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  • Le fonctionnement de la SARL repose sur deux organes : le gérant, qui gère l’entreprise au quotidien, et les associés, qui prennent les décisions importantes en assemblée.
  • Les décisions courantes se votent à la majorité des parts sociales, alors que les décisions qui modifient les statuts exigent les deux tiers des parts (pour les SARL créées après le 4 août 2005).
  • Le gérant majoritaire relève du régime des travailleurs non-salariés, tandis que le gérant minoritaire ou égalitaire cotise au régime général comme un salarié.
  • En cas de difficultés financières de la SARL, le gérant doit déclarer une cessation des paiements dans les 45 jours, sans avoir besoin de l’accord des associés.

La SARL est une société commerciale dans laquelle la responsabilité des associés se limite à leurs apports. Une fois immatriculée, elle vit selon des règles précises : qui décide quoi, comment se votent les décisions, quel est le rôle exact du gérant. Ces règles déterminent votre quotidien de dirigeant ou d’associé. Voici comment fonctionne concrètement une SARL, de la gérance à la prise de décision, jusqu’aux obligations annuelles et aux situations de difficulté.

Sur quoi repose le fonctionnement d’une SARL ?

Le fonctionnement d’une SARL s’organise autour de deux organes aux rôles bien distincts. D’une part, le gérant assure la direction et la gestion courante. D’autre part, les associés, réunis en assemblée, tranchent les décisions qui engagent l’avenir de la société. Cette séparation des pouvoirs au sein de la SARL évite la confusion entre celui qui pilote et ceux qui détiennent le capital.

Les statuts fixent la règle du jeu. Ce document définit les pouvoirs du gérant, les modalités de vote, la répartition des parts sociales et les conditions dans lesquelles les associés se prononcent. La loi encadre le fonctionnement de la SARL de façon assez stricte, mais les associées gardent une marge pour adapter certains points des statuts selon leur situation.

Enfin, les parts sociales forment le troisième pilier du fonctionnement de la SARL. Chaque associé en détient un nombre proportionnel à son apport. Ces parts donnent des droits financiers, comme la perception de dividendes, et des droits politiques, dont le droit de vote en assemblée. Plus un associé détient de parts, plus son poids dans les décisions est important.

La SARL peut ne compter qu’un seul associé. On parle alors d’EURL, sa version unipersonnelle. L’associé unique prend seul les décisions qui reviennent normalement à l’assemblée, mais il doit tout de même les consigner par écrit.

Qui dirige la SARL au quotidien ?

Le gérant dirige la SARL et la représente vis-à-vis des tiers. C’est lui qui signe les contrats, gère les salariés, traite avec les banques et l’administration. Une SARL peut avoir un seul gérant ou plusieurs cogérants. Le gérant peut être l’un des associés ou une personne extérieure recrutée pour ses compétences.

Comment est désigné le gérant ?

Les associés nomment le gérant de SARL soit directement dans les statuts, soit par une décision collective prise après la création. Le gérant doit obligatoirement être une personne physique, majeure ou mineure émancipée. Une société ne peut pas être gérante d’une SARL, contrairement à ce qui se pratique dans d’autres formes juridiques.

Pour éviter d’avoir à modifier les statuts en cas de changement de dirigeant de la SARL, vous pouvez le désigner dans un acte séparé. Ainsi, en cas de changement de gérant, il vous suffit de faire un avenant à cet acte pour révoquer le gérant en place et désigner le nouveau sans avoir à publier une annonce légale ou devoir déposer un dossier au guichet unique.

Le gérant ne doit pas faire l’objet d’une interdiction de gérer ni exercer une profession incompatible avec un mandat social. La durée de ses fonctions est fixée par les statuts. À défaut de précision, il est nommé pour toute la durée de vie de la société.

Quels sont les pouvoirs du gérant de SARL ?

Dans ses rapports avec les tiers, le gérant dispose des pouvoirs les plus étendus pour agir au nom de la société. Un contrat qu’il signe engage la SARL, même s’il a outrepassé une limite prévue par les statuts. Cette protection rassure les partenaires commerciaux, qui n’ont pas à vérifier l’étendue exacte de ses pouvoirs.

En interne, les associés peuvent encadrer l’action du gérant de la SARL. Les statuts prévoient fréquemment que certaines opérations lourdes nécessitent leur accord préalable. Parmi les limites courantes figurent :

  • Les emprunts dépassant un certain montant ;
  • La vente d’un bien important appartenant à la société ;
  • La conclusion d’un bail commercial de longue durée ;
  • L’embauche à un niveau de rémunération élevé.

Si le gérant ignore ces limites, la société reste engagée envers le tiers, mais le gérant peut voir sa responsabilité recherchée par les associés. Il peut aussi consentir une délégation de pouvoir à un salarié pour des tâches précises.

Comment révoquer le gérant d’une SARL ?

Les associés peuvent révoquer le gérant par une décision collective, à la majorité des parts sociales. Cette révocation doit reposer sur un juste motif, par exemple une faute de gestion ou une mésentente qui paralyse la société. Sans juste motif, le gérant révoqué peut réclamer des dommages et intérêts.

Le gérant conserve le droit de se défendre avant le vote. Une révocation décidée dans des conditions vexatoires ou brutales ouvre également droit à réparation, même si le motif est légitime.

Quel est le régime social du gérant en SARL ?

Le régime social du gérant dépend du nombre de parts qu’il détient. Cette distinction change tout, car elle détermine le niveau de ses cotisations et la nature de sa protection sociale.

Critère Gérant majoritaire Gérant minoritaire ou égalitaire
Détention Plus de 50 % des parts 50 % ou moins des parts
Régime social Travailleurs non-salariés (TNS) Assimilé salarié (régime général)
Niveau de cotisations Environ 45 % du revenu net Environ 80 % de la rémunération
Assurance chômage Non Non

Le gérant majoritaire de SARL paie des cotisations moins élevées, mais sa couverture sociale est plus limitée, notamment pour la retraite. Le gérant minoritaire de SARL bénéficie d’une protection proche de celle d’un salarié classique, sauf l’assurance chômage. En cas de cogérance, on additionne les parts de tous les cogérants pour déterminer s’ils forment un collège majoritaire.

Comment est fixée la rémunération du gérant de SARL ?

La rémunération du gérant n’a rien d’automatique en SARL. Elle est fixée soit par les statuts, soit, plus souvent, par une décision des associés réunis en assemblée. Les associés peuvent la modifier à tout moment par un nouveau vote. Rien n’oblige d’ailleurs à rémunérer le gérant, surtout dans les premiers mois d’activité.

Le gérant qui est aussi associé peut voter sa propre rémunération. La Cour de cassation l’a confirmé. La fixation de cette rémunération n’est pas une convention réglementée, le gérant n’est donc pas privé de son droit de vote sur ce point.

L’assemblée peut fixer un montant différent de celui proposé au départ. Tant que la rémunération figure à l’ordre du jour, les associés délibèrent librement et arrêtent le chiffre dans le procès-verbal, qu’il soit revu à la hausse ou à la baisse. En revanche, ils ne peuvent pas voter une décision qui n’aurait aucun lien avec les points inscrits à l’ordre du jour.

Une rémunération votée alors qu’elle ne figurait pas à l’ordre du jour risque d’être contestée. Vérifiez que la convocation mentionne bien la fixation ou la modification de la rémunération du gérant avant l’assemblée.

Rémunération ou dividendes : comment se rémunérer ?

Un dirigeant associé dispose de deux leviers pour se verser de l’argent : la rémunération de ses fonctions et les dividendes tirés des bénéfices. La rémunération se décide en assemblée et supporte des cotisations sociales. Les dividendes ne sont distribués qu’après l’approbation des comptes, uniquement si la société dégage un bénéfice distribuable, et sont taxés au prélèvement forfaitaire unique de 30 %.

