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Devenir ramoneur auto-entrepreneur

Devenir ramoneur auto-entrepreneur

Face à la hausse incessante du prix de certains types de combustibles, de plus en plus de ménages optent pour le chauffage au bois. Cette tendance fait que les ramoneurs sont de plus en plus sollicités. Nécessitant un solide savoir-faire sur les conduits de cheminée, le travail de ramoneur est soumis à une réglementation précise. Il est assimilé à une activité artisanale. Le ramoneur travaille le plus souvent seul et choisit généralement le régime d’auto-entrepreneur afin de profiter de tous les avantages de ce statut tout en bénéficiant de charges fiscales et sociales allégées, de formalités de création d’entreprise facilitées et des aides proposées aux auto-entrepreneurs.

Le métier de ramoneur indépendant

Le ramoneur est un professionnel chargé d’assurer plusieurs missions relatives à l’entretien des conduits de cheminée. Il peut être amené à installer, diagnostiquer, nettoyer, entretenir ou remettre aux normes :

  • Les conduits de cheminée ;
  • Les conduits de ventilation ;
  • Les évacuations de fourneaux ;
  • Les âtres ;
  • Les chaudières ;

En outre, ce professionnel peut effectuer des travaux de petite maçonnerie au niveau des murs, des cloisons et du toit dans le cadre de la conception et de la mise en œuvre d’une cheminée.

En d’autres termes, le travail de ramoneur est de s’assurer que les conduits de cheminées soient aux normes et qu’ils ne présentent aucun risque pour les occupants d’une habitation. C’est la raison pour laquelle le métier est soumis à une réglementation.

La réglementation

Le ramonage étant une activité artisanale, la CMA (Chambre des métiers et de l’artisanat) est le CFE (Centre de formalités des entreprises) compétente pour se déclarer en tant qu’auto-entrepreneur artisan.

Lors de l’immatriculation de l’auto-entrepreneur, la Chambre des métiers et de l’artisanat exige un diplôme en maçonnerie, en plâtrerie, en maintenance ou à un autre corps de métier du bâtiment.

Si auparavant, il était obligatoire de s’inscrire au préalable à un stage de préparation à l’installation pour pouvoir devenir auto-entrepreneur ramoneur, cette obligation n’est plus en vigueur depuis la loi Pacte 2019.

Outre le fait de devoir posséder un diplôme, le ramoneur doit respecter d’autres obligations dans le cadre de l’exercice de son activité.

  • Obligation de transparence

Le ramoneur doit informer son client de ses tarifs horaires, des modalités de comptage des heures effectuées, des tarifs des services forfaitaires, du montant des frais de déplacement et du total du devis avant d’intervenir.

S’il possède un atelier, il doit également s’assurer que tous ses tarifs sont affichés de manière visible à l’endroit où les clients sont réceptionnés. Dans le cas contraire, il doit fournir préalablement au client un document mentionnant tous les tarifs et modalités de facturations.

  • Obligation de devis

Le ramoneur doit obligatoirement fournir un devis à son client pour toute prestation de plus de 150 euros afin d’éviter les éventuels litiges.

  • Obligation de facturation

À l’issue de son intervention, le ramoneur doit fournir à son client une facture ou une note détaillant toutes les prestations réalisées et les tarifications appliquées.

Le salaire moyen

Un ramoneur débutant est payé au SMIC à ses débuts. Le salaire mensuel d’un ramoneur expérimenté varie de 3 500 euros à 4 000 euros. À cela sont déduites ses charges sociales et fiscales.

Le statut juridique

Le statut le plus approprié pour s’installer en tant que ramoneur indépendant est celui de l’auto-entrepreneur (appelé maintenant micro-entrepreneur). De par ses démarches simplifiées et ses autres avantages, c’est le statut idéal pour débuter dans le métier. En effet, le régime auto-entrepreneur permet entre autres :

  • D’éviter la tenue d’une comptabilité réelle, car il suffit d’enregistrer ses recettes sur un cahier ou un fichier numérique ;
  • De profiter de démarches et de coût de création simplifiés ;
  • De bénéficier d’un mode de calcul des charges sociales plus simple ;
  • D’exonérer la TVA et bien d’autres avantages.

En revanche, le ramoneur doit posséder un compte bancaire séparé et veiller à ne pas dépasser le seuil de 70 000 euros en chiffre d’affaires. En cas de dépassement de plafond, il basculera vers le régime réel. De ce fait, il sera imposé sur les bénéfices réellement perçus.

À part le régime d’auto-entrepreneur, le ramoneur a le choix entre plusieurs autres types d’entreprise individuelle et de société.

  • L’EI (Entreprise individuelle en nom propre) : il s’agit d’un statut adapté au métier de ramoneur indépendant. Toutefois, le calcul des charges sociales est plus complexe que celui de l’auto-entreprise. En effet, elles sont calculées sur la base des bénéfices réalisés et font l’objet de prélèvements forfaitaires provisionnels.
  • L’EIRL ou Entreprise individuelle à responsabilité limitée : ce statut présente les mêmes principes que celui de l’EI à la différence qu’il permet de limiter les responsabilités au capital de l’entreprise. Il permet ainsi de préserver le patrimoine personnel contrairement à l’auto-entreprise et l’EI.
  • L’EURL ou Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée : également appelée SARL à société unique, ce statut permet de protéger son patrimoine personnel. Le gérant a la faculté de décider lui-même de sa rémunération. Cette dernière sert de base au calcul de ses cotisations sociales. Toutefois, les démarches relatives à la création de l’entreprise sont plus lourdes par rapport à la création d’une auto-entreprise.
  • La SASU ou Société par actions simplifiée unipersonnelle : ce statut procure beaucoup d’avantages et séduit bon nombre d’entrepreneurs. La SASU permet notamment de limiter les responsabilités et est particulièrement adaptée si l’entrepreneur envisage de développer son entreprise plus tard. En revanche, sa création est plus onéreuse que les autres types de statut.

Comment devenir ramoneur auto-entrepreneur ?

Les conditions d’accès au statut

Afin d’accéder au statut d’auto-entrepreneur, le ramoneur doit suivre des formations en vue d’acquérir un diplôme reconnu par la CMA. Il doit également :

  • Effectuer une étude de marché ;
  • Concevoir un business plan ;
  • S’informer sur les financements et aides disponibles ;
  • Choisir son statut juridique et s’immatriculer au CMA ;
  • Souscrire une assurance ;
  • Se faire connaître et trouver ses clients.

Quelles formations pour devenir ramoneur indépendant ?

Pour devenir ramoneur, il est possible d’opter pour des études aboutissant à l’un des diplômes suivants :

  • CAP ou BEP en maçonnerie, plâtrerie ou en maintenance ;
  • Certificat technique des métiers (CTM) de ramoneur ;
  • Brevet technique des métiers (BTM) de ramoneur.

En outre, il est possible d’obtenir un diplôme de ramoneur en suivant une formation auprès du COSTIC.

Combien coûte la formation ramoneur ?

Le prix d’une formation pour devenir ramoneur varie selon le type d’étude suivie et l’établissement qui propose la formation. Pour le cas de COSTIC, les frais de formation coûtent environ dans les 3600€.

L’agrément ramonage

Le ramonage étant une activité à risque, il est important de posséder un agrément pour exercer ce métier.

Comment obtenir l’agrément ramonage ?

L’obtention d’un diplôme de ramoneur ou d’un équivalent ouvre droit à l’exercice du métier. Il est néanmoins possible d’accéder à la profession sans diplôme à condition d’avoir acquis au moins 3 ans d’expérience en tant que travailleur indépendant ou salarié dans le domaine du ramonage.

Je suis plombier chauffagiste auto-entrepreneur, est-il possible d’effectuer les ramonages de cheminée et de poêle ?

Un chauffagiste peut effectuer du ramonage à condition de posséder un diplôme de ramoneur et d’être inscrit au répertoire des métiers.

Comment se lancer en tant que ramoneur en auto-entrepreneuriat ?

Afin de réussir son installation en tant qu’auto-entrepreneur, il est important de répondre à toutes les exigences du métier. Il faut également posséder les atouts nécessaires pour se démarquer. Le ramoneur doit entre autres :

  • Maîtriser le métier ;
  • Avoir un bon relationnel ;
  • Savoir bien gérer son activité ;
  • Pratiquer des tarifs raisonnables : 40 à 95 euros par intervention.

Pour en savoir plus sur les différents métiers artisanaux exerçables en tant qu’auto-entrepreneur :

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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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Hamlili

Bonjour M. Samuel Goldstein

Je vous remercie, pour ses informations car je trouvent toujours des réponse pertinente a mes question sur votre site, et la je viens de me rendre compte, de vos coordonnée, Cordialement Abdeldjebbar