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Devenir auto-entrepreneur couvreur

Devenir auto-entrepreneur couvreur

Tout comme l’artisan, le plombier ou l’électricien ou même le bricoleur à domicile, le couvreur doit choisir un statut juridique lui permettant d’exercer légalement. Le régime d’auto-entrepreneur présente bon nombre d’avantages, mais est également soumis à plusieurs obligations. À titre d’exemple, il permet aux futurs entrepreneurs de commencer leur activité avec peu d’investissement, ce qui est assez intéressant pour les couvreurs qui désirent se lancer dans entrepreneuriat.

Le métier de couvreur

Exercer en tant que couvreur s’associe généralement avec la création d’une micro-entreprise. Le statut d’auto-entrepreneur a été mis en place par la loi de modernisation de l’économie ou LME n°2008-776 du 4 août 2008. Pour devenir auto-entrepreneur, il est nécessaire de suivre une démarche assez simple, mais précise, incluant entre autres le remplissage du formulaire p0 d’auto-entrepreneur et l’obtention du Kbis d’auto-entrepreneur.

Le marché en France

Les travaux de couverture de la toiture tiennent une place importante dans la construction de bâtiment. En effet, la qualité de ces tâches assure non seulement la protection de la structure du bâti et de ses occupants, mais également le côté esthétique de l’édifice. La réalisation de la couverture de toiture est effectuée par le couvreur.

Le métier de couvreur consiste à poser les revêtements qui accueilleront la toiture neuve une fois la charpente achevée. Ce professionnel se charge également de la réfection des toits endommagés. L’entretien des divers matériaux comme la tuile, l’ardoise, le chaume, la lauze, le zinc ou le cuivre figure également parmi les principales activités d’un couvreur ou d’une couvreuse.

Les travaux d’un couvreur sont basés sur des plans précis. Il se charge de la fixation de la charpente, de la pose des matériaux de couverture, du scellage de la couverture et de l’installation de la gouttière, de la lucarne ou des raccords de cheminée.

Actuellement, le secteur de la couverture de toiture est continuellement en quête de main d’œuvre, et ce, dans toutes les régions de France. Selon les chiffres recueillis le 31 juillet 2017, l’on dénombre 18 430 entreprises spécialisées dans la couverture de toiture et à peu près 44 800 couvreurs salariés. La majorité des entreprises opérant dans ce domaine appartiennent à des particuliers.

La réglementation

Pour exercer en tant que couvreur en France, il est nécessaire de respecter certaines réglementations. Il faut compter entre autres l’obligation de souscrire une assurance décennale et une assurance professionnelle. Le numéro d’assurance doit également être inscrit sur les factures et les devis communiqués.

Le respect de la réglementation thermique figure également parmi les obligations du couvreur. Afin que sa clientèle accède aux aides et aux réductions d’impôts sur les travaux d’isolation, le couvreur doit être en possession de la mention RGE.

Avant de commencer les travaux et de signer le contrat avec son client, le couvreur doit présenter un devis mentionnant les détails sur le coût de la prestation et des services complémentaires. Une fois que le contrat est signé, il doit se plier aux différentes règles de sécurité applicables sur le chantier.

Le salaire moyen

La rémunération d’un artisan couvreur dépend de son expérience. Ainsi, un couvreur débutant touche en moyenne 1 500 € brut par mois et il peut bénéficier de primes de chantier en fonction l’entreprise dans laquelle il évolue. S’il s’agit d’un couvreur de toiture auto-entrepreneur, ses revenus sont fonction de son agenda. Ainsi, son salaire peut avoisiner les 3 000 à 5 000 € par mois.

Devenir auto-entrepreneur couvreur

Pour prétendre au métier d’auto-entrepreneur couvreur, il est indispensable de posséder une certaine connaissance et un savoir-faire dans le domaine.

Les compétences requises

Pour chacune de ses missions de couverture ou de restauration de la toiture, le couvreur doit garantir l’étanchéité de l’édifice. Ainsi, il doit savoir choisir le matériau adapté pour la couverture selon la nature et le type de construction.

Ce professionnel possède en outre les compétences pour de réaliser les tâches relatives à la préparation de la surface à couvrir. Il s’agit entre autres de la fixation des éléments et bardeaux de la charpente. Des notions en construction de la charpente peuvent également être requises.

Pour exécuter efficacement ses tâches, le couvreur doit maîtriser :

  • Le calcul du métrage en fonction de la pente du toit ;
  • Le montage des échafaudages ;
  • L’installation des équipements de sécurité ;
  • La confection des scellements ;
  • L’installation des liteaux et de la couverture ;
  • L’installation du système d’isolation thermique sous la toiture.

Le travail du couvreur s’effectue généralement sur un chantier, dans des conditions assez difficiles. En effet, ce professionnel se retrouve souvent agenouillé ou accroupi. De ce fait, il doit maîtriser tous les gestes techniques relatifs à ses interventions et avoir une excellente condition physique.

Si le couvreur souhaite exercer en indépendant, il doit disposer des connaissances en gestion et en management. Un esprit créatif ainsi que des notions d’architecture et de décoration sont également requis. Une bonne capacité à communiquer peut s’avérer nécessaire puisque le couvreur travaille souvent en équipe ou avec d’autres professionnels du bâtiment.

Quelles formations ?

Le métier de couvreur est une activité artisanale. Ce secteur étant réglementé, il est indispensable de posséder un diplôme ou une expérience probante dans le domaine avant d’exercer sous le statut d’auto-entrepreneur.

Quelle formation suivre pour devenir auto-entrepreneur couvreur

Pour devenir auto-entrepreneur couvreur, il est obligatoire de disposer d’un diplôme y afférant ou d’un certificat d’aptitude professionnelle au métier de couvreur. Ainsi, le prétendant à la profession de couvreur doit posséder :

  • Un CAP couvreur : accessible après 2 ans de formation suivant la classe de 3e ;
  • Un CAP étancheur du bâtiment et des travaux publics : aboutissant à un métier d’ouvrier qualifié ;
  • Un CAP + 1 an ou MC Zinguerie : une spécialisation permettant de travailler sur chantier ou en atelier ;
  • Un BP couvreur : accessible après 2 ans de formation suivant un CAP ;
  • Un BP Étanchéité du bâtiment et des travaux publics : ce diplôme permet au professionnel de réaliser des travaux relatifs à l’étanchéité du bâtiment et à son isolation thermique ;
  • Un Bac Pro Intervention sur le patrimoine bâti avec option couverture : une option permettant d’intervenir sur un patrimoine architectural ou des bâtiments historiques datant d’avant 1945 ;
  • Un BTS bâtiment ;
  • Un BTS systèmes constructifs bois et habitat ;
  • Un BTS enveloppe du bâtiment, façade et étanchéité.

Est-il possible de devenir auto-entrepreneur couvreur sans diplôme ?

Pour exceller dans le domaine de la couverture de toiture, il est recommandé de posséder un diplôme. Cependant, à défaut d’un CAP, d’un autre diplôme ou d’une formation qualifiante, le prétendant à la profession de couvreur doit justifier de 3 ans d’expérience dans le métier, en qualité de salarié ou de chef d’entreprise.

Selon la loi Pacte de 2019, l’artisan souhaitant exercer en tant qu’auto-entrepreneur n’est plus obligé de suivre un stage SPI à la Chambre des métiers et de l’artisanat.

Quel statut juridique choisir ?

Pour devenir couvreur et travailler à son propre compte, il est indispensable de choisir un statut juridique adapté.

Le régime d’auto-entrepreneur, d’EURL ou de SASU pour monter un projet seul

Si le professionnel souhaite mettre en œuvre son projet en solo, il peut choisir entre un statut d’auto-entrepreneur, une EURL ou une SASU.

  • Le régime d’auto-entrepreneur : ce statut est apprécié pour sa facilité de création et de gestion. Il bénéficie d’une franchise de TVA et d’un abattement de 50 % sur le chiffre d’affaires avant toute imposition. Il s’agit de la forme de société la plus avantageuse pour un couvreur.
  • L’EURL ou Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée : il s’agit d’une SARL avec un seul associé unique. Ce type d’entreprise peut être créé avec un capital social de 1 € et ses bénéfices sont soumis à l’IR. Les responsabilités de l’associé sont limitées à hauteur de ses apports.
  • La SASU ou Société par actions simplifiée unipersonnelle : dans cette forme de société, les actionnaires sont libres de définir leurs pouvoirs et leurs liens. Le dirigeant est assimilé-salarié et profite de la protection sociale des salariés.

La SARL ou la SAS pour monter un projet à plusieurs

Pour créer une entreprise spécialisée en couverture de toiture avec un ou plusieurs associés, il est conseillé d’opter pour une SARL ou une SAS.

  • La SARL ou Société à responsabilité limitée : ce statut permet au conjoint de bénéficier d’un statut de collaborateur. Lors de sa création, il est indispensable de rédiger des statuts incluant certaines mentions obligatoires et suivre plusieurs étapes précises. Un apport en nature peut être réalisé pour constituer son capital social.
  • La SAS ou Société par actions simplifiée : elle est composée d’au moins 2 associés. Ce statut est prisé pour sa souplesse de fonctionnement et la possibilité de variation de son capital social. Il est également régi par ses statuts et la responsabilité de ses associés est limitée.

Avant de se lancer

Avant de réaliser des activités liées à la couverture de toiture, il est conseillé de se spécialiser dans un type de prestation particulière. Il est également nécessaire de faire preuve d’un professionnalisme sans faille et d’achever chacune des missions qui sont confiées.

Pour en savoir plus sur les différents métiers artisanaux exerçables en tant qu’auto-entrepreneur :

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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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