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  • L’objet social d’une SARL décrit toutes les activités que la société peut exercer. Sa mention dans les statuts est obligatoire.
  • L’objet social de la SARL doit être licite et réalisable, et rester assez large pour ne pas bloquer le développement de l’entreprise.
  • Un objet social trop étroit expose la société à une dissolution une fois cet objet réalisé.
  • Modifier l’objet social d’une SARL suppose un vote des associés en assemblée générale extraordinaire et coûte environ 310 €.

Vous remplissez les statuts de votre SARL et vous bloquez sur une clause, celle de l’objet social. Que faut-il écrire exactement ? Jusqu’où faut-il détailler ? Cette clause paraît anodine. Elle décide pourtant de ce que votre société aura le droit de faire, de l’étendue des pouvoirs de son gérant et, dans certains cas, de sa durée de vie. Une formulation trop étroite peut vous obliger à repasser par une assemblée générale et à payer de nouveaux frais dès que votre activité évolue. Voici comment rédiger l’objet social d’une SARL correctement, avec des exemples de clauses prêtes à adapter selon votre activité.

Qu’est-ce que l’objet social d’une SARL ?

Définition de l’objet social d’une SARL

L’objet social d’une SARL est la clause des statuts qui décrit l’ensemble des activités que la société est autorisée à exercer. Elle couvre l’activité principale, les activités secondaires et les opérations qui s’y rattachent. Tout ce qui n’y figure pas sort, en principe, du champ d’action de la société. Sa mention dans les statuts est obligatoire, au même titre que la dénomination sociale ou le capital.

L’objet social fixe un périmètre d’action, pas un programme de travail. Il ne décrit pas ce que votre société à responsabilité limitée fait réellement au quotidien, mais ce qu’elle a le droit de faire. Une SARL peut parfaitement exercer une seule des activités prévues à son objet social pendant des années, sans que cela pose le moindre problème. L’inverse, en revanche, l’expose à des difficultés.

L’objet social ne se confond ni avec le nom commercial, ni avec l’enseigne, ni avec la dénomination sociale. Ces trois éléments identifient l’entreprise. L’objet social, lui, décrit ce qu’elle fait.

Objet social de SARL : que dit la loi ?

L’article 1835 du Code civil impose que les statuts soient établis par écrit et qu’ils déterminent, entre autres mentions, l’objet social de la société. Aucune SARL ne peut donc être immatriculée sans cette clause.

L’article 1833 du même code ajoute deux conditions de fond. La société doit avoir un objet licite et être constituée dans l’intérêt commun des associés. Ces deux exigences valent pour toutes les formes de sociétés, et le Code de commerce les reprend pour les sociétés commerciales.

En pratique, la clause d’objet social occupe un article entier des statuts de SARL, généralement placé juste après la dénomination sociale et avant le siège social.

Où trouver l’objet social d’une SARL ?

L’objet social d’une SARL figure d’abord dans les statuts signés, qui en donnent la version complète et détaillée. Il apparaît ensuite sur l’extrait Kbis de la société, parfois sous une forme abrégée. Il est enfin consultable gratuitement sur le registre national des entreprises, qui reprend les informations déclarées au guichet unique.

Pour consulter l’objet social d’une autre société que la vôtre, le Kbis et le registre national des entreprises (RNE) suffisent dans la grande majorité des cas.

À quoi sert l’objet social d’une SARL ?

L’objet social d’une SARL produit ses effets dès l’immatriculation puis tout au long de la vie de la société. En pratique, il borne les pouvoirs du gérant, sert de base au code APE attribué par l’INSEE et conditionne l’enregistrement de la société au registre du commerce et des sociétés.

L’objet social délimite les pouvoirs du gérant de SARL

Le gérant de SARL dirige la société dans le cadre tracé par l’objet social. Il engage la société pour tous les actes qui entrent dans ce périmètre, sans avoir à demander l’accord des associés à chaque décision. Signer un bail, recruter, acheter du matériel, négocier avec un fournisseur relèvent de sa gestion courante dès lors que ces actes servent l’objet déclaré.

Dès que le gérant sort de ce périmètre, sa responsabilité peut être engagée envers les associés et envers la société. Un objet social flou dessert donc autant le gérant que les associés, puisque personne ne sait plus où s’arrête le mandat. Les statuts peuvent par ailleurs restreindre davantage ses pouvoirs, en imposant par exemple l’accord préalable des associés au-delà d’un certain montant.

L’objet social détermine le code APE de la SARL

L’INSEE attribue à chaque SARL un code APE au moment de l’immatriculation, composé de quatre chiffres et d’une lettre. Ce code est établi à partir de l’activité principale déclarée, donc à partir de la première activité mentionnée dans l’objet social. C’est la raison pour laquelle l’ordre de rédaction compte.

Attention à une confusion très répandue. Le code APE est attribué à des fins statistiques et n’a pas de valeur juridique en lui-même. Il ne détermine donc pas la convention collective applicable à vos salariés. Il fournit une présomption, rien de plus. En cas de litige, c’est l’activité réellement exercée par l’entreprise qui tranche.

Un nouveau code APE sera attribué à toutes les entreprises inscrites au répertoire Sirene à compter du 1er janvier 2027, à la suite de la refonte des nomenclatures française et européenne. Votre futur code est déjà consultable sur sirene.gouv.fr à partir de votre numéro Siren. Aucune démarche n’est à accomplir de votre côté.

L’objet social conditionne l’immatriculation de la société

Un objet social trop vague peut faire rejeter votre dossier d’immatriculation. Le greffe doit pouvoir identifier l’activité de la société pour l’enregistrer et lui attribuer un code. Une formulation du type « toutes activités commerciales » ne remplit pas cette fonction.

La conséquence est concrète. Vous recevez une demande de régularisation, vous devez faire signer de nouveaux statuts par tous les associés, puis redéposer le dossier. Comptez plusieurs jours, parfois plusieurs semaines, pendant lesquels la société n’a pas de personnalité juridique et ne peut ni ouvrir de compte bancaire définitif, ni facturer.

Un dossier incomplet ou mal rempli est la première cause de rejet au Guichet unique INPI. LegalPlace sécurise chaque étape de votre immatriculation pour éviter les erreurs administratives et les retards dans l'obtention de votre Kbis.

Un objet social trop restreint fait courir un risque plus lourd encore que des frais de modification. Une société prend en effet fin par la réalisation ou l’extinction de son objet. Une SARL constituée pour une opération unique, comme la construction et la revente d’un immeuble déterminé, disparaît une fois cette opération achevée.

Julien ouvre un salon de coiffure et rédige un objet social limité à « exploitation d’un salon de coiffure ». Deux ans plus tard, son activité se développe et il veut vendre des produits capillaires en ligne. Cette vente ne figure nulle part dans ses statuts. Il doit convoquer une assemblée générale extraordinaire, modifier ses statuts, publier une annonce légale et déclarer le changement, soit environ 310 € et plusieurs semaines. Une clause d’extension et la mention de la vente de produits dès le départ lui auraient évité toute cette procédure.

Comment rédiger l’objet social d’une SARL ?

Rédiger l’objet social d’une SARL répond à un équilibre. Il doit être assez précis pour décrire une activité identifiable, et assez ouvert pour accompagner la croissance de la société sans imposer une modification des statuts à chaque évolution.

Une clause d’objet social bien construite comporte trois blocs qui se suivent. L’activité principale vient en premier, parce qu’elle sert de base au code APE. Les activités secondaires ou connexes que vous envisagez arrivent ensuite, même si vous ne comptez les lancer que dans deux ou trois ans. Une clause d’extension ferme la marche et couvre les opérations rattachables aux précédentes.

Mehdi Ouchallal Avocat expert en droit des sociétés Mehdi Ouchallal

Aller chercher l’objet social d’un concurrent sur un registre public paraît malin, et c’est un raccourci emprunté plus souvent qu’on ne l’imagine. Sauf que cette clause a été écrite pour une autre société, avec d’autres associés, un autre projet et parfois des contraintes réglementaires propres à son dirigeant. On hérite de mentions inutiles, ou d’une activité soumise à agrément qu’on n’est pas en mesure d’exercer. La clause ressemble alors à celle d’une entreprise installée, sans décrire la sienne.

Les conditions de validité de l’objet social d’une SARL

Pour être valable, l’objet social d’une SARL doit remplir quatre conditions :

  • Être licite, c’est-à-dire ne porter sur aucune activité interdite par la loi ;
  • Être conforme à l’ordre public et aux bonnes mœurs ;
  • Être réalisable, donc porter sur une activité matériellement possible et compatible avec la forme SARL ;
  • Être constitué dans l’intérêt commun des associés, et non au profit d’un seul d’entre eux.

Ces quatre conditions s’apprécient au moment de la création, puis pendant toute la vie de la société. Un objet devenu illicite après un changement de réglementation doit donc être mis à jour, sans attendre un contrôle.

Les activités interdites en SARL

Certaines activités ne peuvent pas être exercées sous forme de SARL, quelle que soit la rédaction de l’objet social :

  • Les entreprises d’assurance, de capitalisation et d’épargne, exclues par l’article L. 223-1 du Code de commerce ;
  • Les laboratoires de biologie médicale, qui relèvent de formes sociales spécifiques prévues par le Code de la santé publique ;
  • Les débits de tabac, réservés à l’entreprise individuelle et à la société en nom collectif composée uniquement de personnes physiques ;
  • Les professions libérales réglementées comme notaire, avocat, commissaire de justice ou greffier des tribunaux de commerce, qui passent par une SELARL ou une autre société d’exercice libéral, et non par une SARL de droit commun.
Certaines activités autorisées en SARL supposent un diplôme, une carte professionnelle ou un agrément. La forme SARL reste alors possible, mais l’immatriculation est conditionnée à la production du justificatif au moment du dépôt du dossier.

La clause d’extension pour anticiper une évolution de l’activité de la SARL

La clause d’extension se place à la fin de l’objet social. Elle élargit le périmètre à tout ce qui gravite autour des activités déclarées, sans avoir à les énumérer une à une.

Sa formulation la plus courante est la suivante : « et plus généralement, toutes opérations commerciales, financières, mobilières ou immobilières se rattachant directement ou indirectement à l’objet social ou susceptibles d’en favoriser le développement ».

Cette clause ne vous autorise pas à exercer n’importe quelle activité. Elle couvre les opérations rattachables à celles que vous avez déclarées. Une SARL de plomberie ne pourra pas ouvrir un restaurant sur ce fondement. En revanche, elle pourra vendre du matériel sanitaire à ses clients sans modifier ses statuts. Une SARL multiservices qui combine plusieurs métiers a tout intérêt à les lister explicitement plutôt qu’à s’en remettre à cette seule clause.

Exemples d’objet social de SARL par activité

Voici huit exemples d’objet social de SARL, classés par activité et directement adaptables. Chacun suit la même structure en trois temps, activité principale, activités connexes, clause d’extension.

Exemple d’objet social pour une SARL avec une activité de commerce de détail : « L’achat, la vente au détail et la distribution d’articles de prêt-à-porter, de chaussures et d’accessoires de mode, en magasin comme à distance ; l’importation et l’exportation de ces marchandises ; et plus généralement, toutes opérations se rattachant directement ou indirectement à cet objet. »

Exemple d’objet social pour une SARL avec une activité dans le bâtiment et les travaux : « Tous travaux de second œuvre du bâtiment, notamment la peinture, le carrelage, la plomberie, l’électricité, l’isolation et la menuiserie, à destination des particuliers, des entreprises et des personnes publiques ; la fourniture des matériaux correspondants ; et plus généralement, toutes opérations se rattachant directement ou indirectement à cet objet. »

Exemple d’objet social pour une SARL avec une activité de prestation de services : « Toutes prestations de conseil, d’assistance, d’audit et de formation auprès des entreprises en matière de gestion, d’organisation et de stratégie commerciale ; la réalisation d’études et de missions d’accompagnement opérationnel ; et plus généralement, toutes opérations se rattachant directement ou indirectement à cet objet. »

Exemple d’objet social pour une SARL avec une activité de e-commerce : « La vente en ligne de produits de toute nature par l’intermédiaire de sites internet et de places de marché ; l’achat, le stockage et la logistique des marchandises ; la création et l’exploitation de sites de commerce électronique ; et plus généralement, toutes opérations se rattachant directement ou indirectement à cet objet. »

Exemple d’objet social pour une SARL avec une activité de restauration : « L’exploitation de tous établissements de restauration sur place, à emporter et en livraison ; l’activité de traiteur et l’organisation de réceptions ; la vente de boissons dans le cadre des licences en vigueur ; et plus généralement, toutes opérations se rattachant directement ou indirectement à cet objet. »

Exemple d’objet social pour une SARL avec une activité immobilière : « L’acquisition, la construction, la rénovation, l’administration et l’exploitation par bail ou autrement de tous biens et droits immobiliers ; l’activité de marchand de biens ; et plus généralement, toutes opérations se rattachant directement ou indirectement à cet objet. » Cette formulation convient à une SARL immobilière exerçant une activité commerciale.

Exemple d’objet social pour une SARL de famille : « L’acquisition, la location meublée et la gestion de tous biens immobiliers bâtis ; l’entretien et la valorisation de ces biens ; et plus généralement, toutes opérations se rattachant directement ou indirectement à cet objet. » Le régime fiscal propre à la SARL de famille suppose une activité commerciale, industrielle, artisanale ou agricole, ce que la location meublée permet.

Exemple d’objet social pour une SARL avec une activité artisanale : « La fabrication, la réparation et la vente d’articles de maroquinerie et d’accessoires en cuir ; la réalisation de pièces sur mesure ; la formation et l’animation d’ateliers ; et plus généralement, toutes opérations se rattachant directement ou indirectement à cet objet. »

Ces exemples d’objet social de SARL sont des points de départ. Adaptez-les à votre projet réel plutôt que de les reprendre tels quels. Pour les autres formes juridiques, vous trouverez d’autres modèles d’objet social ainsi que des clauses propres à l’objet social d’une SCI.

Quelles sanctions en cas d’objet social non conforme en SARL ?

Un objet social mal rédigé ou dépassé n’entraîne pas systématiquement la disparition de la société. Les conséquences varient selon le manquement, du simple engagement de responsabilité du gérant jusqu’à la dissolution.

Le dépassement de l’objet social par le gérant

Le dépassement de l’objet social est le manquement le plus fréquent en SARL. Le gérant conclut un contrat qui ne rentre pas dans le périmètre prévu par les statuts.

Contrairement à une idée répandue, l’acte n’est pas nul et la société n’encourt aucune disparition. L’article L. 223-18 du Code de commerce prévoit que la SARL reste engagée, même par les actes du gérant qui ne relèvent pas de l’objet social. Elle peut seulement y échapper en prouvant que le tiers savait que l’acte dépassait cet objet, ou qu’il ne pouvait pas l’ignorer compte tenu des circonstances. Le même texte précise que la seule publication des statuts ne suffit pas à établir cette preuve. Autrement dit, le cocontractant n’a pas à vérifier vos statuts avant de signer.

En interne, la situation est différente. Le gérant qui sort du cadre engage sa responsabilité envers la société et les associés, qui peuvent lui réclamer réparation du préjudice subi.

Une activité absente de votre objet social peut aussi vous priver de couverture. Un assureur est en droit de refuser sa garantie pour un sinistre survenu dans le cadre d’une activité non déclarée. Vérifiez la cohérence entre vos statuts et votre assurance responsabilité civile professionnelle.

La nullité de la SARL, ce qui change depuis le 1er octobre 2025

Depuis le 1er octobre 2025, un objet social illicite n’est plus une cause de nullité de la société. L’ordonnance du 12 mars 2025 portant réforme du régime des nullités en droit des sociétés a réécrit l’article 1844-10 du Code civil. La nullité d’une société ne peut désormais résulter que de deux causes, l’incapacité de tous les fondateurs et la violation des règles fixant un nombre minimal de deux associés.

La même réforme a supprimé, à l’article 1844-11, la réserve qui interdisait toute régularisation lorsque la nullité reposait sur l’illicéité de l’objet social. Une société qui met son objet en conformité avant que le tribunal ne statue au fond éteint donc l’action engagée contre elle.

Cette évolution ne rend pas la question sans conséquence pour autant. Un objet illicite reste un motif de refus d’immatriculation, et l’exercice d’une activité interdite expose la société et son dirigeant aux sanctions propres à la réglementation concernée.

La dissolution pour extinction de l’objet social

La dissolution pour extinction de l’objet social intervient lorsque l’objet est entièrement réalisé, ou qu’il devient impossible à réaliser. L’article 1844-7 du Code civil en fait une cause de dissolution à part entière, et tout associé peut alors la demander en justice.

Ce risque concerne surtout les sociétés créées pour une opération unique et bien identifiée. Une SARL constituée pour exploiter un fonds de commerce déterminé n’a plus d’objet le jour où ce fonds est vendu. La dissolution de la SARL peut alors être prononcée, même si les associés souhaitent poursuivre une autre activité. Une rédaction ouverte, complétée par une clause d’extension, écarte ce risque en pratique.

Comment modifier l’objet social d’une SARL ?

Modifier l’objet social d’une SARL est une opération courante, qui accompagne le développement ou la réorientation de l’activité. Elle suppose une décision collective des associés et quatre formalités successives, à accomplir dans le mois qui suit la décision.

Les étapes de la modification de l’objet social

  1. Réunir une assemblée générale extraordinaire. Le gérant convoque les associés. La majorité requise dépend de la date de création de la société. Pour une SARL constituée avant le 4 août 2005, il faut réunir les trois quarts des parts sociales, sans condition de quorum. Pour une SARL constituée depuis cette date, l’assemblée générale extraordinaire exige un quorum du quart des parts sur première convocation, puis du cinquième sur seconde convocation. La décision se prend ensuite à la majorité des deux tiers des parts détenues par les associés présents ou représentés.
  2. Établir le procès-verbal et mettre les statuts à jour. Le PV d’assemblée générale acte la décision. La modification des statuts de SARL porte sur la seule clause d’objet social, le reste du document restant inchangé.
  3. Publier une annonce légale. L’annonce légale de modification de l’objet social doit paraître dans un support habilité du département du siège social, dans le mois qui suit la décision. Vous recevez une attestation de parution à joindre au dossier.
  4. Déclarer la modification sur le guichet unique. Le dossier se dépose en ligne sur le guichet unique de l’INPI, également dans le délai d’un mois. Il comprend le procès-verbal, les statuts mis à jour et l’attestation de parution.

Les cas particuliers, comme la modification d’objet social d’une SARL à associé unique ou le sort d’une activité réglementée, appellent des pièces supplémentaires détaillées dans notre guide sur la modification de l’objet social d’une SARL.

Avec LegalPlace, modifiez vos statuts en quelques minutes seulement. Il vous suffit de répondre à un questionnaire adapté à votre modification (changement de dirigeant, dénomination, siège social…). LegalPlace génère automatiquement les documents et vous guide à chaque étape.

Le coût d’un changement d’objet social de SARL

Un changement d’objet social de SARL coûte environ 310 € de frais obligatoires en 2026, répartis entre l’annonce légale et le greffe.

Poste de dépense Montant 2026 Précision
Annonce légale de modification 136 € en métropole, 158 € à La Réunion et à Mayotte Tarif forfaitaire, tarifs à destination de professionnels
Inscription modificative au registre du commerce et des sociétés 173,97 € TTC Comprend la diffusion au Bodacc et le dépôt d’acte
Total à prévoir environ 310 € Hors accompagnement par un professionnel
Le tarif forfaitaire de l’annonce légale ne s’applique que si vous ne déclarez qu’une seule modification. Si vous profitez de l’assemblée pour changer aussi de dénomination ou de siège, l’annonce bascule à une tarification au caractère, souvent plus élevée.

Les conséquences fiscales d’un changement d’activité

Un changement d’objet social peut être assimilé à une cessation d’entreprise sur le plan fiscal. Le 5 de l’article 221 du Code général des impôts vise à la fois le changement d’objet social et le changement d’activité réelle.

Le changement d’activité réelle se caractérise par une adjonction, un abandon ou un transfert d’activité qui entraîne une variation de plus de 50 % du chiffre d’affaires, ou de l’effectif moyen et du montant brut de l’actif immobilisé. Cette articulation est souvent mal comprise. La variation du seul chiffre d’affaires suffit à caractériser le changement, alors que la variation des seuls effectifs, ou du seul actif immobilisé, ne suffit jamais. Les deux doivent évoluer ensemble.

Une simple hausse ou baisse du volume d’activité ne caractérise pas un changement d’activité, même si elle dépasse 50 %. Il faut une adjonction, un abandon ou un transfert identifiable.

Les conséquences d’un changement d’activité réelle sont lourdes. Les bénéfices non encore taxés et les plus-values latentes deviennent immédiatement imposables, et surtout les déficits reportables sont définitivement perdus. Une déclaration de résultats doit être déposée auprès du service des impôts des entreprises dans les 60 jours.

L’objet social d’une SARL fixe le périmètre d’action de la société et l’étendue des pouvoirs de son gérant. Sa rédaction demande un équilibre, entre une activité principale identifiable et une ouverture suffisante pour accompagner la croissance. Une clause d’extension et la mention des activités connexes envisagées évitent une modification prématurée des statuts. Si votre activité évolue malgré tout, comptez environ 310 € et quatre formalités pour changer d’objet social, avec une vigilance particulière sur les conséquences fiscales lorsque le changement dépasse les seuils prévus par le Code général des impôts. LegalPlace peut prendre en charge ces démarches, de la génération de vos statuts jusqu’à l’immatriculation de votre société.

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Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 16/09/2026

FAQ

Comment définir son objet social ?

Pour définir l’objet social de votre société, commencez par nommer votre activité principale de façon précise, puis ajoutez les activités secondaires que vous envisagez, même à moyen terme. Terminez par une clause d’extension couvrant les opérations rattachables. Évitez les formulations trop vagues, qui peuvent faire rejeter votre dossier au greffe.

Comment changer l'objet social d'une société ?

Le changement d’objet social suppose quatre formalités. Les associés votent la modification en assemblée générale extraordinaire, les statuts sont mis à jour, une annonce légale est publiée dans le mois, puis le dossier est déposé sur le guichet unique de l’INPI. Comptez environ 310 € de frais pour une SARL.

Quel est l'objet social d'une SARL de famille ?

Une SARL de famille doit exercer une activité commerciale, industrielle, artisanale ou agricole pour bénéficier de son régime fiscal. La location meublée est l’objet le plus fréquent. Les activités civiles, comme la location nue, l’excluent du dispositif.

Pouvez-vous me donner un exemple d'objet social d'entreprise ?

Voici un exemple d’objet social pour une activité de commerce de détail : « L’achat, la vente au détail et la distribution d’articles de prêt-à-porter, en magasin comme à distance ; l’importation et l’exportation de ces marchandises ; et plus généralement, toutes opérations se rattachant directement ou indirectement à cet objet. » Cette structure en trois temps s’adapte à la plupart des activités.

Où trouver l'objet social d'une SARL ?

L’objet social d’une SARL figure dans les statuts de la société, sur son extrait Kbis et sur le registre national des entreprises. Pour consulter l’objet social d’une société tierce, le Kbis et le registre national des entreprises sont accessibles gratuitement en ligne.

Quel est l'objet social d'une SARL immobilière ?

Une SARL immobilière a généralement pour objet l’acquisition, la construction, la rénovation, l’administration et l’exploitation de biens immobiliers. Si elle exerce une activité de marchand de biens ou de location meublée, cette mention doit apparaître expressément, car il s’agit d’activités commerciales.

Peut-on mettre plusieurs activités dans l'objet social d'une SARL ?

Une SARL peut inscrire plusieurs activités dans son objet social, sans limite de nombre. Listez l’activité principale en premier, car elle sert de base à l’attribution du code APE, puis les activités secondaires. Assurez-vous simplement qu’aucune d’entre elles n’est interdite en SARL ni soumise à un agrément que vous ne détenez pas.

Quelle différence entre l'objet social et le code APE d'une SARL ?

L’objet social est une clause juridique des statuts, qui délimite ce que la société a le droit de faire. Le code APE est un identifiant attribué par l’INSEE à des fins statistiques, à partir de l’activité principale. Il n’a pas de valeur juridique et ne détermine pas à lui seul la convention collective applicable.

Toutes les sociétés doivent-elles avoir un objet social ?

Toutes les sociétés soumises à l’obligation de rédiger des statuts doivent y faire figurer un objet social conforme, quelle que soit leur forme juridique. Cette exigence s’applique également aux associations, dont les statuts précisent l’objet pour lequel elles ont été constituées.

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Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris