrepreneur œuvrant dans la restauration de type rapide, la restauration traditionnelle, les libre-service et les cafétérias. Cependant, il est important de préciser qu’un établissement de restauration doit compter dans son personnel au moins une personne justifiant d’une formation en matière d’hygiène alimentaire. Si le concerné possède un diplôme ou des titres à finalité professionnelle de niveau V ou profite d’une expérience de 3 ans et plus dans le secteur alimentaire, la formation n’est pas obligatoire.

L’agrément sanitaire : dans quel cas ?

Un agrément sanitaire CE n’est pas nécessaire si le traiteur vend ses préparations à une entreprise et les livre directement à ses clients. Dans ce cas la société se présente comme un intermédiaire financier.

L’agrément sanitaire devient une obligation si l’entreprise stocke les recettes pour les servir plus tard à ses clients. Le traiteur est alors tenu de faire les démarches pour une dispense d’agrément ou une demande d’agrément. Le type d’agrément sera défini en fonction de la quantité de commandes et de la distance entre l’entreprise et le lieu de préparation des plats.

Comment devenir traiteur auto-entrepreneur à son compte

Travailler comme traiteur auto-entrepreneur à son compte est une question de compétences : culinaires et commerciales. Il est également essentiel de prendre connaissances des règlements et normes en vigueur. En ce qui concerne les démarches administratives requises pour démarrer son activité, elles ne sont pas difficiles.

Entamer les démarches administratives

Devenir traiteur auto-entrepreneur à son compte ne requiert pas beaucoup de démarches. Il suffit :

  • D’être immatriculé : ce métier étant considéré comme un service, donc une activité commerciale qui relève de la Chambre de Commerce et de l’Industrie, la seule condition pour l’exercer est d’être immatriculé. Si le projet comprend des prestations de « vente à emporter », l’immatriculation auprès de la chambre des métiers et de l’artisanat est aussi requise. Dans ce cas, le stage de préparation à l’installation de l’auto-entrepreneur est obligatoire.
  • D’avoir un statut juridique : les statuts juridiques pour un traiteur auto-entrepreneur sont plus ou moins nombreux. Le traiteur peut choisir entre :
    • La SASU : un régime adapté pour un entrepreneur qui travaille seul. Il permet en fait de rendre des comptes à la Sécurité sociale pour les indépendants ;
    • L’entreprise individuelle au réel (plus coûteux) ;
    • L’EURL pour une société unipersonnelle ;
    • La micro-entreprise recommandée pour sa simplicité et sa flexibilité. La valeur des charges sociales se calcule en fonction du CA.

    Respecter les normes et réglementations

    En plus des réglementations sanitaires, l’activité du traiteur est soumise à d’autres normes et réglementation selon les services proposés. En cas de vente d’alcool, il faut déclarer l’ouverture d’un débit de boissons à la mairie et effectuer la formation permis d’exploitation. Les traiteurs ambulants, pour leur part, doivent détenir une carte professionnelle de commerçant ambulant. La demande se fait au moment de l’inscription.

    Quelques conseils pour lancer son affaire

    Le traiteur auto-entrepreneur peut se lancer dans différents domaines selon ses spécialisations. Après avoir effectué les démarches nécessaires, trouvé un établissement et pris connaissance des réglementations en matière d’hygiène alimentaire, il est temps de démarrer son activité. Pour réussir dans le métier, le mieux est de choisir son type de prestation :

    • Restauration traditionnelle avec une carte variée et des spécialités et une livraison à domicile ;
    • Restauration rapide avec un service de commande en ligne ou par téléphone avec livraison ;
    • Traiteur dans événementiel avec spécialisation sur le mariage et le trio repas, cocktail et animation ;
    • Restaurant ambulant avec des plats diversifiés réalisés avec des ingrédients frais et sains.

    En plus des prestations de base, le traiteur auto-entrepreneur peut offrir des services connexes comme la location de vaisselle ou de salle et l’organisation événementielle. En tant que commerçant, il lui faut également promouvoir ses produits et services au biais des cartes de visite, des réseaux sociaux ou d’un site web.

    Pour en savoir plus sur les différents métiers artisanaux exerçables en tant qu’auto-entrepreneur :

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    Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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