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  • Un auto-entrepreneur peut cumuler l’allocation chômage et les revenus de sa micro-entreprise, à condition d’avoir ouvert des droits au chômage grâce à une activité salariée antérieure.
  • France Travail déduit chaque mois 70 % des revenus tirés de l’activité indépendante du montant de l’allocation.
  • Depuis le 1er avril 2025, le cumul auto-entrepreneur et chômage ne peut plus dépasser 60 % du capital de droits restants.
  • L’auto-entrepreneur ne cotise pas à l’assurance chômage. En cas de cessation, seule l’allocation des travailleurs indépendants de 26,30 € par jour peut prendre le relais, sous conditions strictes.
  • L’ARCE permet de percevoir 60 % de ses droits sous forme de capital, en deux versements espacés de six mois, au lieu d’une allocation mensuelle.

Si vous percevez l’allocation chômage et envisagez de créer votre micro-entreprise, ou si vous êtes déjà auto-entrepreneur et craignez de perdre vos allocations en cas d’arrêt de votre activité, sachez que le lancement ou l’arrêt d’une activité indépendante n’entraîne pas nécessairement la perte de vos droits au chômage.

Peut-on cumuler le statut d’auto-entrepreneur et le chômage ?

Il est possible de cumuler l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) et les revenus d’une micro-entreprise. France Travail maintient tout ou partie de votre allocation chaque mois, après avoir déduit 70 % des revenus déclarés au titre de votre activité indépendante.

L’auto-entrepreneur ne verse aucune cotisation d’assurance chômage sur son chiffre d’affaires. Son activité indépendante ne lui ouvre donc aucun droit à l’allocation. Si vous percevez le chômage en étant auto-entrepreneur, c’est toujours au titre d’un emploi salarié perdu auparavant. Votre situation dépend donc de l’ordre dans lequel les événements se sont produits, et trois cas de figure se présentent.

Cas n° 1 : vous perceviez l’ARE avant de créer votre micro-entreprise

Percevoir l’ARE avant de créer sa micro-entreprise est la situation la plus fréquente et la plus favorable. Vos droits sont déjà ouverts, et la création d’une micro-entreprise ne les supprime pas. Vous restez inscrit comme demandeur d’emploi et vous continuez à vous actualiser chaque mois auprès de France Travail, en déclarant cette fois votre chiffre d’affaires.

Tant que votre micro-entreprise ne génère aucune recette, vous percevez l’intégralité de votre allocation. Dès que vous encaissez du chiffre d’affaires, France Travail applique la formule de cumul et réduit l’allocation en proportion. Vos droits ne sont pas perdus pour autant. Les jours non indemnisés repoussent d’autant la fin de votre indemnisation, dans la limite de 60 % de vos droits restants.

Cas n° 2 : vous étiez déjà auto-entrepreneur avant de perdre votre emploi salarié

Cumuler un emploi salarié et une micro-entreprise est courant, et la perte de l’emploi salarié ouvre alors des droits normalement, sur la base du salaire perdu. Vous devez pour cela remplir la durée d’affiliation exigée, soit 130 jours ou 910 heures travaillées sur les 24 derniers mois.

Une règle particulière s’applique aux revenus de la micro-entreprise dans cette configuration. Ces revenus ne sont pas déduits de votre allocation, à condition que l’activité indépendante ait été déclarée avant la fin de votre contrat de travail et qu’elle soit restée d’ampleur comparable. Si vous développez fortement votre micro-entreprise après le licenciement, France Travail applique de nouveau la règle de cumul sur la part de revenus supplémentaires.

La rupture conventionnelle ouvre toujours droit à l’ARE, mais sa durée d’indemnisation a été raccourcie pour les contrats rompus à compter du 1er septembre 2026. La durée maximale tombe à 15 mois avant 55 ans et à 20,5 mois à partir de 55 ans. C’est la date de rupture effective du contrat qui compte, pas celle de la signature.

Cas n° 3 : vous avez démissionné pour créer votre auto-entreprise

Une démission ne donne pas droit au chômage, sauf exception. La création d’entreprise fait partie de ces exceptions, mais l’accès reste encadré. Vous devez faire valider un projet de reconquête professionnelle, ce qui suppose d’avoir travaillé au moins cinq ans sans interruption chez un ou plusieurs employeurs, d’avoir sollicité un conseil en évolution professionnelle avant de démissionner, puis d’obtenir l’accord d’une commission paritaire interprofessionnelle régionale.

La demande de validation d’un projet de reconquête professionnelle doit être déposée auprès de la commission paritaire interprofessionnelle régionale dans les six mois suivant la validation du projet par le conseiller en évolution professionnelle. Un dossier déposé après ce délai est rejeté, et la démission redevient une démission ordinaire, sans droit à l’allocation chômage. Démissionner pour devenir auto-entrepreneur suppose donc d’engager la démarche plusieurs mois avant la rupture du contrat.

Quatre situations résument les droits ouverts selon votre parcours :

Votre situation Droit au chômage Condition à remplir
Vous perceviez l’ARE avant de créer votre micro-entreprise Cumul partiel de l’ARE et des revenus d’activité Déclarer la création à France Travail et s’actualiser chaque mois
Vous étiez auto-entrepreneur et salarié, puis vous avez été licencié Droits ouverts sur la base du salaire perdu Justifier de l’antériorité de l’activité indépendante
Vous avez démissionné pour créer votre entreprise Droit à l’ARE sous conditions strictes Faire valider un projet de reconquête professionnelle par la commission paritaire interprofessionnelle régionale
Vous cessez votre seule activité d’auto-entrepreneur Aucun droit à l’ARE au titre de cette activité Demander l’ATI ou la reprise d’un reliquat de droits antérieurs

Quelles conditions pour toucher le chômage en étant auto-entrepreneur ?

Le droit à l’allocation chômage se juge sur votre passé salarié, jamais sur votre activité d’auto-entrepreneur. Les conditions à remplir sont les mêmes que pour n’importe quel demandeur d’emploi.

Les conditions d’ouverture de droit à l’ARE

Pour ouvrir un droit à l’ARE, vous devez remplir plusieurs conditions en même temps :

  • Avoir travaillé au moins 130 jours ou 910 heures, soit six mois, au cours des 24 derniers mois. Cette période de référence est portée à 36 mois à partir de 55 ans ;
  • Avoir perdu votre emploi involontairement, ce qui recouvre le licenciement, la rupture conventionnelle, la fin d’un contrat à durée déterminée ou une démission légitime ;
  • Être inscrit comme demandeur d’emploi auprès de France Travail et rechercher activement un emploi ;
  • Être physiquement apte à travailler ;
  • Ne pas avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite ;
  • Résider en France métropolitaine ou dans un département d’outre-mer couvert par le régime.
Une dérogation à la durée d’affiliation exigée pour l’ARE existe depuis le 1er avril 2025. Les personnes jamais indemnisées auparavant, appelées primo-entrants, ainsi que les saisonniers, ouvrent un droit dès 108 jours ou 758 heures travaillées, soit cinq mois. La durée d’indemnisation minimale est alors de 152 jours calendaires.

La durée d’indemnisation dépend de votre durée d’affiliation et de votre âge. Elle démarre à 182 jours et plafonne à 548 jours avant 55 ans, 685 jours entre 55 et 56 ans, et 822 jours à partir de 57 ans.

À quelles aides à la création avez-vous droit ?

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Les obligations à respecter pendant l’indemnisation chômage

Créer une micro-entreprise ne vous dispense d’aucune obligation vis-à-vis de France Travail. Vous restez inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi, vous devez vous actualiser tous les mois et vous restez tenu de rechercher un emploi.

Trois démarches s’ajoutent au démarrage d’une activité indépendante. L’auto-entrepreneur indemnisé doit signaler la création à son conseiller France Travail, transmettre le justificatif d’immatriculation issu du Guichet unique de l’INPI, puis déclarer chaque mois le chiffre d’affaires encaissé. Une absence de déclaration entraîne la suspension du versement, et les sommes indûment perçues sont récupérées sur les allocations suivantes.

Comment est calculé le montant de l’ARE d’un auto-entrepreneur ?

Le calcul de l’ARE d’un auto-entrepreneur se déroule en trois temps. France Travail détermine d’abord le revenu retenu au titre de l’activité indépendante, puis l’allocation journalière théorique, et applique enfin la formule de cumul.

Étape 1 : déterminer le revenu retenu par France Travail

France Travail ne retient pas le chiffre d’affaires brut de l’auto-entrepreneur. Elle lui applique l’abattement forfaitaire du régime micro-fiscal, censé représenter les charges professionnelles. L’article 50-0 du Code général des impôts fixe ces taux selon la nature de l’activité.

Type d’activité Abattement appliqué Revenu retenu
Vente de marchandises et fourniture de logement 71 % 29 % du chiffre d’affaires
Autres prestations de services commerciales (BIC) 50 % 50 % du chiffre d’affaires
Activités libérales et prestations non commerciales (BNC) 34 % 66 % du chiffre d’affaires

L’abattement applicable aux BNC ne peut être inférieur à 305 €. Ce mécanisme d’abattement forfaitaire en micro-entreprise joue en votre faveur, puisqu’il réduit la base sur laquelle votre allocation sera diminuée.

Étape 2 : calculer son allocation journalière

L’allocation journalière repose sur le salaire journalier de référence, obtenu à partir des rémunérations perçues sur les 24 mois précédant la fin du contrat de travail. France Travail retient ensuite le plus élevé des deux calculs suivants :

  • 40,4 % du salaire journalier de référence, auquel s’ajoute une partie fixe de 13,18 € ;
  • 57 % du salaire journalier de référence.

Le résultat ne peut être inférieur à 32,13 € par jour ni supérieur à 300,21 € par jour. Le versement démarre après un délai d’attente de sept jours, auquel s’ajoutent les différés liés aux congés payés non pris et aux indemnités de rupture supérieures au minimum légal. Ce délai de carence chômage retarde d’autant le premier versement, et il peut atteindre plusieurs mois lorsque l’indemnité de rupture est élevée.

Les allocations chômage n’ont pas été revalorisées au 1er juillet 2026. Les paramètres applicables restent ceux fixés au 1er juillet 2025, soit une partie fixe de 13,18 € et une allocation journalière minimale de 32,13 €. Certains simulateurs en ligne affichent encore d’anciens montants.

Étape 3 : appliquer la formule de cumul mensuelle

La formule de cumul consiste à retrancher 70 % des revenus retenus au titre de la micro-entreprise du montant de l’allocation mensuelle. France Travail divise ensuite le résultat par l’allocation journalière pour obtenir le nombre de jours indemnisables du mois.

Un plafond global encadre l’ensemble. Le total formé par l’allocation et les revenus d’activité ne peut pas dépasser le salaire mensuel brut moyen ayant servi de base au calcul des droits.

Lucie a été licenciée de son poste de directrice artistique en salariat. Son allocation journalière s’élève à 55 € et son allocation mensuelle à 1 672,50 € pour un mois de 30 jours. Elle crée une micro-entreprise de graphisme relevant des BNC et encaisse 2 000 € de chiffre d’affaires en juin. Après l’abattement de 34 %, France Travail retient 1 320 €. Elle en déduit 70 %, soit 924 €. L’allocation complémentaire s’établit donc à 748,50 €, ce qui correspond à 13 jours indemnisés. Lucie perçoit au total 2 748,50 € ce mois-là, et les 17 jours non consommés repoussent d’autant la fin de ses droits. La règle générale se lit dans ce calcul, puisque plus le chiffre d’affaires encaissé augmente, plus le nombre de jours indemnisés diminue, sans que les droits soient perdus.

Le plafonnement du cumul à 60 % des droits restants

Le cumul entre l’allocation chômage et les revenus d’une activité non salariée est limité à 60 % du capital de droits restants à la date de création ou de reprise de l’entreprise. Cette limite s’applique aux fins de contrat de travail intervenues à compter du 1er avril 2025. Elle vise à orienter les créateurs vers une sortie plus rapide de l’indemnisation.

Ainsi, si vos droits représentent 20 000 € au moment où vous créez votre micro-entreprise, vous ne pourrez consommer que 12 000 € en cumul avec votre activité. Une fois ce seuil atteint, le versement de l’allocation s’interrompt, même si vos droits ne sont pas épuisés.

Les 40 % de droits restants ne sont pas définitivement perdus. Ils peuvent être débloqués sur examen individuel de votre dossier par l’instance paritaire régionale, qui apprécie votre situation au regard de vos ressources et de la viabilité de votre projet. Ces 40 % redeviennent également mobilisables si vous cessez votre activité indépendante et que vous vous réinscrivez comme demandeur d’emploi.

Le plafonnement du cumul à 60 % des droits restants change l’arbitrage entre le maintien de l’ARE et le versement en capital de l’ARCE. Un créateur dont l’activité met du temps à démarrer épuisait auparavant l’intégralité de ses droits en cumul. Ce n’est plus le cas depuis le 1er avril 2025. Faites le calcul sur la durée réelle de vos droits avant de choisir.

Comment déclarer le chiffre d’affaires de son auto-entreprise à France Travail ?

La déclaration du chiffre d’affaires à France Travail se fait au moment de l’actualisation mensuelle, entre le 28 du mois et le 15 du mois suivant. Vous cochez la case indiquant que vous avez exercé une activité non salariée, puis vous renseignez le montant encaissé.

Ce qu’il faut déclarer chaque mois à France Travail

Vous déclarez à France Travail votre chiffre d’affaires encaissé, pas votre bénéfice ni les sommes facturées mais non réglées. Une facture émise en mars et payée en mai se déclare en mai. L’abattement forfaitaire de 71 %, 50 % ou 34 % est appliqué automatiquement par France Travail, vous n’avez pas à le calculer vous-même.

Si vous n’avez rien encaissé, vous déclarez zéro euro. Cette déclaration à zéro reste obligatoire. Elle vous permet de percevoir l’intégralité de votre allocation pour le mois concerné, et son oubli suffit à suspendre le versement. La logique est la même que pour votre déclaration de chiffre d’affaires à l’Urssaf, qui reste due de son côté même en l’absence de recettes.

Que se passe-t-il si vos revenus ne sont pas encore connus ?

France Travail a prévu un mécanisme d’avance pour les auto-entrepreneurs dont les revenus ne sont pas connus au moment de l’actualisation mensuelle. Une allocation provisionnelle correspondant à 70 % de l’allocation mensuelle est alors versée. Lorsque les revenus sont connus et déclarés, l’avance monte à 80 %, le solde étant réglé après transmission des justificatifs.

Une régularisation intervient ensuite sur la base des revenus réels. Elle est annuelle dans le cas général, et trimestrielle pour les micro-entrepreneurs, ce qui limite les mauvaises surprises. À défaut de justificatifs transmis dans les délais, les sommes avancées sont récupérées en totalité sur les versements suivants.

Le chiffre d’affaires déclaré à France Travail n’obéit pas à la même définition que le revenu imposable, et les deux calendriers déclaratifs ne coïncident pas.

ARE ou ARCE : quelle aide choisir pour lancer son auto-entreprise ?

L’ARE maintenue et l’ARCE sont les deux dispositifs ouverts à un demandeur d’emploi qui crée sa micro-entreprise, et ils ne se cumulent pas. Soit vous conservez votre allocation mensuelle en la cumulant avec vos revenus, soit vous demandez le versement de 60 % de vos droits restants sous forme de capital. Ces deux options s’inscrivent dans l’ensemble plus large des dispositifs pour cumuler chômage et création d’entreprise.

Comment fonctionne l’ARCE ?

L’aide à la reprise ou à la création d’entreprise, appelée ARCE, verse 60 % des droits à l’ARE restants sous forme de capital. L’article 26 du règlement général annexé à la convention d’assurance chômage du 15 novembre 2024 fixe ce taux, applicable aux droits ouverts depuis le 1er juillet 2023. Une retenue de 3 % au titre de la retraite complémentaire est appliquée sur le montant versé.

Le versement de l’ARCE intervient en deux fois. La première moitié est versée au démarrage de l’activité, une fois toutes les conditions réunies. La seconde arrive six mois plus tard, à condition que vous exerciez toujours votre activité et que vous n’ayez pas repris un contrat à durée indéterminée à temps plein.

L’ARCE suppose d’avoir obtenu au préalable l’ACRE, l’aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise qui allège les cotisations sociales de la première année. Sans exonération accordée par l’Urssaf, la demande d’ARCE est rejetée.

Tableau comparatif ARE et ARCE

Critère Maintien de l’ARE ARCE
Forme du versement Allocation mensuelle variable Capital en deux versements
Montant total mobilisable 60 % des droits restants en cumul 60 % des droits restants, moins 3 %
Trésorerie immédiate Faible et étalée Élevée dès le démarrage
Réversibilité Reprise des droits possible à tout moment Choix irréversible tant que l’activité continue
Profil adapté Activité à montée en charge lente Projet nécessitant un investissement de départ

Dans quel cas choisir entre l’ARCE et l’ARE ?

Le maintien de l’ARE convient aux activités de services qui démarrent doucement, sans besoin de matériel. Vous conservez un revenu régulier pendant que votre chiffre d’affaires se construit, et vous gardez la possibilité de récupérer vos droits si le projet s’arrête.

L’ARCE répond à un autre besoin. Elle finance un investissement de départ, un stock, un véhicule ou un local. Le capital, équivalent à 60 % des droits restants, arrive vite et sans condition d’emploi, ce qui rassure aussi les partenaires bancaires. D’autres aides à la création d’entreprise proposées par France Travail peuvent compléter ce financement de départ.

Le choix de l’ARCE est difficile à défaire. Le reliquat des droits à l’ARE ne peut être récupéré qu’après une cessation complète de l’activité, et le versement reprend avec un délai. L’arbitrage entre l’ARCE et l’ARE se joue donc autant sur votre besoin de trésorerie immédiat que sur la durée prévisible de votre montée en charge.

ACRE : ce qui change pour les auto-entrepreneurs depuis le 1er juillet 2026

L’aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise, ou ACRE, réduit les cotisations sociales de l’auto-entrepreneur pendant ses douze premiers mois d’activité. Le taux de cette exonération a été divisé par deux en 2026, et le changement concerne directement les micro-entrepreneurs qui créent leur activité cette année.

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Un taux d’exonération divisé par deux

Le taux d’exonération de l’ACRE passe de 50 % à 25 %. Le décret n° 2026-69 du 6 février 2026, pris en application de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, fixe cette réduction. Les micro-entrepreneurs qui créent leur activité à compter du 1er juillet 2026 acquittent donc 75 % des taux normaux de cotisations pendant leur première année, contre 50 % auparavant.

