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  • La SASU est la forme de société la plus courante chez les consultants indépendants, car elle limite la responsabilité au montant des apports et protège le patrimoine personnel.
  • Le président de SASU rémunéré relève du régime général de la Sécurité sociale (assimilé salarié), sans cotisation s’il ne se verse aucun salaire.
  • Le dirigeant de la SASU se rémunère en salaire, en dividendes ou en combinant les deux, ce qui permet d’ajuster sa fiscalité.
  • La création d’une SASU pour être consultant se fait 100 % en ligne, sur le Guichet unique de l’INPI.

Se mettre à son compte comme consultant impose de choisir une structure juridique, et ce choix pèse lourd sur les revenus nets, la couverture sociale et la fiscalité. Face à la micro-entreprise et au portage salarial, beaucoup de consultants penchent pour la SASU dès que leur activité prend de l’ampleur. Encore faut-il savoir à qui ce statut convient vraiment, ce que représente la création d’une SASU et comment se rémunérer une fois la société lancée.

Pourquoi choisir la SASU pour une activité de conseil ?

La SASU est la forme sociale la plus choisie par les consultants indépendants. Elle protège le patrimoine, offre un régime social proche de celui d’un salarié et laisse une grande souplesse pour se rémunérer. Ces atouts ont un revers, des coûts et un formalisme plus lourds que la micro-entreprise.

Qu’est-ce qu’un consultant en SASU ?

Un consultant est un professionnel indépendant qui vend son expertise à des entreprises sous forme de missions de conseil. Pour exercer, il choisit un statut juridique, et peut donc choisir la SASU. Le consultant en SASU exerce alors son activité au sein d’une société par actions simplifiée à actionnaire unique, dont il est le plus souvent le président.

Le président de la SASU peut être l’actionnaire unique lui-même ou une tierce personne. Le consultant conserve le contrôle de sa société en tant qu’actionnaire, même s’il confie la présidence à un tiers. Ce président peut être une personne physique ou une personne morale.

Aucun diplôme n’est exigé pour devenir consultant en SASU. Le conseil n’est pas une activité réglementée. Vous pouvez devenir consultant sans diplôme dans la plupart des domaines, qu’il s’agisse de stratégie, de marketing, de ressources humaines ou d’informatique. Ce qui compte, c’est votre expertise, vos résultats passés et vos références clients.

Certaines activités de conseil touchent à des professions réglementées. Le conseil juridique relève des avocats, le conseil comptable des experts-comptables. Si votre prestation empiète sur ces domaines, un diplôme et une inscription à un ordre professionnel deviennent obligatoires.

Les avantages de la SASU pour un consultant

La SASU a plusieurs avantages pour un consultant. Elle protège d’abord son patrimoine, puisque sa responsabilité se limite au montant de ses apports et que ses biens personnels restent à l’abri des dettes de la société, sauf faute de gestion. Dès qu’il se rémunère, le président relève en plus du régime général de la Sécurité sociale comme assimilé salarié. Il bénéficie alors d’un régime social protecteur, comparable à celui d’un cadre pour la maladie et la retraite, même s’il ne cotise pas à l’assurance chômage.

La SASU offre aussi une grande liberté statutaire. Le consultant organise à sa main le fonctionnement de sa société dans les statuts, ce qui facilite l’entrée future d’investisseurs ou d’associés. Il déduit par ailleurs ses frais professionnels réels, comme le matériel, les déplacements ou les logiciels, ce qui réduit sa base imposable, et arbitre sa rémunération entre salaire et dividendes pour optimiser sa fiscalité. Ces avantages de la SASU s’accompagnent d’une image renforcée auprès des grands comptes, et la transformation en SAS reste immédiate le jour où un actionnaire rejoint le projet.

Julien, consultant en stratégie, quitte un poste de cadre pour se lancer à son compte. Il facture ses premières missions 90 000 euros par an. En SASU, il déduit son ordinateur, ses frais de déplacement et son abonnement à des bases de données. Il se verse un salaire modéré et conserve le reste en dividendes. Sa responsabilité reste limitée à son apport de départ, ce qui le rassure face à des clients grands comptes.

Les inconvénients de la SASU pour un consultant

La SASU coûte plus cher à créer et à gérer qu’une micro-entreprise pour un consultant. Il faut établir des statuts, déposer un capital, publier une annonce légale et tenir une comptabilité complète avec bilan et compte de résultat.

LegalPlace vous accompagne de A à Z dans la création de votre entreprise : génération des statuts, publication de l'annonce légale, dépôt du dossier au Guichet unique INPI. Vous répondez à quelques questions, LegalPlace gère toutes les formalités.

Le régime d’assimilé salarié pèse aussi sur la trésorerie. Les charges sociales en SASU représentent environ 80 % du salaire net versé au président. Enfin, le dirigeant ne cotise pas à l’assurance chômage et ne touchera donc pas l’ARE en cas d’arrêt de l’activité.

Mehdi, consultant en communication, se verse 2 000 euros nets par mois la première année. Entre charges patronales et salariales, sa SASU débourse près de 3 600 euros par mois au total. Il découvre aussi qu’il n’ouvre aucun droit au chômage. Ce coût le pousse à arbitrer une partie de sa rémunération en dividendes dès l’exercice suivant.

Tableau récapitulatif des avantages et inconvénients de la SASU pour devenir consultant à son compte

Avantages de la SASU Inconvénients de la SASU
Responsabilité limitée au montant des apports Coûts de création et de gestion plus élevés
Protection sociale du régime général (assimilé salarié) Charges sociales élevées (≈ 80 % du salaire net)
Déduction des frais professionnels réels Comptabilité complète obligatoire
Choix entre salaire et dividendes Aucune assurance chômage
Image professionnelle renforcée Formalisme administratif à la création

Comment créer sa SASU de consultant ?

Créer une SASU de consultant suit un parcours entièrement dématérialisé. Comptez quelques jours entre le dépôt du dossier et la réception du Kbis. Cinq étapes rythment la création.

  • La rédaction des statuts de la SASU ;
  • Le dépôt du capital social ;
  • La publication d’une annonce légale ;
  • L’immatriculation sur le Guichet unique de l’INPI ;
  • La réception de l’extrait Kbis.

Étape 1 : Rédiger les statuts de la SASU de consultant

Les statuts de la SASU de consultant sont le premier document à rédiger. Ils fixent l’objet social (l’activité de conseil), le montant du capital, l’identité du président et les règles de fonctionnement de la société. Des statuts précis évitent les blocages futurs.

Pour vous aider dans la rédaction des statuts de votre SASU retrouvez notre modèle de statuts de SASU ici.

Étape 2 : Déposer le capital de la SASU de consultant

Le dépôt du capital social de la SASU intervient une fois les statuts prêts. Le capital minimum d’une SASU de consultant est de 1 euro, mais un montant crédible rassure les banques et les clients. Vous devez libérer au moins 50 % des apports en numéraire dès la création, le solde dans les cinq ans. Les fonds sont bloqués sur un compte dédié jusqu’à l’immatriculation.

Étape 3 : Publier l’annonce légale de la SASU de consultant

La publication d’une annonce légale de création informe les tiers de la naissance de la SASU de consultant. Elle paraît dans un journal habilité du département du siège social et coûte 142 € HT en France métropolitaine. Cette annonce doit comporter plusieurs mentions obligatoires :

  • La dénomination sociale et le sigle éventuel ;
  • La forme juridique, à savoir la SASU ;
  • Le montant du capital social ;
  • L’objet social de l’activité de conseil ;
  • L’adresse du siège social ;
  • La durée de la société ;
  • L’identité et l’adresse du président ;
  • Le greffe du tribunal de commerce chargé de l’immatriculation.

Une fois l’annonce légale de création de la SASU publiée, vous recevez une attestation de parution à joindre au dossier d’immatriculation.

Étape 4 : Immatriculer la SASU de consultant au Guichet unique

L’immatriculation de la SASU de consultant se fait sur le Guichet unique de l’INPI, obligatoire depuis 2023. Vous y déposez les statuts, l’attestation de dépôt du capital, l’annonce légale et les pièces justificatives. Les frais de greffe s’élèvent à 33,83 €. Le dossier est ensuite transmis au greffe compétent.

Étape 5 : Obtenir le Kbis de la SASU de consultant

L’extrait Kbis clôt la création de la SASU de consultant. Ce document officialise l’existence de la société et sert de carte d’identité auprès des banques, clients et fournisseurs. Il arrive généralement quelques jours après le dépôt du dossier. La société peut alors facturer ses premières missions de conseil.

Le président d’une SASU peut solliciter l’ACRE pour alléger ses débuts, mais le dispositif a été durci en 2026. Il est désormais réservé à certains publics, comme les demandeurs d’emploi, les moins de 26 ans, les bénéficiaires du RSA ou de l’ASS, ou les créateurs en zone prioritaire. La demande doit être déposée auprès de l’URSSAF dans les 60 jours suivant le début de l’activité, et l’exonération est plafonnée à 25 % des cotisations pendant douze mois.

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Quelle fiscalité pour un consultant en SASU ?

La SASU relève par défaut de l’impôt sur les sociétés. Elle peut, sous conditions, opter temporairement pour l’impôt sur le revenu.

L’impôt sur les sociétés du consultant en SASU

Le bénéfice de la SASU de consultant est taxé à l’impôt sur les sociétés. Le taux normal s’élève à 25 %. Un taux réduit de 15 % s’applique sur la part de bénéfice inférieure à 42 500 €, à condition que le capital soit entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques. L’article 219 du Code général des impôts fixe ces conditions.

Thomas, consultant en transformation digitale, dégage un bénéfice de 40 000 euros la première année. Comme ce montant reste sous le seuil de 42 500 €, l’intégralité est taxée au taux réduit de 15 %. Sa SASU paie 6 000 euros d’impôt sur les sociétés, contre 10 000 euros au taux normal. Cette économie l’aide à réinvestir dans son activité.

Une SASU récente peut opter pour l’impôt sur le revenu pendant cinq exercices au maximum. Cette SASU à l’impôt sur le revenu permet d’imputer les premiers déficits sur le revenu global du foyer, un choix parfois utile au démarrage d’une activité de conseil.

La TVA du consultant en SASU et la franchise en base

Tant que le chiffre d’affaires du consultant en SASU reste sous le seuil de franchise en base de TVA, il ne facture pas de TVA à ses clients. Pour les prestations de services, ce seuil de base est fixé à 37 500 €, avec un seuil majoré de 41 250 €. L’article 293 B du Code général des impôts encadre ce régime. Au-delà, le consultant facture la TVA et la reverse à l’administration. La question de la TVA des consultants indépendants mérite d’être anticipée dès le lancement.

Comment se rémunérer en tant que consultant en SASU ?

Un consultant en SASU peut se verser un salaire, distribuer des dividendes, ou combiner les deux. Chaque option obéit à des règles fiscales et sociales différentes, ce qui laisse une vraie marge de manœuvre.

La rémunération du consultant en SASU en salaire

Le président de SASU consultant fixe librement son salaire, y compris à zéro. S’il se rémunère, il ouvre des droits à la retraite, à l’assurance maladie et à la prévoyance. En contrepartie, la rémunération du président de SASU supporte des cotisations sociales élevées, de l’ordre de 80 % du montant net.

Claire, consultante en finance, se verse un salaire mensuel de 3 500 euros nets. Ce revenu lui permet de valider ses quatre trimestres de retraite et de conserver une bonne couverture santé. En contrepartie, sa SASU supporte des cotisations qui doublent presque le coût réel de sa rémunération. Elle accepte ce coût pour sécuriser sa protection sociale.

Les dividendes du consultant en SASU

Les dividendes en SASU proviennent du bénéfice après impôt sur les sociétés. Ils ne supportent pas de cotisations sociales, contrairement au salaire. Par défaut, ils sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 %, qui regroupe l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. Le consultant peut aussi opter pour le barème progressif, avec un abattement de 40 %.

À partir de quel chiffre d’affaires la SASU de consultant est-elle rentable ?

Aucun seuil unique ne détermine la rentabilité de la SASU de consultant, mais elle tire son épingle du jeu à mesure que le chiffre d’affaires monte. En dessous du plafond de la micro-entreprise, fixé à 83 600 € pour les prestations de services, la micro l’emporte souvent sur le net immédiat. Au-delà, l’arbitrage salaire-dividendes de la SASU permet de récupérer davantage de revenu net.

Sophie facture 110 000 euros de missions de conseil sur l’année. En SASU, elle se verse un salaire suffisant pour valider ses trimestres de retraite et sécuriser sa couverture sociale. Elle laisse le reste du bénéfice dans la société, puis se distribue des dividendes taxés au prélèvement forfaitaire unique. Ce montage lui laisse un revenu net supérieur à celui qu’elle obtiendrait en micro-entreprise, où le plafond serait déjà dépassé.

Consultant en SASU, EURL, micro-entreprise ou portage salarial : que choisir ?

Le choix du statut d’un consultant dépend de son chiffre d’affaires, de ses frais professionnels et de son besoin de protection sociale. Quatre options reviennent le plus souvent, la micro-entreprise, le portage salarial, la SASU et l’EURL. Pour un consultant décidé à créer une société, ce sont d’ailleurs la SASU et l’EURL qui font le plus hésiter. Le tableau les compare sur les critères qui pèsent au quotidien.

Critère Micro-entreprise SASU EURL Portage salarial
Plafond de chiffre d’affaires 83 600 € (services) Aucun Aucun Aucun
Protection sociale Limitée Régime général (assimilé salarié) Régime des indépendants (TNS) si gérant associé Régime général (salarié)
Assurance chômage Non Non Non Oui
Déduction des frais réels Non Oui Oui Oui
Comptabilité Allégée Complète Complète Déléguée à la société de portage
Charges sur la rémunération Faibles Élevées (≈ 80 % du net) Plus faibles (TNS, ≈ 45 %) Élevées + frais de gestion

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Trouver mon statut idéal

La SASU devient le meilleur choix dès que le chiffre d’affaires d’un consultant dépasse le plafond de la micro-entreprise, fixé à 83 600 € pour les prestations de services, ou quand ses frais professionnels sont élevés puisqu’ils se déduisent du résultat. Entre les deux formes de société, la SASU offre un régime social plus protecteur mais des charges plus lourdes que l’EURL, dont le gérant associé relève du régime des indépendants avec des cotisations plus faibles. Le choix entre SASU ou EURL mérite donc d’être creusé selon le régime social recherché.

En dessous du plafond et avec peu de frais, la micro-entreprise reste plus simple et plus économique. Le portage salarial, lui, garde l’avantage pour le consultant qui tient à l’assurance chômage.

Nadia, consultante RH, démarre avec 40 000 euros de chiffre d’affaires et peu de frais. La micro-entreprise lui suffit au début. Deux ans plus tard, elle facture 95 000 euros et dépasse le plafond de 83 600 €. Elle bascule alors en SASU pour déduire ses frais réels et lisser sa fiscalité entre salaire et dividendes.

La SASU est le statut utilisé par des consultants qui veulent protéger leur patrimoine, bénéficier d’une bonne protection sociale et piloter finement leur rémunération. Elle demande plus de formalités et de charges que la micro-entreprise, mais devient avantageuse dès que le chiffre d’affaires et les frais professionnels grimpent. Entre salaire et dividendes, le dirigeant ajuste ses revenus selon ses priorités. La création se fait en ligne, et une aide comme l’ACRE peut alléger les premiers mois, à condition d’en faire la demande.

FAQ

Peut-on être consultant en SASU tout en étant salarié ?

Oui. Il est possible de cumuler un emploi salarié et la présidence d'une SASU de conseil, sauf clause d'exclusivité dans votre contrat de travail ou obligation de loyauté envers votre employeur. Vérifiez votre contrat avant de vous lancer.

Quel est le coût de création d'une SASU de conseil ?

La création d'une SASU de conseil suppose de prévoir l'annonce légale, à 142 € HT en France métropolitaine, et les frais de greffe d'immatriculation, à 33,83 €. Le coût de création d'une SASU varie selon que vous réalisez les démarches vous-même ou que vous les déléguez.

Un consultant en SASU a-t-il droit au chômage ?

Non. Le président de SASU, même rémunéré, ne cotise pas à l'assurance chômage et ne perçoit pas l'ARE au titre de son mandat. Le portage salarial reste la seule option qui ouvre ces droits.

Faut-il un capital minimum pour créer sa SASU de consultant ?

Le capital minimum d'une SASU est de 1 euro. En pratique, un capital de départ crédible facilite les relations avec les banques et les clients. Au moins 50 % des apports en numéraire doivent être libérés à la création.

Consultant : vaut-il mieux choisir la SASU ou l'EURL pour un consultant ?

Le choix entre SASU et EURL dépend surtout du régime social souhaité. Le président de SASU est assimilé salarié, alors que le gérant d'EURL est travailleur non salarié, avec des cotisations plus faibles mais une protection moindre. Le comparatif SASU ou EURL détaille ces différences.

Un consultant en SASU peut-il bénéficier de l'ACRE ?

L'ACRE n'est plus ouverte à tous depuis 2026. Le président de SASU doit relever d'un public éligible (demandeur d'emploi, moins de 26 ans, bénéficiaire du RSA ou de l'ASS, création en zone prioritaire) et garder le contrôle effectif de la société. La demande se dépose auprès de l'URSSAF dans les 60 jours suivant le début de l'activité. L'exonération est plafonnée à 25 % des cotisations, jusqu'à 36 045 € de revenu, dégressive entre 36 045 € et 48 060 €, puis nulle au-delà.
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Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 22/07/2026

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Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris