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  • Pour devenir entrepreneur, vous devez d’abord remplir des conditions légales tenant à l’âge, à la capacité juridique et à la nationalité ou au titre de séjour.
  • Devenir entrepreneur suppose un parcours en plusieurs étapes, de l’idée à l’immatriculation, en passant par l’étude de marché, le business plan et le choix du statut.
  • Le statut retenu pour devenir entrepreneur (micro-entreprise, entreprise individuelle, EURL, SASU, SARL, SAS) fixe votre régime fiscal, votre régime social et l’étendue de votre responsabilité.
  • Plusieurs aides soutiennent ceux qui veulent devenir entrepreneur, comme l’ACRE, l’ARE, l’ARCE ou le NACRE. Depuis 2026, l’ACRE se demande à l’Urssaf dans les 60 jours suivant le début d’activité.

En 2025, les créations d’entreprises en France ont atteint un nouveau niveau record avec 1 165 800 immatriculations, soit une hausse de 5 % par rapport à 2024. La micro-entreprise reste de loin la forme la plus choisie, avec 758 600 immatriculations en 2025.

Créer son entreprise est aujourd’hui largement accessible en France, grâce à la dématérialisation complète des formalités et à la diversité des statuts juridiques disponibles. Avant de devenir entrepreneur, mieux vaut comprendre le chemin à parcourir et les choix qui vous attendent. Le statut, la fiscalité, le financement et les démarches dépendent largement de votre projet et de votre situation personnelle.

Comment devenir entrepreneur ?

Le parcours pour devenir entrepreneur suit une logique précise, de la réflexion initiale jusqu’à l’inscription officielle de votre activité. Voici les principales étapes :

  1. Préparer son projet en amont et valider son idée ;
  2. Réaliser une étude de marché et un business plan ;
  3. Choisir son statut juridique ;
  4. Générer des statuts conformes à la législation applicable, pour les sociétés ;
  5. Trouver des financements ;
  6. Chercher un local professionnel, selon la nature de l’activité (commerce, artisanat, restauration…) ;
  7. Ouvrir un compte bancaire dédié à l’activité ;
  8. Domicilier son entreprise ;
  9. Souscrire une assurance professionnelle ;
  10. Immatriculer son entreprise.

Ces formalités ne suffisent pas à elles seules. Se mettre à son compte demande un vrai investissement personnel. Vous devrez maîtriser la dimension technique de votre métier, mais aussi les règles propres à votre secteur. La réussite repose enfin sur votre capacité à vous adapter aux évolutions économiques, réglementaires et concurrentielles.

Lancer une activité prend du temps avant de générer des revenus stables. Prévoyez une trésorerie de sécurité pour tenir pendant les premiers mois, le temps que votre chiffre d’affaires se construise.

Qui peut devenir entrepreneur ?

L’entrepreneuriat est relativement accessible, mais il obéit à quelques conditions d’accès. La loi fixe des critères liés à votre âge et à votre situation. Votre métier peut aussi imposer un diplôme ou une autorisation. Enfin, certaines qualités personnelles facilitent grandement le passage à l’action.

Les conditions légales pour devenir entrepreneur

Pour vous lancer, vous devez réunir plusieurs conditions :

  • Être majeur, ou être un mineur d’au moins 16 ans émancipé ;
  • Avoir la nationalité française, être ressortissant d’un pays de l’Union européenne, ou détenir un titre de séjour autorisant à exercer une activité indépendante en France ;
  • Ne pas être sous le coup d’une interdiction de gérer prononcée par un tribunal ;
  • Ne pas être dans une situation d’incompatibilité, par exemple une clause d’exclusivité dans un contrat de travail en cours.

L’âge légal pour créer une entreprise varie selon la situation du mineur. Un mineur émancipé gère ses affaires comme un majeur. Un mineur non émancipé de 16 ans peut entreprendre uniquement sous une forme à responsabilité limitée, comme l’EURL ou la SASU, car il ne peut pas avoir la qualité de commerçant.

Le mineur non émancipé doit obtenir l’accord écrit de ses représentants légaux avant de se lancer. Cet accord encadre les actes de gestion qu’il pourra réaliser au nom de l’entreprise.

Faut-il un diplôme ou une formation pour devenir entrepreneur ?

Aucun diplôme n’est exigé pour se lancer dans la plupart des activités. Vous pouvez créer votre entreprise sans parcours scolaire particulier. La condition est différente pour les professions réglementées, qui imposent un titre, une qualification ou une autorisation précise. Un coiffeur, un expert-comptable ou un agent immobilier doit ainsi justifier des diplômes requis par sa profession.

D’autre part, les formations à la création d’entreprise restent une option utile, pas une obligation. Le stage de préparation à l’installation, autrefois imposé par la Chambre de métiers et de l’artisanat, est désormais facultatif. Suivre une formation vous aide surtout à combler vos lacunes en gestion, en comptabilité ou en marketing.

Les qualités et compétences pour devenir entrepreneur

Réussir à son compte tient autant à l’état d’esprit qu’au savoir-faire technique. Certains traits de caractère reviennent souvent chez les créateurs qui durent. La curiosité, l’autonomie, l’organisation, la persévérance et le sens du contact aident à traverser les premières années.

À côté de ces qualités, plusieurs compétences se travaillent au fil du projet :

  • La gestion financière et le suivi de trésorerie ;
  • Les bases du marketing et de la vente ;
  • La réglementation applicable à votre activité ;
  • La communication, notamment sur les réseaux sociaux ;
  • La construction et l’entretien d’un réseau professionnel.

Personne ne maîtrise tout dès le départ. Vous pouvez vous former, déléguer certaines tâches ou vous entourer de partenaires compétents pour compenser vos points faibles.

Comment bien préparer son projet pour devenir entrepreneur ?

Un projet d’entreprise solide repose sur une préparation sérieuse. Avant de vous lancer, vous devez vérifier que votre idée répond à un vrai besoin et qu’elle peut générer des revenus. Plusieurs outils structurent cette réflexion, à commencer par l’étude de marché, le business plan et le prévisionnel financier.

Trouver et valider son idée

Une bonne idée d’entreprise répond à un besoin réel et identifiable. Avant d’aller plus loin, posez-vous trois questions simples. Mon idée résout-elle un problème concret pour une clientèle ? Le marché est-il assez large pour en vivre ? Ai-je les compétences pour mener ce projet ?

Si vous répondez oui à ces trois questions, votre idée mérite d’être approfondie. Tester votre concept auprès de clients potentiels, même de façon informelle, vous évite de construire une offre que personne n’attend.

Réaliser une étude de marché

L’étude de marché confirme l’existence d’une demande pour votre produit ou service. Elle analyse votre environnement et vous aide à fixer vos prix. Plusieurs paramètres doivent être examinés :

  • La taille du marché et ses principaux acteurs ;
  • La réglementation qui encadre votre activité ;
  • L’équilibre entre l’offre et la demande ;
  • Le profil et les attentes de votre clientèle cible ;
  • Les forces et faiblesses de vos concurrents.

Élaborer un business plan convaincant

Le business plan présente votre projet et votre stratégie sur papier. Il sert à clarifier votre modèle économique et à convaincre les banques ou les investisseurs de vous suivre. Ce document expose le contexte du projet, les problématiques identifiées, les solutions proposées et les profils des fondateurs.

C’est aussi dans le business plan que vous justifiez le choix de votre forme juridique. Ce choix engage votre responsabilité, votre fiscalité et votre régime social, donc il mérite une vraie explication.

Établir un prévisionnel financier

Le prévisionnel financier complète le business plan avec des chiffres précis. Il montre la capacité de votre activité à rentabiliser les fonds investis, généralement sur trois à cinq ans. Mieux vaut le construire avec un comptable pour éviter les erreurs d’estimation. Il comprend plusieurs éléments :

  • L’estimation des revenus et des charges ;
  • Le compte de résultat prévisionnel ;
  • Le bilan prévisionnel ;
  • Le plan de financement.

Quel statut juridique choisir pour devenir entrepreneur ?

Le choix du statut juridique dépend d’abord d’une question simple. Comptez-vous entreprendre seul ou à plusieurs ? Votre réponse oriente vers une entreprise individuelle ou vers une société, chacune avec ses règles propres. Ce choix détermine ensuite votre responsabilité, votre fiscalité et votre couverture sociale.

Sophie, graphiste, hésite au moment de se lancer. Elle travaille seule, sans gros investissement de départ et avec un chiffre d’affaires modeste la première année. Elle opte pour la micro-entreprise, qui lui permet de facturer ses prestations rapidement, avec des formalités allégées et des cotisations calculées sur ses encaissements réels. Ce statut correspond à son besoin de tester son activité sans risque financier important.

Entreprendre seul

Pour vous lancer en solo, quatre formes juridiques sont accessibles selon votre niveau d’activité, votre besoin de protection et vos ambitions de développement.

L’entreprise individuelle est la forme la plus simple. Elle ne requiert ni capital social ni rédaction de statuts. Depuis la loi du 14 février 2022, le patrimoine personnel de l’entrepreneur est automatiquement protégé des créanciers professionnels. Elle convient à toute personne souhaitant exercer une activité en nom propre sans contrainte administrative.

La micro-entreprise est un régime simplifié de l’entreprise individuelle, accessible sous conditions de chiffre d’affaires. Les cotisations sont proportionnelles aux recettes encaissées. Si vous ne réalisez aucune recette, vous ne payez rien. C’est la solution idéale pour tester une activité, générer un revenu complémentaire ou démarrer avec le minimum de formalités.

L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) offre une responsabilité limitée aux apports et une structure juridique plus solide que l’entreprise individuelle. Elle convient aux entrepreneurs qui anticipent un développement de leur activité et souhaitent accueillir des associés à terme en transformant l’EURL en SARL.

La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) se distingue par sa grande souplesse de fonctionnement et par le régime social de son dirigeant, assimilé salarié et donc mieux protégé qu’un TNS. Elle convient aux entrepreneurs qui anticipent une levée de fonds, une entrée d’investisseurs ou un passage en SAS à plusieurs associés.

Si vous voulez vous lancer sans gérer la paperasse, LegalPlace prend en charge les formalités d’immatriculation de votre entreprise. Vous remplissez un formulaire en ligne, vous joignez vos pièces, et notre équipe s’occupe du reste.

Entreprendre à plusieurs

Exercer à plusieurs impose de créer une société. Le choix dépend du niveau de flexibilité souhaité, du nombre d’associés et de la nature de l’activité.

La SARL (Société à Responsabilité Limitée) offre un cadre juridique sécurisant avec des règles de fonctionnement précises fixées par la loi. Elle convient aux projets avec plusieurs associés souhaitant un encadrement juridique clair. Elle peut accueillir de 2 à 100 associés, avec une responsabilité limitée aux apports.

La SAS (Société par Actions Simplifiée) se distingue par la grande liberté laissée aux associés dans l’organisation de la gouvernance, définie librement dans les statuts. Elle est particulièrement adaptée aux projets avec des ambitions de croissance rapide, des besoins de levée de fonds ou une entrée d’investisseurs.

La SA (Société Anonyme) est réservée aux structures de grande taille nécessitant un capital social minimum de 37 000 € et au moins 2 actionnaires. Elle convient aux entreprises souhaitant introduire leurs titres en bourse ou lever des fonds importants.

La SNC (Société en Nom Collectif) implique une responsabilité solidaire et indéfinie de tous les associés. Elle convient aux projets entre associés de confiance qui souhaitent s’engager collectivement.

Les sociétés civiles comme la SCI, la SCM ou la SCP sont réservées à des activités spécifiques. La SCI pour la gestion immobilière, la SCM pour la mise en commun de moyens entre professionnels libéraux, la SCP pour l’exercice en commun d’une profession libérale réglementée.

Chaque structure a ses spécificités. Comparer les différents types d’entreprises vous aide à trancher selon votre activité et vos ambitions.

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Tableau comparatif des principales formes juridiques

D’après l’Insee, les formes les plus créées par les entrepreneurs sont la micro-entreprise, la SAS ou SASU et la SARL ou EURL. Voici leurs principales caractéristiques.

SAS / SASU SARL / EURL Micro-entreprise
Nombre d’associés 1 (SASU) à illimité 1 (EURL) à 100 1 seul
Direction Président Gérant(s) Le micro-entrepreneur
Responsabilité Limitée aux apports Limitée aux apports Limitée au patrimoine
Capital social minimum 1 € 1 € Aucun
Régime social du dirigeant Assimilé salarié TNS si gérant majoritaire TNS
Régime fiscal IS, option IR 5 ans IS, option IR 5 ans Micro-fiscal

Quel régime fiscal et social pour devenir entrepreneur ?

Votre forme juridique commande votre régime d’imposition et votre couverture sociale. Trois régimes fiscaux peuvent s’appliquer selon votre statut et votre activité. Le régime social, lui, distingue le travailleur non salarié de l’assimilé salarié.

Le régime micro-fiscal et les plafonds 2026

Le régime micro-fiscal concerne les micro-entrepreneurs et certains entrepreneurs individuels. Vous payez vos cotisations en fonction du chiffre d’affaires encaissé, avec un taux fixe qui dépend de votre activité. Pour rester dans ce régime en 2026, votre chiffre d’affaires annuel ne doit pas dépasser 203 100 € pour les activités de vente de marchandises et d’hébergement, ni 83 600 € pour les prestations de services et les professions libérales.

Les seuils de franchise en base de TVA sont distincts des plafonds de la micro-entreprise depuis 2026. Vous facturez sans TVA tant que votre chiffre d’affaires reste sous 85 000 € pour la vente et 37 500 € pour les services. Le projet de seuil unique de 25 000 € a été abandonné par la loi du 4 novembre 2025.

L’impôt sur les sociétés

L’impôt sur les sociétés s’applique directement aux bénéfices de l’entreprise. Il concerne les SARL, SAS, SASU, EURL, SA et SCA. L’article 219 du Code général des impôts fixe les taux d’impôt sur les sociétés applicables en 2026.

Bénéfices imposables Taux applicable
Jusqu’à 42 500 € (PME éligibles) 15 %
Au-delà de 42 500 € 25 %

Le taux réduit de 15 % suppose un chiffre d’affaires inférieur à 10 millions d’euros, un capital entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques.

L’impôt sur le revenu

Certaines structures relèvent de l’impôt sur le revenu, qui s’applique au revenu personnel du dirigeant. C’est le cas des entreprises individuelles, des micro-entreprises et des SCI familiales. Les SARL et les SAS peuvent aussi opter pour l’impôt sur le revenu pendant cinq ans après leur création, sous conditions.

Le régime social du dirigeant

Le régime social dépend directement de votre statut. Le micro-entrepreneur et l’entrepreneur individuel relèvent du régime des travailleurs non salariés (TNS). Les cotisations du micro-entrepreneur se calculent sur son chiffre d’affaires encaissé, tandis que celles de l’entrepreneur individuel portent sur son bénéfice. Le gérant majoritaire de SARL et l’associé unique d’EURL sont eux aussi des travailleurs non salariés, avec des cotisations plus modérées. Le président de SAS ou de SASU rémunéré est assimilé salarié, donc mieux protégé mais soumis à des charges plus élevées. Aucun de ces dirigeants ne cotise à l’assurance chômage au titre de son mandat.

Comment trouver des financements pour devenir entrepreneur ?

Lancer une activité demande presque toujours des fonds, quelle que soit la forme juridique. Trois grandes sources se combinent souvent : vos apports personnels, les aides publiques et les financements privés. Réunir un montant suffisant rassure les banques et facilite l’accès au crédit.

Les apports personnels

Vos apports personnels constituent en général la première source de financement. Un capital suffisant inspire confiance aux banques et aux investisseurs. Vous pouvez réaliser plusieurs types d’apports :

  • En numéraire, c’est-à-dire des sommes d’argent versées sur le compte de la société ;
  • En nature, par l’apport de biens meubles ou immeubles ;
  • En industrie, en mettant à disposition votre savoir-faire et vos compétences.

Les aides publiques

La France soutient activement la création d’entreprise à travers de nombreux dispositifs. Plusieurs aides à la création peuvent se cumuler selon votre situation.

À quelles aides à la création avez-vous droit ?

Lancez le simulateur

L’ARE, ou aide au retour à l’emploi, permet de conserver vos allocations chômage pendant le lancement de votre activité. France Travail vous verse alors le reliquat de vos droits sous forme de revenu mensuel.

L’ARCE, l’aide à la reprise ou à la création d’entreprise, transforme une partie de ces droits en capital. Vous percevez 60 % de vos droits restants à l’ARE en un seul versement. Le choix entre l’ARE et l’ARCE dépend de votre besoin de trésorerie immédiat.

L’ACRE allège vos cotisations sociales en début d’activité. Depuis le 1er janvier 2026, cette aide n’est plus automatique. Vous devez en faire la demande à l’Urssaf dans les 60 jours suivant le début de votre activité, sous peine de la perdre définitivement.

à partir du 1er juillet 2026, le taux d'exonération ACRE passera de 50% à 25%. Les créateurs d'entreprise ne seront donc plus exonérés que de 25% de leurs cotisations sociales et devront s'acquitter de 75% du montant, contre 50% actuellement.

Testez votre éligibilité ACRE et simulez vos économies

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Le NACRE propose un accompagnement personnalisé sur trois ans, du montage du projet au démarrage de l’activité. Le CAPE, contrat d’appui au projet d’entreprise, met à votre disposition des moyens matériels et financiers en contrepartie d’un programme de préparation.

Vous pouvez tester votre éligibilité à l’ACRE et estimer vos économies grâce au simulateur ACRE de LegalPlace.

Les financements privés

Au-delà des aides publiques, plusieurs acteurs privés peuvent compléter votre financement :

  • Les prêts bancaires classiques ;
  • Le financement participatif, ou crowdfunding ;
  • Les business angels, des investisseurs qui apportent des fonds en échange de parts ;
  • Les prêts d’honneur, accordés à taux zéro et sans garantie.

Comment devenir entrepreneur en restant salarié ou sans apport ?

Se lancer ne suppose pas toujours de quitter son emploi ou de disposer d’une épargne importante. Vous pouvez cumuler votre activité avec un poste salarié, ou démarrer avec très peu de moyens. Chaque situation appelle des précautions particulières.

Cumuler salariat et création d’entreprise

Un salarié peut créer une entreprise sans démissionner, à condition de vérifier son contrat de travail. Une clause d’exclusivité peut limiter ce droit pendant la durée du contrat. En l’absence de clause, vous restez libre de lancer votre activité, sans toutefois concurrencer directement votre employeur.

Le statut de micro-entreprise se prête bien à ce cumul, car il s’adapte à une activité menée en parallèle. Si vous envisagez de quitter votre poste à terme, comparez la démission avec une rupture conventionnelle, qui ouvre des droits au chômage. Un congé pour création d’entreprise reste aussi une option pour vous consacrer à votre projet sans rompre votre contrat.

Se lancer sans apport

Démarrer sans apport est possible, à condition de l’anticiper dès le départ. Le statut de micro-entreprise ne demande aucun capital et son immatriculation est gratuite dans la majorité des cas. Pour les besoins de trésorerie, vous pouvez mobiliser des financements externes ou les aides de France Travail. Créer une entreprise sans apport personnel impose surtout un business plan réaliste et un suivi rigoureux des premières dépenses.

Devenir entrepreneur commence par la vérification des conditions légales d’accès, puis par la préparation d’un projet solide appuyé sur une étude de marché et un business plan. Le choix du statut juridique conditionne votre fiscalité, votre régime social et votre responsabilité, donc il doit coller à votre projet et à votre situation. Le financement combine apports personnels, aides publiques comme l’ACRE ou l’ARE, et solutions privées. Que vous soyez salarié, demandeur d’emploi ou sans apport, des dispositifs existent pour vous accompagner jusqu’à l’immatriculation de votre activité.

Créer mon entreprise

Xavier de Labarrière

Expert-comptable inscrit à l’Ordre Xavier est spécialisé dans l’accompagnement des petites entreprises et entreprises à forte croissance. Il a accompagné plus de 3000 entrepreneurs dans la création et gestion de leur entreprise en tant qu’expert comptable. Il est président de ComptaPlace, la filiale d’expertise comptable de LegalPlace.

Dernière mise à jour le 24/06/2026

FAQ

Comment débuter en tant qu'entrepreneur ?

Pour débuter, définissez votre projet, validez votre idée par une étude de marché, puis rédigez un business plan. Vous choisissez ensuite votre statut juridique et vous immatriculez votre activité via le guichet unique des entreprises. Ces étapes posent des bases solides avant le lancement.

Comment immatriculer son entreprise sur le guichet unique de l'INPI ?

Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités passent par le guichet unique de l’INPI. Vous créez un compte sur le portail, vous sélectionnez la rubrique création d’entreprise, vous complétez le questionnaire, vous transmettez vos justificatifs et vous payez en ligne. Une société doit fournir ses statuts, l’attestation de dépôt de capital et une attestation de parution dans un journal d’annonces légales. Une micro-entreprise fournit surtout une pièce d’identité et une déclaration de non-condamnation.

Quel est le salaire moyen d'un entrepreneur ?

Le revenu varie fortement selon l’activité, le statut et la rentabilité. D’après l’Insee, les non-salariés classiques ont perçu en moyenne 4 040 € par mois en 2023, contre 680 € pour les micro-entrepreneurs. Les écarts entre secteurs sont importants, avec par exemple 9 900 € mensuels pour les médecins et dentistes. Il faut souvent attendre un à trois ans avant de se verser un revenu régulier.

Peut-on devenir entrepreneur sans diplôme ?

Oui, aucun diplôme n’est exigé pour la plupart des activités. La règle change pour les professions réglementées, qui imposent un titre ou une qualification précise. Un artisan du bâtiment ou un professionnel de santé doit justifier des diplômes requis par sa profession.

Quels sont les types d'entrepreneurs ?

On distingue souvent l’entrepreneur individuel, qui exerce seul sous un statut simplifié, l’entrepreneur social, dont l’activité vise un impact sociétal ou environnemental, l’entrepreneur innovant, qui développe un produit nouveau, et l’entrepreneur franchisé, qui exploite un concept existant sous une enseigne reconnue.

Peut-on devenir entrepreneur en restant salarié ?

Oui, sauf clause d’exclusivité dans votre contrat de travail. Vous devez aussi éviter de concurrencer votre employeur. La micro-entreprise convient bien à une activité menée en parallèle d’un emploi salarié.

Comment devenir entrepreneur sans argent ?

Le statut de micro-entreprise ne demande aucun capital et son immatriculation est gratuite dans la majorité des cas. Vous pouvez compléter avec des aides publiques, un prêt d’honneur ou un financement participatif. Un business plan réaliste reste indispensable pour convaincre les financeurs.

Quel statut choisir pour se lancer seul ?

Pour entreprendre seul, vous avez le choix entre l’entreprise individuelle, la micro-entreprise, l’EURL et la SASU. La micro-entreprise convient pour tester une activité à faible risque. L’EURL et la SASU offrent un cadre plus structuré et protègent votre patrimoine personnel.

Quelles sont les principales aides pour devenir entrepreneur ?

Les demandeurs d’emploi peuvent bénéficier de l’ARE ou de l’ARCE. L’ACRE allège les cotisations sociales en début d’activité, désormais sur demande à l’Urssaf dans les 60 jours. Le NACRE propose un accompagnement sur trois ans, et des prêts d’honneur sans garantie complètent ces dispositifs.

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Cet article explique les étapes clés pour devenir entrepreneur, de l’idée de projet à la création d’entreprise. Il aborde également les qualités nécessaires et les démarches à suivre pour réussir dans l’entrepreneuriat.

Comment devenir un entrepreneur de vente

Bonjour,

A cette fin, vous pouvez créer une auto-entreprise ou une société unipersonnelle telle qu’une EURL, SASU (si vous souhaitez exercer seul) ou une société telle qu’une SARL, SAS si vous projetez d’exercer à plusieurs.
LegalPlace propose de vous accompagner dans vos formalités de création d’entreprise, ou d’auto-entreprise. Il vous suffit de cliquer sur le lien ci-avant.
En espérant avoir su répondre à vos interrogations.
L’équipe LegalPlace

Bonjour,
Si je suis professeur des écoles en disponibilité (refus de rupture conventionnelle) puis-je avoir le droit à l’ARE ou même l’ACRE pour monter une micro-crèche? Je n’aurai malheureusement pas le droit au chômage si je démissionne dans tous les cas puisque je suis fonctionnaire.

Bonjour,
Dans le cadre d’un lancement d’activité en micro-entreprise, les droits de l’ARE et de l’ACRE sont conditionnés au fait d’être inscrit comme demandeur d’emploi auprès de pôle emploi.
En vous souhaitant une agréable journée,
L’équipe LegalPlace

Rédigé par

Xavier de Labarrière

Expert-comptable inscrit à l'Ordre Xavier est spécialisé dans l'accompagnement des petites entreprises et entreprises à forte croissance. Il a accompagné plus de 3000 entrepreneurs dans la création et gestion de leur entreprise en tant qu'expert comptable. Il est président de ComptaPlace, la filiale d'expertise comptable de LegalPlace.