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Comment créer une entreprise de couture ?

Comment créer une entreprise de couture ?

Le métier de couturier/couturière peut s’exercer en atelier ou à domicile. Dans les deux cas, il est possible de travailler à son propre compte et de créer une entreprise à cet effet. La création d’une entreprise de couture ou l’ouverture d’un commerce passe par différentes étapes et requiert la réunion de certains critères. Le choix recommandé aux couturiers reste la micro-entreprise.

 

Créer son entreprise de couture : est-ce possible en micro-entreprise ?

Chaque couturier ou couturière est libre de créer sa propre micro-entreprise. Certaines qualifications professionnelles sont requises à cet effet. Il n’est donc pas envisageable de devenir auto-entrepreneur de la couture sans diplôme. La seule passion pour ce métier suffit à l’ouverture de son propre atelier, à condition de respecter les critères de compétence à cet effet.

L’habileté, l’imagination, la patience et le savoir-faire font partie des qualités requises dans la pratique de ce métier. En effet, exercer à domicile requiert une certaine maîtrise de ce domaine d’activité en vue d’en garantir la rentabilité. La fidélisation des clients n’est assurée que lorsque le service proposé est de bonne qualité. Ces critères sont ainsi de mise pour qu’un couturier indépendant puisse faire évoluer son entreprise.

Outre la prise des mesures et la couture, le choix des tissus et la façon de les travailler constituent aussi les critères les plus basiques pour créer une entreprise de couture. La maîtrise des retouches reste également une valeur sûre pour réussir à se faire une place dans cet univers professionnel.

Diverses spécialisations sont possibles, telles que le costumier-créateur, le couturier de vêtements classiques, le tailleur-couturier et le spécialiste en haute couture. En outre, des notions en comptabilité et en gestion d’entreprise sont nécessaires pour bien gérer une entreprise de couture.

 

Créer son entreprise de couture : démarches et formalités

Avant de connaître comment créer un atelier de couture, il s’avère nécessaire de réaliser une étude du projet de création d’atelier de confection et de réfléchir aux différents services à proposer. Les personnes qui se sont spécialisées dans la couture ne sont pas nécessairement tenues de suivre cette étape compte tenu de leurs compétences.

Ensuite, le micro-entrepreneur s’assure de respecter les critères de base et le suivi des démarches pour créer son entreprise, comme lors de la création d’une entreprise de transport de colis ou pour la création d’une entreprise adaptée.

Les critères pour créer une entreprise de couture

Voici le profil requis pour devenir un couturier indépendant :

  • Être titulaire d’un certificat d’aptitude professionnelle aux métiers de la mode, quelle que soit la spécialité, ou d’un BAC Pro métiers de la mode.
  • Être à l’écoute et attentif aux besoins de la clientèle : les clients apprécient tout particulièrement les couturiers qui prennent en compte leurs demandes et qui proposent des services sur mesure.
  • Savoir prendre les mesures : un bon couturier se doit de savoir prendre les bonnes mesures pour adapter les vêtements à la morphologie de ses clients.
  • Connaître les types de tissu : à chaque type de tissu correspond son utilité. De ce fait, il convient de bien le choisir en fonction du type de vêtement à coudre.
  • Maîtriser la réalisation des patrons : c’est la base de la couture. Elle est donc indispensable avant de procéder à l’assemblage des tissus.
  • Organiser les séances d’essayage : il appartient au couturier d’organiser les séances d’essayage, et non au client.
  • Prendre en main les retouches et la finition.

En outre, l’obligation de qualité est de mise afin de garantir la réalisation de pièces uniques.

Les démarches à suivre

Après la formation au métier de couturier, voici les formalités à suivre pour créer sa micro-entreprise de couture :

  • Effectuer une étude du marché pour valider le projet ;
  • Rédiger un prévisionnel financier ;
  • Rechercher des financements ;
  • Acheter les outils de travail nécessaires ;
  • Choisir la forme juridique la mieux adaptée ;
  • Enregistrement des statuts;
  • Souscrire une assurance multirisque professionnelle ;
  • Publier l’ouverture de l’atelier afin de trouver des clients.

Les couturiers intéressés par la création d’un atelier de couture peuvent se rendre sur un forum auto-entrepreneur couture pour obtenir les détails sur les formalités exigées. Des exemplaires de projets de création d’un atelier de couture en PDF sont généralement disponibles en ligne.

 

Créer son entreprise de couture : statut juridique et régime d’imposition

Le statut juridique de l’entreprise de couture

La micro-entreprise n’est qu’un régime simplifié accessible aux entrepreneurs, et non un statut juridique. Elle est réservée aux entreprises dont les recettes annuelles ne dépassent pas un certain seuil. Cette possibilité est ouverte aux entreprises individuelles, aux EIRL ainsi qu’aux EURL.

Il convient donc de choisir entre ces deux formes juridiques pour créer son propre atelier de couture. En effet, le régime d’imposition et les formalités en dépendent.

Concernant le statut de l’entrepreneur individuel, la déclaration d’activité de micro-entrepreneur ou d’auto-entrepreneur est requise. Cette démarche peut être accomplie en ligne sur le site de l’URSSAF ou auprès du centre de formalités des entreprises compétent.

Le statut de l’EIRL nécessite la remise d’une déclaration d’affectation du patrimoine sur Internet ou auprès du centre de formalités des entreprises. Il donne à l’entrepreneur la possibilité de sécuriser son patrimoine personnel contre les créanciers.

Les couturiers choisissant le statut juridique de l’EURL sont tenus d’accomplir des démarches plus pesantes. S’agissant d’une société unipersonnelle, la rédaction des statuts, la publication d’un avis de constitution, le dépôt des apports en numéraire en compte bloqué, l’évaluation des apports en nature et le remplissage d’un formulaire de demande d’immatriculation en tant que personne morale sont des étapes indispensables.

Le régime d’imposition de l’entreprise de couture

Choisir le régime du micro-entrepreneur aboutit automatiquement à la sélection du régime microsocial simplifié pour les cotisations et contributions sociales. Ce régime d’imposition s’applique sauf si l’entrepreneur a la possibilité d’opter pour le versement fiscal libératoire de l’impôt sur le revenu (IR).

Il s’agit d’un versement unique permettant de régler en un seul versement l’impôt sur le revenu et les cotisations obligatoires.

Le régime de la micro-entreprise donne la possibilité de s’acquitter d’un pourcentage du chiffre d’affaires correspondant au montant de l’IR. Il équivaut à une comptabilité simplifiée sans franchise de TVA. Il faut bien connaitre les régimes de l’auto-entrepreneur et de TVA. Les taux applicables ont été mises à jour en 2018 et sont de 22% pour les activités libérales, artisanales et commerciales. Ceux qui souhaitent opter pour le versement fiscal libératoire doivent adresser une demande à l’URSSAF.

 

Le fonctionnement d’une micro-entreprise de couture

Lorsqu’un couturier ouvre son propre atelier de couture, il doit disposer d’un minimum de connaissances en comptabilité et en gestion d’entreprise. Divers outils de gestion sont d’ailleurs disponibles sur le marché pour lui faciliter la tâche.

Ce professionnel de la couture peut également recourir aux services d’un facturier pour établir ses devis et factures. Ceux qui deviennent auto-entrepreneurs, sont quant à eux, soumis à la tenue d’un livre de recettes ainsi qu’au suivi de la trésorerie. Il s’avère nécessaire d’élaborer un business plan d’un atelier de couture afin d’en assurer le développement sur le long terme.

Lorsque le couturier loue son logement, il est donc obligé de réviser son bail. En effet, certains contrats interdisent la pratique d’une activité professionnelle dans le local d’habitation. De ce fait, il est nécessaire de convenir d’un nouveau contrat de bail professionnel avec le propriétaire.

En ce qui concerne l’exercice de l’activité proprement dit, un bon couturier se doit d’être créatif pour séduire et fidéliser ses clients. Dans le cas contraire, la micro-entreprise serait susceptible d’être dissoute. En parallèle, le recours aux outils de communication s’avère nécessaire pour faire connaître la nouvelle entreprise. De nos jours, les réseaux sociaux sont parfaitement adaptés pour lancer une publicité gratuite.

 

Couturier/Couturière indépendant(e) : réglementation, facturation et tarifs

Réglementation du métier de couturier/couturière

Le métier de couturier/couturière est souvent soumis au droit d’auteur. En effet, cette profession exige un minimum de créativité puisqu’elle consiste souvent à confectionner des pièces authentiques pour les clients. C’est de cette manière qu’une création peut être protégée par le droit d’auteur. Toute reproduction des pièces authentiques doit être autorisée par l’auteur.

Toutefois, certaines reproductions ne requièrent pas nécessairement l’autorisation de l’auteur. Ces exceptions concernent principalement la « copie privée »>. Il s’agit de l’utilisation de l’œuvre à des fins personnels et à titre gratuit.

C’est par exemple le cas lorsqu’un patron a été publié dans un magazine. Sa reproduction est donc légitime étant donné qu’elle est publique. Toute réclamation ou plainte pour contrefaçon doit être déposée devant le juge afin que celui-ci puisse effectuer une comparaison et statuer sur la légitimité de la reproduction.

Facturation et tarifs du couturier/de la couturière

Le calcul des tarifs s’effectue à partir des dépenses réalisées au cours du processus de fabrication, de distribution et de promotion des pièces produites par le couturier. Le coût de revient doit être évalué avant de fixer le prix d’un service. Il comprend les coûts directs et indirects.

Les premiers concernent principalement les matières premières, les outils de productions ainsi que les salaires, tandis que les seconds touchent les frais généraux, tels que l’électricité, le loyer, le transport et le marketing.

Prenons un exemple* concret pour la conception d’une robe dans ce tableau :

Matières et outils de travailPrix (en €)
Coûts directsTissu4
Fil0,01
Fermeture0,4
Coûts indirectsElectricité0,5
Publicité0,5
Coût de productionTotal5,41

*Exemple donné à titre indicatif, les coûts peuvent varier en fonction de nombreux facteurs tels que le lieu de production, la qualité des matières premières utilisées, etc.
Ce coût ne comprend pas les dépenses liées au loyer, au transport, au marketing et autres frais généraux.

En moyenne, le salaire d’une couturière travaillant à son compte est évalué entre 15 et 100€ par pièce confectionnée. Cette facturation peut évoluer selon la qualité du travail et du type de service. Elle est revue à la baisse en cas de retouche.

Les retouches peuvent valoir de 4 à 10€. La plupart des clients sont prêts à payer plus cher lorsqu’ils jugent que la couturière assure un travail de qualité. Celle-ci devrait donc miser sur des produits et services haut de gamme pour garantir la qualité de ses services.

 

Créer un atelier de couture : modèle de statuts gratuit

Ce modèle de statut est basé sur celui d’une EURL.

Modèle de statut d’entreprise de couture – Modèle Word gratuit

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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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