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Comment créer une start-up sans argent

Comment créer une start-up sans argent

Créer une start-up sans argent nécessite de se conformer à un processus bien précis. Il se déroule en différentes étapes :

Pour les mener à bien, il convient de concevoir et de tester des projets pilotes, de nouer des relations professionnelles et d’attirer l’attention sur le produit ou le service proposé.

Est-il possible de créer une start-up sans argent ?

Par principe, une start-up opère sur un marché embryonnaire. Voilà pourquoi, pour la majorité des bailleurs, investir sur un tel secteur présente des risques. Ils se montrent donc réticents à l’idée d’accompagner la réalisation de ce type de projets. Néanmoins, créer une entreprise sans argent reste possible, et les ouvertures en termes d’activités à lancer ne manquent pas.

Une start-up peut opter pour la fintech, un secteur prisé par la majorité des investisseurs. D’après la cartographie 2018 des fintech françaises, 285 start-up exerçaient dans ce domaine en 2017 et le nombre ne cesse de croître. Elles proposent diverses prestations :

  • Conseil en investissement ;
  • Gestion budgétaire ;
  • Assurance ;
  • Financement ;
  • Etc.

L’EdTech (contraction des termes Educationnal Technology) est un autre secteur à explorer pour créer son entreprise. Plus de 364 start-up y déploient leurs compétences selon l’Observatoire des EdTech. L’argent ne constitue pas une barrière, car pour les porteurs de projet, il s’agit de concevoir des applications et des sites adaptés aux capacités et aux besoins éducatifs de chacun.

L’écologie représente également un domaine dans lequel on peut créer une entreprise sans apport, car elle offre un large panel de possibilités. Entre autres, il est possible de se lancer dans le recyclage ou dans la production d’articles cosmétiques. Enfin, certains startuppers trouvent bénéfique d’orienter leur activité vers le tourisme, d’autant plus qu’il constitue un pilier de l’économie.

Pourquoi une start-up a-t-elle besoin d’argent ?

À l’instar de la création d’une entreprise, le lancement d’une start-up amène à accomplir des démarches conformément au décret n° 2016-1030 du 28 juillet 2016. Certaines d’entre elles sont obligatoires, par exemple le financement ou encore la publication d’une annonce légale.

À noter : le coût de la création et celui du dépôt des statuts auprès du greffe varient selon le département du siège social de la structure.

Outre ces formalités, la start-up doit s’enregistrer au répertoire des métiers ou au RCS. Cette démarche nécessite un financement généralement élevé. À l’opposé, créer une start-up en ligne s’accomplit aisément en quelques étapes. En effet, pour rédiger les statuts, l’entrepreneur doit télécharger un modèle sur Internet ou répondre à un questionnaire.

Puisqu’il ne dispose pas forcément des compétences indispensables à la création d’une entreprise, l’entrepreneur peut choisir de solliciter l’aide d’un spécialiste, un avocat par exemple. Cependant, l’aide de ce dernier (rédaction des contrats commerciaux, des statuts, choix de la forme juridique…) se réalise en contrepartie du paiement d’honoraires.

La création d’une start-up nécessite également un financement. Ainsi, que la démarche s’accomplisse en ligne ou physiquement, elle nécessite de prévoir un certain budget. En outre, afin de se rendre visible, il est recommandé de créer un site Internet : l’entreprise doit ainsi s’allouer les services d’un webmaster.

Par ailleurs, à moins de créer une start-up seul sous la forme d’une micro-entreprise, par exemple, l’entrepreneur s’entoure de partenaires et d’employés. Ainsi, il est crucial de prendre en considération la masse salariale dans le budget de l’entreprise. Outre ces pôles de dépenses, d’autres démarches administratives impliquent des coûts supplémentaires.

Comment fonctionne une start-up ?

Une start-up fonctionne comme une entreprise classique. Les deux types de structures présentent des similitudes : on y retrouve des chefs de projet, des associés et des employés aux fonctions variées. Et l’objectif demeure le même pour les deux types d’établissements : se développer et s’imposer sur un marché concurrentiel. Cependant, malgré ces quelques ressemblances, des différences subsistent.

En principe, une start-up possède un statut temporaire, car l’entrepreneur envisage d’étendre son projet. Ainsi, sa création ne constitue pas une fin en soi, il s’agit plutôt d’une transition entre la naissance du projet à développer et sa mise en œuvre en entreprise.

De plus, le modèle économique de ces deux entités diffère également. Une entreprise opte pour un concept qui existe déjà, elle l’optimise et en tire le maximum de profit. De son côté, la start-up construit son business model sur la base d’un nouveau service appelé à connaître une croissance rapide.

Le fonctionnement d’une start-up inclut la constitution d’une équipe. En général, on y trouve des profils variés dont les compétences portent le projet de start-up à maturité. Il est très intéressant d’un point de vue salarié de travailler dans une start-up. Hormis ce personnel, la structure collabore avec des experts : des incubateurs et des accélérateurs. Ils interviennent dans son développement en lui apportant le soutien nécessaire à son envol.

 

Comment créer une start-up sans argent ?

Afin de créer sa start-up sans financement, certaines démarches sont à effectuer.

Étape 1 : Trouver une idée de start-up

L’idée derrière une start-up en constitue la base et se doit d’être novatrice. Elle définit non seulement l’activité à exercer, mais aussi la méthode de gestion de son entreprise. Comment en trouver une ? Par l’observation : rechercher autour de soi un domaine peu ou pas exploité et dont la mise en valeur répond aux besoins d’une cible qui, elle, existe.

Toutefois, quand on manque de financement, certaines idées deviennent moins pertinentes que d’autres. Par exemple, se lancer dans le domaine automobile sans argent représente un projet peu viable, car il nécessite un investissement considérable. En revanche, concentrer la réflexion autour d’une start-up qui propose une application d’aide au stationnement rapide dans les aires urbaines semble plus approprié.

Étape 2 : Vérifier la pertinence du projet

Pendant cette étape, il est essentiel de procéder à une étude de marché. Celle-ci consiste à vérifier que la mise en œuvre de l’idée satisfera les besoins d’une cible précise. Cette démarche reste indispensable, car une idée de start-up non réfléchie aura beaucoup de difficultés à se développer.

Dans certains cas, une fois l’étude réalisée, l’équipe peut se rendre compte que l’idée du projet n’est pas viable. Dans ce cas, il faut envisager changer d’activité ou de s’orienter vers un autre secteur. Pour en trouver un, différentes méthodes prévalent : par exemple la rencontre de prospects et la lecture d’analyses effectuées par des experts.

Étape 3 : Concevoir une stratégie de communication

Cette étape garantit à la start-up en formation d’obtenir une visibilité maximale. Pour atteindre une large audience, le web reste un outil très efficace.

Il peut notamment être exploité par la création d’un blog qui relaiera des informations sur la start-up et son secteur d’activité. Il sert ainsi de source d’information pour le public et de moyen de communication au profit de la structure. Outre cet outil, l’équipe peut également créer des comptes sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et Twitter.

Elle devra par ailleurs concevoir un logo qui assoira son identité visuelle auprès du public et de la concurrence. En fonction du budget disponible, il est possible de le réaliser soi-même pour faire des économies ou bien de faire appel à un graphiste.

Étape 4 : Élaborer un prototype

Cette étape répond à l’objectif principal de la start-up : vendre des services ou des produits. Elle repose sur la fabrication de la première version du produit, c’est-à-dire le prototype. Bien qu’il ne soit pas achevé à la perfection, il suffit à recueillir les avis des premiers prospects en vue de créer la structure et d’améliorer l’offre par la suite. De plus, cette technique sert à révéler le projet au grand public.

La réalisation du prototype représente généralement un pôle de dépenses pour une entité en phase expérimentale. Par conséquent, les spécialistes conseillent de le concevoir soi-même. Toutefois, sous-traiter la fabrication à des prestataires, tout en se renseignant au fur et à mesure de l’évolution du projet, constitue une option à étudier.

Étape 5 : Communiquer sur ses produits et services

Puisqu’elle dispose du modèle de ses produits/services, la start-up communique autour d’eux. Double objectif : générer les premiers clients et attirer de potentiels investisseurs. Pour y parvenir, il convient de cibler les principaux carrefours d’audience, c’est-à-dire les ateliers, les salons et d’autres événements similaires.

Internet constitue également un outil efficace à cette étape. La start-up peut se servir de :

  • Google Ads pour obtenir de la visibilité auprès des internautes qui recherchent un produit spécifique ;
  • Facebook Ads afin d’atteindre une plus large audience ;
  • LinkedIn pour sonder les réseaux professionnels ;
  • Twitter pour y relayer les publications de son blog.

Chaque start-up fait ses propres choix en fonction de ses moyens et ses objectifs, mais elle doit veiller à filtrer son audience selon les profils ciblés. Par exemple, sur LinkedIn, de nombreux utilisateurs s’intéressent aux nouveautés technologiques. La start-up prend aussi en compte l’âge de la cible : par exemple, si elle veut toucher les adolescents, elle peut se servir de Snapchat.

Étape 6 : Choisir un statut juridique

Comme lors de la formation de toute entreprise, il faut sélectionner la forme juridique appropriée au projet. Il en existe une multitude aux caractéristiques distinctes : SAS, SA, SARL… que choisir ? Le statut juridique de votre start-up doit s’adapter à vos besoins et à vos préférences en matière de gestion.

Afin d’opter pour le meilleur format, renseignez-vous sur les caractéristiques de chacune d’elles. Vous pouvez par exemple consulter un tableau comparatif des différents types de statuts juridiques.

Chaque structure, en fonction de ses besoins et de son activité, décide de sa forme juridique. Mais la majorité opte pour la SAS, car elle offre plus de praticité. Son mode de création et son fonctionnement demeurent souples. De plus, elle se révèle pratique pour un projet de start-up.

Étape 7 : Obtenir un financement

La dernière étape pour créer son entreprise sans argent consiste à rechercher un financement. Différentes possibilités s’offrent à la start-up :

  • Famille et amis: leur accompagnement financier peut donner la possibilité de lancer l’activité de la structure ;
  • Aide à la création d’entreprise : les prêts et subventions étatiques constituent un tremplin pour les petites entreprises ;
  • Prêts bancaires: les organismes financiers accordent des prêts en faveur d’une idée de start-up ;
  • Investissement participatif: cette solution consiste à présenter son programme au public en vue d’obtenir des dons ou des capitaux négociés avec des promesses de contrepartie.

Outre ces possibilités, l’entreprise peut participer à des événements et concours pour start-up ou envoyer son dossier à des institutions de business angels. Elle peut alors présenter le projet lors d’une conférence, d’un salon ou d’un atelier devant de potentiels bailleurs. Avec les contributions obtenues de part et d’autre, on peut créer une start-up sans un apport financier personnel.

 

Nos 8 conseils pour créer votre start-up sans argent

Bien que la création d’une entreprise sans argent soit possible, elle peut toutefois s’accompagner de quelques difficultés. En effet, il faut, selon le cas, disposer d’une certaine expérience dans le domaine envisagé. Par ailleurs, il convient de susciter l’intérêt du public pour les produits ou les services proposés. Ces quelques conseils sont à prendre en compte pendant et après le lancement de la start-up.

Choisissez bien votre secteur d’activité

Plus le domaine d’activité d’une entreprise répond aux besoins de sa clientèle, plus ses chances de s’étendre augmentent. Voilà pourquoi, plutôt que de considérer uniquement vos préférences, il est préférable de tenir compte du public afin de trouver une idée de start-up. Que veut votre cible ? De quoi dispose-t-elle ? Sur quoi son besoin porte-t-il ? Quels services permettraient d’y répondre ?

Certes, une start-up innove : elle crée un produit ou un service nouveau. Mais il reste envisageable de bâtir son entreprise sur une idée existante se trouvant à un stade embryonnaire. D’après la loi, la copie d’un projet ne constitue en rien une infraction. Cependant, les actes de concurrence et de contrefaçon sont à proscrire, car les auteurs de telles pratiques s’exposent à des poursuites en justice.

Entourez-vous des bonnes personnes

Généralement, la création d’une start-up s’accomplit à plusieurs : l’initiateur recherche des associés. Cette solution peut s’avérer bénéfique puisqu’elle sert à rassembler autour de la même cause diverses compétences complémentaires. Il peut s’agir d’incubateurs, d’anciens élèves, de parents et amis, etc. Toutefois, veillez à bien choisir vos associés.

Préférez les personnes possédant des compétences techniques, et surtout prêtes à vous accompagner. Variez autant que possible les profils. Par exemple, pour une plateforme d’e-commerce, à vos débuts, sollicitez l’accompagnement d’un graphiste, d’un webmaster et d’un rédacteur. Travaillez avec des spécialistes flexibles et qui s’adaptent au rythme de travail.

Testez des projets pilotes

Inutile de lancer un projet de grande envergure en vue de créer une start-up sans argent, lancez un projet pilote et laissez-vous guider par les retours des clients : pourquoi achètent-ils ou n’achètent-ils pas vos produits ou services ? Quels sont, selon eux, les atouts du service proposé ? Qu’y a-t-il à corriger ? Que faut-il ajouter ou supprimer ?

À partir des entretiens menés, sur rendez-vous ou par téléphone, écoutez vos premiers clients et veillez à prendre en compte leurs remarques. On vous conseille également de procéder à un suivi et à la relance du prospect après la modification apportée. Beaucoup de startuppers trouvent utile de créer un blog afin d’y recueillir les avis.

Attirez l’attention sur votre produit

Avant le lancement, assurez-vous d’attirer l’attention sur le produit. Pour cela, entrez en contact avec des influenceurs : des personnes influentes sur les réseaux sociaux, des blogueurs ou encore des journalistes. Prouvez votre professionnalisme en préparant un dossier de presse détaillé et complet. Transférez-le par mail ou déposez-le au siège de vos partenaires.

Songez également à annoncer la sortie de votre produit. Création d’un site de lancement, annonce de la tenue d’une conférence, vidéo de présentation, questionnaire en ligne… autant de techniques qui ne nécessitent pas forcément un financement considérable mais qui s’avèrent efficaces. Misez également sur votre logo : créez-en un avec des couleurs attrayantes et captivantes.

Lancez-vous avec le premier client

La plupart des créateurs de projet attendent de régler tous les détails avant de lancer l’activité : version finale de la marchandise, mise en place de la structure, formation d’une équipe complète… Toutefois, cette démarche manque souvent de praticité. Elle équivaut à une perte de temps et, dans une certaine mesure, d’argent.

Le prospect constitue la première source de financement d’une start-up sans argent. Une approche conseillée consiste à pré-vendre vos produits en demandant un acompte aux clients. Vous pourriez aussi prendre le maximum de commandes avant la mise sur marché officielle d’un produit.

Réussissez votre communication

Pour toute entreprise, start-up ou non, la communication reste décisive. Elle sert à augmenter sa visibilité et à accroître son audience. La plupart des structures y veillent avant la commercialisation de leurs produits ou services, mais, par la suite, elle manque de suivi. Pour éviter cette erreur, mettez si possible à profit les sites communautaires tout en ciblant votre audience.

Avant le lancement d’une start-up, vous avez probablement créé un blog dans le but d’y véhiculer des informations. Animez-le, même après le démarrage, en y publiant régulièrement des articles originaux conformes aux normes du référencement naturel (SEO). Songez également à animer vos pages sur les réseaux sociaux : communiqués, images, vidéos, etc.

Nouez des relations efficaces

Souvent, des institutions comme les incubateurs organisent des événements autour des start-up. Qu’ils se tiennent dans votre ville ou à proximité, n’hésitez pas à y participer. Salons, conférences, et ateliers constituent des occasions de rencontrer et de nouer des relations avec de nouveaux partenaires. Ils représentent également des instants de formation et d’information.

En dehors de ces occasions, vous pourriez établir des partenariats avec d’autres entreprises. Choisissez surtout les structures qui proposent des prestations proches des vôtres. Vous diversifieriez ainsi votre réseau et enrichirez votre carnet d’adresses.

Créez votre start-up en ligne

Créer une start-up en ligne constitue une solution prisée par la majorité des startuppers. Son principal avantage réside dans la facilité des démarches à accomplir. L’entrepreneur dispose de deux options : confier la procédure à un spécialiste ou l’effectuer lui-même. La première solution vous garantit un gain de temps et une bonne qualité de service. Vous éviterez ainsi les erreurs susceptibles de freiner votre démarrage.

Si le web est un excellent moyen de faire connaître votre projet, de nombreux professionnels y ont déjà acquis une forte visibilité. Qu’importe votre domaine d’activité, vous aurez forcément de la concurrence. Comment réussir à vous imposer en créant une start-up ? Grâce au caractère innovant du produit ou du service proposé et à une utilisation pertinente du marketing digital.

 

Créer une start-up sans argent : témoignages

Pour créer une start-up avec peu de moyens, plusieurs atouts deviennent indispensables, notamment l’ambition et la passion. Sur Internet, de multiples success-stories en témoignent. C’est le cas d’Ice Watch, la société de Jean-Pierre Lutgen.

Au cours d’une conférence de presse sur la thématique des start-up, il a déclaré : « Je ne veux pas faire du Zola, mais j’ai démarré avec zéro trésorerie. » Montée en 2006, sa start-up se spécialise dans la vente de montres et intéresse rapidement le public. En 2014, son chiffre d’affaires atteint les 323 millions d’euros et il détrône de grands horlogers suisses.

À l’ambition et à la passion, il convient d’ajouter l’audace, comme le prouve le témoignage de Louis Le Duff. Motivé par le souhait de créer son entreprise, il abandonne son statut de maître conférencier à l’université de Rennes pour devenir auto-entrepreneur. Il fonde La Brioche Dorée, une chaîne de restauration aujourd’hui implantée dans 144 pays.

Pour Mikael Besnainou, le pire scénario écrit par une start-up consiste à « se retrouver sous perfusion d’investisseurs. » Le risque de se détourner de ses objectifs de rentabilité est alors plus élevé. « Il faut d’abord tester son modèle économique et démontrer sa viabilité », affirme-t-il. Créateur de plusieurs start-up dont CharLi Charger, qui commercialise sans aucun accompagnement financier une borne de recharge de smartphones utilisée dans les lieux publics, il conseille que chaque euro dépensé soit justifié.

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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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