Activité Taux plein 2026 Taux avec ACRE depuis le 1er juillet 2026
Vente de marchandises 12,3 % 9,23 %
Prestations de services commerciales (BIC) 21,2 % 15,90 %
Professions libérales affiliées à la CIPAV 23,2 % 17,40 %
Prestations non commerciales affiliées à la SSI 25,6 % 19,20 %
L’ACRE n’est plus attribuée automatiquement. Pour toute création d’entreprise intervenue depuis le 1er janvier 2026, la demande d’ACRE doit être adressée à l’Urssaf au plus tard le 60e jour suivant le début d’activité. Passé ce délai, l’exonération est perdue pour toute la première année, et l’accès à l’ARCE l’est également.

L’articulation entre l’ACRE et vos allocations chômage

L’ACRE et le maintien de l’ARE se cumulent sans difficulté. Vous conservez votre allocation mensuelle, calculée après déduction de 70 % de vos revenus déclarés, tout en payant 25 % de cotisations en moins sur votre chiffre d’affaires pendant douze mois.

L’articulation entre l’ACRE et l’ARCE fonctionne différemment, puisque l’ACRE conditionne l’octroi de l’ARCE. Un refus ou un oubli de demande dans le délai de 60 jours vous prive donc des deux dispositifs à la fois. Les conditions d’éligibilité à l’ACRE pour un auto-entrepreneur tiennent à votre situation avant la création, qu’il s’agisse d’une inscription à France Travail depuis six mois, du bénéfice du revenu de solidarité active ou d’un âge compris entre 18 et 25 ans.

Auto-entrepreneur qui cesse son activité : quels droits au chômage ?

Un auto-entrepreneur qui cesse son activité n’ouvre aucun droit à l’ARE au titre de cette activité, puisqu’il n’a jamais cotisé à l’assurance chômage. Deux recours existent malgré tout, l’allocation des travailleurs indépendants et la reprise d’un éventuel reliquat de droits.

L’ATI, l’allocation des travailleurs indépendants

L’allocation des travailleurs indépendants, ou ATI, indemnise les indépendants qui cessent leur activité, une population sans couverture chômage jusqu’à sa création. La loi du 14 février 2022 en faveur de l’activité professionnelle indépendante en a élargi l’accès. Son montant est forfaitaire, soit 26,30 € par jour, ce qui représente environ 800 € par mois pendant 182 jours.

Les conditions de l’ATI sont strictes et doivent toutes être réunies :

  • Avoir cessé son activité à la suite d’une liquidation ou d’un redressement judiciaire, ou l’avoir cessée définitivement en raison d’une activité devenue non viable, ce qui suppose une baisse de revenus d’au moins 30 % attestée par un tiers de confiance ;
  • Avoir exercé cette activité de manière continue pendant au moins deux ans au sein de la même entreprise ;
  • Justifier de revenus d’activité d’au moins 10 000 € sur l’une des deux années précédant la cessation ;
  • Disposer de ressources personnelles inférieures au montant du revenu de solidarité active, soit 646,52 € par mois ;
  • Être inscrit comme demandeur d’emploi et rechercher effectivement un emploi.

La condition de revenus de 10 000 € est celle qui écarte le plus grand nombre de micro-entrepreneurs. Avec l’abattement forfaitaire appliqué au chiffre d’affaires, atteindre ce seuil suppose un chiffre d’affaires nettement supérieur, variable selon la nature de l’activité.

Récupérer le reliquat de ses droits à l’ARE

Le reliquat de droits à l’ARE reste mobilisable pendant trois ans, augmentés de la durée des droits initiaux. Un auto-entrepreneur qui avait ouvert des droits avant de créer sa micro-entreprise et qui ne les a pas épuisés peut donc en demander la reprise.

Cette reprise suppose de vous réinscrire comme demandeur d’emploi auprès de France Travail et de justifier de la cessation de votre activité. Si vous aviez opté pour l’ARCE, le reliquat correspond aux droits non versés sous forme de capital, soit au maximum les 40 % non mobilisés, et le versement reprend avec un délai. C’est souvent la solution la plus accessible pour un salarié devenu auto-entrepreneur puis chômeur.

Les démarches à effectuer après la cessation

  1. Déclarer la cessation d’activité sur le Guichet unique de l’INPI et obtenir le certificat de radiation ;
  2. Solder ses déclarations de chiffre d’affaires auprès de l’Urssaf, y compris pour la dernière période ;
  3. S’inscrire ou se réinscrire comme demandeur d’emploi auprès de France Travail ;
  4. Déposer une demande d’ATI ou de reprise de droits, selon votre situation, en joignant les justificatifs de cessation et de revenus.

Les modalités de la cessation d’activité d’un auto-entrepreneur conditionnent l’ouverture de ces droits, et un dossier incomplet retarde le versement de plusieurs semaines.

Cumuler une micro-entreprise et l’allocation chômage est possible dès lors que vos droits ont été ouverts par une activité salariée. France Travail déduit 70 % de vos revenus déclarés, après application de l’abattement forfaitaire de 71 %, 50 % ou 34 % selon votre activité. Depuis le 1er avril 2025, ce cumul s’arrête à 60 % de vos droits restants. Vous pouvez aussi préférer l’ARCE, qui vous verse 60 % de vos droits en capital, en deux fois, mais qui suppose d’avoir obtenu l’ACRE et dont le choix est difficile à revenir. Cette ACRE a d’ailleurs perdu la moitié de sa valeur pour les micro-entreprises créées depuis le 1er juillet 2026, avec un taux d’exonération ramené à 25 % et une demande à déposer sous 60 jours. En sens inverse, l’auto-entrepreneur qui cesse son activité ne dispose que de deux recours, la reprise du reliquat de ses anciens droits ou l’allocation des travailleurs indépendants de 26,30 € par jour, dont les conditions restent difficiles à réunir.

Créer mon auto-entreprise

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 17/08/2026

FAQ

Peut-on cumuler le chômage et une auto-entreprise ?

Le cumul intégral entre l’allocation chômage et une auto-entreprise n’est possible que tant que la micro-entreprise ne génère aucun revenu. Vous déclarez alors un chiffre d’affaires de zéro euro et vous percevez l’intégralité de votre allocation. Dès le premier euro encaissé, France Travail applique la formule de cumul et réduit l’allocation à hauteur de 70 % des revenus retenus.

Combien de temps peut-on toucher le chômage en étant auto-entrepreneur ?

La durée d’indemnisation d’un auto-entrepreneur dépend de ses droits initiaux, soit 548 jours au maximum avant 55 ans, 685 jours entre 55 et 56 ans et 822 jours à partir de 57 ans. Depuis le 1er avril 2025, le cumul avec une activité indépendante s’interrompt lorsque 60 % des droits restants à la date de création ont été consommés.

Faut-il déclarer un chiffre d'affaires de 0 € à France Travail ?

La déclaration mensuelle à France Travail reste obligatoire même sans encaissement, et un chiffre d’affaires de 0 € doit donc être déclaré. Cette déclaration s’effectue lors de l’actualisation, entre le 28 du mois et le 15 du mois suivant. Un oubli entraîne la suspension du versement de l’allocation, et sa régularisation demande plusieurs semaines.

L'ARCE est-elle plus avantageuse que l'ARE ?

L’ARCE verse 60 % des droits restants en capital, en deux fois, quand le maintien de l’ARE étale ces mêmes 60 % en allocations mensuelles. L’ARCE apporte une trésorerie immédiate utile pour financer du matériel ou un stock, mais elle vous engage. Le maintien de l’ARE convient mieux aux activités de services qui démarrent lentement, car il préserve un revenu régulier et reste réversible.

Que deviennent mes droits si je ferme ma micro-entreprise ?

Le reliquat de droits à l’ARE non consommés peut faire l’objet d’une demande de reprise, et reste mobilisable pendant trois ans augmentés de la durée des droits initiaux. Vous devez pour cela justifier de la radiation de votre micro-entreprise auprès du Guichet unique de l’INPI et vous réinscrire comme demandeur d’emploi.

Un auto-entrepreneur cotise-t-il à l'assurance chômage ?

L’auto-entrepreneur ne cotise pas à l’assurance chômage. Les cotisations versées à l’Urssaf, comprises entre 12,30 % et 25,60 % du chiffre d’affaires selon l’activité, couvrent la maladie, la maternité, la retraite, l’invalidité et les allocations familiales, sans aucune part chômage. Le statut de travailleur indépendant n’ouvre donc pas de droit à l’ARE.

Peut-on toucher l'ACRE et l'ARE en même temps ?

L’ACRE et l’ARE se cumulent sans restriction. L’ACRE allège de 25 % les cotisations sociales pendant les douze premiers mois pour les micro-entreprises créées depuis le 1er juillet 2026, tandis que l’ARE verse un revenu de remplacement calculé après déduction de 70 % des revenus déclarés.

Quels justificatifs France Travail demande-t-il à un auto-entrepreneur ?

France Travail demande à l’auto-entrepreneur le justificatif d’immatriculation issu du Guichet unique de l’INPI, puis les attestations de chiffre d’affaires transmises à l’Urssaf lors de chaque régularisation, trimestrielle pour les micro-entrepreneurs. En cas de cessation d’activité, le certificat de radiation est également exigé.

Que se passe-t-il si j'ai créé ma micro-entreprise avant de m'inscrire à France Travail ?

Les droits à l’ARE s’ouvrent normalement si la perte de l’emploi salarié le justifie, même si la micro-entreprise existait déjà. Les revenus de la micro-entreprise créée avant la fin du contrat de travail ne sont pas déduits de l’allocation, tant que l’activité reste d’ampleur comparable à ce qu’elle était pendant la période d’emploi.

Le versement de l'ARE est-il suspendu pendant les premiers mois d'activité ?

Le versement de l’ARE se poursuit pendant les premiers mois d’activité, selon la règle de cumul. Lorsque les revenus de la micro-entreprise ne sont pas encore connus, France Travail verse une avance de 70 % de l’allocation mensuelle, régularisée ensuite tous les trimestres pour les micro-entrepreneurs.

Sources de l'article

54 Commentaires
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Bonjour, actuellement inscrite à France Travail après un licenciement, mon droit à l’ARE à été confirmé et je recevrai l’allocation après un délai de carence. Mon projet était de lancer une activité libérale (non réglementée) avec un statut d’auto-entrepreneur à créer. Ma conseillère France Travail m’a indiqué que toute création d’entreprise entraînerait une diminution d’office de mon ARE de 40%, que je perçoive des revenus ou pas de ma nouvelle activité. Idem pour le dispositif ACRE : le versement de seulement 60% de mes droits seraient versés. Pouvez vous me confirmer cette information s’il vois plaît, qui est contraire aux… Lire la suite »

Bonjour, En principe, la création d’une entreprise n’entraîne pas automatiquement une réduction forfaitaire de 40 % de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). Le cumul entre l’ARE et une activité non salariée est régi par les règles de l’assurance chômage et dépend notamment des revenus issus de l’activité créée. Par ailleurs, l’ACRE est un dispositif d’exonération partielle de cotisations sociales, distinct de l’ARCE, qui consiste en un versement en capital d’une partie des droits à l’ARE. Le choix entre le maintien de l’ARE et l’ARCE obéit à des règles spécifiques. Nous vous invitons à prendre contact avec France Travail… Lire la suite »

Bonjour, Dans le cadre d’une démission pour création d’entreprise, j’ai le droit aux ARE. Normalement j’aurais 2000 euros par mois pendant 11 mois (Donc total droits ARE 22000 euros) Si je crée une micro entreprise, j’ai compris que les mois ou le CA est supérieur à la ARE, la ARE ne sera pas versée et elle sera reportée. Mais je ne sais pas en générant du CA et si avec ce report des mois, est ce que je toucherais à la fin la totalité de mes droits ou juste un pourcentage peut etre 60% des 22000? Pourriez vous me dire… Lire la suite »

Bonjour, L’allocation d’aide au retour à l’emploi est régie par les articles L5422-1 et suivants du Code du travail. En cas de création d’entreprise, le cumul entre revenus d’activité et ARE est possible sous certaines conditions prévues par la réglementation d’assurance chômage. Le montant de l’ARE versée peut être réduit en fonction des revenus déclarés, et les droits non consommés peuvent, dans certaines limites, être reportés. Les modalités précises de calcul sont fixées par les règles d’assurance chômage en vigueur. Nous vous invitons à prendre contact avec France Travail afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle. En espérant… Lire la suite »

Bonjour j ai une question j ai 53 ans et je suis auto entrepreneur depuis novembre 2024 ! Je cumule le chômage et mon activité ! Mais quant j ai regardé mes trimestres travaillés sur mon plan retraite 2025 n’a pas du tout compté ! Je n ai eu aucun trimestres de valide alors que j ai cumulé mon activité et mon chômage j espère avoir été assez clair

Bonjour, Le cumul de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) avec une activité d’auto-entrepreneur permet la validation de trimestres de retraite au titre du chômage indemnisé, à raison d’un trimestre pour 50 jours d’indemnisation, dans la limite de quatre par année civile. Parallèlement, l’activité non salariée ne valide des trimestres supplémentaires que si le chiffre d’affaires réalisé et déclaré à l’Urssaf atteint des seuils minimaux spécifiques à votre catégorie d’activité, le cumul des deux statuts ne pouvant de toute façon pas excéder quatre trimestres par an. L’absence de report sur votre relevé de carrière peut résulter d’un délai de… Lire la suite »

Bonjour, je suis actuellement au chômage sur d’anciens droits, en avril je serai recharger par de nouveaux droits – j’ai postulé pour un job en temps plein en CDD et souhaite créer ma micro-entreprise. Est ce qu’à la fin du CDD j’aurai toujours le droit au chômage ?

Bonjour,
L’allocation d’aide au retour à l’emploi est régie par les articles L5421-1 et suivants du Code du travail. L’ouverture ou la reprise de droits dépend notamment des périodes d’emploi et des règles de rechargement prévues par la réglementation d’assurance chômage. L’exercice d’une activité indépendante peut être cumulé sous certaines conditions prévues par les textes applicables.
Nous vous invitons à prendre contact avec un expert-comptable afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe LegalPlace.

Bonjour Actuellement demandeur d’emploi et éligible à l’Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi (ARE), dont le premier versement est prévu à compter du mois d’avril, je souhaite engager une démarche de création d’auto-entreprise.
À ce titre, je sollicite votre éclairage sur deux points précis :

  • Est-il possible de procéder à la création de mon auto-entreprise avant le versement de la première allocation ARE, sans incidence sur mes droits ?
  • Dans cette configuration, pourrais-je bénéficier du dispositif d’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise (ARCE) ?

Bonjour,
L’allocation d’aide au retour à l’emploi est régie par les articles L5421-1 et suivants du Code du travail. Les aides à la création d’entreprise, dont l’ARCE, relèvent de la réglementation d’assurance chômage et supposent notamment l’ouverture de droits à l’ARE. La création d’une entreprise indépendante s’effectue via le guichet unique (art. L123-33 C. com.).
Nous vous invitons à prendre contact avec un expert-comptable afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe LegalPlace.

Bonjour,
J’ai démissionné de mon poste que j’occupais en CDI depuis 1an et demi le 31/12/25
Je suis actuellement à la recherche d’un C.D.D et je souhaite ouvrir une auto entreprise en activité secondaire
1)     Est-ce que je peux ouvrir mon AE dès maintenant ou je dois attendre de démarrer mon C.D.D. ?
2)     Pour bénéficier de l’ARE dans ce cadre après le CDD, il semble qu’il faut « Avoir cumulé un salaire et un revenu d’auto-entrepreneur sur une période suffisamment longue ». Qu’entend-on par période suffisamment longue ? Est-ce que 3 ou 6 mois semble suffisant ?
merci

Bonjour, Il est en principe tout à fait possible de créer une auto-entreprise puisque la liberté d’entreprendre permet de lancer une activité indépendante même en période de recherche d’emploi. Concernant l’indemnisation par l’Assurance chômage, pour que votre activité d’auto-entrepreneur soit considérée comme « conservée » et permette le cumul intégral de vos revenus avec l’Aide au retour à l’emploi (ARE) après votre contrat, elle doit avoir débuté avant la fin du contrat de travail ouvrant vos droits. La réglementation n’impose pas de durée minimale précise (comme 3 ou 6 mois) pour qualifier l’activité de conservée, tant qu’il est prouvé que… Lire la suite »

Bonjour, La création d’une micro-entreprise peut intervenir à tout moment, indépendamment d’un contrat de travail, via le guichet unique opéré par l’INPI. Le droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) après démission suppose une ouverture de droits selon les articles L5422-1 et L5422-1-1 du Code du travail. La durée minimale d’activité mixte exigée pour requalifier une démission en ouverture de droits n’est pas définie par la loi et relève de l’appréciation de France Travail. Nous vous invitons à prendre contact avec un conseiller France Travail afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle. En espérant que notre… Lire la suite »

Bonjour,
J’ai démissionné de mon poste que j’occupais en CDI depuis 1an et demi le 31/12/25
Je suis actuellement à la recherche d’un C.D.D et je souhaite ouvrir une auto entreprise en activité secondaire
1)     Est-ce que je peux ouvrir mon AE dès maintenant ou je dois attendre de démarrer mon C.D.D. ?
2)     Pour bénéficier de l’ARE dans ce cadre (après le CDD), il semble qu’il faut « Avoir cumulé un salaire et un revenu d’auto-entrepreneur sur une période suffisamment longue ». Qu’entend-on par période suffisamment longue ? Est-ce que 3 ou 6 mois semble suffisant ?
merci

Bonjour, La création d’une micro-entreprise peut intervenir à tout moment, indépendamment d’un contrat de travail, via le guichet unique opéré par l’INPI. Le droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) après démission suppose une ouverture de droits selon les articles L5422-1 et L5422-1-1 du Code du travail. La durée minimale d’activité mixte exigée pour requalifier une démission en ouverture de droits n’est pas définie par la loi et relève de l’appréciation de France Travail. Nous vous invitons à prendre contact avec un conseiller France Travail afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle. En espérant que notre… Lire la suite »

Bonjour,
J’ai démissionné le 31 décembre. Je souhaite créer une AE en activité secondaire et je suis à la recherche d’un CDD.
1) Est ce que je peux créer l’activité AE maintenant ou faut il que je sois en poste en CDD ?
2) Il semble que pour bénéficier de l’ARE dans ce cadre (après le CDD), il faut avoir cumulé un salaire et un revenu d’auto entrepreneur sur une période suffisamment longue. Est ce bien le cas ? Est ce qu’une période de CDD entre 3 et 6 mois par exemple semble suffire ?

merci

Bonjour, La création d’une micro-entreprise peut intervenir à tout moment, indépendamment d’un contrat de travail, via le guichet unique opéré par l’INPI. Le droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) après démission suppose une ouverture de droits selon les articles L5422-1 et L5422-1-1 du Code du travail. La durée minimale d’activité mixte exigée pour requalifier une démission en ouverture de droits n’est pas définie par la loi et relève de l’appréciation de France Travail. Nous vous invitons à prendre contact avec un conseiller France Travail afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle. En espérant que notre… Lire la suite »

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Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris