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    • L’EI est le statut le plus simple à créer et à gérer. Il est idéal pour tester une activité ou démarrer avec peu de charges administratives.
    • La SASU offre une responsabilité limitée au capital apporté, une meilleure protection sociale et des leviers d’optimisation fiscale via les dividendes.
    • Sur le plan fiscal, l’EI est par défaut à l’IR tandis que la SASU est à l’IS, avec des conséquences importantes sur la charge fiscale selon le niveau de revenus.
    • Le régime social est TNS pour l’EI et assimilé salarié pour le président de SASU.
    • Passer d’une EI à une SASU est possible mais implique la création d’une nouvelle structure. Il n’existe pas de possibilité de transformation directe.

Le choix entre EI ou SASU est l’une des questions les plus fréquentes chez les créateurs d’entreprise souhaitant exercer seuls. Ces deux statuts juridiques unipersonnels s’adressent aux mêmes profils mais répondent à des besoins très différents. Le choix entre EI ou SASU dépend avant tout du niveau de revenus envisagé, du besoin de protection sociale, des ambitions de développement et de la tolérance aux contraintes administratives.

EI ou SASU : le tableau comparatif

Critère EI SASU
Personnalité juridique Pas de personnalité morale distincte Personne morale distincte du dirigeant
Capital social Aucun 1 € minimum
Responsabilité Limitée au patrimoine professionnel depuis 2022 Limitée aux apports
Protection du patrimoine Séparation automatique depuis la loi de 2022 Responsabilité limitée au capital
Régime fiscal par défaut IR IS
Option fiscale Option IS possible Option IR temporaire (5 ans)
Dividendes Non applicable Oui ; levier d’optimisation fiscale
Régime social TNS (SSI) Assimilé salarié (régime général)
Cotisations sociales 45 % environ sur le bénéfice Environ 75 % sur la rémunération
Protection chômage Non Non
Formalités de création Simples et gratuites Plus complexes ; environ 200 à 500 €
Comptabilité Allégée (micro) ou complète Complète obligatoire
Evolution vers société Impossible ; création nouvelle structure Transformation en SAS possible
Entrée d’associés Impossible Possible (transformation en SAS)

Quelles sont les différences fondamentales entre EI et SASU ?

Les principales différences entre l’EI et la SASU portent sur la personnalité juridique, le capital social, la responsabilité du dirigeant, le fonctionnement de l’entreprise et les possibilités de développement de l’entreprise.

La personnalité juridique

En EI

L’ entreprise individuelle n’a pas de personnalité morale distincte de son créateur. L’entrepreneur et son entreprise ne forment qu’une seule et même entité juridique. Il n’y a donc pas de capital social, pas de statuts au sens strict et pas d’immatriculation au registre du commerce en tant que personne morale. L’entrepreneur exerce en son nom propre.

En SASU

La SASU est une personne morale distincte de son actionnaire unique. Elle dispose de sa propre existence juridique (un patrimoine propre, un numéro SIRET distinct, des statuts, un capital social). L’actionnaire unique et la société sont deux entités juridiques séparées, ce qui a des conséquences importantes sur la responsabilité et la fiscalité.

Le capital social

En EI

Il n’existe pas de capital social en EI. L’entrepreneur apporte les ressources nécessaires à son activité sans formalité particulière. Aucun dépôt de fonds n’est requis lors de la création.

En SASU

La SASU nécessite un capital social, dont le montant est librement fixé par l’associé unique dans les statuts, à partir de 1 €. Ce capital représente l’apport initial de l’associé unique et constitue le patrimoine de départ de la société. Il peut être constitué d’apports en numéraire ou en nature.

La responsabilité du dirigeant et la protection du patrimoine

En EI

Depuis la loi du 14 février 2022, l’entrepreneur individuel bénéficie d’une séparation automatique entre son patrimoine personnel et son patrimoine professionnel. Les créanciers professionnels ne peuvent saisir que les biens affectés à l’activité professionnelle. Le patrimoine personnel est protégé par défaut, sans démarche particulière. Cette protection peut toutefois être écartée en cas de faute de gestion ou si l’entrepreneur a consenti des garanties personnelles.

En SASU

En SASU, la responsabilité du président est limitée à ses apports au capital social. Les créanciers de la société ne peuvent pas se retourner contre le patrimoine personnel du président, sauf en cas de faute de gestion avérée. Cette protection est structurellement plus robuste que celle de l’EI car elle est inscrite dans la nature même de la personnalité morale.

Le fonctionnement de l’entreprise

En EI

Le fonctionnement de l’EI est extrêmement simple. L’entrepreneur prend seul toutes les décisions, sans obligation de tenir des assemblées générales ni de rédiger des procès-verbaux. Les obligations comptables varient selon le régime fiscal de l’EI. En régime micro-entreprise, elles sont allégées (tenue d’un livre des recettes et, pour les commerçants, d’un registre des achats). En revanche, en régime réel simplifié ou réel normal, l’entrepreneur individuel est soumis à des obligations comptables bien plus lourdes avec la tenue d’une comptabilité complète (bilan, compte de résultat, annexe, établissement d’une liasse fiscale annuelle et, selon les seuils, dépôt des comptes). La différence avec la SASU est donc moins marquée dès lors que l’EI est au régime réel.

L’accès au régime de la micro-entreprise est possible sous conditions de chiffre d’affaires.

En SASU

La SASU implique un formalisme plus important. Les statuts définissent les règles de fonctionnement. Des décisions importantes doivent être consignées dans des procès-verbaux d’assemblée générale. Une comptabilité complète est obligatoire (bilan, compte de résultat, annexe), avec dépôt des comptes au greffe chaque année. Un commissaire aux comptes peut être requis selon la taille de la société.

Les possibilités d’évolution et de développement

En EI

L’EI est une structure fermée. Il est impossible d’accueillir des associés ou des investisseurs. Si l’activité se développe et que l’entrepreneur souhaite s’associer, il devra créer une nouvelle structure. EI et SASU ou SAS ne peuvent pas fusionner directement.

En SASU

La SASU est conçue pour évoluer. Elle peut facilement se transformer en SAS en accueillant de nouveaux associés, sans création d’une nouvelle structure. Elle peut également lever des fonds auprès d’investisseurs ou accueillir des salariés dans des conditions plus favorables qu’en EI. C’est une structure pensée pour la croissance.

LegalPlace vous accompagne de A à Z dans la création de votre entreprise : génération des statuts, publication de l'annonce légale, dépôt du dossier au Guichet unique INPI. Vous répondez à quelques questions, LegalPlace gère toutes les formalités.

Quelle fiscalité s’applique à l’EI et à la SASU ?

La fiscalité en EI

En entreprise individuelle, les bénéfices sont imposés à l’impôt sur le revenu (IR) par défaut. Ils s’ajoutent aux autres revenus du foyer fiscal et sont soumis au barème progressif de 0 % à 45 %. En régime micro-entreprise, un abattement forfaitaire de 71 %, 50 % ou 34 % selon l’activité s’applique sur le chiffre d’affaires avant imposition. En régime réel, les charges réelles sont déductibles.

Depuis la loi de finances 2022, l’entrepreneur individuel peut opter pour l’IS. Cette option permet d’être imposé comme une société et de bénéficier du taux réduit de 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice. Cette option est irrévocable.

Thomas est consultant en EI et réalise 80 000 € de bénéfice annuel. En régime réel à l’IR, une partie de ce bénéfice tombe dans la tranche à 41 %. En optant pour l’IS, les premiers 42 500 € sont taxés à 15 % et le reste à 25 %, ce qui peut représenter une économie fiscale significative.

La fiscalité en SASU

La SASU est soumise à l’IS par défaut. Les bénéfices sont imposés au niveau de la société au taux réduit de 15 % jusqu’à 42 500 € et à 25 % au-delà. Une option temporaire pour l’IR est possible durant les 5 premières années d’existence, sous conditions. Elle permet d’imputer les déficits sur le revenu global du dirigeant, utile au démarrage. Cette option prend fin automatiquement au bout de 5 exercices.

En EI, il n’existe pas de distinction entre le revenu de l’entrepreneur et le bénéfice de l’entreprise. Tout est imposé ensemble à l’IR. La SASU permet cette dissociation, ce qui constitue un avantage fiscal important dès lors que les bénéfices sont significatifs.

La SASU offre également un levier d’optimisation fiscale inexistant en EI, qui est la possibilité de se rémunérer via des dividendes. Les dividendes versés par une SASU sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % (12,8 % d’IR et 18,6 % de prélèvements sociaux) et ne génèrent pas de cotisations sociales supplémentaires pour le président. Cela permet d’optimiser la rémunération globale du dirigeant en arbitrant entre salaire et dividendes.

Claire dirige une SASU qui génère 100 000 € de bénéfice. Elle se verse 40 000 € de salaire et distribue 30 000 € de dividendes. Les dividendes sont taxés à 30 % (PFU) sans cotisations sociales supplémentaires, ce qui représente une charge globale inférieure à une rémunération entièrement en salaire.

Quel régime social pour l’EI et la SASU ?

Le régime social en EI

L’entrepreneur individuel relève du régime des travailleurs non-salariés (TNS) , géré par la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI). Ses cotisations sociales sont calculées sur la base de son bénéfice imposable (environ 45 % en régime réel). En micro-entreprise, elles sont calculées sur le chiffre d’affaires à un taux fixe selon l’activité (12,3 % à 25,6 %).

La protection sociale du TNS en EI est moins étendue que celle du régime général. Les indemnités journalières sont plafonnées, la retraite est moins favorable et il n’existe aucune protection chômage.

Le régime social en SASU

Le président de SASU relève du régime général de la Sécurité sociale en tant qu’assimilé salarié, à condition de percevoir une rémunération. Ses cotisations sociales représentent environ 82 % de sa rémunération nette (charges patronales et salariales comprises), soit un coût global plus élevé qu’en EI pour un même niveau de revenu net. En contrepartie, il bénéficie d’une protection sociale proche de celle d’un salarié (maladie, retraite, prévoyance).

Si le président de SASU ne se verse aucune rémunération, il ne cotise à aucun régime social et ne bénéficie d’aucune couverture. Contrairement au TNS en EI, il n’existe pas de cotisations minimales obligatoires en l’absence de rémunération.

Comparatif de protection sociale entre EI et SASU

Couverture EI (TNS) SASU (assimilé salarié)
Assurance maladie Remboursements identiques au régime général Identique au régime général
Indemnités journalières Plafonnées et conditionnées Plus favorables
Retraite de base Moins favorable qu’au régime général Identique au régime général
Retraite complémentaire SSI AGIRC-ARRCO
Prévoyance invalidité-décès Limitée Plus étendue
Assurance chômage Non Non
Ni l’entrepreneur individuel ni le président de SASU ne cotisent à l’assurance chômage. Les deux statuts sont exclus du régime d’assurance chômage de droit commun. Il est conseillé de souscrire une assurance chômage privée dans les deux cas.

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Comment créer une EI ou une SASU en 2026 ?

Formalités de création d’une EI

La création d’une entreprise individuelle s’effectue entièrement en ligne sur le guichet unique de l’INPI, gratuitement et sans formalité complexe. L’entrepreneur renseigne ses informations personnelles, la nature de son activité et son adresse professionnelle. Il reçoit ensuite son numéro SIRET sous quelques jours.

Les seuls documents nécessaires pour créer une EI sont une pièce d’identité valide, un justificatif de domicile et, pour certaines activités réglementées, les justificatifs de qualification professionnelle. La création d’une EI est entièrement gratuite, hors frais spécifiques à certaines activités réglementées.

Formalités de création d’une SASU

La création d’une SASU nécessite la rédaction de statuts, le dépôt du capital social sur un compte bancaire dédié, la publication d’une annonce légale (environ 150 € à 200 €), et le dépôt du dossier d’immatriculation sur le guichet unique de l’INPI.

Poste de dépense Montant estimé
Rédaction des statuts 0 € (en ligne) à 800 € (avocat)
Publication annonce légale 150 € à 200 €
Frais de greffe Environ 70 €
Total estimé 220 € à 1 100 €

EI ou SASU : quel statut choisir selon votre profil ?

Le choix entre l’EI et la SASU se résume à une question de niveau de revenus et d’ambition. L’EI est idéale pour démarrer simplement avec peu de contraintes et la SASU pour structurer une activité à fort potentiel et optimiser sa rémunération sur le long terme.

Profils pour lesquels l’EI est recommandée

L’EI est le statut idéal pour tester une activité sans s’engager dans des formalités lourdes. La création est gratuite et la fermeture simple. Elle est adaptée aux activités à faibles charges dont le chiffre d’affaires ne justifie pas la complexité d’une société. Elle convient aux micro-entrepreneurs souhaitant rester sous les plafonds de chiffre d’affaires et bénéficier du régime simplifié. Elle est également idéale pour les activités saisonnières ou complémentaires à une activité principale salariée. Enfin, elle convient aux profils qui privilégient la simplicité administrative au détriment de l’optimisation fiscale.

Profils pour lesquels la SASU est recommandée

La SASU est adaptée aux activités générant des bénéfices importants dès lors que le bénéfice dépasse 40 000 à 50 000 € annuels, la SASU offre généralement une charge fiscale et sociale optimisée. Elle convient aux entrepreneurs qui anticipent une croissance rapide et souhaitent pouvoir accueillir des associés ou des investisseurs. Elle est idéale pour ceux qui souhaitent se construire une retraite solide via le régime assimilé salarié et l’AGIRC-ARRCO. Elle convient également aux profils B2B dont les clients institutionnels privilégient les structures sociétales. Enfin, elle est adaptée aux entrepreneurs qui souhaitent optimiser leur rémunération via l’arbitrage salaire/dividendes.

Sophie est graphiste freelance et réalise 35 000 € de chiffre d’affaires annuel avec peu de charges. L’EI en micro-entreprise lui convient parfaitement (simplicité, faibles cotisations et pas de comptabilité lourde). Marc, lui, est développeur web et réalise 90 000 € de chiffre d’affaires annuel avec des clients B2B. La SASU lui permet de s’optimiser fiscalement via les dividendes, de se construire une retraite solide et de présenter une structure crédible à ses clients.
    • L’EI et la SASU sont deux statuts unipersonnels qui s’adressent à des profils et des ambitions différents. L’EI est le choix de la simplicité (création gratuite, gestion allégée, régime micro possible), idéale pour les activités modestes ou en phase de test. La SASU est le choix de la structuration (responsabilité limitée, optimisation fiscale via les dividendes, meilleure protection sociale) adaptée aux activités à fort potentiel ou générant des bénéfices importants. Le choix entre les deux dépend avant tout du niveau de revenus envisagé, du besoin de protection et des perspectives de développement.

FAQ

Peut-on cumuler une EI et une SASU ?

Non, il n'est pas possible de cumuler deux entreprises individuelles. En revanche, un entrepreneur individuel peut tout à fait créer une SASU en parallèle de son EI. Les deux structures sont juridiquement distinctes et peuvent coexister. Il devra déclarer ses revenus de chaque structure séparément et respecter les obligations propres à chacune.

Comment passer d'une EI à une SASU ?

Il n'existe pas de transformation directe d'une EI en SASU. Pour passer de l'EI à la SASU, l'entrepreneur doit créer une nouvelle SASU, apporter les actifs de son EI à la nouvelle structure via un apport en nature, puis fermer l'EI. Cette opération implique des formalités juridiques et fiscales, notamment l'évaluation des actifs apportés, et nécessite l'accompagnement d'un conseil juridique.

L'EI permet-elle de bénéficier du régime micro-entrepreneur ?

Oui, l'EI donne accès au régime de la micro-entreprise sous conditions de chiffre d'affaires (203 100 € pour les activités commerciales et 83 600 € pour les prestations de services en 2026). Ce régime simplifié permet de bénéficier d'un abattement forfaitaire, de cotisations sociales calculées sur le CA et d'obligations comptables allégées.

EI ou SASU : quel statut choisir si je veux recruter rapidement ?

Les deux statuts permettent d'embaucher des salariés. En pratique, la SASU est souvent plus adaptée pour recruter rapidement. Elle présente une structure sociétale rassurante pour les candidats et facilite la mise en place d'outils d'intéressement comme les BSPCE. En EI, l'embauche est possible mais les charges salariales non déductibles en micro-entreprise peuvent peser lourdement sur la rentabilité.

EI ou SASU : laquelle est la plus avantageuse fiscalement ?

Cela dépend du niveau de bénéfices. En dessous de 40 000 à 50 000 € de bénéfice annuel, l'EI en micro-entreprise ou au régime réel est souvent plus avantageuse car les charges administratives et sociales sont moindres. Au-delà, la SASU permet d'optimiser la charge fiscale via l'IS à taux réduit et l'arbitrage salaire/dividendes, ce qui peut représenter une économie significative.

Peut-on passer d'une EI à une SASU facilement ?

Non, le passage d'une EI à une SASU n'est pas une simple transformation administrative. Il faut créer une nouvelle structure et apporter les actifs de l'EI. L'opération nécessite des formalités juridiques et fiscales, notamment l'évaluation des apports en nature et le respect des obligations de publicité. L'accompagnement d'un avocat ou d'un expert-comptable est recommandé.

Quel statut est le moins chargé en cotisations sociales : EI ou SASU ?

Sur le papier, l'EI est moins chargée en cotisations sociales (environ 45 % du bénéfice pour le TNS contre 75 % de la rémunération pour le président de SASU assimilé salarié). Mais cette comparaison est trompeuse. En SASU, le dirigeant peut choisir de se verser peu ou pas de salaire et de se rémunérer via des dividendes taxés à 30 % sans cotisations sociales supplémentaires, ce qui peut rendre la charge globale inférieure à celle de l'EI.

Quels sont les inconvénients d'une SASU par rapport à une EI ?

La SASU présente plusieurs inconvénients par rapport à l'EI, comme des formalités de création plus complexes et coûteuses (200 € à 1 100 €), une comptabilité complète obligatoire avec dépôt des comptes au greffe, un formalisme juridique plus lourd (statuts, procès-verbaux, assemblées générales), des cotisations sociales plus élevées sur la rémunération et une impossibilité d'accéder au régime micro-entreprise.
Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 11/06/2026

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10 Commentaires
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Bonjour, Je vais créer mon entreprise pour vendre un service (conseils). Je ne sais absolument pas quel statut choisir. Mon entreprise n’aura pas besoin de capital social et donc je me dis qu’il n’est pas nécessaire de faire la séparation d’avec mon patrimoine personnel; je me demande également s’il vaut mieux être rattaché à l’IS (ce que je crois avoir compris) plutôt qu’à l’IR; je comprends également qu’en SASU il y a moins de cotisations mais que c’est plus compliqué à créer …. bref, j’ai des questions qui nécessiteraient d’être un peu accompagnée mais je ne sais pas où trouver… Lire la suite »

Bonjour, pour choisir le bon statut, il est essentiel d’analyser votre besoin de protection, votre fiscalité et vos charges sociales. L’auto-entreprise est simple mais soumise à l’IR et avec des cotisations proportionnelles au chiffre d’affaires. L’EI classique engage votre patrimoine sauf option pour le statut d’EI à responsabilité limitée. La SASU permet de limiter les charges sociales mais entraîne plus de formalités et l’IS par défaut. L’EURL, plus flexible, permet l’IR ou l’IS. Nous vous invitons à prendre contact avec l’un de nos comptables partenaires, par le biais de notre page contact : https://www.legalplace.fr/contact/ pour vous guider selon votre situation… Lire la suite »

Bonjour,
pouvez-vous me confirmer qu’en tant qu’entrepreneur individuel, je ne pas déduire des frais de mon CA et ensuite payer mes cotisations ?
Merci

Bonjour,
Je lance une marque de chaussures fabriquées au Portugal, un N° de TVA intracommunautaire m’a été demandé par mes fabricants afin de payer les frais de prototypage, j’ai donc crée un EI pour simplifier le process, seulement je me rend compte que j’ai beaucoup de frais à avancer avant de dégager mes premiers bénéfices et je pense qu’il serait plus judicieux de basculer vers une SASU, notamment pour les questions de TVA.
J’aimerai avoir votre avis sur la question.
Merci beaucoup

Bonjour, Voici les liens de 2 articles qui pourraient vous intéresser. L’un porte sur la TVA de la SASU et l’autre sur sa fiscalité de manière générale : https://www.legalplace.fr/guides/sasu-tva/ https://www.legalplace.fr/guides/fiscalite-de-sasu/ Avant de transformer votre EI en SASU, nous vous recommandons de prendre conseil auprès d’un expert-comptable. Ainsi, vous pourrez lui expliquer votre projet et le détail de votre situation. Il sera alors compétent pour vous orienter vers le meilleur choix. En tant que prestataire, nous pouvons vous présenter les 2 formes juridiques mais nous ne sommes pas habilités à vous conseiller sur un choix plutôt qu’un autre. En espérant que… Lire la suite »

bonjour j aimerai crée une société unipersonnel pour crée par la suite une SCI avec moi même(personne moral et personne physique) je voudrais juste savoir quel entreprise crée la moins couteuse voir même zéro frais taxe ou autre annuel. J’aimerais quelque conseil merci

Bonjour,
Si vous souhaitez créer une société unipersonnelle, deux formes juridiques s’offrent à vous à savoir la Société par actions simplifiées unipersonnelle (SASU), ou l’Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL). Vous avez la possibilité également, d’opter pour la forme de l’entreprise, en choisissant entre l’Entreprise individuelle (EI) ou de la micro-entreprise, qui sont des structures avantageuses pour les auto-entrepreneurs mais qui sur le long terme, n’offrent pas les mêmes perspectives d’évolution que la SASU ou l’EURL.
En espérant que notre réponse vous aura été utile,
L’équipe LegalPlace.

Il me semble que l’EI voit ses cotisations sociales calculées sur le CA et non sur le bénéfice. Et oui, même si le bilan est déficitaire l’EI paye des cotisations plancher…

Bonjour,

En effet, le montant des cotisations sociales à payer est calculé sur le montant du chiffre d’affaires. De ce fait, une auto-entreprise déficitaire n’est pas assujettie au paiement des cotisations sociales car elle ne réalise pas de chiffre d’affaires.
En espérant avoir su répondre à vos interrogations.
L’équipe LegalPlace

En EI tout dépend si vous être en régime
micro ou régime réel . Cdlt

Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris