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Traducteur freelance : définition, salaire, missions

Traducteur freelance : définition, salaire, missions

Le traducteur freelance est un professionnel qui a le statut de travailleur indépendant. Suivant les termes de son contrat freelance, il transpose un texte d’une langue source à une autre. En échange, on le rémunère sur la base d’une facture de prestation de service. Toutefois, les tarifs du traducteur freelance sont librement fixés. Pour devenir freelance, aucun diplôme n’est exigé. On peut notamment créer une entrerise de batiment sans diplome. Toutefois, s’il envisage d’en faire sa carrière, le professionnel peut suivre une formation dans des écoles spécialisées.

 

Traducteur freelance : définition

La traduction est un milieu professionnel dans lequel peu d’opportunités de contrats contrat de travail (CDI) ou contrat de travail (CDD) sont disponibles. Pour faire face à cette situation, de nombreux professionnels de la traduction se tournent vers le statut de freelance.

Traducteur freelance, c’est quoi ?

Il n’y a pas de définition juridique pour le terme traducteur freelance. Néanmoins, dans la pratique, les professionnels admettent que c’est un traducteur soumis au statut de travailleur indépendant. En vertu de ce statut, il collabore avec des clients pour traduire des documents.

Quels sont les clients du traducteur freelance ?

En freelance, un traducteur travaille avec de grandes entreprises. Elles sont généralement privées. Il peut aussi collaborer avec des organisations internationales. Mais la plupart du temps, cette possibilité implique la réussite à un concours. Sinon, le traducteur peut aussi travailler à son propre compte pour un particulier, comme l’indique le Code du travail.

Traducteur freelance : quel statut juridique ?

Pour un traducteur freelance débutant ou journaliste freelance, le statut juridique de l’auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur est recommandé. Non seulement il implique peu de démarches administratives, mais il nécessite également peu de fonds. Par la suite, et en fonction de son chiffre d’affaires, le travailleur en freelance peut opter pour l’EURL ou la SASU.

Traducteur freelance : les domaines d’activité

Bien que le domaine de la traduction soit généraliste, pour devenir freelance, des traducteurs freelances se spécialisent dans un secteur ou un autre.

Traducteur freelance littéraire

Le traducteur littéraire, comme son nom l’indique, s’occupe de la traduction des œuvres de littérature. Toutefois, il ne se charge pas que de traduire les romans. Par œuvre de littérature, on entend aussi par exemple les livres de cuisine.

Traducteur freelance technique

Ce traducteur se spécialise dans un domaine précis : droit, médecine, marketing, commerce, etc. Il s’assure d’en comprendre le vocabulaire et les rouages. C’est de cette manière qu’il se révèle être une précieuse aide pour ses partenaires.

Traducteur freelance assermenté

C’est le nom accordé aux traducteurs dont le contrat de freelance porte sur la traduction de textes juridiques officiels. C’est le cas des actes notariaux ou des actes de l’état civil.

 

Pourquoi exercer le métier de traducteur en freelance ?

En 2015, 15 700 personnes exerçaient le métier de traducteur. Parmi elles, 13 300 personnes ont un statut de traducteur freelance, soit 85 %. Cela se justifie essentiellement par les avantages que procure le statut de travailleur en indépendant.

Indépendance

Pour un traducteur freelance, le premier avantage est l’indépendance. En effet, il n’entretient pas de relation de subordination avec ses partenaires. En fait, le traducteur est à la fois l’employé et son propre employeur. Il négocie librement les termes de son contrat de prestations de services.

Choix du lieu et des horaires de travail

Le traducteur qui travaille en freelance organise son temps d’activité. Il n’a pas de contrainte horaire comme un traducteur salarié. Pour autant, il doit respecter les délais convenus avec son client. Pour ce faire, il peut travailler en journée, en week-end, dans la nuit, etc. Tout dépend de son organisation.

En outre, le professionnel n’est pas tenu de se déplacer vers un lieu de travail donné. Chez lui, il peut exécuter l’objet du contrat de prestation de services. Ainsi, il réalise des économies puisqu’il ne débourse pas de frais de déplacement.

Absence de licenciement

Le traducteur indépendant n’a pas d’employeur, ce qui signifie qu’il n’a pas de contrat de travail. Or, généralement, c’est d’un contrat que découlent les modalités de licenciement d’un employé. Ainsi, puisqu’il n’en existe pas pour le traducteur freelance, celui-ci ne court pas le risque d’être licencié. Il doit néanmoins prendre soin de répondre aux missions confiées par son client.

 

Les missions du traducteur en freelance

Le traducteur, qu’il soit en freelance ou non, exécute un certain nombre de tâches. Lorsqu’il est indépendant, ces tâches sont désignées comme étant des missions.

Traduction d’un document

La mission première du traducteur indépendant est de transposer un document, celui du client, d’une langue A à une langue B. La traduction doit être conforme à la forme et au fond du texte initial. Cela peut être difficile lorsque le texte comporte des subtilités.

Le professionnel peut aussi :

  • Faire des relectures grammaticales et orthographiques ;
  • Convertir des normes juridiques, dans le cas de la traduction assermentée ;
  • Être linguiste : trouver un nom français à un autre issu d’une autre langue ;
  • Faire de la gestion de projets : traduction de textes au volume considérable.

Mise en ligne de texte

Suivant les termes du contrat de freelance, le traducteur peut assurer la mise en ligne du texte traduit dans le cas de contenus à destination du web. Bien entendu, pour le traducteur freelance, cela implique de posséder certaines compétences.

 

Les qualités requises à l’exercice du métier de traducteur en freelance

Eu égard à la riche diversité des missions du traducteur indépendant, un certain nombre de qualités et d’aptitudes sont requises.

Connaissances linguistiques

Le métier du professionnel de la traduction repose essentiellement sur les langues. Il doit donc être irréprochable pour ce qui est de l’orthographe, de la conjugaison et de la grammaire. Dans le même ordre d’idées, il doit posséder des compétences rédactionnelles solides.

Connaissance informatique

En fonction des termes du contrat du travailleur en freelance, il peut s’occuper de la publication de textes sur Internet. Il doit donc avoir une connaissance des règles informatiques : HTML et utilisation de WordPress par exemple.

Prévoyance

Contrairement au traducteur qui bénéficie d’un contrat CDD, le freelance n’a pas une durée de travail définie. Ses missions sont ponctuelles. Par conséquent, il faut qu’il soit prévoyant. Cela suppose qu’il réalise des économies en faisant des épargnes, par exemple.

 

Quel salaire pour le traducteur freelance ?

Pour un travailleur indépendant, en l’occurrence un traducteur freelance, le salaire est variable. Il dépend de :

  • La difficulté des traductions à effectuer ;
  • Les compétences du traducteur ;
  • L’expérience professionnelle, importante ou non, du traducteur.

Considérant ces critères, le salaire mensuel d’un traducteur indépendant peut atteindre les 4 000 €. Mais encore faut-il qu’il se fasse connaître. Pour ce faire, il peut être utile de :

  • Mettre à jour son CV ;
  • Concevoir un blog de traducteur freelance ;
  • Entrer en contact avec les plateformes de traducteurs freelances, et y créer un profil ;
  • Se faire connaître des agences de traduction.

Pour réussir de tels projets, le traducteur doit se servir de certaines ressources.

 

Traducteur indépendant : quelques ressources utiles

Afin d’accomplir les missions qui lui sont confiées, le traducteur se sert d’outils informatiques. Cela implique d’utiliser des logiciels et des plateformes. Entre autres :

  • DeepL Pro ;
  • Translator tools ;
  • XTRF ;

Évidemment, l’utilisation de ces outils n’est pas une capacité innée. Il doit apprendre à les exploiter, ce qui peut nécessiter une formation pour devenir freelance.

 

Comment devenir traducteur freelance ?

Pour devenir un traducteur freelance, deux modalités sont possibles.

Peut-on devenir traducteur indépendant sans diplôme ?

En France, la traduction n’étant pas un domaine réglementé, on peut devenir freelance sans diplôme. Justifier son niveau de langue et de rédaction peut suffire. Toutefois, pour s’assurer d’un travail de qualité, certains clients exigent que le professionnel soit diplômé.

Les formations pour devenir traducteur indépendant

Certaines écoles proposent des modules de formation aux traducteurs. En France, ce sont entre autres l’INALCO, l’ISIT, l’ITIRI et l’ESIT. L’accès à ces institutions est subordonné à un niveau bac + 2 ou bac + 3. Pour cette raison, en général, les traducteurs indépendants y déposent leur dossier après le BTS ou la licence professionnelle. Ces écoles donnent la possibilité d’obtenir un master 2 en traduction.

Hormis les formations théoriques, il peut être utile d’effectuer des séjours de longue durée dans des pays étrangers. C’est une manière de s’imprégner des langues, et donc d’avoir un meilleur niveau rédactionnel.

Quels débouchés ?

Avoir un statut de travailleur indépendant offre de nombreux débouchés pour un traducteur.

Travailler pour des entreprises

Un traducteur freelance a la possibilité de travailler avec plusieurs entreprises et de toutes sortes. Par exemple, il peut s’occuper de la traduction de textes pour les entreprises étrangères, les agences de voyages, les multinationales et les organismes internationaux.

Créer sa propre entreprise

En fonction de son parcours et de son expérience professionnelle, le traducteur indépendant a la possibilité d’ouvrir sa propre agence de traduction. Pour y parvenir, une astuce serait de mettre en commun ses intérêts avec des traducteurs dans un espace de co-working.

Devenir chef de projet

Être chef de projet est une perspective enrichissante pour un traducteur indépendant. Bien entendu, comme dans le cas de l’ouverture d’agence, tout dépend du parcours du professionnel et de ses compétences.

Changement de carrière

Le changement de carrière est un important débouché pour un traducteur qui travaille en indépendant. Compte tenu de sa culture générale et de son expérience, il peut exercer ses compétences dans divers autres domaines.

 

Traducteur freelance : prestations et tarifs moyens

Les tarifs du traducteur salarié peuvent osciller entre 1 500 et 3 500 €/mois. En revanche, pour un freelance, la facture de prestation de services est librement fixée. Cela peut notamment dépendre de la langue de traduction. Pour un texte anglais à traduire en français, il faut prévoir 19 € par feuillet. Mais pour une traduction vers une langue étrangère, le tarif peut être de 28 € par feuillet. À ces prix s’ajoute une majoration de 15 à 30 % selon la complexité du texte.

 

Où trouver son traducteur freelance ?

Pour trouver un traducteur freelance, on peut utiliser :

  • Les agences de traduction : moyennant finance, l’entreprise peut y trouver des profils de traducteurs. Mais elle n’a aucune garantie quant au savoir-faire de ceux-ci ;
  • Les sites Internet spécialisés : certaines plateformes établissent des listes de traducteurs indépendants. Cela peut constituer un gain de temps dans la quête de l’entreprise ;
  • Les places de marché : une marketplace procède au recrutement des traducteurs freelance et les classe en fonction de leur spécialité, puis indique le tarif du traducteur. C’est le moyen le plus efficace pour trouver son professionnel.

 

Modèle de contrat de traducteur freelance

Il est capital de bien rédiger le contrat de traducteur freelance, car c’est en fonction des modalités fixées que le professionnel exécute ses missions. Pour vous aider dans la rédaction de ce document, nous vous en proposons un modèle.

Contrat traducteur freelance – Modèle Word gratuit

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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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