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  • La comptabilité de la SAS est encadrée par les articles L. 123-12 et suivants du Code de commerce et impose la tenue d’une comptabilité régulière, sincère et fidèle.
  • La SAS doit faire approuver ses comptes annuels selon le délai prévu par ses statuts, en pratique dans les 6 mois suivant la clôture de l’exercice. Une fois approuvés, ces comptes doivent être déposés au Guichet unique de l’INPI dans le mois suivant l’approbation, ou dans les 2 mois en cas de dépôt par voie électronique.
  • La nomination d’un commissaire aux comptes devient obligatoire lorsque la SAS dépasse deux des trois seuils fixés à l’article L. 227-9-1 du Code de commerce.
  • La SAS peut tenir sa comptabilité elle-même ou la confier à un expert-comptable inscrit à l’ordre.

La comptabilité d’une SAS est encadrée par les articles L. 123-12 et suivants du Code de commerce. Vous devez tenir une comptabilité régulière, établir des comptes annuels à chaque clôture d’exercice et les déposer au Guichet unique des formalités des entreprises. Ces obligations s’appliquent dès le premier euro de chiffre d’affaires.

Comptabilité SAS : quelles sont les obligations à respecter ?

Lorsque vous décidez de créer une SAS, vous devrez respecter un certain nombre d’obligations comptables.

Les principales obligations comptables de la SAS

Soumise à un régime réel d’imposition, toute société immatriculée au Registre national des entreprises est tenue de respecter diverses obligations comptables susceptibles de varier d’un statut juridique à un autre.

Les enregistrements comptables en SAS

La comptabilité de la SAS doit refléter la réalité de l’activité, dans le respect des principes de régularité, sincérité et image fidèle posés par l’article L. 123-14 du Code de commerce. Son organisation administrative et comptable doit permettre de vérifier tous les mouvements s’opérant dans son patrimoine afin qu’ils puissent être retracés. À titre d’exemple, la société doit classer ses opérations de vente et d’achat de manière chronologique.

Bon à savoir : La SAS doit aussi respecter un certain formalisme au niveau de son système de facturation afin d’assurer la lisibilité des factures.

En outre, les règles concernant les sociétés commerciales imposent la réalisation d’un inventaire annuel pour contrôler physiquement l’existence et la valeur des actifs et passifs du patrimoine de la SAS ou de la SAS à capital variable.

Généralement, tout ce qui se rapporte à la comptabilité de la société est inscrit dans un journal. Ce document comprend un certain nombre de journaux auxiliaires comme le journal des achats, le journal des ventes ou encore le journal des salaires. Le choix des journaux auxiliaires à faire figurer dans le journal incombe à la société. Dans le cas où une société est dite « simplifiée », elle peut être soumise à un régime comptable simplifié permettant d’alléger le nombre d’écritures comptables.

La SAS peut bénéficier du régime réel simplifié lorsque son chiffre d’affaires hors taxes est inférieur à 945 000 € pour les activités de vente, de restauration ou de fourniture de logement, ou inférieur à 286 000 € pour les prestations de services. Le montant de TVA due au titre de l’année précédente doit également rester inférieur à 15 000 €.

Ce régime simplifié se traduit par le recours à une comptabilité de trésorerie tout au long de l’exercice comptable et par la constatation des créances et des dettes à la clôture de l’exercice.

La tenue des livres comptables

La gestion de la comptabilité d’une SASU ou d’une SAS impose aussi la tenue de divers registres comptables, à savoir :

  • Un livre-journal, ce document est destiné à l’enregistrement chronologique de toutes les opérations comptables de la société ;
  • Un grand livre, ce document reprend les écritures inscrites dans le livre-journal en regroupant toutes les opérations par numéro de compte ;
  • Le manuel des procédures comptables.
Bon à savoir : Le livre d’inventaire n’est plus obligatoire depuis le 1er janvier 2016 (ordonnance n°2014-86 du 30 janvier 2014). La SAS doit toujours réaliser un inventaire physique annuel de ses actifs et passifs, mais elle n’a plus à le retranscrire dans un livre dédié.
Karim dirige une SAS de services informatiques avec un chiffre d’affaires annuel de 320 000 € HT. Il tient un livre-journal et un grand-livre via un logiciel de comptabilité en ligne, il enregistre chaque facture de manière chronologique et il établit ses comptes annuels (bilan, compte de résultat, annexe) à la clôture de l’exercice le 31 décembre. Il fait approuver ses comptes en assemblée générale avant le 30 juin, puis les dépose au Guichet unique avant le 31 août (dépôt par voie électronique).

Focus sur l’établissement des comptes annuels

Outre l’enregistrement des mouvements effectués dans le patrimoine et la tenue de livres comptables, d’autres obligations comptables sont soumises à la SAS. L’établissement des comptes annuels figure entre autres parmi ces obligations.

Au titre de chaque exercice, le président de la SAS est tenu de mettre en place des comptes annuels dont un exemplaire est à déposer au greffe du Tribunal de commerce.

La constitution et l’approbation de ces comptes annuels varie en fonction du type de SAS.

Pour les SAS traditionnelles

Dans le cas d’une SAS traditionnelle, les comptes annuels sont établis à la clôture de chaque exercice comptable et doivent être constitués :

  • D’un bilan sous forme de tableau résumant le patrimoine de la société ;
  • D’un compte de résultat sous forme de tableau synthétisant le processus de création ou de destruction de valeur sur un exercice comptable ;
  • D’une annexe constituée d’une note explicative complétant les deux premiers documents.

Pour les petites SAS

La SAS est considérée comme « petite » quand elle qui ne dépasse pas, à la clôture de l’exercice, deux des trois seuils suivants : bilan total inférieur ou égal à 7 500 000 €, chiffre d’affaires net hors taxes inférieur ou égal à 15 000 000 €, effectif moyen inférieur ou égal à 50 salariés.

À la fin de chaque exercice comptable, la petite SAS doit établir des comptes annuels constitués :

  • D’un bilan comptable ;
  • D’un compte de résultat ;
  • D’une annexe comptable simplifiée.

Pour les micro SAS

La SAS est qualifiée de micro-entreprise comptable lorsqu’elle ne dépasse pas deux des trois seuils suivants à la clôture de l’exercice (article D. 123-200 du Code de commerce, modifié par le décret n°2024-152 du 28 février 2024). Le bilan total doit rester inférieur à 450 000 €. Le chiffre d’affaires net doit rester inférieur à 900 000 €. L’effectif moyen doit rester inférieur à 10 salariés.

Ses comptes annuels doivent être constitués d’un compte de résultat simplifié et d’un bilan comptable simplifié.

Bien qu’elle soit nécessaire dans certains cas, l’établissement d’une note annexe n’est en revanche pas obligatoire.

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Quid du commissaire aux comptes dans la SAS ?

La nomination d’un commissaire aux comptes figure parmi les obligations comptables d’une SAS.

Plusieurs situations peuvent engendrer la désignation de ce spécialiste :

  • Nomination obligatoire d’un commissaire aux comptes si la SAS contrôle une ou plusieurs autres sociétés. Le contrôle est défini suivant les notions de contrôle exclusif et de contrôle conjoint déterminées par les points II et III de l’article L.233-16 du Code de commerce. La désignation du commissaire aux comptes doit s’effectuer dès l’exercice au cours duquel le contrôle d’une autre société intervient;
  • Nomination obligatoire lorsque la société dépasse deux des trois seuils suivants : un total de bilan supérieur à 5 000 000 €, un chiffre d’affaires hors taxes supérieur à 10 000 000 € et un effectif moyen supérieur à 50 salariés;
  • Nomination obligatoire dans le cas où une autre société contrôle la SAS, dans ce cas, la notion de contrôle est la même que lorsque la SAS contrôle une ou plusieurs autres sociétés.

En dessous des seuils légaux, les associés de la SAS peuvent décider de désigner volontairement un commissaire aux comptes par décision collective. Depuis la loi PACTE du 22 mai 2019, ce mandat volontaire peut être ramené à 3 exercices au lieu de 6, ce qui limite le coût de la mission. La désignation d’un suppléant n’est plus obligatoire si le commissaire aux comptes titulaire est une personne morale ou une personne physique disposant d’un associé suppléant.

Hugo préside une SAS industrielle qui réalise 12 millions d’euros de chiffre d’affaires HT, présente un bilan de 6 millions d’euros et emploie 45 salariés. Sa SAS dépasse deux des trois seuils prévus à l’article L. 227-9-1 du Code de commerce (CA et bilan). Hugo doit donc nommer un commissaire aux comptes lors de la prochaine assemblée générale.

Est-il possible de tenir et de faire sa comptabilité soi-même ?

Contrairement aux idées reçues, tenir et faire sa comptabilité soi-même est possible pour une SAS. En effet, le recours à un expert-comptable n’est pas obligatoire.

Tenir et faire soi-même sa comptabilité

Dans le cas où la SAS se charge de tenir elle-même sa comptabilité sans comptable, le chef d’entreprise assure l’enregistrement des pièces comptables (relevés bancaires, factures de vente, factures d’achat…).

Pour ce faire, l’utilisation d’un logiciel de comptabilité à installer sur son propre matériel informatique constitue une solution envisageable. La tenue de la comptabilité peut aussi s’effectuer via un logiciel en ligne hébergé par un prestataire de services. Une gestion très rigoureuse de la comptabilité est requise pour ce type de tenue afin d’éviter de graves conséquences pour la SAS. Cela implique notamment :

  • L’utilisation d’un plan comptable en phase avec l’activité de la société ;
  • La réalisation d’un bon classement et une bonne numérotation des pièces comptables notamment toutes les charges sociales de la SAS ;
  • La réalisation régulière de mises à jour ;
  • La création de trames pour bénéficier d’un gain de temps lors de la saisie comptable.
Bon à savoir : Le fait de tenir soi-même sa comptabilité présente certains avantages, notamment par rapport au coût.

Par ailleurs, tenir sa comptabilité permet aussi de sensibiliser le dirigeant de la société sur l’aspect administratif de son activité.

Faire appel à un expert-comptable

Bien que faire sa comptabilité soi-même soit possible, le recours à l’expertise d’un professionnel comme un expert-comptable offre aussi certains avantages comme le gain de temps (possibilité de se concentrer entièrement sur le cœur de l’activité). De plus, cela permet de réduire les risques de faire des erreurs pouvant coûter cher en cas de contrôle fiscal. Ces avantages concernent aussi l’optimisation des cotisations sociales et impôts de la SAS, la production de divers documents juridiques pouvant être longue à réaliser ou encore l’établissement de fiches de paie.

La rémunération des dirigeants d’une SAS donnant lieu à la production de fiches de paie (soumise à une réglementation complexe), constitue une tâche pouvant être confiée au pôle social d’un cabinet d’expertise-comptable. Il s’agit alors d’une bonne alternative.

Quel prix pour un comptable ?

Pour déterminer le prix d’une expertise comptable pour une SAS, il est nécessaire de prendre en compte certains critères tels que :

  • La taille de l’entreprise ;
  • La région ;
  • Le domaine d’activité ;
  • Etc.

En pratique, pour la comptabilité d’une SAS de petite taille, les tarifs annuels varient entre 2 000 et 5 000€, selon le type de prestation.

FAQ

Pourquoi avoir un comptable ?

La comptabilité tient une place très importante dans la gestion d'une entreprise. L'établissement d'un budget détaillé vous aidera à découvrir des inefficacités. Le comptable va pouvoir envisager les changements soudains de certains coûts de fournisseurs par exemple ou des revenus de ventes pouvant alerter de modifications importantes pour la société.

Comment faire sa propre comptabilité ?

Tenir sa comptabilité de SAS soi-même suppose plusieurs étapes. Vous devez maîtriser les obligations comptables applicables à votre société, choisir un logiciel adapté au plan comptable général (PCG) et l'installer ou y accéder en ligne. Vous devez ensuite enregistrer chaque mouvement de manière chronologique, conserver toutes les pièces justificatives pendant 10 ans et établir vos comptes annuels à la clôture de chaque exercice. Une rigueur quotidienne est indispensable pour éviter tout redressement fiscal.

Puis-je faire ma comptabilité seul ?

Oui! Le recours à un comptable pour tenir la comptabilité d'une entreprise n'est pas obligatoire.

Quels types de tâches confier à un comptable ?

Le comptable se charge de nombreuses tâches relatives à la comptabilité de l'entreprise. Notamment, il s'occupe de suivre le traitement des factures clients et fournisseurs, de dresser un état mensuel de la situation comptable de l'entreprise, d'établir les fiches de paie du personnel, les déclarations fiscales et sociales, ou encore de relancer les clients qui n'ont pas réglé leurs factures.
Devis d'expertise comptable

Xavier de Labarrière

Expert-comptable inscrit à l’Ordre Xavier est spécialisé dans l’accompagnement des petites entreprises et entreprises à forte croissance. Il a accompagné plus de 3000 entrepreneurs dans la création et gestion de leur entreprise en tant qu’expert comptable. Il est président de ComptaPlace, la filiale d’expertise comptable de LegalPlace.

Dernière mise à jour le 09/06/2026

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Rédigé par

Xavier de Labarrière

Expert-comptable inscrit à l'Ordre Xavier est spécialisé dans l'accompagnement des petites entreprises et entreprises à forte croissance. Il a accompagné plus de 3000 entrepreneurs dans la création et gestion de leur entreprise en tant qu'expert comptable. Il est président de ComptaPlace, la filiale d'expertise comptable de LegalPlace.