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    • La création d’une entreprise individuelle s’effectue en nom propre, sans statuts ni capital, via une simple déclaration sur le Guichet unique INPI.
    • La création d’une entreprise individuelle est réservée aux personnes majeures (ou émancipées) ayant la capacité juridique, avec diplôme exigé pour les activités réglementées.
    • Depuis le 15 mai 2022, la création d’une entreprise individuelle protège de plein droit le patrimoine personnel des dettes professionnelles (articles L526-22 et suivants du Code de commerce).
    • La création d’une entreprise individuelle coûte de 0 € (libéral, micro) à 45€ (artisan), avec un délai moyen de 1 à 4 semaines.

La création d’une entreprise individuelle reste aujourd’hui la voie la plus rapide pour démarrer une activité indépendante. Depuis la loi du 14 février 2022, votre patrimoine personnel est automatiquement séparé du patrimoine professionnel, ce qui renforce la protection du créateur de l’entreprise individuelle.

Qu’est-ce qu’une entreprise individuelle ?

L’entreprise individuelle (EI) est une forme juridique qui vous permet d’exercer une activité professionnelle indépendante en votre nom propre. Vous ne créez pas de personne morale distincte. Votre statut d’entrepreneur individuel ne forme qu’une seule entité avec vous.

La définition juridique de l’entreprise individuelle

L’article L526-22 du Code de commerce définit l’entrepreneur individuel comme une personne physique qui exerce en son nom propre une ou plusieurs activités professionnelles indépendantes. Vous pouvez exercer une activité commerciale, artisanale, libérale ou agricole.

La création d’une entreprise individuelle se distingue de la création d’une société par 4 aspects :

  • Vous ne rédigez aucuns statuts ;
  • Vous ne déposez aucun capital social ;
  • Vous ne publiez aucune annonce légale ;
  • Vous effectuez une simple déclaration via le Guichet unique de l’INPI.

Vous prenez seul toutes les décisions et vous dirigez librement votre activité. L’entreprise individuelle reste, par nature, un statut individuel. Vous ne pouvez pas avoir d’associé.

Depuis la réforme du 14 février 2022 entrée en vigueur le 15 mai 2022, votre patrimoine personnel d’entrepreneur individuel est automatiquement protégé. Seuls les biens utiles à votre activité professionnelle peuvent être saisis par vos créanciers professionnels.

Les différences entre entreprise individuelle et société

L’entreprise individuelle s’oppose à la société par l’absence de personnalité morale.

Vous pouvez aussi vous lancer seul via une EURL ou une SASU, mais les obligations diffèrent. Il s’agit de sociétés unipersonnelles à part entière, avec personnalité morale, statuts à rédiger et capital social à apporter.

La micro-entreprise, quant à elle, n’est pas une forme juridique distincte de l’entreprise individuelle. Il s’agit d’un régime fiscal et social simplifié, accessible aux entrepreneurs individuels dont le chiffre d’affaires reste sous certains plafonds. Un micro-entrepreneur est donc un entrepreneur individuel qui a opté pour ce régime.

Critère EI classique Micro-entreprise EURL SASU
Capital social Aucun Aucun 1 € minimum 1 € minimum
Statuts à rédiger Non Non Oui Oui
Personnalité morale Non Non Oui Oui
Fiscalité par défaut IR IR avec versement libératoire possible IR IS
Régime social TNS TNS TNS Assimilé salarié

Au-delà du capital et des statuts, les différences entre entreprise individuelle et société portent aussi sur la fiscalité, la transmission de l’activité et la crédibilité auprès des partenaires.

Qui peut créer une entreprise individuelle ?

La création d’une entreprise individuelle est ouverte au plus grand nombre. Trois conditions doivent toutefois être remplies, liées à votre capacité juridique, à votre nationalité et à votre qualification pour les activités réglementées.

Les conditions d’âge et de capacité juridique pour créer une EI

Pour créer une entreprise individuelle, vous devez :

  • Être majeur ou mineur émancipé par décision du juge des tutelles ;
  • Disposer de votre pleine capacité juridique ;
  • Ne pas faire l’objet d’une interdiction de gérer prononcée par un tribunal.

Les majeurs sous tutelle ne peuvent pas exercer d’activité commerciale indépendante. Pour les majeurs sous curatelle, l’exercice dépend du régime de protection retenu et nécessite parfois l’accord du curateur.

Les conditions liées à la nationalité pour créer une entreprise individuelle

Pour créer une entreprise individuelle en France, les ressortissants français et les ressortissants d’un État membre de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen disposent d’un libre accès. Les ressortissants étrangers hors UE et EEE doivent détenir un titre de séjour autorisant l’exercice d’une activité indépendante en France.

Les activités réglementées et incompatibilités avec l’EI

Certaines activités exigent un diplôme, une expérience professionnelle reconnue ou une inscription auprès d’un ordre. C’est le cas des artisans du bâtiment, des agents immobiliers, des pharmaciens ou des experts-comptables.

Paul prévoit de lancer une activité de “conseil aux entreprises”. En réalité, l’activité qu’il décrit relève du courtage, soumis à immatriculation à l’ORIAS et à une capacité professionnelle spécifique. Sans justifier d’un diplôme adapté, sa déclaration sur le Guichet unique sera rejetée.
Certaines fonctions restent incompatibles avec une activité commerciale indépendante. Les fonctionnaires en activité (sauf autorisation hiérarchique), les commissaires aux comptes ou certaines professions libérales soumises à des règles d’incompatibilité ne peuvent pas créer librement. Les règles précises de cumul entre auto-entrepreneur et fonctionnaire imposent une autorisation hiérarchique préalable.

Quels sont les avantages et inconvénients d’une entreprise individuelle ?

L’entreprise individuelle reste le choix de la simplicité. Elle présente toutefois des limites concrètes à connaître avant de vous lancer.

Les principaux avantages de l’entreprise individuelle

L’entreprise individuelle séduit d’abord par sa simplicité administrative. Vous n’avez pas de statuts à rédiger, pas de capital social à déposer et aucune annonce légale à publier. La création se fait en ligne sur le Guichet unique et l’immatriculation intervient en quelques jours à deux semaines, pour un coût compris entre 0 € et 45€ selon votre activité.

La gestion au quotidien est tout aussi souple. Vous prenez seul toutes les décisions, sans assemblée générale ni formalisme particulier. Depuis le 15 mai 2022, vos biens personnels sont automatiquement protégés des dettes professionnelles, sauf fraude ou manquement grave, ce qui sécurise votre patrimoine sans démarche supplémentaire.

Côté fiscalité et social, vous pouvez opter pour l’impôt sur les sociétés si votre stratégie l’exige, ou rester au régime micro pour bénéficier d’une comptabilité allégée et d’un calcul des cotisations directement sur le chiffre d’affaires.

Les inconvénients de l’entreprise individuelle à anticiper

L’entreprise individuelle présente d’abord une limite structurelle : vous ne pouvez pas avoir d’associé. Cette impossibilité ferme la porte à toute ouverture de capital à un investisseur ou à un partenaire, ce qui rend le statut moins attractif pour les financeurs et pour les donneurs d’ordres qui privilégient parfois les structures sociétaires.

Sur le plan financier et patrimonial, vos biens professionnels restent engagés en cas de dettes liées à l’activité. Au régime réel, les charges sociales pèsent lourd, autour de 40 à 45 % du bénéfice net, et le régime TNS ne donne pas droit aux allocations chômage en cas d’arrêt d’activité. Anticiper ces points permet d’arbitrer sereinement entre entreprise individuelle et société.

Quelles démarches pour créer une entreprise individuelle en 2026 ?

La création d’une entreprise individuelle reste plus simple qu’une création de société. Cinq étapes structurent la démarche, du cadrage de votre projet aux obligations qui suivent l’immatriculation.

Étape 1 : Définir précisément son activité

La définition précise de votre activité conditionne toute la suite de la création d’une entreprise individuelle. Posez-vous des questions concrètes : Quelle est la nature exacte de votre activité (commerciale, artisanale, libérale ou agricole) ? Votre activité est-elle réglementée ? Où allez-vous exercer (domicile, local, espace de coworking) ? Qui sont vos premiers clients prévus ?

La nature de l’activité détermine votre centre de formalités, votre code APE, votre régime fiscal applicable, votre protection sociale et vos obligations d’assurance.

Étape 2 : Choisir son régime fiscal et social

Le régime fiscal

Par défaut, une entreprise individuelle relève de l’impôt sur le revenu. Vous devez ensuite choisir entre trois régimes d’imposition : la micro-entreprise, le régime réel simplifié ou le régime réel normal. Ce choix dépend de votre chiffre d’affaires prévisionnel et du montant de vos charges professionnelles.

Vous pouvez aussi opter pour l’impôt sur les sociétés si cela correspond mieux à votre stratégie. Le régime micro reste le plus accessible pour devenir auto-entrepreneur et démarrer rapidement une activité indépendante.

Le régime social

L’entrepreneur individuel relève du régime des travailleurs non salariés (TNS), rattaché à la Sécurité sociale des indépendants (SSI). Vos cotisations financent la couverture maladie, la retraite, les allocations familiales et l’invalidité-décès, mais ne donnent pas droit à l’assurance chômage.

Au régime micro, les cotisations sont calculées sur le chiffre d’affaires encaissé, avec un taux compris entre 12,3 % et 25,6 % selon la nature de l’activité. Au régime réel, les cotisations portent sur le bénéfice imposable et représentent environ 40 à 45 % du bénéfice net, avec des cotisations minimales dues même en l’absence de bénéfice.

Étape 3 : Déposer son dossier sur le Guichet unique INPI

Depuis le 1er janvier 2023, toutes les créations d’entreprise passent par le Guichet unique géré par l’INPI. La démarche est exclusivement en ligne sur le portail formalites.entreprises.gouv.fr.

Vous devez transmettre les pièces suivantes :

  • Une pièce d’identité en cours de validité ;
  • Un justificatif de domicile de moins de 3 mois ;
  • Une déclaration sur l’honneur de non-condamnation ;
  • Une attestation de filiation ;
  • Un justificatif de qualification ou une autorisation préalable si l’activité est réglementée ;
  • Une déclaration d’information au conjoint si vous êtes marié sous un régime de communauté.

Le portail de l’INPI permet d’enregistrer un brouillon. Vous pouvez ainsi vérifier les informations avant validation définitive.

Nos formalistes vérifient votre dossier avant dépôt afin d’éviter les rejets et les demandes de pièces complémentaires. Vous gagnez du temps et vous sécurisez votre immatriculation d’entreprise individuelle du premier coup.

Étape 4 : Réception du SIREN, SIRET et code APE

Une fois votre dossier validé, l’INSEE attribue votre numéro SIREN (identifiant unique de l’entreprise) et votre numéro SIRET (identifiant de votre établissement). L’INPI vous communique également votre code APE qui correspond à votre activité principale.

Le délai moyen entre le dépôt du dossier complet et la réception du SIRET varie de 1 à 4 semaines. Ces identifiants vous permettent d’émettre des factures, d’ouvrir un compte bancaire dédié à l’activité, de souscrire des contrats et de démarrer officiellement votre activité.

Étape 5 : Les obligations post-création

Une fois votre entreprise individuelle immatriculée, plusieurs démarches restent à votre charge :

  • Ouvrir un compte bancaire dédié à l’activité, obligatoire au-delà de 10 000€ de chiffre d’affaires pendant deux années consécutives ;
  • Souscrire une assurance professionnelle si votre activité l’exige (bâtiment, santé, certaines professions réglementées) ;
  • Mettre en place votre organisation comptable, livre des recettes et registre des achats au régime micro, comptabilité complète au réel ;
  • Anticiper votre première déclaration fiscale et votre déclaration de chiffre d’affaires à l’Urssaf ;
  • Préparer le passage à la facturation électronique, obligatoire en émission pour toutes les TPE et micro-entreprises à compter du 1er septembre 2027.

Vous serez également redevable de la cotisation foncière des entreprises (CFE) à partir de la deuxième année d’activité, sauf exonération spécifique liée à votre chiffre d’affaires ou à votre zone d’implantation.

Quel est le coût de création d’une entreprise individuelle en 2026 ?

Créer une entreprise individuelle reste peu coûteux comparé à une société. Au-delà des frais d’immatriculation, anticipez les charges sociales, fiscales et les frais de fonctionnement pour bâtir un budget réaliste.

Poste de dépense Montant en 2026 À savoir
Frais d’immatriculation (commerçant) 22,88 € € Paiement lors du dépôt sur le Guichet unique.
Frais d’immatriculation (artisan) 45€ Inscription au Répertoire national des entreprises.
Frais d’immatriculation (libéral, micro) 0 € Gratuit quelle que soit l’activité.
Accompagnement (facultatif) 100 € à 300 € Sécurise la création et évite les erreurs administratives.
Cotisations sociales (micro) 12,3 % à 25,6 % du CA Payées uniquement sur le chiffre d’affaires encaissé.
Cotisations sociales (réel) Environ 40 à 45 % du bénéfice Cotisations minimales dues même sans bénéfice.
CFE (à partir de la 2e année) 200 € à 1 000 € en moyenne Variable selon la commune et la base d’imposition.
Assurance professionnelle 100 € à 400 € par an Obligatoire pour certaines activités.
Compte bancaire dédié 0 € à 240 € par an Obligatoire au-delà de 10 000€ de chiffre d’affaires pendant 2 ans.
Expert-comptable (régime réel) 800 € à 2 000 € par an Utile pour sécuriser vos déclarations.

Les frais d’immatriculation d’une entreprise individuelle selon l’activité

Les frais d’immatriculation d’une entreprise individuelle dépendent du registre concerné :

  • Activité libérale et micro-entrepreneur : gratuit ;
  • Activité commerciale (RCS) : 22,88 € ;
  • Activité artisanale (RNE) : 45€ ;
  • Artisan-commerçant (double immatriculation) : 22,88 € au RCS et 15 € au répertoire artisanal.

Le détail du coût de création d’une entreprise individuelle avec l’INPI varie selon la chambre consulaire dont dépend l’activité.

Les charges sociales et fiscales à anticiper

Les cotisations sociales d’un entrepreneur individuel dépendent du régime fiscal retenu. Au régime micro, vous payez un pourcentage fixe de votre chiffre d’affaires encaissé. Au régime réel, les cotisations portent sur le bénéfice imposable.

Activité Taux de cotisations 2026 (micro)
Vente de marchandises et hébergement 12,3 %
Prestations de services BIC 21,2 %
Prestations de services BNC non réglementées 25,6 %
Professions libérales réglementées CIPAV 23,2 %

Le taux applicable aux prestations BNC non réglementées a progressivement augmenté pour atteindre 25,6 % au 1er janvier 2026.

Les frais facultatifs et l’accompagnement

Plusieurs dépenses complémentaires peuvent s’ajouter au budget de création d’une entreprise individuelle selon votre projet, comme l’ouverture d’un compte bancaire pour auto-entrepreneur, l’assurance responsabilité civile professionnelle, le logiciel de facturation, ou encore la prestation d’un expert-comptable au régime réel.

LegalPlace prend en charge l’ensemble de votre projet : création de votre entreprise individuelle, suivi comptable via Comptaplace, ouverture d’un compte bancaire professionnel et souscription d’une assurance professionnelle. Vous nous transmettez les pièces justificatives, nos formalistes s’occupent du reste.

Quelles aides pour la création d’une entreprise individuelle en 2026 ?

Plusieurs dispositifs peuvent alléger le coût et la charge sociale de la création d’une entreprise individuelle. L’année 2026 marque toutefois une réforme majeure de l’ACRE qu’il faut intégrer dans votre projection.

L’ACRE après la réforme du 1er janvier 2026

L’aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise (ACRE) n’est plus attribuée automatiquement. Vous devez désormais en faire la demande à l’Urssaf dans un délai de 60 jours suivant votre début d’activité.

L’éligibilité à l’ACRE est réservée à certaines catégories : demandeurs d’emploi (indemnisés ou non), bénéficiaires du RSA ou de l’ASS, jeunes de 18 à 25 ans, personnes de moins de 30 ans en situation de handicap, créateurs implantés en quartier prioritaire de la ville ou en zone France ruralités revitalisation.

Vous ne pouvez pas bénéficier de l’ACRE si vous en avez déjà bénéficié au cours des trois années précédentes au titre d’une autre activité. Les conditions exactes d’éligibilité à l’ACRE en 2026 varient selon votre profil et votre situation.

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L’ARE, l’ARCE et les aides régionales pour les créateurs d’entreprise

Si vous êtes demandeur d’emploi indemnisé au moment de la création de votre entreprise individuelle, deux dispositifs complémentaires peuvent vous accompagner :

  • L’ARE (Aide au Retour à l’Emploi) maintient le versement de vos allocations chômage le temps que votre activité monte en puissance. Les conditions de cumul avec l’ARE dépendent de votre situation au moment de l’inscription ;
  • L’ARCE (Aide à la Reprise et à la Création d’Entreprise) vous permet de toucher 60 % de vos droits restants sous forme de capital, versés en deux fois pour financer le lancement.

Des aides locales et régionales peuvent compléter l’ACRE, l’ARE et l’ARCE. Renseignez-vous auprès de votre conseil régional, de votre chambre de commerce et d’industrie ou de Bpifrance Création pour identifier les prêts d’honneur et subventions disponibles dans votre territoire.

Comment fermer une entreprise individuelle ?

La fermeture d’une entreprise individuelle, qu’il s’agisse d’une cessation temporaire ou définitive d’activité, doit faire l’objet d’une déclaration en ligne auprès du Guichet unique.

Vous disposez d’un délai de 30 jours à compter de la date de cessation pour effectuer cette déclaration. La radiation entraîne automatiquement :

  • Votre suppression du registre concerné (RCS, RNE ou autre) ;
  • L’information des services fiscaux et de l’Urssaf ;
  • La régularisation finale de vos cotisations sociales sur la base de votre revenu réel.

Un justificatif de radiation vous est ensuite délivré. Pour suspendre votre activité sans la fermer définitivement, la mise en sommeil d’une entreprise individuelle constitue une alternative permettant de conserver l’immatriculation pendant une durée limitée.

L’Urssaf procède à une régularisation définitive de vos cotisations sur la base de votre revenu réel. Vous devrez déclarer votre dernier chiffre d’affaires ou bénéfice selon votre régime fiscal pour clôturer votre dossier.

Créer une entreprise individuelle est la voie la plus rapide pour se lancer à son compte, sans statuts, sans capital et sans annonce légale, via une simple déclaration sur le guichet unique de l’INPI. Depuis la loi du 14 février 2022, le patrimoine personnel est automatiquement protégé des dettes professionnelles. Le coût de création varie de 0 € pour les professions libérales et les micro-entrepreneurs à 45€ pour les artisans. Le régime micro convient aux démarrages avec peu de charges, le régime réel devient plus avantageux dès que les charges réelles dépassent l’abattement forfaitaire applicable. L’ACRE permet d’alléger les cotisations la première année, mais doit être demandée explicitement auprès de l’URSSAF dans les 60 jours suivant le début d’activité.

FAQ

Quelle est la différence entre auto-entrepreneur et entreprise individuelle ?

L'auto-entrepreneur correspond au régime micro de l'entreprise individuelle. L'entreprise individuelle est la structure juridique, la micro-entreprise est un régime fiscal et social simplifié soumis à des plafonds de chiffre d'affaires. En régime micro, vous bénéficiez d'obligations comptables allégées et d'un calcul des cotisations sur le CA encaissé, sans déduction des charges réelles.

Combien de temps prend la création d'une entreprise individuelle en 2026 ?

La création d'une entreprise individuelle se déclare en ligne via le Guichet unique de l'INPI. Après validation du dossier, l'immatriculation intervient généralement en quelques jours à deux semaines. Le délai dépend de la complétude des pièces justificatives et de la charge de traitement de l'INSEE pour l'attribution du SIREN.

L'entrepreneur individuel relève-t-il de la Sécurité sociale des indépendants (SSI) ?

En entreprise individuelle, vous relevez du régime des travailleurs non salariés (TNS), rattaché à la Sécurité sociale des indépendants intégrée au régime général depuis le 1er janvier 2020. Vos cotisations financent votre couverture maladie, retraite, allocations familiales et invalidité-décès. Le mode de calcul diffère selon que vous êtes en micro-entreprise (sur le CA) ou au régime réel (sur le bénéfice).

Quelles aides peut-on obtenir pour créer une entreprise individuelle ?

Plusieurs dispositifs peuvent soutenir la création d'une entreprise individuelle. L'ACRE permet, sous conditions strictes depuis 2026, de bénéficier d'une exonération partielle de cotisations sociales au démarrage. Si vous êtes demandeur d'emploi, vous pouvez solliciter l'ARE (maintien des allocations) ou l'ARCE (versement de 60 % des droits restants en capital). Des aides locales, régionales et bancaires (prêts d'honneur, microcrédit) peuvent compléter ces dispositifs selon votre situation.

Peut-on cumuler une entreprise individuelle avec un emploi salarié ?

Le cumul entre une entreprise individuelle et un emploi salarié est possible. Vous devez vérifier l'absence de clause d'exclusivité ou de non-concurrence dans votre contrat de travail et respecter votre obligation de loyauté envers votre employeur. Votre activité indépendante ne doit ni concurrencer votre entreprise ni empiéter sur votre temps de travail salarié. Les règles précises pour créer son entreprise en étant salarié imposent de vérifier ces points avant tout dépôt de dossier.

Un fonctionnaire peut-il créer une entreprise individuelle ?

Le cumul entre fonction publique et entreprise individuelle est possible mais encadré. Si vous êtes fonctionnaire en activité, vous devez obtenir une autorisation hiérarchique préalable et respecter les règles de déontologie. Le cumul est limité dans le temps et peut être refusé si l'activité présente un risque de conflit d'intérêts. Pour les activités accessoires, la simple déclaration peut suffire.

Comment payer moins de cotisations Urssaf en entreprise individuelle ?

Le montant des cotisations Urssaf d'un entrepreneur individuel dépend du régime choisi et du niveau de revenu. Le régime micro permet de payer un pourcentage fixe du chiffre d'affaires, tandis que le régime réel calcule les cotisations sur le bénéfice. Si vous êtes éligible à l'ACRE et que vous en faites la demande dans les 60 jours, vous bénéficiez d'un taux minoré pendant la première période d'activité. Une bonne anticipation des charges et une option fiscale adaptée peuvent réduire le poids global des cotisations.

Peut-on enregistrer un brouillon sur le site de l'INPI avant validation ?

Le Guichet unique de l'INPI permet d'enregistrer un brouillon avant le dépôt définitif de votre dossier de création. Cette fonctionnalité vous laisse le temps de compléter les informations, de vérifier les pièces justificatives et de relire la déclaration. Une fois la déclaration validée, certaines modifications nécessitent une formalité complémentaire payante.

Comment fonctionne la franchise en base de TVA pour une entreprise individuelle ?

Une entreprise individuelle peut bénéficier de la franchise en base de TVA si son chiffre d'affaires reste sous les seuils légaux. En 2026, après abandon de la réforme du seuil unique, les seuils maintenus sont de 85 000 € (vente de biens, hébergement) et 37 500 € (prestations de services), avec des seuils majorés à 93 500 € et 41 250 €. Le franchissement du seuil majoré entraîne un assujettissement immédiat à la TVA.

Comment se rémunérer en entreprise individuelle ?

En entreprise individuelle, il n'y a pas de distinction entre le revenu de l'entreprise et votre rémunération. Vos bénéfices constituent votre revenu. Vous pouvez prélever librement sur le compte bancaire dédié pour financer vos besoins personnels. Si vous avez opté pour l'IS, vous vous versez en revanche une rémunération de gérant, soumise à cotisations sociales, et déductible du résultat imposable. Cette rémunération est ensuite soumise à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des traitements et salaires. Le choix entre prélèvement libre (IR) et rémunération de gérant (IS) dépend du niveau de bénéfice et de votre situation patrimoniale.
Créer mon EI

Xavier de Labarrière

Expert-comptable inscrit à l’Ordre Xavier est spécialisé dans l’accompagnement des petites entreprises et entreprises à forte croissance. Il a accompagné plus de 3000 entrepreneurs dans la création et gestion de leur entreprise en tant qu’expert comptable. Il est président de ComptaPlace, la filiale d’expertise comptable de LegalPlace.

Dernière mise à jour le 24/06/2026

Sources de l'article

23 Commentaires
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Bonjour,
Je suis salariée et souhaite me mettre en indépendante sous le régime micro en plus de mon activité actuelle. J’aimerais savoir quelles sont les aides possibles (par exemple achat de matériel informatique, logiciels) et auprès de quel organisme s’adresser ? Merci

Bonjour,

À titre général, certaines aides à la création d’activité sont prévues par le Code du travail (art. L5141-1 et suivants, notamment pour l’accompagnement) et le Code de la sécurité sociale (art. L131-6-4 pour l’ACRE). Leur attribution dépend de conditions fixées par les textes.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour,
Merci beaucoup pour votre article si clair et si efficace.
Actuellement sans emploi et percevant une pension d’invalidité de type 2, je souhaite créer une activité professionnelle respectant ma santé et mon rythme, principalement en tricotant.
Savez-vous s’il est légalement possible de concilier pension d’invalidité de type 2 et EI ? Et, si oui, à quelles conditions ?
Bien cordialement,

Bonjour,
La pension d’invalidité est régie par les articles L341-1 et suivants du Code de la sécurité sociale. Le cumul avec une activité professionnelle est possible sous certaines conditions relatives notamment aux revenus perçus (art. L341-12 CSS). L’exercice d’une entreprise individuelle suppose une immatriculation via le guichet unique (art. L123-33 C. com.).
Nous vous invitons à prendre contact avec un expert-comptable afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe LegalPlace.

Bonjour étant autoentrepreneur puis je me verser un chiffre d’affaire avec mes fonds propres. ? En déclarant ce CA à l’ursaff et en payant taxes et impots.
Merci de votre reponses.

Bonjour,

En tant qu’auto-entrepreneur, vous ne pouvez pas vous “verser” un chiffre d’affaires provenant de vos propres fonds propres. Le chiffre d’affaires doit obligatoirement provenir d’une activité réelle exercée dans le cadre de votre micro-entreprise. Déclarer un CA fictif à l’URSSAF, même en payant les cotisations et impôts correspondants, serait contraire à la réglementation et pourrait entraîner des sanctions.

Si vous souhaitez injecter des fonds personnels dans votre activité, vous pouvez le faire sous forme d’apports, mais cela ne constitue pas un chiffre d’affaires.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour, je suis déjà dirigeante égalitaire d’une SARL. Puis-je quand même créer une EI ? Ou c’est comme la micro-entreprise et donc incompatible ? Merci d’avance !

Bonjour,

En qualité de gérant égalitaire de SARL vous étés assimilés salariés et vous relevez donc du régime général de la sécurité sociale.
Par conséquent, les gérants assimilés salariés, non affiliés à la SSI peuvent cumuler la gérance d’une société telle qu’une SARL avec une entreprise individuelle.
En revanche, les gérant TNS d’ores et déjà inscrit à la SSI ne peuvent pas accomplir une activité indépendante.
En espérant avoir su répondre à vos interrogations.
L’équipe LegalPlace

Bonjour, En pleine réflexion sur la création de mon entreprise pour du travaux service et de la petite rénovation. j’hésite entre le statut de l’ auto-entreprise et celui de l’entreprise individuelle. Ma crainte est celle des charge sur l’entreprise individuelle. Plusieurs interrogations : Peut on revendre de l’outillage, camionnette, Mini pelle qui nous appartiennent en perso a l’entreprise si cette dernière n’a pas du tout ou pas assé de trésorerie ? Peut-on injection des fond propre vers le pro? Il est noté que les charges sont élevés mais pourriez vous me donner une base en exemple. Je suppose que c’est… Lire la suite »

Bonjour, Tout d’abord, pour répondre à votre première question, il est possible de revendre de l’outillage, une camionnette ou une mini-pelle à votre entreprise, mais cela doit être effectué à sa juste valeur. Vous pouvez également injecter des fonds propres dans l’entreprise, mais cela doit être comptabilisé comme un apport en capital. En ce qui concerne le choix entre l’auto-entreprise et l’entreprise individuelle, il est important de savoir que l’auto-entreprise est une forme simplifiée d’entreprise individuelle avec un régime fiscal et social spécifique, tandis que l’entreprise individuelle est soumise au régime de droit commun. Les charges sociales pour une entreprise… Lire la suite »

Bonjour,
Je suis à la fois en CDI dans le privé et auto-entrepreneur dans une autre activité. Je souhaite démissionner de mon CDI mais conserver le droit à Pôle emploi + chômage donc j’aimerais créer une autre entreprise Quelles sont les possibilités svp?
Merci pour votre réponse.
Cordialement.

Bonjour,
Votre situation nécessite l’avis d’un professionnel.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat, qui saura vous renseigner.
En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace.

Bonjour et merci Pour cet article très pertinent.
J’ai créer une EI avec imposition à l’IS. J’ai 3 ans de maintien d’ARE mais Le pôle emploi refuse l’attestation de mon expert comptable disant que je ne prends pas de salaire et veut m’indemniser tous les mois qu’à hauteur de 70%. En attendant mon avis d’imposition… Quel document fournir pour attester que je ne prend pas de salaire et que je suis un EI mais à l’IS ? Merci à vous pour votre aide

Bonjour,

Nous vous invitons à prendre contact directement avec le service des impôts afin d’obtenir plus d’informations quant à votre situation.

En espérant avoir pu répondre à vos interrogations,

L’équipe Legalplace

Combien de temps la création de l’entreprise est-elle valable ? dois-je renouveler l’inscription? Combien sa coute la renovation?

Rédigé par

Xavier de Labarrière

Expert-comptable inscrit à l'Ordre Xavier est spécialisé dans l'accompagnement des petites entreprises et entreprises à forte croissance. Il a accompagné plus de 3000 entrepreneurs dans la création et gestion de leur entreprise en tant qu'expert comptable. Il est président de ComptaPlace, la filiale d'expertise comptable de LegalPlace.