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  • Les métiers du bâtiment et travaux publics touchant à la structure ou à la sécurité constituent des activités réglementées qui exigent une qualification professionnelle en vertu de la loi du 5 juillet 1996.
  • Trois voies permettent de justifier cette qualification professionnelle dans le BTP, qui sont un diplôme (CAP/BEP minimum), trois ans d’expérience professionnelle effective, ou l’exercice sous le contrôle permanent d’une personne qualifiée.
  • L’assurance décennale est une obligation légale à souscrire avant l’ouverture du premier chantier, quelle que soit la forme juridique choisie.
  • Le choix du statut juridique pour la création d’une entreprise de BTP conditionne votre fiscalité, votre protection sociale et votre capacité à vous développer.

Créer une entreprise de BTP est accessible à tout professionnel qualifié dans le métier du BTP, qu’il soit titulaire d’un diplôme ou fort d’une expérience sur le terrain. En 2026, les étapes clés restent la vérification de la qualification, le choix du bon statut juridique et la souscription des assurances obligatoires avant le premier chantier.

Quelles sont les conditions pour créer une entreprise de BTP ?

Les métiers du bâtiment ne sont pas ouverts à tous. Il faut respecter certaines conditions pour pouvoir les exercer. En effet, la majorité des activités de construction, de rénovation ou de second œuvre touchant à la structure ou à la sécurité du bâtiment constituent des activités réglementées au sens de l’article 16 de la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996. Ainsi, tout entrepreneur souhaitant créer une entreprise de BTP doit justifier d’une qualification professionnelle avant de démarrer son activité.

Quelle qualification professionnelle est exigée dans le BTP ?

La qualification professionnelle requise dans le BTP repose sur le décret n° 98-246 du 2 avril 1998. Ce texte précise que la qualification doit correspondre au métier exercé, c’est-à-dire un carreleur, un électricien ou un couvreur devront chacun justifier d’une qualification propre à leur corps de métier.

Trois voies permettent de remplir cette obligation :

  • Le diplôme ;
  • L’expérience professionnelle ;
  • Être sous le contrôle d’une personne qualifiée.

En effet pour commencer, la détention d’un diplôme de niveau CAP ou BEP minimum dans la spécialité concernée (ou d’un titre équivalent reconnu).

Ensuite, une expérience professionnelle effective de trois ans dans un État membre de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen, acquise en tant que dirigeant d’entreprise, travailleur indépendant ou salarié dans la spécialité.

Enfin, l’exercice sous le contrôle effectif et permanent d’une personne qualifiée, par exemple un salarié qui détient lui-même la qualification requise. C’est une option souvent méconnue qui permet de lancer son activité sans remplir personnellement la condition de diplôme ou d’expérience.

Soane souhaite créer une entreprise de plomberie mais ne possède pas de CAP. Son futur associé, Antoine, est plombier qualifié avec dix ans d’expérience. Soane peut créer la société à condition qu’Antoine assume le contrôle effectif et permanent de l’activité technique.

Comment créer une entreprise de BTP sans diplôme ?

Ouvrir une entreprise de bâtiment sans diplôme est tout à fait possible. La voie la plus fréquente est la justification de trois ans d’expérience professionnelle dans le métier concerné, acquise en tant que salarié qualifié, indépendant ou chef d’entreprise au sein de l’UE ou de l’EEE.

De plus, l’expérience doit être réelle, continue et documentée. Il sera pertinent alors de conserver tout justificatif utile (contrats de travail, attestations employeur, bulletins de salaire). En cas de contrôle, l’administration peut demander à vérifier ces pièces.

Laura a travaillé pendant cinq ans comme salariée dans une entreprise de rénovation intérieure. Elle souhaite désormais créer une entreprise de rénovation sans diplôme. Laura peut parfaitement s’immatriculer en s’appuyant sur ses cinq ans d’expérience, supérieurs au seuil légal de trois ans requis.

Le stage de préparation à l’installation est-il obligatoire pour créer une entreprise de BTP ?

Le stage de préparation à l’installation (SPI), autrefois obligatoire avant toute immatriculation artisanale, est devenu facultatif depuis la loi PACTE du 22 mai 2019. Tout créateur d’entreprise dans le bâtiment peut donc s’immatriculer sans l’avoir suivi.

Toutefois, ce stage reste fortement recommandé pour les entrepreneurs qui s’installent pour la première fois. Il couvre les bases de la gestion d’entreprise, de la comptabilité et du droit social, et peut éviter de nombreuses erreurs en début d’activité. Les chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) le proposent partout en France.

Si vous voulez savoir comment créer une entreprise de BTP, voici notre vidéo à ce sujet :

Quel statut juridique choisir pour une entreprise de BTP ?

Le choix du statut juridique conditionne directement votre régime fiscal, votre protection sociale, votre responsabilité et votre capacité à faire évoluer votre structure. En matière de BTP, le statut le plus adapté varie selon que vous vous lancez seul ou à plusieurs, et selon le volume d’affaires que vous anticipez.

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La micro-entreprise dans le BTP

La création micro-entreprise BTP séduit par sa simplicité car il n’y a pas de capital social à déposer, une comptabilité allégée, des cotisations sociales proportionnelles au chiffre d’affaires encaissé. En tant qu’artisan du bâtiment, vous relevez du régime micro-social avec un taux de cotisations de 21,2 % sur votre chiffre d’affaires.

En revanche, la micro-entreprise impose un plafond de chiffre d’affaires annuel de 83 600 € pour les activités de prestations de services artisanales. Au-delà, vous basculez automatiquement dans un régime réel. La micro-entreprise est donc adaptée pour démarrer ou tester votre activité, mais devient rapidement limitante si vous développez un carnet de commandes important ou si vous souhaitez embaucher.

L’autre contrainte à ne pas négliger est la franchise en base de TVA qui s’applique jusqu’à 41 250 € de chiffre d’affaires annuel. Passé ce seuil, vous devenez redevable de la TVA, ce qui peut compliquer vos relations avec des clients particuliers habitués à des devis sans TVA.

Inès ouvre sa micro-entreprise de peinture en intérieur. Ses premiers clients sont des particuliers pour des travaux de rénovation légère. La micro-entreprise lui convient parfaitement pour démarrer avec peu de charges fixes.

L’entreprise individuelle (EI)

L’entreprise individuelle (EI) permet d’exercer seul une activité artisanale sans créer de société. Elle offre davantage de souplesse que la micro-entreprise car elle n’impose pas de plafond de chiffre d’affaires et permet de déduire les charges réelles de l’entreprise de son résultat imposable.

Depuis la réforme de 2022, l’entreprise individuelle bénéficie d’une séparation automatique entre le patrimoine professionnel et le patrimoine personnel de l’entrepreneur. Votre résidence principale et vos biens personnels sont donc protégés des créanciers professionnels, sans démarche particulière.

L’EI est soumise à l’impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Sur option, vous pouvez choisir d’être imposé à l’impôt sur les sociétés (IS), ce qui peut s’avérer avantageux selon votre niveau de revenus.

L’EURL ou la SASU

L’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) et la SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) permettent d’exercer seul tout en bénéficiant du cadre protecteur d’une société. Dans les deux cas, votre responsabilité est limitée aux apports que vous réalisez dans la société, ce qui protège votre patrimoine personnel en cas de difficultés.

La différence principale réside dans le régime social du dirigeant. Le gérant associé unique d’EURL relève du régime des travailleurs non salariés (TNS). En effet, les cotisations sociales sont calculées sur la rémunération et sur une partie des dividendes. En revanche, le président de SASU relève du régime général de la Sécurité sociale, avec une protection sociale plus complète mais un coût de cotisations plus élevé.

L’EURL et la SASU sont soumises à l’IS par défaut, avec un taux réduit de 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfices, sous conditions, et un taux normal de 25 % au-delà.

La SARL ou la SAS

La SARL (société à responsabilité limitée) et la SAS (société par actions simplifiée) sont les formes les plus adaptées lorsque vous créez une entreprise de BTP avec des associés. La responsabilité de chaque associé est limitée à ses apports, et la société dispose d’une personnalité juridique distincte de celle de ses membres.

La SARL est encadrée par la loi, ce qui la rend prévisible mais moins flexible. La SAS offre une grande liberté statutaire et facilite l’entrée de nouveaux associés ou investisseurs à l’avenir. Le choix entre les deux dépend notamment de la gouvernance souhaitée, du nombre d’associés et des perspectives de développement.

Voici un tableau récapitulatif des différentes formes juridiques :

Statut Nombre d’associés Responsabilité Régime fiscal Régime social dirigeant
Micro-entreprise 1 Illimitée (patrimoine protégé) IR (micro-BIC) TNS
EI 1 Limitée (réforme 2022) IR ou IS (option) TNS
EURL 1 Limitée aux apports IS (ou IR sur option) TNS
SASU 1 Limitée aux apports IS Assimilé salarié
SARL 2 à 100 Limitée aux apports IS (ou IR sur option) TNS (gérant majoritaire)
SAS 2 minimum Limitée aux apports IS Assimilé salarié

Comment créer son entreprise de BTP étape par étape ?

La création d’une entreprise de BTP suit un processus structuré. Ainsi, avant de déposer le moindre dossier administratif, plusieurs étapes préalables sont incontournables pour sécuriser votre projet.

Les étapes préalables à la création d’une entreprise de BTP

Avant toute immatriculation, la première étape consiste à réaliser une étude de marché c’est-à-dire :

  • Identifiez votre zone géographique d’intervention ;
  • Analysez la concurrence locale ;
  • Évaluez la demande pour votre spécialité (neuf, rénovation, second œuvre, etc.).

Ensuite, la rédaction d’un business plan d’entreprise de BTP vous permet de chiffrer vos investissements de départ (matériel, véhicule, assurances, fonds de roulement), de prévoir votre chiffre d’affaires prévisionnel et de convaincre éventuellement un banquier. Ce document est indispensable si vous sollicitez un financement externe.

Enfin, le choix du statut juridique vient clore cette phase préparatoire. Ce choix doit être réfléchi en fonction de votre situation personnelle, de vos besoins en protection sociale, et de vos ambitions de développement.

Les formalités pour créer une micro-entreprise ou une EI dans le BTP

Pour créer une micro-entreprise BTP ou une entreprise individuelle, l’immatriculation se réalise intégralement en ligne sur le guichet unique de l’INPI depuis le 1er janvier 2023. L’inscription au Registre national des entreprises (RNE) s’effectue simultanément.

Les pièces à préparer comprennent :

  • Une pièce d’identité ;
  • Un justificatif de domicile ;
  • Les justificatifs de qualification professionnelle.

Pour les activités artisanales du bâtiment, l’immatriculation entraîne également l’inscription au Répertoire des métiers. Les frais d’immatriculation pour une activité artisanale s’élèvent à 45€.

Les formalités pour créer une société de BTP

La création d’une société (SARL, SAS, EURL, SASU) dans le BTP implique plusieurs étapes supplémentaires. Il faut d’abord rédiger les statuts de la société, puis déposer le capital social sur un compte bancaire bloqué. Vient ensuite la publication d’une annonce légale de constitution dans un journal habilité, dont le coût varie selon la forme juridique choisie.

Pour une SARL, l’annonce légale de création s’élève à 148 € HT en France métropolitaine. Pour une EURL, le tarif est de 124 € HT. Enfin, le dossier complet est déposé via le guichet unique de l’INPI. Les frais d’immatriculation au greffe pour une société artisanale s’élèvent à 45 €.

LegalPlace vous accompagne de A à Z dans la création de votre entreprise : génération des statuts, publication de l'annonce légale, dépôt du dossier au Guichet unique INPI. Vous répondez à quelques questions, LegalPlace gère toutes les formalités.

Quelles assurances sont obligatoires dans le BTP ?

Les assurances constituent un volet fondamental de la création d’une entreprise de BTP. Il faut distinguer les assurances légalement obligatoires de celles qui restent facultatives, car cette distinction engage directement votre responsabilité civile et pénale.

L’assurance décennale et la RC pro, deux obligations légales

L’assurance décennale obligatoire est la première obligation à remplir avant d’ouvrir le premier chantier. Fondée sur la loi Spinetta du 4 janvier 1978 et sur les articles 1792 et suivants du Code civil, la garantie décennale couvre les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination, pendant dix ans à compter de la réception des travaux. L’article L241-1 du Code des assurances impose à tout constructeur de souscrire cette assurance avant l’ouverture du chantier, indépendamment de la forme juridique de l’entreprise.

L’attestation d’assurance décennale doit impérativement figurer sur tous vos devis et factures. En l’absence de cette assurance, vous vous exposez à des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à six mois d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.

La responsabilité civile professionnelle (RC pro) constitue la seconde assurance obligatoire dans le BTP. La RC pro couvre les dommages causés à des tiers (clients, voisins de chantier, passants) dans le cadre de votre activité professionnelle. Comme l’assurance décennale, la RC pro doit être souscrite avant le premier chantier.

L’assurance décennale n’est pas une assurance facultative. Tout constructeur est légalement tenu de la souscrire avant l’ouverture du chantier, conformément aux articles 1792 et suivants du Code civil et à l’article L241-1 du Code des assurances.

Certaines activités imposent une assurance professionnelle obligatoire (RC Pro, décennale…). LegalPlace vous aide à identifier la couverture adaptée à votre secteur pour protéger votre entreprise dès sa création.

Les assurances facultatives pour une entreprise de BTP

Au-delà des obligations légales, plusieurs assurances complémentaires peuvent renforcer la protection de votre entreprise. L’assurance tous risques chantier (TRC) couvre les dommages matériels survenant pendant la durée des travaux, qu’ils soient causés par un incendie, un vol ou un sinistre climatique. La garantie de bon fonctionnement, prévue par l’article 1792-3 du Code civil, couvre pendant deux ans les équipements dissociables de la construction.

D’autres protections peuvent s’avérer utiles selon votre activité, comme la garantie perte d’exploitation, l’assurance flotte automobile pour vos véhicules professionnels ou encore la multirisque professionnelle. Ces couvertures restent optionnelles mais peuvent éviter de graves difficultés financières en cas d’incident majeur.

Combien coûte la création d’une entreprise de BTP ?

Le coût de création d’une entreprise de BTP varie. La création d’une entreprise de BTP représente un investissement initial compris entre 1 500 € et 8 000 € selon le statut choisi, en intégrant les frais d’immatriculation, la prime d’assurance décennale et, pour une société, les frais d’annonce légale et de rédaction des statuts.

Les frais obligatoires à prévoir au lancement de son entreprise de BTP

Les frais d’immatriculation constituent le premier poste de dépense. Pour une activité artisanale individuelle, les frais de greffe s’élèvent à 45€. Pour une société artisanale, les frais s’élèvent à 45 €, auxquels s’ajoutent les frais de publication d’annonce légale (148 € HT pour une SARL ou 124 € HT pour une EURL).

L’assurance décennale représente souvent le poste le plus significatif. La prime annuelle dépend de votre spécialité, de votre chiffre d’affaires prévisionnel et de votre expérience. À titre indicatif, les primes varient généralement entre 1 000 € et 5 000 € par an pour une TPE du bâtiment.

L’ACRE pour réduire vos charges sociales au démarrage

L’Aide à la Création ou à la Reprise d’une Entreprise (ACRE) permet aux créateurs d’entreprise éligibles de bénéficier d’une exonération partielle de cotisations sociales pendant la première année d’activité. Pour les micro-entrepreneurs artisans du bâtiment, le taux de cotisations sociales est ramené à 10,6 % avant le 1er juillet 2026.

à partir du 1er juillet 2026, le taux d'exonération ACRE passera de 50% à 25%. Les créateurs d'entreprise ne seront donc plus exonérés que de 25% de leurs cotisations sociales et devront s'acquitter de 75% du montant, contre 50% actuellement.

Après le 1er juillet 2026, le taux réduit passe à 15,90 % pour les activités de prestations de services commerciales et artisanales. Pour bénéficier de l’ACRE, vos revenus annuels ne doivent pas dépasser 41 136€.

Thomas crée sa micro-entreprise de maçonnerie en mars 2026. Grâce à l’ACRE, ses cotisations sociales sont réduites pendant sa première année d’activité. Thomas peut ainsi conserver une trésorerie plus importante pour investir dans son matériel de chantier.

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Combien gagne un entrepreneur du BTP ?

La question des revenus est centrale pour tout créateur d’entreprise de BTP. Il n’existe pas de salaire fixe dans ce secteur car le revenu de l’entrepreneur BTP dépend de sa spécialité, de son statut juridique, de son volume d’activité et de ses charges.

Quelles fourchette de revenus pour un artisan du bâtiment ?

Les revenus d’un artisan du bâtiment varient considérablement selon le corps de métier et le positionnement de l’entreprise. À titre indicatif, un artisan indépendant dans le second œuvre (peinture, plomberie, électricité) dégage généralement un résultat net annuel compris entre 25 000 € et 55 000 € en début d’activité, après déduction de toutes les charges. Un entrepreneur bien établi dans le gros œuvre ou disposant d’une équipe de salariés peut atteindre des revenus nettement supérieurs.

Le revenu net d’un entrepreneur du BTP dépend aussi de son statut. Un micro-entrepreneur bénéficie d’une comptabilité simplifiée mais ne peut pas déduire ses charges réelles. Un entrepreneur au régime réel (EI, EURL, SARL) déduit l’ensemble de ses frais professionnels, ce qui peut réduire significativement sa base imposable.

Quels facteurs influencent la rentabilité d’une entreprise de BTP ?

La rentabilité d’une entreprise de BTP repose sur plusieurs leviers.

En premier lieu, la spécialisation dans un domaine porteur permet de facturer des tarifs journaliers plus élevés.

Ensuite, l’obtention de labels comme le RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) ou Qualibat ouvre l’accès à des marchés spécifiques, notamment les travaux financés par des aides publiques (MaPrimeRénov’, CEE) qui représentent une demande croissante.

Par ailleurs, la gestion rigoureuse de la trésorerie est déterminante dans le BTP, où les délais de paiement des clients peuvent être longs et les avances sur matériaux importantes. Un suivi régulier avec un expert-comptable permet d’anticiper les tensions de trésorerie et d’optimiser la rémunération du dirigeant.

Nadia a créé sa SASU de rénovation thermique il y a deux ans. En obtenant la certification RGE, Nadia a pu accéder aux marchés de rénovation énergétique et augmenter son chiffre d’affaires de 40 % en un an.

Quels services complémentaires pour démarrer son entreprise de BTP ?

Au-delà des formalités d’immatriculation, plusieurs outils et services facilitent le démarrage et la croissance d’une entreprise de BTP.

La domiciliation et la comptabilité pour votre entreprise de BTP

La domiciliation d’entreprise est une alternative à l’utilisation de votre adresse personnelle comme siège social. Un service de domiciliation professionnelle vous permet de disposer d’une adresse commerciale dans une ville de votre choix, de séparer votre vie professionnelle de votre vie privée et de bénéficier de services associés (gestion du courrier, salles de réunion).

LegalPlace propose la domiciliation de votre entreprise artisanale dès 17 € HT / mois HT/mois.

De plus, la comptabilité d’une entreprise de BTP peut rapidement devenir complexe, notamment avec la gestion des notes de frais de chantier, des devis, des factures et de la TVA. Un suivi comptable rigoureux est indispensable dès le lancement.

ComptaPlace, le service de comptabilité de LegalPlace, vous permet de déléguer la tenue de votre comptabilité à un expert-comptable dès Dès 39€ HT / mois HT/mois pour une micro-entreprise.

La carte BTP et les labels RGE/Qualibat

La carte d’identification professionnelle BTP est obligatoire pour tous les salariés du bâtiment (et non pour le chef d’entreprise lui-même). En tant qu’employeur, vous avez l’obligation de demander une carte BTP pour chacun de vos salariés travaillant sur chantier, délivrée par l’organisme Pro BTP. Cette obligation s’applique dès le premier salarié embauché.

Le label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) et la certification Qualibat sont, quant à eux, facultatifs mais stratégiquement importants. L’obtention d’une certification RGE permet à vos clients particuliers de bénéficier des aides publiques à la rénovation énergétique (MaPrimeRénov’, aides de l’Anah), ce qui constitue un avantage commercial décisif sur un marché en forte croissance.

Créer une entreprise de BTP en 2026 implique de vérifier sa qualification professionnelle, de choisir le bon statut juridique et de souscrire les assurances obligatoires avant le premier chantier. En planifiant ces étapes avec méthode, vous posez les bases d’une activité pérenne et conforme à vos obligations légales.

FAQ

Peut-on ouvrir une entreprise de bâtiment sans diplôme ?

Ouvrir une entreprise de bâtiment sans diplôme est possible à deux conditions : justifier de trois ans d'expérience professionnelle effective dans la spécialité concernée (acquise au sein de l'UE ou de l'EEE), ou exercer sous le contrôle effectif et permanent d'un salarié ou associé titulaire de la qualification requise, conformément à l'article 16 de la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996.

L'assurance décennale est-elle vraiment obligatoire dans le BTP ?

L'assurance décennale est une obligation légale imposée à tout constructeur par les articles 1792 et suivants du Code civil et par l'article L241-1 du Code des assurances. La souscription doit intervenir avant l'ouverture du chantier, et l'attestation d'assurance doit figurer sur tous les devis et factures émis par l'entreprise.

Un auto-entrepreneur peut-il exercer dans le BTP ?

Un auto-entrepreneur peut exercer dans le BTP sous réserve de justifier de la qualification professionnelle requise pour le métier concerné. Le régime de la micro-entreprise est néanmoins limité par un plafond de chiffre d'affaires annuel de 83 600 € pour les activités artisanales, au-delà duquel un basculement vers un régime réel est automatique.

Quel statut est le plus adapté pour démarrer seul dans le bâtiment ?

Pour démarrer seul dans le bâtiment, la micro-entreprise convient pour tester l'activité avec peu de charges fixes, tandis que l'entreprise individuelle ou l'EURL offrent davantage de souplesse fiscale et permettent de déduire les charges réelles dès que le volume d'affaires dépasse les plafonds du micro. Le choix dépend avant tout du chiffre d'affaires prévisionnel et du niveau de protection sociale souhaité.

Quelles assurances sont indispensables avant le premier chantier ?

Deux assurances sont légalement obligatoires avant le premier chantier : l'assurance de responsabilité décennale, qui couvre les dommages compromettant la solidité de l'ouvrage pendant dix ans (loi Spinetta, art. 1792 C. civ.), et la responsabilité civile professionnelle, qui couvre les dommages causés à des tiers dans le cadre de l'activité. Toute autre assurance (tous risques chantier, garantie de bon fonctionnement) reste facultative.

Combien faut-il prévoir pour créer son entreprise de BTP ?

Pour une micro-entreprise ou une EI artisanale, les frais d'immatriculation s'élèvent à 45€. Pour une société, il faut ajouter les frais d'annonce légale (à partir de 124 € HT) et les frais de greffe (45 €). La prime d'assurance décennale représente souvent le poste le plus important au démarrage et peut varier entre 1 000 € et 5 000 € par an selon la spécialité.

La création d'entreprise dans le BTP est-elle rentable ?

La rentabilité d'une entreprise de BTP dépend du corps de métier, du positionnement tarifaire et de la gestion des charges. Un artisan bien positionné dans la rénovation énergétique ou le second œuvre peut dégager un résultat net annuel compris entre 25 000 € et 55 000 € en début d'activité, sans garantie de résultat. L'obtention d'une certification RGE ou Qualibat constitue un levier de différenciation efficace pour accéder à des marchés à forte valeur ajoutée.
Créer mon entreprise rapidement

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 30/06/2026

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9 Commentaires
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Bonjour, un diplôme d’ingénieur dans le génie civil me permet-il d’ouvrir une entreprise dans le bâtiment tous corps d’état ?

Bonjour, L’ouverture d’une entreprise de bâtiment “tous corps d’état” est strictement encadrée par la loi relative à l’artisanat, qui exige une qualification professionnelle pour chacune des activités réglementées exercées (maçonnerie, plomberie, électricité, etc.). Pour proposer légalement des prestations dans l’ensemble des corps d’état, vous devez soit détenir un diplôme spécifique pour chaque métier, soit justifier d’une expérience professionnelle de trois ans dans chaque spécialité, soit embaucher des salariés qualifiés qui assureront le contrôle effectif de ces travaux au sein de votre structure. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage. En espérant que… Lire la suite »

Bonjour je souhaite ouvrir une entreprise dans le domaine de l’isolation j’ai été a la direction pendant 2 ans et 10 mois et 14 jours d’une société. Il manque donc 6 semaines. Y a t’il un recours possible sans être obligé de passer par une formation pro ?

Bonjour,

En principe, pour éviter de suivre une formation professionnelle, vous pouvez recourir à une VAE c’est-à-dire une validation des acquis de l’expérience qui est un moyen d’obtenir un diplôme sans formation. Nous vous invitons à vous rapprocher d’un conseiller VAE qui saura vous renseigner.

En espérant avoir su répondre à vos interrogations, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace

Merci pour le retour. je vais me renseigner.

Bonjour, j’aimerais obtenir de votre aide concernant la protection de l’entreprise. Je travaille dans une entreprise de construction depuis un an. Après cela, je souhaite créer ma propre entreprise et démarrer une entreprise. Comment dois-je commencer ?

Bonjour,

En effet LegalPlace propose de vous accompagner dans toutes vos formalités de création d’entreprise.
A cette fin, il vous suffit de cliquer sur le lien ci-avant de d’apporter les informations et les pièces justificatives demandées.
En espérant avoir su répondre à vos interrogations.
L’équipe LegalPace

Je suis à la base un Électricien B et I, je suis détenteur d’un certificat de fin de formation en CAO et DAO en architecture dans le bâtiment.
En tout cas j’adore les travaux de construction, le rêve c’est d’entreprendre dans ce secteur.

Bonjour,
Vous semblez être détenir une qualification professionnelle adaptée. Si vous témoignez d’une expérience significative, que votre entreprise est créé vous pouvez exercer votre activité.
En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace.

Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris