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  • SCI signifie Société Civile Immobilière : elle permet d’acheter et gérer un bien immobilier à plusieurs dans un cadre juridique plus souple que l’indivision.
  • Elle est particulièrement utile pour organiser la transmission d’un patrimoine et éviter les blocages entre associés.
  • Vous pouvez choisir entre l’imposition à l’IR ou à l’IS, selon votre stratégie patrimoniale.
  • La réussite de votre projet repose sur des statuts bien rédigés et une bonne anticipation des coûts et obligations.

Avec une société civile immobilière (SCI), ce n’est pas vous qui êtes propriétaire du bien, mais la société, une structure juridique distincte. Chaque associé détient des parts sociales à hauteur de son apport. Avant de vous lancer, quatre choix déterminent l’intérêt de votre SCI : le nombre d’associés, le montant du capital, le régime fiscal et la façon dont les parts seront transmises.

Récapitulatif de la SCI : associés, capital social, durée de vie, avantages et étapes de création.

Qu’est-ce qu’une SCI ?

Définition d’une SCI : Société Civile Immobilière

Juridiquement, la SCI est une société civile dont l’objet est de détenir et gérer des biens immobiliers (articles 1832 et 1845 et suivants du Code civil). Ses associés, au moins deux, rédigent des statuts, nomment un gérant et prennent ensemble les décisions importantes.

La SCI est ainsi particulièrement utilisée pour optimiser la transmission d’un patrimoine, organiser une copropriété familiale ou mettre un bien en location dans un cadre souple et sécurisé.

Quelles sont les caractéristiques d’une SCI ?

Élément Ce qu’il faut retenir Exemple concret
Objet social Libre mais strictement civil (gestion, location nue). Activité commerciale = IS au-delà de 10 % des recettes Une SCI loue des appartements nus à l’année : imposition à l’IR. Si elle les loue meublés (Airbnb…) et que ces locations dépassent 10 % de ses recettes, elle bascule à l’IS.
Capital social Montant libre, aucun minimum imposé par la loi. Capital peut être symbolique (1 €) ou plus élevé selon les besoins du projet Une SCI est créée avec un capital variable entre 1 000 € et 50 000 €, permettant à de nouveaux associés d’entrer sans modifier les statuts.
Siège social Domicile du gérant, local loué ou bien de la SCI Le gérant fixe le siège chez lui pour éviter des frais de domiciliation supplémentaires.
Associés Minimum 2 (personnes physiques ou morales). Pas de SCI unipersonnelle Un couple crée une SCI avec leur holding familiale comme second associé pour structurer leur patrimoine.
Apports Numéraire ou nature. Apport immobilier = notaire obligatoire Un associé apporte 50 000 € en numéraire, l’autre un appartement évalué à 50 000 €, nécessitant l’intervention d’un notaire.
Parts sociales Répartition proportionnelle. Démembrement des parts possible Les parents conservent l’usufruit des parts (perception des loyers) et transmettent la nue-propriété à leurs enfants.
Gérance Un ou plusieurs gérants de la SCI, pouvoirs définis dans les statuts Un parent gérant, enfants associés
Durée Maximum 99 ans, renouvelable Créée en 2026, prorogée ensuite
Statuts Sous seing privé ou notariés (obligatoire si apport immobilier / enregistrement des statuts) En cas d’apport d’un immeuble, les statuts sont obligatoirement rédigés par un notaire et enregistrés.
Fiscalité IR par défaut. SCI à l’IS possible (révocable pendant 5 exercices, définitive ensuite) À l’IR, chaque associé déclare sa part des loyers. À l’IS, la SCI amortit l’immeuble et paie l’impôt sur ses bénéfices : 15 % jusqu’à 42 500 € (sous conditions), 25 % au-delà.
Une SCI réunit au minimum deux associés. Il n’est donc pas possible de constituer seul une SCI, contrairement à une SASU ou une EURL qui admettent un associé unique. Ces associés peuvent être des personnes physiques ou des personnes morales, sans condition de lien familial. Si toutes les parts se retrouvent entre les mains d’un seul associé en cours de vie, la SCI n’est pas dissoute automatiquement : il dispose d’un an pour régulariser la situation (article 1844-5 du Code civil).

Les différents types de SCI

Selon votre projet, différentes formes de SCI existent :

SCI, indivision ou achat en nom propre : quelle différence ?

Pour choisir la structure la plus adaptée à son projet, voici une synthèse des principales différences entre SCI, indivision et achat en nom propre :

Critère SCI Indivision Achat en nom propre
Nombre de personnes 2 minimum 2 minimum 1 personne
Prise de décision Majorité (selon statuts) Unanimité souvent requise Décision individuelle
Transmission Progressive, fiscalement optimisée Complexe et coûteuse Droits de mutation classiques
Responsabilité Indéfinie, prop. aux parts Solidaire entre co-indivisaires Totale sur patrimoine personnel
Comptabilité Simplifiée (IR) ou complète (IS) Aucune Aucune
Accès au crédit Facilité (dossier collectif) Dossier individuel Dossier individuel
Coût de création 300 € à 3 000 € Aucun Frais de notaire seuls
Cession Parts sociales (5 % de droits d’enregistrement) Vente classique Vente classique

Comment fonctionne une SCI ?

Le rôle et les obligations du gérant

Le gérant représente la SCI et gère les biens au quotidien : il signe les baux, encaisse les loyers, suit les travaux et règle les charges (voir notre guide sur la gestion de la SCI). Il doit toujours agir dans l’intérêt de la société, dans le respect des statuts et de l’objet civil de la SCI.

En cas de faute de gestion ou de non-respect des statuts, le gérant engage sa responsabilité personnelle envers la société et les tiers (article 1850 du Code civil).

Comment sont prises les décisions dans une SCI ?

Le gérant s’occupe de la gestion courante. Pour les décisions plus importantes (vendre un bien, modifier les statuts…), ce sont les associés qui votent, selon les règles de majorité prévues dans les statuts. Si les statuts ne disent rien, il faut l’unanimité (article 1852 du Code civil).

Les associés votent en assemblée ou par écrit, et chaque décision est consignée dans un procès-verbal. Au moins une fois par an, le gérant doit aussi présenter aux associés un rapport écrit sur l’activité et les résultats de la SCI (article 1856 du Code civil).

Comment sont répartis les bénéfices et les pertes ?

Sauf clause contraire des statuts, chaque associé touche une part des bénéfices et supporte une part des pertes proportionnelle à ses parts sociales (article 1844-1 du Code civil).

Dans une SCI à l’impôt sur le revenu, chaque associé est imposé sur sa part du résultat, même si l’argent reste dans la SCI.

Côté dettes, les associés en répondent sur leur patrimoine personnel, à hauteur de leurs parts (article 1857 du Code civil). Mais le créancier doit d’abord se retourner contre la SCI, et chaque associé ne doit que sa propre part.

Pourquoi créer une SCI ?

Créer une SCI en ligne ou non, ne se limite pas à un choix administratif : c’est une solution efficace pour gérer, transmettre et protéger un patrimoine immobilier, que ce soit en famille ou entre associés. Il existe plusieurs avantages de la SCI mais également des inconvénients à connaître.

Les avantages de créer une SCI en 2026

La SCI présente plusieurs avantages concrets, notamment dans un contexte où les projets immobiliers sont de plus en plus structurés et patrimoniaux.

Tout d’abord, elle permet de faciliter la gestion de votre patrimoine immobilier. Contrairement à l’indivision, les règles de fonctionnement sont fixées dans les statuts, ce qui vous offre une grande souplesse.

Vous pouvez prévoir que certaines décisions (travaux, mise en location, vente) seront prises à la majorité des associés, ce qui évite les blocages.

Ensuite, la SCI est un outil particulièrement efficace pour anticiper la transmission de votre patrimoine. Vous pouvez transmettre progressivement des parts sociales à vos enfants tout en conservant le contrôle de la société.

En 2026, vous bénéficiez toujours d’un abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans, ce qui permet d’optimiser fortement la transmission.

Par ailleurs, la SCI facilite les projets d’investissement immobilier à plusieurs. Elle permet de regrouper les apports financiers, d’accéder à des biens plus importants et de mieux structurer les relations entre associés.

Julien et sa sœur Camille héritent ensemble d’un appartement locatif. En indivision, chaque décision de travaux ou de mise en location doit être prise à l’unanimité, ce qui bloque vite la gestion. En apportant le bien à une SCI, ils fixent dans les statuts les règles de majorité et nomment un gérant. Camille s’occupe des locations au quotidien pendant que chacun garde ses parts et perçoit sa quote-part des loyers.

Enfin, elle offre une souplesse fiscale stratégique. De ce fait, vous pouvez choisir entre :

  • l’impôt sur le revenu (IR), adapté aux revenus locatifs classiques ;
  • l’impôt sur les sociétés (IS), qui permet notamment d’amortir le bien.
En 2026, le choix entre IR et IS est devenu un véritable levier d’optimisation patrimoniale, notamment pour les investissements locatifs.

Les inconvénients de créer une SCI

Malgré ses nombreux avantages, la SCI comporte aussi des contraintes qu’il est important de prendre en compte.

Tout d’abord, sa création implique des formalités juridiques obligatoires : rédaction des statuts, publication d’une annonce légale, immatriculation via le guichet unique et déclaration des bénéficiaires effectifs.

Ensuite, la SCI nécessite une gestion administrative régulière. Vous devez rendre des comptes aux associés chaque année, tenir un suivi des comptes et respecter certaines obligations juridiques.

En cas d’option à l’IS, une comptabilité complète est obligatoire.

La question de la responsabilité est également centrale. En tant qu’associé, vous êtes responsable des dettes sociales de manière indéfinie, à hauteur de votre participation.

Si la SCI ne peut plus rembourser un emprunt immobilier, les créanciers peuvent se retourner contre vous personnellement.

Par ailleurs, la SCI engendre des coûts de fonctionnement (comptabilité, frais bancaires, frais juridiques) qui doivent être anticipés pour préserver la rentabilité du projet.

Enfin, certaines situations nécessitent une vigilance particulière, notamment si vous êtes marié sous un régime de communauté (voir plus bas).

Tableau récapitulatif des avantages et des inconvénients d’une SCI

Pourquoi créer une SCI (avantages) Les limites à connaître
Gestion plus souple qu’en indivision Formalités de création obligatoires
Transmission progressive et optimisée Gestion administrative annuelle
Investissement immobilier à plusieurs facilité Comptabilité plus lourde à l’IS
Choix du régime fiscal (IR ou IS) Coûts de fonctionnement récurrents
Organisation libre via les statuts Responsabilité indéfinie des associés
Accès à des projets immobiliers plus ambitieux Risques de désaccord entre associés
Le recours à un prestataire habilité tel que LegalPlace pour la création de votre SCI peut également réduire les coûts de création. Nous nous occupons de réaliser toutes les démarches liées à la création, depuis la rédaction des statuts à l’envoi du dossier d’immatriculation au greffe. Pour ce faire, il vous suffit de remplir un formulaire en ligne et de nous transmettre les pièces justificatives requises.

Qui peut créer une SCI ?

Toute personne, physique ou morale, peut être associée d’une SCI à condition d’être au moins deux. Il n’y a pas de maximum légal d’associés.

Les personnes physiques

Un particulier, un couple, des membres d’une famille, des amis investisseurs : toute personne physique majeure peut intégrer une SCI.

De plus, les mineurs peuvent également être associés, à condition d’être représentés par leur représentant légal. C’est d’ailleurs une technique couramment utilisée dans les SCI familiales pour anticiper la transmission du patrimoine dès le plus jeune âge.

Si vous êtes marié sous le régime de la communauté (sans contrat de mariage), l’accord de votre conjoint est indispensable avant d’apporter un bien commun à la SCI. Sans cet accord exprès, l’apport peut être annulé, parfois plusieurs mois après la création.

Les personnes morales

Une société peut tout à fait être associée d’une SCI. C’est une configuration fréquente dans les groupes familiaux ou les montages patrimoniaux.

Si l’un des associés est une société soumise à l’IS, sa part du résultat est calculée selon les règles de l’IS : la SCI doit alors tenir une comptabilité plus complète, même si elle reste à l’IR.

Le cas des époux associés d’une SCI

Les époux peuvent tous deux être associés de la même SCI.

Toutefois, certains actes nécessitent dans tous les cas l’accord des deux conjoints, quels que soient leurs statuts au sein de la société.

Quel régime fiscal s’applique à une SCI en France ?

La SCI vous offre deux options principales pour la fiscalité : l’impôt sur le revenu (IR) ou l’impôt sur les sociétés (IS). Choisir entre ces deux régimes vous permet d’optimiser votre fiscalité selon votre situation.

La SCI soumise à l’impôt sur le revenu (IR)

Par défaut, la SCI est fiscalement transparente : ce sont les associés qui déclarent les revenus fonciers à hauteur de leurs parts dans la société.

Vous êtes donc imposé personnellement sur les loyers perçus, ce qui peut être avantageux si vos revenus fonciers sont faibles ou modulés par d’autres charges.

L’option pour l’impôt sur les sociétés (IS) en SCI

En optant pour l’IS, la SCI est imposée directement sur ses bénéfices. Ce régime permet de déduire toutes les charges réelles, y compris l’amortissement du bien immobilier, ce qui réduit le bénéfice imposable chaque année.

Toutefois, cette option peut engendrer une imposition plus lourde lors de la revente, car la plus-value sera calculée sur une base augmentée par les amortissements pratiqués.

La location meublée est une activité commerciale. Une SCI qui la pratique devient soumise à l’IS dès que ses recettes commerciales dépassent 10 % de ses recettes totales (article 206-2 du CGI). Enfin, des règles spécifiques peuvent s’appliquer concernant la TVA selon l’activité exercée, il est donc conseillé de bien vous informer.

Quelles sont les obligations comptables d’une SCI ?

Les obligations comptables d’une SCI dépendent directement de son régime fiscal. Autrement dit, tout dépend si votre SCI est à l’impôt sur le revenu (IR) ou à l’impôt sur les sociétés (IS).

Une comptabilité simplifiée à l’IR

Dans la majorité des cas, les SCI sont soumises à l’IR. Dans cette situation, les obligations comptables restent relativement simples.

Vous devez principalement noter toutes les recettes et toutes les dépenses de la société (loyers perçus, charges, travaux, etc.), de manière claire et chronologique.

Chaque année, vous devez également effectuer une déclaration fiscale (formulaire 2072), qui permet de répartir les revenus entre les associés.

Même si la loi n’impose pas une comptabilité très détaillée à l’IR, il est tout de même fortement recommandé d’être rigoureux.

Une comptabilité plus stricte à l’IS

En revanche, si votre SCI est à l’IS, les obligations sont plus importantes.

Vous devez tenir une véritable comptabilité d’entreprise, avec :

  • un suivi précis de toutes les opérations ;
  • un bilan annuel ;
  • un compte de résultat ;
  • des documents comptables complets.

Dans la pratique, cela implique souvent de faire appel à un expert-comptable.

Enfin, un point très important doit être souligné : l’option pour l’IS peut être annulée pendant les 5 exercices qui suivent. Passé ce délai, elle devient définitive (article 239 du CGI).

Quel est le régime social du gérant d’une SCI ?

Le régime social du gérant de SCI dépend de sa situation. Un gérant associé qui perçoit une rémunération relève du régime des travailleurs non salariés (TNS), avec des cotisations d’environ 45 % de sa rémunération, quelle que soit sa part dans le capital.

Un gérant associé d’une SCI qui n’est pas rémunéré ne verse aucune cotisation, mais il ne se constitue alors aucun droit à la retraite au titre de ce mandat.

Un gérant non associé lié à la SCI par un contrat de travail est traité comme un assimilé salarié, avec une couverture sociale plus large et des cotisations d’environ 80 % de sa rémunération, sans assurance chômage.

Beaucoup de SCI familiales choisissent une gérance non rémunérée pour éviter ces charges.

Comment créer une SCI ?

Si vous souhaitez créer votre SCI à cette étape de la lecture, vous devez toutefois faire attention : sa création implique plusieurs étapes juridiques et administratives, qu’il est important de bien respecter. Voici comment procéder.

Etape 1 : Rédiger les statuts de la SCI

Les statuts de la SCI sont la base de votre société. Ces documents fondateurs fixent les règles de fonctionnement entre associés. Ils doivent être rédigés par écrit et comporter plusieurs mentions obligatoires :

  • La forme juridique (SCI) ;
  • Le nom de la société (dénomination sociale) ;
  • L’objet social (gestion ou acquisition immobilière) ;
  • L’adresse du siège social (domicile du gérant possible) ;
  • Le montant du capital social (libre, même symbolique) ;
  • La durée de vie de la SCI (99 ans maximum) ;
  • Les apports des associés, la répartition des parts sociales ;
  • La nomination du gérant et ses pouvoirs.
Il est recommandé de se faire accompagner pour sécuriser cette étape clé, surtout si vous prévoyez une gestion familiale ou une transmission.

Etape 2 : Déposer le capital social

Une fois les statuts rédigés, vous devez ouvrir un compte bancaire au nom de la SCI pour y déposer le capital social composé des apports des associés. Ce dépôt peut également être réalisé chez un notaire.

Un certificat de dépôt vous sera alors remis. Conservez-le, il peut vous être demandé lors de l’immatriculation.

Le montant du capital est libre (même 1 € symbolique), mais il doit être cohérent avec votre projet.

Etape 3 : Publier une annonce légale

Vous devez également publier un avis de création dans un journal d’annonces légales (JAL) afin d’informer les tiers de la constitution de votre SCI.

En 2026, cette formalité est soumise à un tarif forfaitaire, qui s’élève à environ 191 € HT (soit environ 222 € TTC) pour une SCI, avec de légères variations selon le département.

L’annonce légale de SCI doit mentionner :

  • Le nom de la SCI ;
  • La forme juridique ;
  • L’identité du gérant ;
  • L’adresse du siège social ;
  • La date de début d’activité.

Etape 4 : Immatriculer la SCI en ligne

Dernière étape : enregistrez votre SCI auprès du guichet unique ( formalites.entreprises.gouv). Vous devrez remplir un formulaire et transmettre un dossier complet avec :

  • Une copie des statuts signés ;
  • L’avis de publication dans le JAL ;
  • Une pièce d’identité du gérant ;
  • Une déclaration de non-condamnation ;
  • Un justificatif de domiciliation ;
  • La déclaration des bénéficiaires effectifs ;

Une fois validée, votre société obtient son extrait Kbis , preuve officielle de son existence juridique.

Combien coûte une SCI en 2026 ?

Le coût d’une SCI dépend principalement des frais de création (une seule fois) et des frais de fonctionnement (chaque année).

Les frais de création d’une SCI

Créer une SCI reste relativement accessible, surtout si vous passez par une solution en ligne.

En 2026, vous devez généralement prévoir :

  • environ 191 € HT pour l’annonce légale ;
  • environ 70 € pour l’immatriculation ;
  • entre 150 € et 400 € pour la rédaction des statuts via une plateforme en ligne.

Au total, la création d’une SCI coûte en moyenne entre 300 € et 600 € en ligne.

En revanche, si vous passez par un notaire ou un avocat, le coût peut monter entre 1 500 € et 3 000 €, voire plus en cas de montage complexe.

Si vous créez une SCI familiale pour un investissement locatif simple, une solution en ligne suffit généralement à limiter les coûts.
Si vous apportez un bien immobilier à la SCI dès sa création, des frais de notaire supplémentaires s’appliquent.

Les frais de fonctionnement d’une SCI

Une fois la SCI créée, vous devez prévoir certains frais chaque année.

Si votre SCI est à l’impôt sur le revenu (IR), les coûts restent limités. Vous pouvez gérer vous-même la comptabilité ou vous faire accompagner pour un coût modéré (environ 200 € à 400 € par an).

En revanche, si votre SCI est à l’impôt sur les sociétés (IS), la gestion est plus lourde. Vous devrez généralement faire appel à un expert-comptable, avec un coût compris entre 600 € et 1 500 € par an.

À cela peuvent s’ajouter des frais bancaires, des frais juridiques (modification des statuts, cession de parts), et éventuellement des frais de notaire.

Poste de dépense Montant estimé en 2026
Création en ligne 300 € à 600 €
Création avec notaire / avocat 1 500 € à 3 000 €
Annonce légale 191 € HT
Immatriculation Environ 70 €
Comptabilité (SCI à l’IR) 200 € à 400 € / an
Comptabilité (SCI à l’IS) 600 € à 1 500 € / an
Frais de notaire (apport immobilier) Variable

Comment transmettre une SCI ?

La SCI est souvent utilisée pour une raison simple : elle permet de transmettre plus facilement un patrimoine immobilier. Contrairement à un bien détenu en direct, vous ne transmettez pas le logement lui-même, mais des parts sociales. Cela rend la transmission beaucoup plus souple et progressive.

Transmettre les parts sociales de la SCI de votre vivant

Vous pouvez donner progressivement des parts de SCI à vos enfants, tout en continuant à gérer la société.

C’est un avantage important : vous transmettez le patrimoine, mais vous gardez le contrôle si vous êtes gérant.

En 2026, chaque parent peut donner jusqu’à 100 000 € par enfant tous les 15 ans sans payer d’impôt.  Cela permet de transmettre un patrimoine important sans payer de droits de donation, à condition d’anticiper.

Transmettre les parts de la SCI lors d’une succession

Au décès d’un associé, ses parts de SCI sont transmises à ses héritiers, comme n’importe quel autre bien.

Cependant, il existe une différence importante : les parts sociales peuvent être légèrement moins valorisées que le bien immobilier lui-même.

En pratique, cela peut réduire le montant des droits de succession.

Le cas particulier de la SCI familiale

La SCI familiale est très souvent utilisée pour organiser la transmission d’un patrimoine.

Elle regroupe des membres d’une même famille (parents, enfants, frères et sœurs…) et permet de structurer la détention d’un bien sur plusieurs générations.

Concrètement, les parents peuvent intégrer leurs enfants dans la SCI dès le départ, puis leur transmettre progressivement des parts.

Cela permet d’éviter les situations d’indivision au moment de la succession, souvent sources de conflits.

De plus, les statuts peuvent prévoir des règles spécifiques pour encadrer les entrées et sorties dans la société.

Vous pouvez prévoir qu’un associé qui souhaite vendre ses parts doit d’abord les proposer aux autres membres de la famille.
La clause d’agrément prévue dans les statuts permet d’éviter qu’un tiers extérieur entre dans la SCI sans l’accord des autres associés. C’est une protection essentielle, notamment dans une SCI familiale.

Quelles sont les démarches pour quitter ou dissoudre une SCI ?

Que vous souhaitiez sortir de la SCI ou mettre fin à son existence, plusieurs étapes et règles importantes doivent être respectées. Voici ce que vous devez savoir pour gérer cette transition en toute sérénité.

Les démarches pour céder ses parts sociales d’une SCI

Pour sortir d’une SCI, vous vendez vos parts sociales, c’est-à-dire votre part dans le capital de la société. L’acheteur devient ainsi associé à votre place.

Cette opération ne concerne pas directement les biens immobiliers détenus par la SCI, mais bien les droits sociaux. La valorisation des parts dépend donc de la valeur du patrimoine immobilier, ainsi que des dettes éventuelles.

vos statuts peuvent prévoir une clause d’agrément qui encadre la vente : vous devrez alors obtenir l’accord préalable des autres associés avant de céder vos parts à un tiers. Cette procédure vise à préserver l’équilibre entre associés.

Les démarches pour dissoudre une SCI

La dissolution de la SCI met fin à la société. Pour cela, il faut convoquer une Assemblée générale extraordinaire où les associés votent la décision. En général, la loi exige l’unanimité, sauf si vos statuts prévoient une majorité différente.

Une fois la dissolution votée, vous devez nommer un liquidateur, chargé de gérer la clôture des comptes, le règlement des créanciers et la répartition du patrimoine. Ce liquidateur peut être un associé ou une tierce personne.

Les démarches pour liquider une SCI

Durant la liquidation, les biens immobiliers détenus par la SCI sont en principe vendus. Le produit de la vente est ensuite réparti entre les associés en fonction de leurs parts, après avoir payé toutes les dettes de la société.

Toutefois, vous pouvez également choisir de restituer les biens immobiliers aux associés à la place de la vente, notamment si les biens ont été apportés au capital. Dans ce cas, il faut savoir que cette restitution peut générer une imposition sur les plus-values immobilières, qui doit être anticipée.

    • La société civile immobilière reste la forme la plus utilisée pour acheter et gérer un bien immobilier à plusieurs. Elle apporte de la souplesse dans la gestion, le choix entre une imposition à l’IR et à l’IS, et un vrai levier pour transmettre un patrimoine progressivement. Sa création demande au moins deux associés, des statuts, un capital, une annonce légale et une immatriculation au guichet unique. Avant de vous lancer, comparez-la à l’indivision et à l’achat en nom propre pour retenir la structure adaptée à votre situation.

Créer ma SCI en 5mn

Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Dernière mise à jour le 09/10/2026

FAQ

Peut-on créer une SCI pour acheter un bien immobilier en couple sans être marié ?

Créer une SCI est particulièrement adapté pour un achat à deux hors mariage, car elle permet d’organiser clairement la répartition des parts et la gestion du bien. Cela évite les blocages fréquents en indivision et sécurise votre investissement.

Est-il intéressant de créer une SCI pour un investissement locatif en 2026 ?

La SCI peut être pertinente pour un investissement locatif, notamment si vous investissez à plusieurs ou souhaitez optimiser la transmission. Le choix du régime fiscal (IR ou IS) doit toutefois être étudié selon votre objectif.

Peut-on mettre sa résidence principale dans une SCI et quels sont les risques ?

Il est possible d’acheter sa résidence principale via une SCI, mais ce montage présente des limites, notamment en matière de fiscalité et de protection. Une analyse préalable est recommandée pour éviter les mauvaises surprises.

Quelle est la différence entre une SCI à l’IR et une SCI à l’IS pour un particulier ?

La SCI à l’IR impose directement les associés sur les revenus, tandis que la SCI à l’IS permet de déduire davantage de charges, notamment grâce à l’amortissement. Le choix dépend principalement de votre stratégie patrimoniale.

Combien de temps faut-il pour créer une SCI en ligne en 2026 ?

La création d’une SCI peut être réalisée en quelques jours si le dossier est complet. En passant par une plateforme en ligne, les démarches sont simplifiées et permettent un gain de temps significatif.

Est-ce risqué de créer une SCI familiale pour transmettre un bien immobilier ?

La SCI familiale est un outil efficace pour organiser une transmission, mais elle nécessite une bonne entente entre les associés et des statuts bien rédigés. Sans cela, des conflits peuvent apparaître à long terme.

Dans une SCI à parts inégales, les charges courantes peuvent-elles être réparties autrement ?

Les charges sont en principe réparties au prorata des parts sociales, sauf si les statuts prévoient une répartition différente. Il est donc possible d’aménager cette répartition entre associés, à condition que cela soit clairement prévu. À défaut, la répartition proportionnelle s’applique automatiquement.

Combien de SCI peut-on détenir ?

La loi ne fixe pas de limite au nombre de SCI qu’une personne peut détenir ou dans lesquelles elle peut être associée. Chaque SCI correspond toutefois à un projet distinct.

Qui est propriétaire des biens détenus par une SCI ?

La SCI est propriétaire des biens immobiliers qu’elle détient. Les associés sont propriétaires de parts sociales, et non des biens directement.

Une SCI est-elle réservée aux investisseurs ?

La SCI est aussi utilisée dans un cadre familial. Elle n’est pas réservée aux projets d’investissement locatif.

Sources de l'article

220 Commentaires
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Bonjour,
je souhaite créer une sci avec mes parents et mon conjoint (PACS) afin de faciliter la transmission de la résidence principale de mes parents et à terme pouvoir rajouter une résidence principale à mon coinjoint et moi. L’apport en nature ne se fait que par l’intermédiaire d’un notaire? c’est lui aussi qui gère le démembrement du-dit bien? Concernant le choix de l’imposition, comment choisir entre l’une ou l’autre?
merci d’avance

Bonjour, En principe, l’apport en nature d’un bien immobilier à une SCI nécessite l’intervention d’un notaire, en vertu de l’article 710-1 du Code civil, car il doit donner lieu à un acte authentique publié au service de publicité foncière. Le démembrement de propriété (nue-propriété et usufruit) peut également être organisé par ce même acte notarié lors de l’apport, selon les règles des articles 578 et suivants du Code civil. Le régime fiscal de la SCI (impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés) dépend des modalités d’imposition choisies lors de la rédaction des statuts, sans option par défaut irrévocable.… Lire la suite »

Merci pour votre réponse. Concernant les statuts, ils n’ont pas encore fait donc je me renseigne en amont pour faire le choix le plus adéquat et rentable en terme d’imposition.
Sachant que la sci n’aura pas vocation à faire de la location, C’est uniquement patrimonial. Quel serait d’après vous l’imposition la plus cohérente ?

Bonjour, une SCI familiale peut elle acheter de l’immobilier défiscalisé et avoir les avantage d’un particulier ?
Merci

Bonjour,

Une SCI familiale soumise à l’impôt sur le revenu peut, en principe, acquérir un bien immobilier éligible à un dispositif de défiscalisation, mais les avantages fiscaux (type Pinel, Denormandie) sont très limités, car ces régimes sont réservés aux personnes physiques, conformément à l’article 199 novovicies du Code général des impôts. L’administration fiscale exclut expressément les sociétés, même transparentes, de ces dispositifs, sauf rares exceptions. Il est donc recommandé de se faire accompagner avant tout investissement.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour
Je suis associé d’une sci attribution. Le gérant impose la présence de son avocat faisant alors fonction de secrétaire lors de l’assemblée annuelle ( coût 2500 €). Il nous précise qu’un avocat est impératif pour cette réunion. Est-ce exact ou pouvons nous avoir simplement une personne lambda faisant le travail de secrétariat.? Merci de votre aide.

Bonjour,
En principe, la présence d’un avocat lors de l’assemblée générale d’une SCI d’attribution n’est pas imposée par la loi, sauf disposition spécifique prévue dans les statuts ou exigence particulière liée à un contentieux en cours. Le rôle de secrétaire de séance peut être assuré par toute personne désignée par l’assemblée, qu’elle soit associée ou non, sans obligation de qualification juridique. Le recours à un avocat relève donc d’un choix, et son coût doit être justifié et accepté collectivement par les associés.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour, je réside en Belgique, je suis indivisaire en France, je suis entrain de vendre ma soulte, avec l’argent perçu j’aimerais acheter un bien immobilier en France via une SCI familiale ou avec mon conjoint ce n’est pas encore défini, Pouvez-vous me donner la marche à suivre s’il vous plaît. Merci infiniment. Bien à vous

Bonjour

Après la vente de la soulte (acte notarié), il est possible d’acheter en France : soit via une SCI (rédaction des statuts, enregistrement à l’INPI, ouverture d’un compte bancaire, achat au nom de la SCI), soit en indivision avec son conjoint (achat classique).

En tant que résident belge, il faut aussi déclarer le bien aux autorités fiscales belges.

Il est recommandé de prendre conseil auprès d’un notaire en France.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace

Bonjour
a qui appartienne les droits de votes en cas d’usufruit ou de nue propriété dans une assemblee ordinaire et une assemblee extraordinaire

Bonjour, En cas de démembrement de propriété (usufruit et nue-propriété) sur des parts sociales ou actions : Lors d’une assemblée ordinaire, c’est en principe l’usufruitier qui exerce le droit de vote, conformément à l’article 1844 du Code civil, sauf clause contraire des statuts. Il peut donc voter sur les décisions de gestion courante (approbation des comptes, affectation du résultat…). Lors d’une assemblée extraordinaire, qui modifie les statuts (augmentation de capital, transformation, dissolution…), c’est le nu-propriétaire qui vote, sauf disposition statutaire contraire également. La jurisprudence (Cass. com., 5 mars 2013, n°11-27.140) confirme que les statuts peuvent aménager différemment cette répartition, sous… Lire la suite »

Bonjour, En principe, dans une société civile ou une société commerciale, les droits de vote en cas de démembrement de propriété (usufruit et nue-propriété) sont répartis comme suit : pour les assemblées ordinaires, le droit de vote appartient à l’usufruitier, tandis que pour les assemblées extraordinaires, il revient au nu-propriétaire. Cette règle est posée par l’article 1844 du Code civil, sauf clause contraire dans les statuts ou convention entre usufruitier et nu-propriétaire. Une convention peut organiser une répartition différente des droits de vote entre les parties. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.… Lire la suite »

Bonjour, Je possède depuis 14 ans un studio en bien propre, loué en tant que résidence principale (bail étudiant). J’envisage de vendre ce bien pour acheter un appartement plus grand (2 pièces), destiné à être occupé par notre fils dans un premier temps, puis pour nos “vieux jours” ensuite (notre fils reprenant notre villa en tant que résidence principale). Est-il préférable de créer uns SCI (à capital variable 99/1%) tout de suite ou après la vente ? IR ou IS ? Pour disposer du budget nécessaire à la nouvelle acquisition, notre fils contracterait un emprunt et deviendrait associé (30% par… Lire la suite »

Bonjour,
Votre situation est complexe et nécessite l’avis d’un professionnel.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner.
En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace

bonjour,
j’ai une maison à vendre et des potentiels acheteurs nous ont demandé si on acceptait qu’ils utilisent l’adresse de notre maison pour leur SCI (pour les papiers provisoires avant signature du compromis)?
à priori c’est pour permettre que leur prêt passe plus facilement et qu’en cas de refus du prêt par la banque l’adresse ne serait pas utiliser.
Que ce passe (il si la banque accepte le prêt mais qu’ils décident finalement de ne pas acheter notre maison et qu’ils en achètent une autre).
merci d’avance de votre réponse.

Bonjour, moi et ma compagne souhaitons créer une SCI à l’IS, elle poasséde une eurl à l’is et nous voulons faire remonter les dividendes dans la sci donc associés moi et l’eurl dans la sci et l’eurl en holding afin de bénéficier de lafiscalité. Mais faut-il attendre 2 ans pour faire remonter les dividendes dans la SCI ou pouvons nous le faire à la création de la SCI ?

Bonjour, Si votre EURL opte pour le régime de holding en détenant des parts dans la SCI à l’IS, elle pourra percevoir des dividendes de la SCI. Toutefois, pour bénéficier du régime mère-fille et de l’exonération à 95 % des dividendes perçus, l’EURL doit détenir au moins 5 % du capital de la SCI depuis au moins deux ans. Vous pouvez néanmoins faire remonter les dividendes dès la création de la SCI, mais sans bénéficier immédiatement de cet avantage fiscal. Il est recommandé de consulter un expert-comptable pour optimiser cette structuration. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous… Lire la suite »

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Rédigé par

Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

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