Le choix entre rémunération et dividendes n’est pas neutre. En SARL soumise à l’impôt sur les sociétés, la part des dividendes du gérant majoritaire qui dépasse 10 % du capital social, des primes d’émission et des sommes en compte courant est soumise aux cotisations sociales. Ce plafond n’existe pas pour le président de SAS, dont les dividendes échappent aux cotisations sociales.

Le président de SAS qui souhaite privilégier les dividendes y trouve un intérêt social que le gérant majoritaire de SARL n’a pas, puisque ses dividendes ne supportent pas de cotisations. Ce point pèse souvent dans le choix entre SARL et SAS au moment de créer sa société.

Quel est le rôle des associés dans le fonctionnement d’une SARL ?

Les associés détiennent le capital et tranchent les décisions qui dépassent la gestion courante. Ils ne dirigent pas l’entreprise au quotidien, mais rien d’important ne se décide sans eux, que ce soit l’approbation des comptes, la modification des statuts, la nomination ou encore la révocation du gérant. Leur pouvoir s’exerce par le vote en assemblée générale.

Quels sont les droits des associés d’une SARL ?

Chaque associé dispose de droits attachés à ses parts sociales. Ils se répartissent entre droits financiers et droits politiques :

  • Le droit de participer aux décisions et de voter en assemblée, avec un nombre de voix égal au nombre de parts détenues ;
  • Le droit de percevoir des dividendes lorsque la société distribue ses bénéfices ;
  • Le droit d’être informé sur la vie de la société, notamment avant chaque assemblée ;
  • Le droit de poser des questions écrites au gérant sur tout fait qui menace la continuité de l’exploitation.

Le droit d’information de l’associé est permanent. Avant l’assemblée annuelle, l’associé reçoit les comptes, le rapport de gestion et le texte des résolutions. Il peut aussi consulter les documents des trois derniers exercices au siège social.

La responsabilité des associés d’une SARL est limitée au montant de leurs apports.

Décisions ordinaires (AGO) : quelles règles de majorité en SARL ?

Les décisions ordinaires portent sur la gestion courante comme l’approbation des comptes annuels, l’affectation du résultat, la nomination du gérant, l’autorisation de certaines conventions. Elles se prennent en assemblée générale ordinaire.

Sur première consultation, l’article L.223-29 du Code de commerce exige la majorité absolue, c’est-à-dire plus de la moitié des parts sociales. Si cette majorité n’est pas atteinte, une seconde consultation est organisée. Les décisions se prennent alors à la majorité des votes exprimés, quel que soit le nombre de votants.

Les statuts d’une SARL peuvent écarter la seconde consultation à la majorité simple pour les décisions ordinaires. Relisez vos statuts avant de convoquer une assemblée, car une clause peut durcir les conditions de vote et bloquer une décision que vous pensiez acquise.

Décisions extraordinaires (AGE) : majorité et quorum en SARL

Les décisions extraordinaires modifient les statuts. C’est le cas du changement d’objet social, du transfert de siège, de l’augmentation de capital, ou de la transformation de la société en une autre forme juridique. Elles obéissent à des règles plus exigeantes, réunies en assemblée générale extraordinaire.

Pour les SARL créées après le 4 août 2005, l’article L.223-30 du Code de commerce impose un quorum. Les associés présents ou représentés doivent détenir au moins un quart des parts sur première convocation, et un cinquième sur seconde convocation. La décision est ensuite adoptée à la majorité des deux tiers des parts détenues par les associés présents ou représentés.

Type de décision en SARL Quorum Majorité
Décisions ordinaires (AGO) Aucun quorum légal Majorité absolue des parts, puis majorité des votes émis en seconde consultation
Décisions extraordinaires (AGE) 1/4 des parts (1re convocation), 1/5 (2de convocation) Deux tiers des parts des associés présents ou représentés

Certaines décisions extraordinaires échappent à la règle des deux tiers et exigent l’unanimité des associés, comme le changement de nationalité de la société ou toute mesure qui augmente les engagements des associés. Pour les SARL créées avant le 4 août 2005, la majorité requise en assemblée extraordinaire reste des trois quarts des parts, sauf option pour le nouveau régime votée à l’unanimité.

Comment se déroule une assemblée générale en SARL ?

Le gérant convoque les associés de la SARL au moins quinze jours avant l’assemblée générale, par lettre recommandée ou par tout moyen prévu par les statuts. La convocation précise l’ordre du jour, c’est-à-dire la liste des points soumis au vote. Une assemblée d’approbation des comptes se tient obligatoirement chaque année, dans les six mois suivant la clôture de l’exercice.

Le jour venu, les associés délibèrent point par point et votent. Le gérant rédige un procès-verbal qui consigne les décisions prises et le résultat des votes. Ce document est conservé et sert de preuve en cas de litige.

Sophie détient 60 % des parts d’une SARL, Karim en détient 40 %. Lors de l’assemblée annuelle, ils votent l’approbation des comptes. Sophie, majoritaire, réunit à elle seule plus de la moitié des parts et fait adopter la résolution. Mais pour transférer le siège social dans un autre département, une décision extraordinaire, elle a besoin des deux tiers des parts. L’accord de Karim devient alors indispensable.

Quelles sont les obligations de fonctionnement annuelles en SARL ?

Chaque année, la SARL doit respecter un calendrier d’obligations comptables et juridiques. Ces formalités reviennent à chaque exercice et engagent la responsabilité du gérant s’il les néglige. Les principales obligations sont les suivantes :

  • Tenir une comptabilité régulière et établir les comptes annuels à la clôture de l’exercice ;
  • Réunir l’assemblée d’approbation des comptes dans les six mois suivant la clôture ;
  • Déposer les comptes annuels au greffe du tribunal de commerce ;
  • Déclarer et payer la TVA selon le régime applicable ;
  • Déclarer le résultat à l’administration fiscale, à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu.

Le dépôt des comptes annuels au greffe est une obligation légale dont le non-respect peut donner lieu à une injonction sous astreinte. Les obligations comptables supposent souvent l’appui d’un professionnel du chiffre, surtout dès que l’activité se développe.

Une SARL qui grandit peut aussi devoir nommer un commissaire aux comptes. Cette obligation s’applique dès que la société dépasse deux des trois seuils suivants :

  • Un total de bilan supérieur à 5 000 000 € ;
  • Un chiffre d’affaires hors taxes supérieur à 10 000 000 € ;
  • Un effectif d’au moins 50 salariés.

Quelles sont les spécificités du fonctionnement d’une SARL en difficulté ?

Quand la SARL ne peut plus payer ses dettes exigibles avec les sommes disponibles, elle se trouve en état de cessation des paiements. Cette situation déclenche des obligations particulières pour le gérant, qui doit réagir vite pour éviter d’aggraver le passif.

Le gérant doit déclarer la cessation des paiements dans les 45 jours, auprès du tribunal compétent. L’article L.631-4 du Code de commerce fixe ce délai. Le tribunal ouvre alors une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire selon les chances de sauver l’entreprise. Le tribunal de commerce reste compétent dans la plupart des ressorts, même si les tribunaux des activités économiques reprennent progressivement ce contentieux.

Le dépôt de bilan relève du pouvoir propre du gérant, en sa qualité de représentant légal. Il n’a pas besoin de l’accord des associés pour l’effectuer. Un gérant majoritaire peut donc déclarer la cessation des paiements sans consulter l’associé minoritaire, et il y est même tenu par la loi. À l’inverse, un gérant qui tarde à déclarer engage sa responsabilité personnelle et s’expose à une faute de gestion, voire à une interdiction de gérer.

Le délai de 45 jours court à partir du moment où le gérant constate la cessation des paiements, pas à partir des premières difficultés. Un retard dans la déclaration est l’une des fautes les plus fréquemment retenues contre les dirigeants. Agissez dès que la trésorerie ne suffit plus à couvrir les dettes exigibles.

Le fonctionnement d’une SARL s’articule autour du gérant, qui dirige et représente la société, et des associés, qui votent les décisions en assemblée. Les décisions courantes passent à la majorité des parts, celles qui touchent aux statuts aux deux tiers. Le régime social du gérant et sa rémunération dépendent de sa part dans le capital et des choix votés en assemblée. Chaque année, la société approuve ses comptes et les dépose au greffe. En cas de difficulté, le gérant doit déclarer seul la cessation des paiements dans les 45 jours. LegalPlace génère vos statuts et prend en charge vos formalités tout au long de la vie de votre société.

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Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Dernière mise à jour le 04/08/2026

FAQ

Qui prend les décisions dans une SARL ?

Le gérant prend les décisions de gestion courante. Les décisions importantes, comme l’approbation des comptes ou la modification des statuts, reviennent aux associés réunis en assemblée. Chaque associé vote avec un nombre de voix égal à son nombre de parts sociales.

Le gérant majoritaire d'une SARL peut-il déposer le bilan sans l'accord de son associé minoritaire ?

Oui. La déclaration de cessation des paiements relève du pouvoir propre du gérant, qui représente la société. Il n’a pas besoin de l’accord des associés, minoritaire compris. Le gérant est même légalement tenu de déposer le bilan dans les 45 jours suivant la cessation des paiements, sous peine d’engager sa responsabilité.

Comment se rémunérer en tant que gérant ou président de société ?

Un dirigeant associé combine deux sources : la rémunération de ses fonctions, votée en assemblée et soumise à cotisations, et les dividendes issus des bénéfices. En SARL à l’impôt sur les sociétés, la part des dividendes du gérant majoritaire qui dépasse 10 % du capital supporte des cotisations sociales. Les dividendes du président de SAS y échappent. L’arbitrage dépend de votre statut et de votre situation.

Peut-on modifier le montant de la rémunération du gérant inscrit à l'ordre du jour lors de l'AG dans le PV ?

Oui, tant que la fixation de la rémunération du gérant figure bien à l’ordre du jour. L’assemblée délibère librement et peut arrêter un montant différent de celui proposé, à la hausse comme à la baisse. Le procès-verbal acte le montant voté. En revanche, les associés ne peuvent pas voter une décision sans lien avec les points inscrits à l’ordre du jour.

Quelle majorité faut-il pour modifier les statuts d'une SARL ?

Pour une SARL créée après le 4 août 2005, la modification des statuts se vote à la majorité des deux tiers des parts détenues par les associés présents ou représentés, avec un quorum d’un quart des parts sur première convocation. Certaines décisions, comme le changement de nationalité, exigent l’unanimité.

Le gérant de SARL peut-il agir seul ?

Oui, pour la gestion courante et la représentation de la société envers les tiers, le gérant agit seul. Ses actes engagent la SARL. Mais les statuts peuvent soumettre certaines opérations lourdes à l’accord préalable des associés, et les décisions dépassant la gestion courante restent du ressort de l’assemblée.

Une assemblée générale annuelle est-elle obligatoire en SARL ?

Oui. Les associés doivent se réunir chaque année pour approuver les comptes, dans les six mois suivant la clôture de l’exercice. Le gérant les convoque au moins quinze jours à l’avance, avec l’ordre du jour. Un procès-verbal consigne les décisions prises.

Comment fonctionne une SARL à associé unique (EURL) ?

L’EURL est une SARL avec un seul associé. Celui-ci prend seul les décisions qui reviennent habituellement à l’assemblée, mais il doit les consigner par écrit dans un registre. Le fonctionnement reste proche de celui de la SARL, avec un gérant qui dirige la société, souvent l’associé unique lui-même.

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Rédigé par

Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.