Freelance ou auto-entrepreneur ? Le guide complet
Dernière mise à jour le 30/01/2026
- Quelle est la différence entre une freelance et un auto-entrepreneur ?
- Est-il possible d’exercer en freelance en tant qu’auto-entrepreneur ?
- EI, EURL ou SASU : quel statut choisir pour travailler en freelance en 2026 ?
- Freelance ou auto-entrepreneur : comment choisir selon votre activité en 2026 ?
- Quelles aides existent pour les auto-entrepreneurs freelance en France en 2026 ?
- FAQ
Dans la vie courante, les termes de « freelance » et « auto-entrepreneur » sont souvent considérés comme interchangeables. En réalité, il existe une différence notable entre ces deux notions qu’il convient de détailler précisément. Auto-entrepreneur et freelance désignent deux catégories de travailleurs distinctes pouvant parfois se recroiser.
A retenir :
- Freelance vs Auto-entrepreneur : Le “freelance” est un métier (indépendant), alors que l’auto-entrepreneur est un régime juridique spécifique ;
- Fiscalité simplifiée : En auto-entreprise, vos charges sont calculées sur votre chiffre d’affaires brut sans possibilité de déduire vos frais (loyer, matériel) ;
- Avantage de la Société (SASU/EURL) : Elle est préférable si vous avez des charges élevées, car vous n’êtes imposé que sur votre bénéfice réel ;
- Plafonds 2026 : La micro-entreprise est limitée en chiffre d’affaires (77 700 € pour les services), contrairement aux sociétés qui sont illimitées ;
- Protection du patrimoine : Depuis 2022, vos biens personnels sont automatiquement séparés de votre activité professionnelle, même en auto-entrepreneur.
Quelle est la différence entre une freelance et un auto-entrepreneur ?
Tant le travailleur en statut freelance que l’auto-entrepreneur sont des travailleurs indépendants. A ce titre certaines similitudes peuvent entraîner une certaine confusion voire une assimilation entre les deux régimes. Néanmoins, une nette distinction existe entre ces deux statuts.
Qu’est-ce qu’un auto-entrepreneur ?
Le régime de la micro-entreprise qui n’est autre que la forme simplifiée de l’entreprise individuelle, est aujourd’hui très prisé en raison de sa simplicité et de son accessibilité, constatées aussi bien lors de la phase de création de la micro-entreprise que durant son fonctionnement.
Auto-entrepreneur : un régime ou un statut juridique ?
Le régime auto entrepreneur compte parmi les options offertes à toute personne souhaitant travailler en indépendant.
C’est ici que la distinction entre travailler en freelance et auto-entrepreneur est fondamentale. L’auto-entrepreneur n’est qu’un régime et non un statut à part entière. Il s’accompagne en effet d’un régime social et d’un régime fiscal.
Un entrepreneur individuel bénéficiant de certains avantages
Le micro-entrepreneur est un entrepreneur individuel bénéficiant de nombreux avantages dont notamment des régimes sociaux et fiscaux allégés. En effet, l’auto-entrepreneur paye des impôts basés sur le chiffre d’affaires réalisé. Le montant des charges sociales varie également en fonction du chiffre d’affaires réalisé par son auto-entreprise.
Qu’est-ce qu’un freelance ?
Le statut de freelance n’est pas non plus un statut juridique mais désigne plus globalement le statut des travailleurs indépendants. Cette notion s’est beaucoup développée ces dernières années puisqu’il s’agit d’une forme innovante de travail, adaptée à de nombreux secteurs tels que l’esthétique, le développement informatique, le graphisme ou encore les activités de conseil.
C’est un travailleur professionnel
Le travailleur freelance est un professionnel travaillant en indépendant. Il exerce une activité de prestation de service en vertu de laquelle il est lié à une entité ou à une entreprise par un contrat. Travaillant pour son compte, le freelance offre ses services aux entreprises, aux sociétés, etc. faisant appel aux travailleurs indépendants pour réaliser les tâches externalisées. Il se conforme aux exigences de sa clientèle.
Les avantages ? Être son propre patron et pouvoir choisir son lieu de travail, ses partenaires professionnels, etc. Être recruté en freelance revêt également d’autres avantages. En effet, le freelance, ou travailleur indépendant, conclut des contrats de prestation de services auprès de différentes sociétés clientes. Le statut de travailleur indépendant se distingue du salarié en CDD ou en CDI par le fait qu’il n’est soumis à aucun lien de subordination envers la société cliente.
La multiplicité de la situation du freelance
C’est l’une des particularités du travail en freelance. Nombreux sont les travailleurs freelance qui alternent les CDD, le statut freelance et autres contrats. Cela leur permet de cumuler plusieurs activités afin d’accroître les sources de revenus. Par ailleurs, le freelance recourt nécessairement à un contrat-type à chaque prestation.
Est-il possible d’exercer en freelance en tant qu’auto-entrepreneur ?
En principe parmi les options pour travailler en freelance se trouve la création d’une micro-entreprise. Un freelance peut donc être entrepreneur individuel sous le régime social ou micro-entrepreneur. L’entreprise individuelle est un statut prisé par les créateurs d’entreprise pour sa simplicité de gestion et de création.
Pourquoi choisir le statut d’auto-entrepreneur ?
La forme juridique de l’auto-entreprise est relativement bénéfique pour ceux qui se lancent pour la première fois en freelance. Les cotisations et les impôts sont en effet calculés au prorata du chiffre d’affaires. Le mode de paiement des cotisations s’effectue au choix : tous les trimestres ou tous les mois. En outre, aucun forfait provisionnel n’est imposé.
Autres avantages non négligeables :
- Les formalités administratives ainsi que les obligations comptables sont réduites.
- Le coût de la création et de la gestion est inférieur à 100 €.
- L’auto-entrepreneur freelance encaisse directement les paiements des clients.
- Sur le plan fiscal, notamment le paiement de la TVA, le micro-entrepreneur bénéficie d’une franchise au taux progressif.
Sachez enfin que les biens fonciers de l’auto-entrepreneur sont insaisissables s’ils ne sont pas utilisés à des fins professionnelles. La seule condition requise pour que ces biens soient protégés est la déclaration d’insaisissabilité auprès d’un notaire.
Quels sont les inconvénients d’exercer en tant que freelance auto-entrepreneur ?
Le principal inconvénient de ce régime est l’existence d’un plafonnement du chiffre d’affaires annuel. Idéal pour les salariés souhaitant gagner des revenus supplémentaires, le statut de micro-entreprise est uniquement adapté à un niveau d’activité modeste. Ce régime est le meilleur moyen pour tester une nouvelle activité et juger de la viabilité de son projet.
EI, EURL ou SASU : quel statut choisir pour travailler en freelance en 2026 ?
Devenir freelance ou bien travailleur indépendant nécessite l’adoption d’une forme juridique adéquate. En outre, l’auto-entreprise n’est pas le seul régime juridique grâce auquel le freelance peut lancer son projet. Plusieurs autres statuts juridiques sont à envisager.
Le freelance en entreprise individuelle (EI)
Ce statut juridique est une bonne option, voire une nécessité, lorsque l’activité choisie s’étend en termes de charge de travail et de chiffre d’affaires. Le passage à l’entreprise individuelle (IE) est idéal si :
- Les risques de l’activité atteignent un niveau relativement bas ;
- Les investissements sont limités.
Quels sont les avantages d’une entreprise individuelle ?
Parmi les avantages que présente cette structure, on retrouve notamment la simplicité de constitution ainsi que structure souple et peu onéreuse qui caractérisent également la micro-entreprise qui n’est autre qu’une entreprise individuelle avec l’option micro-simplifiée. Par ailleurs, le chiffre d’affaires n’est plus plafonné. En outre, la TVA est récupérable.
Son principal inconvénient ?
Auparavant, l’entreprise individuelle n’impliquait pas la séparation entre le patrimoine du gérant et celui de l’entreprise. Il en résultait que l’entrepreneur freelance répondait personnellement des dettes professionnelles issues de son activité. Si l’entreprise connaissait des difficultés financières, le freelance payait donc ces dettes sur son patrimoine personnel.
Cependant, la loi n°2022-172 du 14 février 2022 est venue créer un statut unique pour l’entrepreneur individuel et a supprimé le statut d’entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL). Désormais, le patrimoine personnel et professionnel de l’entrepreneur sont séparés, protégeant ainsi le patrimoine personnel des créanciers professionnels. Le principal inconvénient de cette forme juridique a donc été supprimé.
La forme sociétale pour se lancer en freelance (EURL ou SASU)
En créant une société, le freelance échappe à la règle de la confusion des capitaux personnel et social. Le patrimoine personnel est ainsi partiellement exclu du paiement des dettes de l’entreprise.
Différentes options s’offrent à lui, chacune présentant ses points forts et ses faiblesses. De manière globale, voici les avantages d’une société :
- La possibilité de recruter des collaborateurs et de travailler en groupe pour bénéficier de plus de compétences internes ;
- La responsabilité limitée du freelance ;
- La possibilité de constituer un capital social à partir de 1 € ;
- La structure permettant d’importants investissements. D’où le développement de l’activité.
Société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) ou entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL), chaque type possède ses spécificités.
- Pour une EURL, la responsabilité de l’associé unique, c’est-à-dire le freelance, se limite uniquement à ses apports. De plus, la transformation de l’EURL en SARL est facilitée.
- Le freelance en SASU profite d’une meilleure protection sociale que l’entrepreneur ayant opté pour la forme EURL. Il bénéficie en outre du régime des sociétés de personnes, et ce, dans un délai maximum de cinq ans.
Freelance ou auto-entrepreneur : comment choisir selon votre activité en 2026 ?
Le choix du statut ne dépend pas seulement de ce que vous faites, mais de la manière dont vous dépensez.
En 2026, le régime de l’auto-entrepreneur (micro-entreprise) demeure le champion de la simplicité pour les activités de services intellectuels (consulting, design, coaching). Avec des plafonds de chiffre d’affaires désormais stabilisés à 77 700 € pour les prestations de services et 188 700 € pour la vente, il offre une visibilité totale sur vos prélèvements.
Cependant, si votre activité génère des frais importants (loyer commercial, logiciels coûteux, sous-traitance), la société (SASU ou EURL) est plus avantageuse. Elle vous permet de piloter votre imposition sur le bénéfice réel (chiffre d’affaires moins charges) plutôt que sur vos revenus bruts.
| Critère | Auto-entrepreneur (2026) | Freelance en Société (SASU/EURL) |
| Gestion des frais | Abattement forfaitaire (pas de déduction réelle). | Déduction de tous les frais réels (loyer, matériel, repas). |
| Cotisations sociales | 21,1 % sur le CA encaissé (libéraux). | Env. 45 % sur le salaire (EURL) ou 75 % (SASU). |
| Plafond de CA | Limité (77 700 € ou 188 700 €). | Illimité. |
| TVA | Franchise de base jusqu’à 39 100 € (services). | Récupération de la TVA dès le 1er euro. |
Quelles aides existent pour les auto-entrepreneurs freelance en France en 2026 ?
Les freelances ayant choisi le régime de la micro-entreprise peuvent bénéficier de plusieurs dispositifs d’aide pour faciliter le lancement ou le développement de leur activité. Ces aides peuvent être financières, fiscales ou sociales, et s’adressent à des profils variés selon leur parcours professionnel, leur situation personnelle ou leur secteur d’activité. Explications.
L’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise)
L’ACRE permet une exonération partielle de cotisations sociales durant la première année d’activité. Cette aide pour auto-entrepreneur vise à alléger les cotisations afin de favoriser le démarrage. Elle s’adresse aux créateurs ou repreneurs d’entreprise sous certaines conditions, comme être demandeur d’emploi, bénéficiaire du RSA ou avoir entre 18 et 25 ans. La demande doit être effectuée dans les 45 jours suivant la déclaration d’activité.
Les aides de France Travail : ARCE et maintien des droits
Un auto-entrepreneur inscrit à France Travail peut choisir entre deux options :
- Le maintien des allocations chômage (ARE) : il continue à percevoir une partie de ses droits tout en développant son activité indépendante, sous réserve que ses revenus ne dépassent pas un certain seuil.
- L’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) : une partie des droits au chômage est versée sous forme de capital en deux temps, permettant ainsi de renforcer la trésorerie initiale.
Les aides régionales et locales
De nombreuses régions, départements et communes proposent des aides spécifiques aux créateurs d’entreprise : subventions, prêts d’honneur à taux zéro, accompagnement personnalisé, formations… Ces aides varient selon les territoires. Il peut donc être intéressant de se rapprocher d’une chambre de commerce, d’une chambre des métiers ou d’un réseau d’accompagnement local pour obtenir des informations adaptées à son implantation géographique.
Les dispositifs d’accompagnement gratuits
Certains réseaux proposent des accompagnements gratuits pour aider les freelances auto-entrepreneurs à structurer leur activité, comme par exemple :
- Le BGE : accompagnement à la création d’entreprise, ateliers collectifs et conseils individuels ;
- L’ADIE : soutien aux entrepreneurs n’ayant pas accès au crédit bancaire classique, avec des microcrédits et des formations ;
- France Active : appui aux porteurs de projets ayant un impact social ou environnemental.
Le statut de jeune entreprise innovante (JEI)
Pour les freelances évoluant dans des secteurs liés à l’innovation ou à la recherche, ce statut ouvre droit à des allègements fiscaux et de cotisations sociales. Il s’applique aux entreprises de moins de huit ans menant des projets de recherche et développement. Ce régime permet notamment une exonération de charges patronales sur certains emplois.
FAQ
Quel statut juridique offre la plus grande simplicité de gestion ?
La micro-entreprise (auto-entrepreneur) reste le modèle le plus léger, car elle vous dispense de produire un bilan comptable annuel et de recruter un expert-comptable. Les obligations se résument à la tenue d'un livre des recettes et à une déclaration périodique du chiffre d’affaires en ligne.
Est-il plus rentable d'être auto-entrepreneur ou en société (SASU/EURL) ?
La rentabilité dépend de votre niveau de charges professionnelles : l'auto-entreprise est imbattable pour les activités avec peu de frais, tandis que la société devient préférable dès que vos dépenses (loyer, matériel, sous-traitance) dépassent l'abattement forfaitaire appliqué par l'administration fiscale.
Comment évolue la protection du patrimoine personnel du freelance ?
Depuis la loi de mai 2022, tous les travailleurs indépendants bénéficient d'une séparation automatique de leurs patrimoines. Vos biens personnels, notamment votre résidence principale, sont protégés par défaut contre les créanciers professionnels, sans que vous n'ayez à remplir de déclaration d'insaisissabilité.
Quels sont les plafonds de revenus à ne pas dépasser en 2026 ?
Le régime de la micro-entreprise est conditionné par des seuils de chiffre d'affaires annuels fixés à 77 700 € pour les prestations de services et 188 700 € pour les activités de vente. En cas de dépassement durant deux années consécutives, vous basculez automatiquement vers le régime réel de l'entreprise individuelle.
Quelle est la différence de couverture sociale entre ces deux modèles ?
Dernière mise à jour le 30/01/2026
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