Charges sociales en EURL : combien paie le gérant en 2026 ?
Dernière mise à jour le 25/09/2026
- Qui paie des charges sociales dans une EURL ?
- Quel est le taux des charges sociales en EURL ?
- Quelles cotisations paie le gérant associé d’EURL ?
- Comment sont calculées les charges sociales en EURL depuis la réforme ?
- Combien coûtent les charges sociales la première année en EURL ?
- Doit-on payer des charges sociales en EURL en l’absence de rémunération ?
- Quand et comment payer les cotisations à l’Urssaf ?
- Comment réduire les charges sociales de son EURL ?
- EURL ou SASU, quel statut pour payer moins de charges ?
- Les charges sociales en EURL reposent surtout sur le gérant associé unique, travailleur non salarié (TNS) même quand la société est à l’impôt sur les sociétés. Ses cotisations représentent environ 45 % de son revenu net.
- Depuis 2026, l’Urssaf calcule les cotisations du gérant d’EURL sur son revenu professionnel brut, diminué d’un abattement forfaitaire de 26 %.
- Sans aucune rémunération, le gérant associé d’EURL paie tout de même environ 1 135 € de cotisations minimales par an, plus la contribution à la formation professionnelle.
- Le gérant non associé qui perçoit une rémunération est assimilé salarié. Ses charges sont nettement plus élevées, autour de 75 à 80 % de son salaire net.
Vous créez votre EURL ou vous la dirigez depuis quelques années, et une question revient à chaque prévisionnel. Combien vont vous coûter vos cotisations sociales ? La réponse dépend de votre statut de gérant, du régime fiscal de la société et du niveau de vos revenus. La réforme de l’assiette sociale des indépendants a aussi changé le mode de calcul en 2026. Les charges sociales en EURL restent pourtant faciles à anticiper. Pour un gérant associé unique, comptez environ 45 % de votre revenu net, et au moins 1 135 € par an en 2026, même sans rémunération.
Dans une EURL, les charges sociales concernent avant tout le gérant. Son régime social dépend d’une seule question, qui est de savoir s’il est l’associé unique de la société ou un tiers nommé pour la diriger. Ce statut détermine le régime social de l’EURL applicable et fait varier les cotisations du simple au double quasiment.
Le gérant associé unique, travailleur non salarié
Quand l’associé unique dirige lui-même l’EURL, il relève du régime des travailleurs non salariés (TNS), aussi appelés indépendants. Ce statut ne change pas selon que l’EURL est à l’impôt sur le revenu (IR) ou à l’impôt sur les sociétés (IS). Le gérant associé ne reçoit donc jamais de fiche de paie pour ses fonctions de dirigeant.
On lit souvent que le gérant associé unique d’EURL paie des « charges patronales ». C’est inexact. Un TNS n’a pas de part patronale ni de part salariale. Il paie des cotisations personnelles, calculées sur ses revenus, qui représentent environ 45 % de son revenu net. L’Urssaf les lui réclame directement, et le plus souvent, c’est l’EURL qui les règle et les passe en charges.
Le gérant non associé, assimilé salarié
L’associé unique d’une EURL peut confier la direction à une autre personne, appelée gérant non associé. Si ce gérant non associé est rémunéré, l’article L311-3 du Code de la sécurité sociale le rattache au régime général, celui des salariés. Il est alors assimilé salarié.
L’EURL paie des cotisations patronales et salariales sur sa rémunération, comme pour un salarié. Le gérant non associé ne cotise pas à l’assurance chômage et n’y a donc pas droit, sauf s’il signe un contrat de travail distinct pour des fonctions techniques séparées.
Pour un gérant associé unique, les cotisations sociales représentent en moyenne environ 45 % de son revenu net. Autrement dit, pour 1 000 € que le gérant garde pour lui, il faut prévoir environ 450 € de cotisations en plus. Pour un gérant non associé rémunéré, le coût est beaucoup plus élevé, de l’ordre de 75 à 80 % du salaire net.
| Situation du gérant | Régime social | Ordre de grandeur des cotisations |
|---|---|---|
| Associé unique, EURL à l’IR | Travailleur non salarié | Environ 45 % du revenu net, calculées sur le bénéfice |
| Associé unique, EURL à l’IS | Travailleur non salarié | Environ 45 % du revenu net, calculées sur la rémunération et une partie des dividendes |
| Non associé et rémunéré | Assimilé salarié (régime général) | Environ 75 à 80 % du salaire net |
| Non associé et non rémunéré | Aucune affiliation | Aucune cotisation |
Quelles cotisations paie le gérant associé d’EURL ?
Le gérant associé unique d’une EURL paie huit cotisations et contributions différentes. Elles sont calculées sur la même base, le revenu professionnel après abattement de 26 %. Voici le barème applicable en 2026 aux commerçants, artisans et professions libérales non réglementées (plafond annuel de la Sécurité sociale, ou PASS, de 48 060 €).
| Cotisation | Base de calcul | Taux 2026 |
|---|---|---|
| Maladie-maternité | Totalité du revenu | 0 % sous 9 612 €, puis taux progressif jusqu’à 8,50 % |
| Indemnités journalières | Revenu jusqu’à 240 300 € | 0,50 % |
| Retraite de base | Revenu jusqu’à 48 060 € / au-delà | 17,87 % / 0,72 % |
| Retraite complémentaire | Revenu jusqu’à 48 060 € / de 48 060 à 192 240 € | 8,10 % / 9,10 % |
| Invalidité-décès | Revenu jusqu’à 48 060 € | 1,30 % |
| Allocations familiales | Totalité du revenu | 0 % sous 52 866 €, puis progressif jusqu’à 3,10 % |
| CSG-CRDS | Totalité du revenu | 9,70 % |
| Formation professionnelle (CFP) | Forfait sur 48 060 € | 0,25 % (commerçant), 0,29 % (artisan) |
Chaque cotisation sociale du gérant d’EURL finance un droit précis. La maladie-maternité couvre les frais de santé, et les indemnités journalières versent un revenu de remplacement en cas d’arrêt de travail. La retraite de base (17,87 % jusqu’au PASS) et la retraite complémentaire constituent les pensions futures, tandis que l’invalidité-décès protège les proches. La CSG-CRDS, de 9,70 %, finance la protection sociale en général sans ouvrir de droit personnel. La CFP permet de financer des formations.
Le calcul des charges sociales en EURL se fait en deux temps depuis 2026. L’Urssaf détermine d’abord le revenu professionnel brut du gérant associé, puis applique un abattement forfaitaire de 26 % pour obtenir l’assiette sur laquelle s’appliquent tous les taux du barème.
Une assiette unique abattue de 26 %
La réforme de l’assiette sociale des indépendants vient de l’article 18 de la loi de financement de la Sécurité sociale du 26 décembre 2023. Elle s’applique depuis la régularisation des cotisations de l’année 2025, c’est-à-dire après la déclaration des revenus 2025 faite au printemps 2026. Le revenu pris en compte correspond désormais au revenu avant déduction des cotisations sociales. L’abattement de 26 % remplace cette déduction.
Avec la réforme de l’assiette sociale, la même base, abattue de 26 %, sert aux cotisations et à la CSG-CRDS du gérant d’EURL. Le barème a aussi été revu. La part de CSG-CRDS diminue au profit des cotisations retraite, qui ouvrent davantage de droits.
EURL à l’IR, les cotisations portent sur le bénéfice
Dans une EURL à l’impôt sur le revenu, c’est le bénéfice de la société qui sert de base aux cotisations sociales du gérant. Le revenu brut correspond au chiffre d’affaires diminué des charges de l’entreprise, sans déduire les cotisations sociales ni la CSG déductible. L’Urssaf applique ensuite l’abattement de 26 %. Peu importe la somme que le gérant prélève réellement sur le compte de l’entreprise, c’est le bénéfice entier qui est soumis aux cotisations, même s’il reste en trésorerie. Le choix du régime fiscal de l’EURL a donc des conséquences directes sur les charges sociales.
EURL à l’IS, les cotisations portent sur la rémunération et une partie des dividendes
Quand l’EURL a opté pour l’impôt sur les sociétés, seule la rémunération de gérance est soumise aux cotisations sociales. On retient son montant avant cotisations sociales, diminué des frais professionnels réels, puis l’Urssaf applique l’abattement de 26 %. Le bénéfice laissé dans la société n’est pas soumis aux cotisations.
Les dividendes d’EURL versés à l’associé unique gérant d’une EURL à l’IS entrent parfois dans le calcul. L’article L136-3 du Code de la sécurité sociale soumet aux cotisations la part des dividendes qui dépasse 10 % d’un montant de référence. Ce montant comprend :
- Le capital social ;
- Les primes d’émission, c’est-à-dire les sommes versées en plus du capital lors d’une augmentation de capital ;
- Les sommes versées en compte courant d’associé ;
- Les sommes détenues par le conjoint ou partenaire de Pacs du gérant et par ses enfants mineurs.
Julie dirige une EURL à l’IS au capital de 5 000 €, avec 15 000 € en compte courant d’associé. Le seuil des 10 % est donc de 2 000 €. Si elle se verse 12 000 € de dividendes, 10 000 € s’ajoutent à son revenu soumis aux cotisations de TNS. Seuls les 2 000 € restants supportent les prélèvements sociaux du prélèvement forfaitaire unique (PFU, ou flat tax). En EURL, plus le capital est faible, plus les dividendes sont soumis aux cotisations sociales.
Exemple de calcul des charges sociales d’une EURL à l’IS
Clément dirige seul une EURL de conseil à l’IS. Il veut se verser 3 000 € nets par mois, soit 36 000 € par an. Avec le barème 2026, l’EURL doit consacrer environ 52 700 € par an à sa rémunération, cotisations comprises. Cet exemple montre qu’à l’IS, l’assiette des charges sociales part de la rémunération avant cotisations.
Voici le calcul des charges sociales de Clément, étape par étape :
- Revenu professionnel brut avant cotisations, 52 700 € ;
- Abattement de 26 %, soit une assiette de 39 000 € environ ;
- Maladie-maternité à un taux progressif d’environ 5,06 %, soit 1 973 € ;
- Indemnités journalières, 195 €, et invalidité-décès, 507 € ;
- Retraite de base, 6 970 €, et retraite complémentaire, 3 159 € ;
- CSG-CRDS, 3 783 €, et CFP, 120 € (aucune cotisation d’allocations familiales à ce niveau de revenu) ;
- Total des cotisations, environ 16 700 € par an, soit près de 1 390 € par mois.
Pour 36 000 € nets par an, Clément paie environ 16 700 € de cotisations, soit un peu plus de 46 % de son revenu net. En règle générale, un gérant associé d’EURL doit prévoir environ 45 % de plus que la rémunération nette qu’il souhaite se verser. Ce calcul ne tient pas compte de l’ACRE ni de la mutuelle facultative.
La première année d’une EURL, l’Urssaf ne connaît pas encore les revenus du gérant associé. Elle lui demande donc des cotisations provisoires sur une base forfaitaire, puis les recalcule une fois son revenu réel déclaré.
Les cotisations forfaitaires des deux premières années
Pour une EURL créée en 2026, la base forfaitaire de début d’activité est fixée à 19 % du PASS, soit 9 131 €. Seules les indemnités journalières sont calculées sur 40 % du PASS. Sans ACRE, le montant des cotisations de première année s’élève à 3 473 € hors CFP. Il est proratisé si vous démarrez en cours d’année. Une base forfaitaire s’applique aussi la deuxième année, jusqu’à ce que l’Urssaf dispose de vos revenus réels.
Les cotisations forfaitaires de début d’activité restent provisoires. Après la première déclaration de revenus du gérant, l’Urssaf régularise. Si le revenu réel dépasse la base forfaitaire de 9 131 €, le gérant paie un complément. Dans le cas contraire, il est remboursé ou le trop-perçu s’impute sur les échéances suivantes.
L’ACRE en 2026
L’ACRE allège pendant 12 mois les cotisations du créateur d’EURL. Depuis la loi de financement de la Sécurité sociale du 30 décembre 2025, cette aide est moins avantageuse pour les créations à partir du 1er janvier 2026. L’exonération fonctionne ainsi :
- Revenu inférieur ou égal à 36 045 € (75 % du PASS), exonération du quart des cotisations maladie-maternité, indemnités journalières, allocations familiales, retraite de base et invalidité-décès ;
- Revenu entre 36 045 € et 48 060 €, exonération dégressive ;
- Revenu supérieur à 48 060 €, aucune exonération.
Avec l’ACRE, la retraite complémentaire, la CSG-CRDS et la CFP restent dues en totalité. L’ACRE est réservée à certains publics, notamment les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires du RSA et les jeunes de 18 à 25 ans. Elle n’est plus automatique. Le gérant d’EURL doit en faire la demande à l’Urssaf au plus tard 60 jours après le début de son activité.
Oui, le gérant associé unique d’une EURL doit payer des cotisations minimales même sans rémunération ni bénéfice. Ces cotisations lui garantissent une protection sociale de base. En 2026, elles se décomposent ainsi :
- Indemnités journalières, 96 € ;
- Retraite de base, 967 € ;
- Invalidité-décès, 72 € ;
- Formation professionnelle, 120 € pour un commerçant ou 139 € pour un artisan.
Les cotisations minimales du gérant d’EURL atteignent au total environ 1 135 € par an, CFP en plus. Elles s’appliquent à partir de la troisième année, les deux premières étant couvertes par la base forfaitaire de début d’activité. La cotisation retraite minimale permet de valider des trimestres même en année creuse. Le gérant non associé non rémunéré, lui, ne paie rien, car l’absence de rémunération se traduit par une absence d’affiliation.
Quand et comment payer les cotisations à l’Urssaf ?
Les cotisations sociales du gérant associé d’EURL suivent un cycle annuel. L’Urssaf demande d’abord des acomptes provisionnels, puis ajuste le montant quand elle connaît le revenu réel :
- En décembre, l’Urssaf envoie l’échéancier des cotisations provisionnelles de l’année suivante ;
- Le gérant paie ces cotisations chaque mois, le 5 ou le 20, ou chaque trimestre, les 5 février, 5 mai, 5 août et 5 novembre ;
- Au printemps, il déclare ses revenus professionnels de l’année écoulée sur impots.gouv.fr, dans une déclaration unique qui sert au fisc et à l’Urssaf ;
- À l’automne, l’Urssaf régularise les cotisations de l’année précédente et ajuste les échéances en cours.
Vous pouvez réduire les charges sociales de votre EURL en toute légalité, en jouant sur la base de calcul plutôt que sur les taux. Voici les principaux leviers :
- Déduire toutes les charges réelles de l’entreprise. À l’IR, chaque dépense professionnelle justifiée diminue le bénéfice et donc les cotisations. À l’IS, les frais professionnels réels du gérant réduisent aussi l’assiette.
- Arbitrer entre rémunération et dividendes à l’IS. Les dividendes inférieurs au seuil des 10 % ne supportent que la flat tax de 31,4 % en 2026. Un capital social plus élevé relève ce seuil.
- Comparer l’IR et l’IS. Le passage à l’IS permet de laisser une partie des bénéfices dans la société sans cotisations. L’option pour l’IR ou l’IS en EURL se prépare avec des chiffres, car elle devient irrévocable après cinq exercices.
- Simuler avant de décider. Un simulateur de charges sociales pour l’EURL ou le simulateur officiel de l’Urssaf donne une estimation selon votre niveau de rémunération.
- Réfléchir au statut juridique. Si l’EURL ne correspond plus à votre stratégie de rémunération, une transformation de l’EURL en SASU est possible.
EURL ou SASU, quel statut pour payer moins de charges ?
À rémunération égale, l’EURL coûte moins cher en cotisations sociales que la SASU. Le président de SASU est assimilé salarié et bénéficie d’une meilleure couverture sociale, mais ses charges atteignent environ 75 à 80 % de son salaire net. En revanche, ses dividendes ne sont jamais soumis aux cotisations.
| Critère | EURL (gérant associé unique) | SASU (président associé unique) |
|---|---|---|
| Régime social | Travailleur non salarié | Assimilé salarié |
| Cotisations sur la rémunération | Environ 45 % du net | Environ 75 à 80 % du net |
| Cotisations sans rémunération | Minimales, environ 1 135 € par an | Aucune |
| Dividendes soumis aux cotisations | Oui, au-delà de 10 % du capital et des comptes courants | Non |
| Assurance chômage | Non | Non |
Le choix entre EURL et SASU dépend de la stratégie de rémunération du dirigeant. L’EURL convient à un revenu régulier versé sous forme de rémunération, soumis à environ 45 % de cotisations. La SASU devient plus intéressante pour un dirigeant qui privilégie les dividendes, soumis à la seule flat tax de 31,4 %. Le tableau comparatif EURL et SASU reprend aussi les écarts de fiscalité, de gouvernance et de protection sociale entre les deux statuts.
- Le taux de 45 % du revenu net est un ordre de grandeur des charges sociales du gérant associé unique d’EURL, pas un taux légal.
- Dans une EURL à l’IR, les cotisations portent sur tout le bénéfice, alors qu’à l’IS seules la rémunération et les dividendes dépassant 10 % du capital et des comptes courants y sont soumis.
- La première année, le gérant d’EURL paie des cotisations sur une base forfaitaire (3 473 € hors CFP en 2026), régularisées ensuite sur son revenu réel.
- L’ACRE 2026 n’exonère plus que le quart de certaines cotisations du créateur d’EURL, et la demande doit être faite dans les 60 jours.
Dernière mise à jour le 25/09/2026
FAQ
Quel est le taux de charges sociales d'un gérant d'EURL ?
Le gérant associé unique d’une EURL paie environ 45 % de son revenu net en cotisations sociales. Ce taux varie selon le niveau de revenu, car plusieurs cotisations sont progressives. Un gérant non associé rémunéré, assimilé salarié, supporte environ 75 à 80 % de son salaire net.
Combien de charges pour un salaire de 2 000 € en EURL ?
Pour 2 000 € nets par mois, un gérant associé unique d’EURL paie environ 875 € de cotisations par mois avec le barème 2026, soit près de 10 500 € par an. L’EURL doit donc consacrer environ 2 875 € par mois à sa rémunération. Ce calcul n’intègre pas l’ACRE.
Quelles sont les charges sociales minimales d'une EURL ?
En 2026, le gérant associé unique d’une EURL paie au minimum environ 1 135 € par an de cotisations sociales. Ce montant couvre les indemnités journalières, la retraite de base et l’invalidité-décès. La contribution à la formation professionnelle, de 120 € ou 139 €, s’y ajoute.
Doit-on payer l'Urssaf en EURL sans chiffre d'affaires ?
Oui, le gérant associé unique d’une EURL doit payer l’Urssaf même sans chiffre d’affaires ni rémunération. Il doit les cotisations minimales, soit environ 1 135 € par an plus la formation professionnelle. Les deux premières années, c’est la base forfaitaire de début d’activité qui s’applique, avant régularisation.
Les dividendes d'EURL sont-ils soumis aux cotisations sociales ?
Les dividendes d’EURL sont en partie soumis aux cotisations sociales. Dans une EURL à l’IS dont le gérant est l’associé unique, les dividendes qui dépassent 10 % du capital social, des primes d’émission et des comptes courants sont soumis aux cotisations de TNS. La part inférieure à ce seuil ne supporte que la flat tax de 31,4 % en 2026.
Qui paie l'Urssaf dans une EURL, la société ou le gérant ?
Les cotisations sociales d’une EURL sont dues par le gérant, mais c’est le plus souvent la société qui les règle directement. À l’IS, elles constituent une charge déductible du résultat de l’EURL. À l’IR, elles sont déduites du bénéfice sur le plan fiscal.
Le gérant d'EURL a-t-il droit au chômage ?
Non, le gérant d’EURL n’a pas droit au chômage au titre de son mandat. Le gérant associé unique, travailleur non salarié, ne cotise pas à l’assurance chômage. Le gérant non associé non plus, sauf s’il cumule son mandat avec un véritable contrat de travail pour des fonctions techniques distinctes. Le cumul du chômage avec un statut de gérant reste possible pour un créateur qui touchait déjà l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE).
Comment déclarer ses revenus de gérant d'EURL à l'Urssaf ?
Le gérant associé unique d’une EURL déclare ses revenus professionnels une fois par an, au printemps, sur impots.gouv.fr. Cette déclaration unique sert à la fois au calcul de l’impôt et à celui des cotisations. L’Urssaf s’en sert ensuite pour régulariser les cotisations de l’année écoulée et ajuster les échéances en cours.
Sources de l'article
- Article L131-6 du Code de la sécurité sociale
- Article L136-3 du Code de la sécurité sociale
- Article L311-3 du Code de la sécurité sociale
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